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Benoît-Olivier Groulx
Benoît-Olivier Groulx

Groulx est plus que prêt pour le camp des Ducks

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Comme tous les hockeyeurs sous contrat avec un club de la LNH, et comme tout le monde en fait, Benoît-Olivier Groulx voit la lumière au bout du tunnel de la pandémie.

L’attaquant gatinois de 20 ans trépigne d’impatience alors qu’après plus de quatre mois en Californie à s’entraîner sur la glace comme en dehors, il devrait bientôt pouvoir se rapporter au camp des Ducks d’Anaheim. 

La saison morte a été longue, son dernier match avec les Wildcats de Moncton remontant au début mars, mais Groulx estime en avoir profité pleinement.

«Ça fait quatre mois que je patine avec des gars de la Ligue nationale et de la Ligue américaine, ça donne encore plus le goût de ‘tourner pro’. Je pense être prêt physiquement. On va voir au camp d’entraînement ce qui va se passer, ça va être quoi les règles en terme de nombre de joueurs, ce qui va se passer avec la Ligue américaine. Quand on va avoir le feu vert pour le camp, je vais être prêt, c’est certain... L’objectif, c’est de montrer que je suis capable de jouer pour les Ducks, montrer que j’ai ma place dans cette ligue-là», a-t-il affirmé lors d’une entrevue téléphonique avec Le Droit mercredi.

Choix de deuxième ronde au repêchage de 2018 tenu à Dallas, Groulx pense avoir grandement amélioré sa vitesse au cours de la dernière année, ce qui devrait lui pour tenter de créer une surprise en se taillant un poste dès cette saison avec les Ducks, lui qui semble plutôt étiqueté comme devant se retrouver avec leur club-école de la Ligue américaine, les Gulls de San Diego.

«Avant de partir pour Anaheim, j’étais sur la glace pas mal tous les jours avec Guy Desjardins (ancien entraîneur de l’Intrépide) à Gatineau, il a vraiment amélioré mon patin, ma foulée est un peu plus longue, je flotte un peu plus sur la glace, je rentre moins dans la glace. Et avec le gars de power skating des Ducks ici, on a travaillé sur mon accélération, raconte-t-il. Je vois une grosse différence, je perds beaucoup moins d’énergie. Je pense que ça va faire une grande différence au niveau de mon cardio et que ça va beaucoup m’aider dans mon jeu.»

L’ancien des Mooseheads de Halifax a suivi les conseils de son agent et de la direction des Ducks et il est d’accord avec eux qu’il valait mieux pour son développement de s’entraîner de cette façon plutôt que d’essayer d’aller jouer en Europe.


« L’objectif, c’est de montrer que je suis capable de jouer pour les Ducks, montrer que j’ai ma place dans cette ligue-là. »
Benoît-Olivier Groulx

Près du site d’entraînement de l’équipe à Irvine, il a donc loué une maison avec Simon Benoit et Antoine Morand, deux autres espoirs québécois du club qui jouaient à San Diego l’an dernier.

«On aime bien ça, on ne peut vraiment pas se plaindre, à part du loyer, blague Groulx. Au début, on allait assez souvent à la plage alors qu’il faisait vraiment chaud. Récemment, il fait un peu plus froid, même si c’est évidemment mieux qu’au Québec. Mais les cas de COVID sont à la hausse présentement ici, donc on se tient loin du monde pour ne pas l’attraper avant le camp. On va fêter Noël entre nous à la maison, peut-être que les blondes vont être là aussi, ça va être le fun. Heureusement, il y a FaceTime pour parler à la famille et aux amis.»

La plupart des joueurs de l’organisation des Ducks sont déjà arrivés en Californie et selon les normes établies par la santé publique, ils peuvent patiner en groupe de 12 au complexe d’entraînement. Dans le sien, Groulx a retrouvé un visage familier, celui de l’attaquant Nicolas Deslauriers, ancien protégé de son père Benoît avec les Olympiques, avec qui il avait atteint la finale de la LHJMQ en 2011.

«‘Deslo’ a été dans mon groupe la plupart du temps, je le vois tous les jours. C’est vraiment un exemple à suivre. Il est le premier arrivé à l’aréna le matin, il est très vocal avec les joueurs. C’est lui qui travaille le plus fort sur la glace et dans le ‘gym’, tout le monde sait que c’est une machine. C’est le fun de le côtoyer. Je me souviens quand il jouait à Guertin, il était un défenseur à l’époque. C’est différent maintenant de le voir comme joueur d’énergie et batailleur», dit Groulx, qui avait 11 ans quand Deslauriers était à Gatineau.

«Il prend pas mal tous les Québécois sous son aile, c’est vraiment un avantage pour nous de l’avoir ici», ajoute-t-il.