Marc Bergevin, le dg du Canadien, aura certainement beaucoup de pression sur les épaules cette saison. Une troisième absence consécutive des séries éliminatoires pourrait être la goutte faisant déborder le vase dans un marché qui demande l’excellence.

De plus en plus chaud dans la cuisine des entraîneurs et dg de la LNH

Après une campagne 2017-18 sans changement d’entraîneur en saison régulière — une première depuis 1966-1967 — sept d’entre eux et deux directeurs généraux ont été remerciés en 2018-2019.

La Presse canadienne examine quels entraîneurs et directeurs généraux pourraient ressentir plus de pression que d’autres en 2019-2020.

MARC BERGEVIN

Le directeur général du Canadien a vu son équipe passer très proche d’un retour en séries, les ratant par deux points. Montréal a pris part au bal printanier lors de quatre des sept saisons avec Bergevin en poste, mais une troisième absence consécutive pourrait être la goutte faisant déborder le vase, dans un marché qui demande l’excellence.

Bergevin a tenté de faire des vagues en ciblant le joueur autonome avec compensation Sebastian Aho. Il a toutefois été critiqué pour ne pas avoir été assez loin en termes de dollars ou de durée du contrat, après que les Hurricanes de la Caroline aient vite annoncé qu’ils égaleraient l’offre pour garder leur joueur.

MIKE BABCOCK

Les Leafs de Babcock ont surpris en se qualifiant pour les séries en 2016-17. Mais après deux éliminations de suite en sept matchs au premier tour, devant les Bruins de Boston, il fait de plus en plus chaud dans la cuisine.

Avec des joueurs comme Auston Matthews, Mitch Marner, John Tavares, Morgan Rielly, Tyson Barrie et Frederik Andersen, il n’est plus suffisant d’atteindre les séries. Babcock est à mi-chemin d’un contrat de 50 M$ signé en 2015, pour huit ans — bien avant l’entrée en poste du directeur général actuel, Kyle Dubas.

Babcock, de la vieille école, et Dubas, adepte des nouvelles statistiques, disent avoir de bonnes relations de travail. Il sera quand même intéressant de voir si cela tient, si les Leafs trébuchaient.

JIM BENNING

À l’aube de sa sixième saison comme dg des Canucks de Vancouver, Benning n’a pas encore goûté aux séries. Il a repêché des jeunes prometteurs, dont Elias Pettersson et Brock Boeser, mais son bilan en acquisitions de joueurs autonomes est ordinaire. Benning a signé une prolongation de trois ans (jusqu’à la saison 2022-23), mais le propriétaire Francesco Aquilini n’a pas hésité à laisser tomber un entraîneur ou un dg qui ne répondait plus aux attentes.

PAUL MAURICE

Les Jets de Winnipeg ont atteint la finale de l’Ouest en 2017-2018, et ils avaient de grandes attentes avant la saison dernière. Mais la sauce s’est gâtée et dès le premier tour, le club a été écarté par les Blues de Saint-Louis, qui allaient remporter la Coupe Stanley. Maurice aura une nouvelle ligne bleue vu l’échange de Jacob Trouba et le départ de Tyler Myers, comme joueur autonome. De plus, l’avenir de Dustin Byfuglien est incertain, tandis que Patrik Laine et Kyle Connor sont dans l’attente de nouveaux contrats.

JON COOPER

Tout un coup de théâtre quand Tampa Bay a été balayé par les Blue Jackets de Columbus en première ronde, après que le Lightning ait remporté 62 matchs en saison régulière. Sous la gouverne de Cooper, les doubles champions en titre de la section Atlantique ont été finalistes de la Coupe Stanley (2015) et dans l’Est (2016, 2018). Cooper a signé une prolongation de contrat à long terme en mars, mais qu’en sera-t-il si le Lightning déçoit encore en séries?

JEFF BLASHILL

Detroit n’a pas réussi à atteindre 80 points lors des trois dernières campagnes, après avoir participé aux séries 25 fois de suite. Blashill a signé une prolongation de contrat de deux ans en avril, avant l’arrivée de Steve Yzerman comme directeur général.