Tous les adjoints de Mike Sullivan ont été congédiés après l'élimination des Penguins.
Tous les adjoints de Mike Sullivan ont été congédiés après l'élimination des Penguins.

Jacques Martin écope pour l’élimination des Penguins

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Jim Rutherford n’a pas perdu de temps. Une journée après avoir critiqué la contre-performance de son équipe dans la ronde de qualification contre le Canadien, le directeur général des Penguins de Pittsburgh a mis à la porte, mercredi, tous les adjoints de son entraîneur-chef Mike Sullivan.

Ce ménage emporte le doyen des instructeurs de la LNH en Jacques Martin, qui fêtera ses 68 ans en octobre. L’ancien coach des Sénateurs travaillait à Pittsburgh depuis 2013, d’abord sous les ordres de Dan Bylsma puis Sullivan.

Martin dirigeait la défensive des Penguins en plus de superviser les unités envoyées en désavantage numérique. Il avait été louangé pour son travail à soutirer le maximum d’une brigade rapiécée lors des conquêtes de la coupe Stanley en 2016 et 2017.

Les Penguins arrivaient au neuvième rang au chapitre de leur efficacité en infériorité numérique, la saison dernière.

«Nous entamons une révision de notre organisation puisque nous avons sous-performé dans les éliminatoires depuis deux ans. Nous estimons que nous devons changer la dynamique de notre personnel d’entraîneurs, a soutenu Rutherford dans un communiqué de presse.

«La barre est haute ici à Pittsburgh. Nous voulons continuer à nous battre pour des conquêtes de la coupe Stanley. Le message à nos partisans, c’est qu’il ne s’agit pas d’une reconstruction. Ce sont plutôt des ajustements qui seront apportés.»

En plus de Martin, Mark Recchi et Sergei Gonchar ont écopé. Le premier s’occupait de l’attaque des Penguins et du jeu de puissance.

La bande à Sidney Crosby et Evgeni Malkin n’a gagné que trois de ses 14 dernières parties éliminatoires depuis 2018.

«Je sais à quel point ces gars travaillent fort, a soutenu Sullivan au Pittsburgh Pozt-Gazette en parlant de ses adjoints dont les contrats ne seront pas renouvelés.

«Ils sont d’excellents entraîneurs et surtout mes amis. Nous avons vécu tellement d’épreuves et d’émotions ensemble. Mais quand les attentes sont élevées et qu’une équipe ne connaît pas les succès escomptés, le changement s’avère inévitable. Il faut tous assumer une partie du blâme. Et ça commence avec moi.»

Il a été impossible de parler mercredi à Jacques Martin, qui dirige dans la LNH depuis 1986. Il a fait des arrêts à Saint-Louis, Ottawa, la Floride et Montréal en tant qu’entraîneur-chef. À cela s’ajoutent des séjours chez les Blackhawks de Chicago, les Nordiques de Québec et l’Avalanche du Colorado dans le rôle d’adjoint.

Le Franco-Ontarien de Saint-Pascal-Baylon a gagné le trophée Jack-Adams remis à l’entraîneur-chef de l’année en 1998-1999. Il avait alors mené les Sénateurs à une saison de 44 victoires et 103 points.