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Mathieu Chouinard
Mathieu Chouinard

Chouinard et Lajeunesse ont tout arrêté

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Mathieu Chouinard a beau avoir été repêché deux fois par les Sénateurs d’Ottawa, ce n’est pas avec eux qu’il a participé à son seul et unique match de la LNH.

L’ancien gardien des Cataractes de Shawinigan, un choix de première ronde en 1998 et de deuxième en 2000, était passé à l’organisation des Kings de Los Angeles à la fin de son contrat initial de trois ans.

Et au cours d’une saison 2003-2004 passée majoritairement avec les Monarchs de Manchester, dans la Ligue américaine, il a été rappelé par le club mené par Luc Robitaille pour trois semaines en février lorsque Roman Cechmanek était blessé.

Mathieu Chouinard bloque un tir de Marc-André Thinel du Canadien.

Le 29 février 2004, il fait son apparition devant le filet des Kings dans un revers de 6-3 contre les Mighty Ducks d’Anaheim au Arrowhead Pond, arrêtant les deux tirs auxquels il a fait face lorsqu’il a été envoyé en relève à Cristobal Huet.

« Ce dont je me rappelle le plus, c’est que mes parents étaient là. Ça faisait deux semaines que j’étais à Los Angeles et je n’avais pas touché la glace encore. Nous avions un home and home avec Anaheim. J’avais dit à mon père et à sa femme de venir parce j’avais comme le feeling qu’il pourrait se passer quelque chose, relate-t-il. Et ça s’est adonné que je suis embarqué sur la glace. Ça a été rapide, je n’ai reçu que deux lancers. Une chance parce que j’étais tellement stressé, ça n’aurait pas été beau si j’en avais eu plus. »

Ce qui était particulier de son apparition unique, c’est qu’il restait environ 9:30 minutes au cadran en troisième période quand il a été envoyé dans la mêlée, mais il n’a joué que 2:43. « Les Ducks ont commencé à prendre des punitions. Donc au lieu de me garder dans le net, ils m’amenaient au banc pour mettre un sixième joueur... Je dis tout le temps qu’ils voulaient juste avoir le gardien le plus rapide possible sur la glace pour revenir au banc, lance-t-il en riant. Après, ce n’était pas le party dans la chambre vu qu’on avait perdu. Mais les gars me félicitaient parce que j’avais joué dans la LNH. C’est là que je l’ai vraiment réalisé. »

Mathieu Chouinard

Chouinard avait alors 23 ans et il espérait bien demeurer avec les Kings, qui avaient l’option de prolonger son contrat l’année suivante. Mais le lock-out décrété l’année suivante a fait qu’il a dû retourner dans la ligue East Coast, avec San Diego. À peine deux ans plus tard, il accrochait ses jambières pour de bon. Il est maintenant entraîneur-chef au Collège St-Laurent.

Neufs arrêts

Quand il était dans l’organisation des Sénateurs, Mathieu Chouinard luttait avec un autre Québécois, Simon Lajeunesse, pour le titre de gardien d’avenir de l’équipe. Ils se sont liés d’amitié et ils ont maintenant en commun qu’ils ont tous deux participé à un seul match, en relève, et qu’ils ont des taux d’efficacité parfaits de 1,000 et des moyennes de 0,00.

Celui qui est aujourd’hui pompier à Longueuil avait commencé sa première saison professionnelle à Mobile, en Alabama (ligue East Coast), avant d’être promu au club-école de la Ligue américaine alors situé à Grand Rapids, au Michigan.

« On m’a rappelé quand un autre gardien s’est blessé et j’ai fait mieux que Mathieu. J’ai été super chanceux, au moment où j’étais là et que ça allait super bien, Jani Hurme s’est blessé à une main. Tout d’un coup, je reçois l’appel : “Tu t’en vas à Los Angeles pour le voyage en Californie.” Puis un autre coup de dé, pendant le match à San Jose, Patrick Lalime a eu une contre-performance et je suis embarqué », raconte-t-il.

Simon Lajeunesse

C’était le 7 mars 2002, avec 3:30 à jouer en deuxième période. Le cerbère de 21 ans arrête Vincent Damphousse dès le départ, puis Teemu Selanne en échappée, notamment. Neuf arrêts en tout et partout. « Il y a eu ensuite des rumeurs que je pourrais jouer le match suivant, mais ça n’a jamais été dans la tête de (l’entraîneur) Jacques Martin. Reste que c’était comme un conte de fées quand j’étais là », dit Lajeunesse, qui a partagé le trophée pour la meilleure moyenne dans la LAH avec Martin Prusek cette saison-là.

L’année suivante, il est le dernier joueur retranché au camp d’entraînement, mais lorsqu’il arrive à Binghamton, Ray Emery est le nouveau gardien d’avenir du nouvel état-major mené par le DG John Muckler. Lajeunesse sera échangé plus tard aux Panthers de la Floride, où il se déchire trois fois l’aine, ce qui le mène à un retour dans la ligue East Coast avant qu’il ne fasse rapidement le choix de retourner aux études.

« Autant la bulle peut être incroyable quand ça va bien, autant elle peut se dégonfler. Ce sont les hauts et les bas du sport professionnel », philosophe-t-il maintenant.