Jaroslav Halak
Jaroslav Halak

Jaroslav Halak louangé par les Bruins

La Presse canadienne
Après avoir enflammé la métropole montréalaise lors des séries éliminatoires en 2010, Jaroslav Halak pourrait bien reproduire l’exploit en menant les Bruins de Boston à bon port au cours des prochaines semaines.

En trois matchs seulement, le gardien slovaque a guidé les siens vers le deuxième tour des séries éliminatoires de l’Association Est, n’allouant que quatre buts pendant cette période. Ses performances pourraient même faire oublier le départ inattendu de Tuukka Rask.

Le gardien no 1 des Bruins a causé toute une commotion lorsqu’il a annoncé qu’il quittait la bulle de la LNH à Toronto samedi dernier, à quelques heures seulement du troisième match de la série opposant les Bruins aux Hurricanes de la Caroline. Rask avait indiqué qu’il quittait Toronto afin de retrouver sa famille, à la suite d’une urgence médicale concernant l’une de ses filles.

Trois matchs et trois victoires plus tard, l’évènement était presque oublié. Halak a démontré qu’il était un élément important de l’équation pour la suite des choses.

« C’est un excellent compétiteur. Sur la glace et hors de la glace. Il est extrêmement concentré sur la tâche à accomplir », a déclaré le président des Bruins, Cam Neely, lors d’une visioconférence jeudi.

« Je crois qu’il a été un peu surpris de se faire appeler à remplacer, surtout de la façon dont ça s’est passé, mais comme gardien substitut, tu dois être prêt à aider l’équipe n’importe quand, et je crois qu’il a fait du bon travail », a-t-il ajouté.

Pour le gardien âgé de 35 ans, il s’agit d’une rare opportunité de se retrouver dans le rôle de gardien no 1 d’une équipe aspirante à la conquête de la coupe Stanley.

Bien qu’il soit encore tôt pour se prononcer, il pourrait bien écrire l’histoire de « l’été Halak » — comme plusieurs se sont amusés à l’écrire sur les médias sociaux.

Tantôt louangé par son entraîneur, Bruce Cassidy, tantôt encensé par le président du club, Halak semble avoir donné confiance aux Bruins, qui peinaient depuis la reprise des activités malgré une récolte de 100 points en saison régulière.

« Il est très intense, mais il a un bon sens de l’humour, a soutenu Neely. Il se bat bien, ça paraît, et il montre qu’il veut vraiment arrêter toutes les rondelles, comme le souhaitent la plupart des gardiens de but, évidemment. »

Cette saison, il a uni ses efforts à ceux de Rask pour remporter le trophée William M. Jennings, remis aux gardiens ayant accordé le moins de buts dans la LNH (167). Le Slovaque a maintenu une moyenne de buts alloués de 2,39 et un pourcentage d’arrêts de ,919, présentant un dossier de 18-6-6 en 31 rencontres (29 départs).

Malgré les embûches qui se sont présentées sur le chemin des Bruins dans les dernières semaines, notamment le départ de Rask et l’absence de Jake DeBrusk, le président a réitéré sa confiance envers ses joueurs et le groupe qu’ils ont bâti.

« Les gars se concentrent sur les joueurs qui sont présents ici, maintenant, et sur ce qui peut nous donner une chance de gagner. Les gars se parlent beaucoup entre eux. Ils sont très proches les uns des autres, autant les plus jeunes que les plus vieux ; ils ont du plaisir ensemble, autant sur la patinoire qu’à l’extérieur. C’est ce qui nous aide à avoir une équipe qui connaît du succès », a expliqué Neely.

L’identité des adversaires de Bruins en vue du prochain tour éliminatoire n’est toujours pas connue. Neely n’avait toujours pas eu de précision de la ligue quant à la date de la tenue de leur prochain match.

S’ils devaient attendre jusqu’à mardi ou mercredi avant de disputer leur prochain duel, les Bruins pourraient bien organiser une activité d’équipe pour permettre aux joueurs de s’amuser un peu.

« C’est une longue attente, surtout dans la bulle. J’espère qu’on va pouvoir commencer un peu plus tôt. Au moins, lorsque nous connaissons notre horaire, que nous jouions deux matchs en deux soirs, ça rend la vie dans la bulle un peu moins difficile pour les gars », a conclu Neely.