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Marc Pinard et Johanne Harvey sont à la fois fiers et heureux des succès que connaît actuellement leur fils Rafaël avec le Rocket de Laval, mais ils sont aussi bien conscients que l’enthousiasme des amateurs de hockey peut être éphémère.
Marc Pinard et Johanne Harvey sont à la fois fiers et heureux des succès que connaît actuellement leur fils Rafaël avec le Rocket de Laval, mais ils sont aussi bien conscients que l’enthousiasme des amateurs de hockey peut être éphémère.

Fiers de Rafaël, les Harvey-Pinard évitent de trop s’emballer

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
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Même s’ils se réjouissent des succès de leur fils Rafaël, Johanne Harvey et Marc Pinard gardent les pieds bien sur terre. Ils sont bien conscients que l’enthousiasme des amateurs de hockey à l’égard du numéro 11 du Rocket de Laval peut rapidement se transformer en critiques au fil du temps. Cela dit, ça ne les empêche pas d’être fiers et heureux pour leur fiston qui récolte les fruits de ses efforts et de sa persévérance.

En huit matchs, Rafaël, qu’on surnomme RHP, a enfilé trois buts et récolté deux passes, avec un différentiel de +2. Son intensité ne passe pas inaperçue. Sur les médias sociaux, Harvey-Pinard est comparé à l’énergique Brendan Gallagher du Canadien de Montréal ou encore au Bleuet bionique version 2.0 en référence au fougueux Almatois Mario Tremblay des Glorieux. Des comparatifs flatteurs qui font évidemment plaisir aux parents.

« C’est certain que Johanne et moi, en tant que parents, on est fiers. Durant son parcours, ça n’a pas été facile. Il s’est toujours fait remettre en question, autant quand il était bantam, que midget et dans le junior majeur. Il arrive chez les pros avec le Rocket et il fait parler de lui. C’est sûr qu’on est hyper contents ! Mais quand on entend les comparatifs avec des joueurs établis comme Gallagher, les fleurs sont là, mais on a peur que le pot arrive après », avoue Marc Pinard en entrevue téléphonique.

Le couple jonquiérois apprécie le moment présent tout en sachant que la lune de miel ne sera pas éternelle. « Rafaël est tellement fier de jouer pour le Rocket et il est tellement heureux ! Mais en même temps, on sait tous qu’un Québécois qui joue pour un club affilié du grand club du Canadien de Montréal, il est exposé. Quand ça va bien, ça va bien, mais le jour où ça va peut-être moins bien aller parce qu’il va arriver quelque chose, le contraire sera là aussi et les critiques vont peut-être être plus faciles », nuance le paternel qui est propriétaire de la Pizzéria Davis à Arvida.

L’ancien capitaine des Saguenéens, Rafaël Harvey-Pinard, suscite l’enthousiasme chez les amateurs de hockey depuis ses débuts avec le Rocket de Laval.

Une situation difficile à vivre pour des parents ? « Notre fille Katherine est journaliste à Longueuil et elle nous a avertis de ne pas tout lire ce qui s’écrit sur les réseaux sociaux et autres, parce qu’on va se faire mal. Alors, on essaie de se protéger un peu », admet-il.

Pour Marc Pinard, l’important, c’est que Rafaël sache que sa famille est là pour le soutenir, dans les bons comme les moins bons moments. « On lui parle assez régulièrement. Moi, après chaque match, je lui envoyais toujours un petit texto quand il jouait junior majeur. Toujours du positif. Maintenant qu’il joue pro, c’est la même affaire. Après chaque match, je lui envoie un petit mot. […] Juste pour dire que je maintiens le lien et qu’il sait qu’on est là pour lui », mentionne le paternel qui croit que son fils compose bien avec cette nouvelle « notoriété ».

« Rafaël est hyper positif. Je pense qu’il est capable de prendre ce qu’il faut des bons commentaires et se tenir loin des moins beaux. »

Surprenant

Même s’ils connaissent bien la détermination et l’éthique de travail de leur fils, les Harvey-Pinard s’avouent eux aussi étonnés de l’excellent début de saison qu’il connaît. « On est très surpris de son début de saison, mais il a quand même eu l’occasion de s’entraîner cet été. Il n’a pas eu l’entraînement normal qu’aurait dû avoir un joueur de hockey avec des entraînements sur la glace, mais il a travaillé fort tout l’été. Il a mis beaucoup d’énergie dans son entraînement et sa préparation physique. C’était toujours fait en collaboration et avec le suivi du personnel du Rocket et du Canadien. C’est sûr qu’on est contents et surpris de lui, mais en même temps (l’entraîneur-chef) Joël Bouchard apprécie Rafaël à cause de son éthique de travail et jusqu’à maintenant, il lui donne ce qu’il attend de lui. Alors l’ascenseur lui revient et c’est ben le fun. »

Évidemment, depuis que Rafaël évolue pour le Rocket, Marc Pinard s’en fait parler. « C’est sûr que mes employés m’en parlent beaucoup, convient-il en riant, mais pour ce qui est de la clientèle, dans le contexte que l’on vit, les contacts avec les gens sont plutôt limités, mais si je traverse à la pharmacie en face du restaurant, je me fais parler de Rafaël. Et l’autre jour, je me suis fait interpeller en allant au Canadian Tire. C’est bien agréable, assure-t-il. Les gens sont gentils. »