Tuukka Rask a laissé entendre qu’il pourrait prendre sa retraite en juillet 2021 lors d’un entretien avec le Boston Globe.

La planète LNH tourne, mais au ralenti

La planète LNH n’a pas complètement cessé de tourner. Elle n’arrête jamais complètement de tourner. Les dirigeants de certaines organisations profitent de leurs temps libres pour faire avancer certains dossiers et les joueurs, à la maison, se donnent le droit de réfléchir à certaines choses.

Dans les prochaines semaines, cette rubrique hebdomadaire sera consacrée aux histoires que vous avez peut-être manquées.

Rask prêt pour la retraite ?

On dit que certains parents québécois ont trouvé la dernière semaine plutôt longue, enfermés entre quatre murs, 24 heures par jour, avec leurs enfants.

Ce n’est clairement pas le cas de Tuukka Rask. Le gardien vedette des Bruins de Boston aime tellement la vie de famille qu’il pense s’y consacrer pleinement à compter de juillet 2021.

Il reste une année à écouler au contrat de l’athlète finlandais. Ce pacte de huit ans, paraphé en juillet 2013, lui rapportera, en tout, la jolie somme de 56 millions $ US.

Dans un récent entretien, Rask a confié à un reporter du Boston Globe qu’il pourrait s’agir de son tout dernier contrat.

« On verra. C’est toujours une possibilité », a-t-il déclaré.

Cette affirmation a de quoi surprendre. Avec sa fiche de 26-8-6, il est un sérieux aspirant au trophée Vézina.

Le journaliste du Globe, incrédule, a demandé à Rask s’il pourrait profiter de son statut de joueur autonome pour aller compléter sa carrière chez lui, en Finlande.

« Non, je veux juste passer plus de temps à la maison. Il n’est pas facile de passer autant de temps sur la route. J’ai deux enfants. J’en aurai bientôt un troisième. J’adore mon métier, mais ce n’est pas facile. »

Lavoie respecte les consignes

On a été bombardé d’images provenant de Floride, ces derniers jours. Des milliers d’étudiants américains ont fait fi des recommandations des spécialistes en santé publique, pour faire la fête sur les plages ensoleillées, durant le Spring Break.

Raphaël Lavoie n’agirait certainement pas ainsi.

« Je viens de signer mon premier contrat de la LNH. J’aurais voulu célébrer un peu en sortant dans les bars, mais je ne peux même pas voir mes amis. Je reste sagement à la maison », a confié le jeune homme de Chambly au Edmonton Journal, ce week-end.

Sage, l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi dit que tout son argent ira à la banque. Il a quand même blagué, disant qu’il n’aura pas de misère à trouver les 20 dollars dont il aura besoin pour sa prochaine coupe de cheveux.

Il n’aura pas besoin d’effectuer un retrait trop rapidement, toutefois, puisque les salons de coiffure du Québec seront fermés jusqu’au 1er mai, au moins...

Une belle prise pour les Flames

L’autre équipe albertaine de la LNH a également profité de la dernière semaine pour mettre un espoir de premier plan sous contrat.

La saison de recrutement des joueurs autonomes universitaires non-repêchés bat son plein. Les Flames de Calgary ont réussi à s’entendre avec le joueur le plus convoité en 2020, le défenseur Connor Mackey.

Selon le réseau TSN, 28 des 31 équipes de la LNH avaient de l’intérêt pour ce jeune homme de 23 ans qui vient de compléter une saison de 24 points en 36 matches avec les Mavericks de l’Université Minnesota State, à Mankato.

« Ce que j’aime le plus, chez lui, c’est sa façon d’affronter les obstacles. Son comportement ne change pas quand ça va bien. Il ne change pas quand ça va mal. S’il connaît du succès immédiatement, tant mieux. Si des obstacles se dressent devant lui, il saura les franchir. À ma connaissance, il n’a jamais demandé de garanties. Il a toujours été prêt à faire le travail nécessaire pour avancer », a résumé au Calgary Herald celui qui a été son entraîneur pendant trois ans, à Mankato, Mike Hastings.

Généreux DG

Les Penguins de Pittsburgh ont aussi pigé dans la toujours très intrigante banque d’espoirs universitaires. Ils l’ont même fait deux fois, mettant sous contrat un attaquant nommé Drew O’Connor et un défenseur nommé Cam Lee.

On retient surtout cette autre nouvelle, parue dans les pages du Post-Gazette, il y a cinq jours. Le directeur général de l’équipe, Jim Rutherford, a renoncé à une partie de son salaire, durant la crise du coronavirus. Le président de l’organisation, David Morehouse, a fait de même.

Les montants auxquels ils renonceront permettront à « d’autres employés de l’organisation de mieux survivre » à cette période d’incertitude.

M. Rutherford, qui est âgé de 71 ans, a été gardien de but dans les rangs professionnels entre 1969 et 1983. Il s’est lancé dans le coaching à sa retraite.