Avec Jim Montgomery derrière le banc, les Stars ont éliminé les Predators et ont repris l’avantage de la glace, dans leur affrontement de deuxième ronde des séries éliminatoires, contre les Blues de Saint-Louis.

Jim Montgomery, la recrue

Jim Montgomery est un entraîneur recrue qui sait comment gagner.

Montgomery est aussi le troisième homme à diriger les Stars de Dallas en autant d’années. Il a succédé aux vétérans Ken Hitchcock et Lindy Ruff.

Avec lui, les Stars ont réussi à reprendre l’avantage de la glace, dans leur affrontement de deuxième ronde des séries éliminatoires, contre les Blues de Saint-Louis.

« Monty a été super, cette année. Il a réussi à réunir toutes les pièces du puzzle », déclare le centre numéro un de l’équipe, Tyler Seguin.

« Au départ, nous avions Ruff, un entraîneur qui misait sur l’attaque. Nous l’avons remplacé par un spécialiste de la défensive en Hitchcock. Entre les deux, nous avons mis un peu de temps à découvrir notre véritable identité. »

Les Blues, comme les Stars, ont réussi à trouver leur identité avec leur nouvel entraîneur. Dans leur cas, il s’agit de Craig Berube, qui a pris la relève alors que l’équipe avait déjà atteint le plateau des 20 matches joués durant la saison.

Le match numéro trois de la série entre ces deux équipes sera le seul à l’affiche, lundi soir.

Un peu de venin

Est-ce que le climat commence à s’envenimer entre les deux rivaux de l’Association Ouest ?

« Les choses ont naturellement tendance à s’envenimer durant les séries », répond le gardien des Blues, Jordan Binnington.

« Oui, je dirais que nous avons vraiment l’impression de nous retrouver en plein coeur de la deuxième ronde. »

On se souviendra d’une séquence cruciale de 72 secondes durant laquelle trois buts ont été marqués – deux par Dallas, un par Saint-Louis – durant le match numéro deux, samedi soir.

Les deux équipes évoluaient à quatre contre quatre, parce que les officiels avaient décerné des pénalités mineures pour rudesse.

Montgomery, qui est originaire de Montréal, a fait le saut dans les rangs professionnels l’an dernier. Il venait de connaître un stage universitaire fort réussi d’une durée de cinq ans, à Denver. Il a même remporté un championnat national, il y a deux ans.

Avant d’accepter le boulot à l’Université de Denver, il a cumulé les fonctions d’entraîneur-chef et de directeur général à Dubuque, dans la United States Hockey League (USHL). Durant ces trois années avec ce club junior, il a remporté deux championnats.

Berube s’est retrouvé derrière le banc des Blues à titre intérimaire, le 19 novembre. Il a pris la relève de Mike Yeo. Ce dernier présentait une fiche de 7-9-3 après 19 parties. Les Blues ont complété la saison avec une fiche de 38-19-6. Ils ont notamment fracassé un record de concession en remportant 11 matches consécutifs. Cette séquence a été interrompue par les Stars, en février.

Les Blues ont aussi vaincu les Jets de Winnipeg en six parties, en première ronde des séries éliminatoires.

Berube a déjà mené une autre formation aux séries à titre d’entraîneur-chef intérimaire. En 2014, il était derrière le banc des Flyers de Philadelphie qui ont subi l’élimination en première ronde.

Les Stars n’ont pas connu un virage à 180 degrés comme les Blues. Leur séquence de cinq victoires consécutives, déclenchée juste avant la pause du Match des étoiles, leur a quand même évité de sombrer en fin de saison. Dans un voyage de quatre matches au Canada, vers la fin du calendrier régulier, ils ont lancé un message fort, en récoltant sept points sur une possibilité de huit.

« Nous avons choisi de suivre le plan de match. Ça nous a pris un petit bout de temps, mais nous avons fini par trouver notre identité à l’approche de la pause du Match des étoiles. Depuis, nous n’avons pas regardé en arrière. Nous continuons de jouer du très bon hockey », commente le capitaine des Stars, Jamie Benn.

Avec Le Droit