Sidney Crosby et son équipe ont infligé un revers de 3-0 aux Leafs de Mike Babcock jeudi soir.

Crosby est le meilleur joueur de la LNH, selon Babcock

TORONTO — Connor McDavid ou Auston Matthews? Auston Matthews ou Connor McDavid?

Même si le débat persiste à savoir lequel d’entre eux est le meilleur joueur de hockey au monde en raison de leurs impressionnantes performances en début de saison, l’entraîneur-chef des Maple Leafs de Toronto Mike Babcock a offert une alternative à ces deux choix - Sidney Crosby.

«C’est ce que je crois, a mentionné Babcock, quelques heures avant que le Crosby et les Penguins de Pittsburgh n’infligent un cuisant revers de 3-0 aux Maple Leafs jeudi soir. Il est le seul à avoir gagné deux médailles d’or olympiques et trois coupes Stanley.»

Et les deux autres?

«Ils n’en ont pas.»

McDavid, le capitaine des Oilers d’Edmonton, a été le meilleur marqueur de la LNH pendant deux saisons de suite et a obtenu le trophée Hart remis au joueur par excellence du circuit Bettman, alors que Matthews, le tireur d’élite des Maple Leafs, domine la colonne des marqueurs cette saison avec 16 points, après seulement huit rencontres.

McDavid et sa vitesse fulgurante ont établi plus tôt cette semaine un record de la LNH - il est devenu le seul joueur à inscrire un but ou à amasser une passe au cours des neuf premiers matches de son équipe.

Pour sa part, Matthews et son tir vif, qui laisse de nombreux gardiens pantois alors que le disque se loge à la vitesse de l’éclair dans la lucarne derrière eux, est devenu le cinquième joueur de l’histoire à connaître sept matches consécutifs de plus d’un point en début de saison.

Ces exploits sont formidables, certes, mais Babcock croit qu’ils ne sont pas suffisants.

Crosby, qui est âgé de 31 ans, domine l’univers du hockey depuis près d’une décennie. Il a gagné la coupe Stanley en 2009, 2016 et 2017, en plus d’avoir obtenu la médaille d’or pour le Canada aux Jeux de Vancouver en 2010 et de Sotchi en 2014.

S’il n’avait pas été ralenti par les symptômes de commotions cérébrales qui l’ont contraint à participer à seulement 63 des 164 rencontres de son équipe entre 2010 et 2012, le détenteur de deux trophées Hart et du trophée Conn Smythe aurait pu recevoir encore plus d’honneurs individuels.

«Je ne crois pas qu’il compte ralentir la cadence, a dit Babcock à propos de Crosby, qu’il a dirigé aux Jeux de Vancouver et de Sotchi, et de nouveau à la Coupe du monde de 2016, remportée également par le Canada. J’ai regardé McDavid jouer l’autre soir... il a amassé quatre points et était de toute évidence le joueur étoile sur la patinoire, mais ces gars-là le sont depuis toujours.

«Les succès d’une équipe, c’est comme ça qu’on mesure l’impact d’un joueur. Quand tu es le meilleur joueur au sein de la meilleure équipe, alors c’est bien différent de dire que tu es le meilleur joueur au sein d’une équipe médiocre.

«Quand tu forces les gars autour de toi à hausser leur niveau de jeu et à relever leurs standards... selon moi, ce n’est même pas proche.»