Gerard Gallant considère son gardien Marc-André Fleury comme le meilleur gardien en séries en ce moment.

Gallant n'est pas inquiet des performances de Fleury

WINNIPEG — Gerard Gallant ne s’en fait pas quant aux récentes performances de Marc-André Fleury.

Le gardien des Golden Knights a concédé au moins trois buts dans cinq de ses six dernières sorties. Samedi, Las Vegas a perdu 4-2 et les Jets ont pris l’avance en finale de l’Ouest, 1-0.

« Oui, il est vraiment pitoyable », a blagué l’entraîneur Gallant, à propos de son vétéran gardien.

« Vous avez vu le match, les tirs déviés. De façon globale, il joue très bien. Je le considère comme le meilleur gardien en séries en ce moment. »

Fleury avait cumulé quatre jeux blancs contre Los Angeles et San Jose, lors des deux premiers tours. Sa moyenne était 1,53.

Samedi à Winnipeg, les Jets menaient 3-0 après 7:35, en première période. Dustin Byfuglien, Patrik Laine, en avantage numérique, et Joel Armia ont ébranlé les visiteurs.

Le but d’Armia a été controversé, mais les arbitres ont décidé qu’après avoir dévié contre son patin, le disque se dirigeait dans le but avant que le joueur heurte Fleury.

« J’aimerais revoir le tir qui a mené au premier but, c’est sûr, a dit Fleury. Celui qui a été revu en vidéo, c’est discutable, mais c’est leur verdict. L’autre but est venu d’un avantage numérique. On met ça derrière soi et on va de l’avant. »

Fleury a reconnu que le style de jeu des Jets est différent des adversaires précédents.

« Je pense qu’aux deux premiers tours, on voyait plus l’autre équipe diriger la rondelle devant le but et ensuite foncer pour tenter de créer quelque chose, a-t-il dit. Là je dirais qu’il y a plus de fabricants de jeux et de créativité autour du but. Il faut être aux aguets. »

Mark Scheifele a marqué pour la 12e fois lors des présentes séries, un sommet. Blake Wheeler a été complice de trois buts.

Brayden McNabb et William Karlsson ont répliqué, tandis que Jonathan Marchessault a fourni deux passes.

« Nous avons déjà mieux fait, a dit Marchessault. La première période a été leur meilleure, assurément. La foule est quelque chose. C’est motivant pour eux, mais d’une autre façon pour nous aussi. Les réduire au silence serait formidable. Il faut juste que nous soyons prêts pour le match numéro deux (lundi). »

Le vétéran entraîneur, Paul Maurice, est satisfait du chemin parcouru par son équipe jusqu'à présent.

MAURICE APPRÉCIE LE CHEMIN PARCOURU

Deuxième plus jeune entraîneur-chef de l’histoire de la LNH quand il a pris la barre des Whalers à 28 ans, en 1995, Paul Maurice a maintenant eu ce boulot au fil de 20 saisons, avec trois clubs.

Il s’est rendu trois fois en finale de l’Ouest ou de l’Est, et une fois en finale de la coupe Stanley. Il a aussi été congédié trois fois, dont deux fois par la Caroline.

Celui qui dirige maintenant les Jets a aussi dû séjourner dans la Ligue américaine et la KHL.

Les Jets ont dominé 4-1 lors du premier affrontement de la finale de l’Ouest contre Las Vegas, samedi.

Le match numéro 2 aura lieu lundi soir, à Winnipeg. La série se déplace ensuite au Nevada, mercredi et vendredi.

En regardant son parcours, que Maurice savoure-t-il du chemin parcouru ? « À quel point c’est dur de se rendre jusqu’ici (près de la finale du circuit), a dit Maurice. En peu de mots, disons que c’est spécial. Vous voulez être à votre mieux, donner le meilleur de vous-même, les joueurs et les entraîneurs. Il faut aussi savoir apprécier le processus de préparation pour tout ça. »

Au tour précédent, les Jets ont été très convaincants en match ultime à Nashville, écrasant les Predators 5-1. En saison régulière, Preds et Jets ont terminé aux premier et deuxième rangs pour les points, avec 117 et 114.

« C’est ce que vous avez vu de nous dans ce match numéro 7, a dit Maurice. Que même quand la pression est forte et que l’enjeu est grand, nous trouvons le moyen de prendre du plaisir à anticiper le moment. »

Dans le passé, les équipes de Maurice avaient un profil de travailleurs acharnés. Celle actuelle aussi, mais avec quelque chose de plus. « C’est le groupe le plus talentueux que j’ai dirigé, assurément, dit-il. C’est beaucoup plus agréable comme ça. »