Le capitaine des Flyers Claude Giroux essaie de garder contact avec les autres membres de l’équipe du mieux qu’il peut.
Le capitaine des Flyers Claude Giroux essaie de garder contact avec les autres membres de l’équipe du mieux qu’il peut.

Claude Giroux vit au présent

Claude Giroux se donne encore «quelques semaines». Il ne sert à rien de se précipiter aux États-Unis pour rejoindre ses coéquipiers des Flyers de Philadelphie.

Il a tout ce dont il a besoin, en ce moment, à Ottawa.

Sa famille se sent en sécurité. Son fils de presque neuf mois, Gavin, est sur le point de marcher.

Il peut profiter de ce petit aréna privé, dans le sud de la ville, qui a ouvert ses portes aux hockeyeurs professionnels pour leur permettre de s’entraîner.

En tant que capitaine, il essaie de garder contact avec les autres membres de l’équipe du mieux qu’il peut.

«On participe à des conversations de groupe, en ligne. Ce n’est pas toujours facile, avec tous ceux qui sont en Europe...»

«Tout le monde a l’air en forme. Les gars sont prêts pour le camp», dit-il.

Quand on l’a croisé, en début de semaine, Giroux avait ce petit air nonchalant qu’on connaît bien.

Il devrait pourtant être fébrile, face à la reprise des activités dans la Ligue nationale de hockey.

Les Flyers faisaient flèche de tout bois, dans les dernières semaines de compétition. Ils avaient remporté neuf de leurs 10 derniers matches. Dans ces matches, ils avaient marqué un grand total de 39 buts.

Giroux connaissait lui-même un hiver très productif. Du 8 février au 10 mars, il a joué 15 matches et récolté 18 points.


« Durant l’année, notre équipe jouait bien. Dans le dernier mois, c’est là que les choses ont vraiment cliqué dans notre équipe. »
Claude Giroux

«Ça commençait à cliquer», reconnaît-il.

«Durant l’année, notre équipe jouait bien. Dans le dernier mois, c’est là que les choses ont vraiment cliqué dans notre équipe. Quand l’équipe joue bien, individuellement, c’est pas mal plus facile de performer.»

Giroux devrait être fébrile face au tournoi estival qui s’annonce parce que son règne de capitaine n’a pas toujours été facile, à Philadelphie.

Les Flyers ont participé aux séries seulement quatre fois au cours des huit dernières saisons. Dans ces quatre années, ils ont franchi la première ronde à une seule occasion.

On n’a jamais vraiment senti que le momentum était de leur côté.

Les partisans qui commencent à s’impatienter se tournent naturellement vers les vedettes.

Ils se souviennent du gamin qui avait marqué 10 buts en 23 parties, durant les séries de 2010. Le même type, deux ans plus tard, Giroux a fait encore mieux, avec huit buts et 17 points en 10 matches de séries.

Depuis, l’attaquant franco-ontarien n’a jamais été capable d’offrir des performances similaires.

«J’y pense», dit-il.

«Mais j’essaie de ne pas trop y penser. Moi, j’aime vivre dans le moment présent. Que ce soit bon ou pas bon, ce qui est arrivé dans le passé ne va certainement pas m’aider dans le futur. Je dois juste essayer de m’améliorer pour être à la hauteur quand j’aurai ma prochaine opportunité.»

Vigneault et les vétérans

Claude Giroux vit dans le présent, mais il est quand même capable de se projeter dans un avenir pas trop lointain.

Les Flyers, dit-il, ont de meilleures chances de réussite cette année parce qu’ils forment une équipe plus mature.

Il cite par exemple son joueur de centre, Sean Couturier. À 27 ans, cet ancien choix de première ronde est considéré comme le favori dans la course au trophée Selke.

«Il faut voir jouer Coots, soir après soir, pour comprendre à quel point il est responsable, tant offensivement que défensivement. C’est évident qu’il n’est pas tout seul, dans la course. Pour moi, Coots devrait quand même gagner», affirme-t-il.

Les Flyers sont plus expérimentés à tous les niveaux. Ils ont confié la direction des opérations quotidiennes à Alain Vigneault. Le Hullois devrait devenir le huitième entraîneur à gagner 700 matches en saison régulière, dans la LNH.

Vigneault s’est lui-même entouré d’adjoints expérimentés.

«Moi, je crois que n’importe quel système de jeu peut fonctionner, à condition que tout le monde décide de le suivre. Les entraîneurs ont fait du très bon travail pour s’assurer que tout le monde adhère au plan», dit Giroux.

Selon lui, l’ajout de quelques joueurs d’expérience, dont on parle moins souvent, a également fait beaucoup de bien.

«Il y a Kevin Hayes, mais il y a également Justin Braun et Matt Niskanen. Ce sont des vétérans qui sont dans la ligue depuis longtemps.»

«On forme une équipe plus vieille. On a plus d’expérience. Dans les derniers mois, je crois que nous avons compris la bonne façon de jouer, pour gagner.»