Les athlètes de haut niveau qui souffraient de la même blessure au genou que Marc Méthot ne sont pas tous revenus « à 100 % », a confié l’ancien défenseur des Sénateurs d’Ottawa. « Je n’ai aucune idée si je vais être en mesure de jouer la saison prochaine. »

Carrière compromise pour Marc Méthot

La première vague de joueurs autonomes dans la LNH s’est trouvée rapidement de nouveaux clubs le 1er juillet.

Alors que la poussière retombe tranquillement et que les équipes cherchent des aubaines dans la deuxième vague, d’anciens Sénateurs comme Ryan Dzingel, Derick Brassard, Dion Phaneuf et Marc Méthot sont toujours disponibles.

Dans le cas de ce dernier, c’est cependant pas mal plus compliqué alors qu’il est incertain de pouvoir poursuivre sa carrière dans la meilleure ligue de hockey au monde.

Méthot est toujours en train de soigner son genou gauche opéré en janvier dernier, une opération qui a mis fin à sa saison 2018-2019 avec les Stars de Dallas.

« Je ne suis pas certain de ce que l’avenir me réserve, de mon futur comme joueur de hockey. J’ai dû subir une transplantation d’un cartilage dans mon genou, une opération effectuée par le docteur des Bulls de Chicago (de la NBA), qui est un spécialiste renommé des genoux. C’est une opération qui était rendue nécessaire si je voulais avoir une bonne qualité de vie plus tard parce que je n’étais plus capable de rien faire, je ne pouvais même pas marcher. Ça a bien été et je commence à pouvoir faire de bons entraînements (hors-glace), mais le pourcentage de joueurs qui reviennent de ça pour jouer à un haut niveau n’est pas 100 % », a confié Méthot lorsque joint par Le Droit mercredi à sa résidence du sud d’Ottawa.

Le hockeyeur qui a eu 34 ans récemment (le 21 juin) a été blessé plus souvent qu’à son tour depuis que les Sénateurs l’ont exposé au repêchage d’expansion des Golden Knights de Vegas, ces derniers le sélectionnant pour ensuite le refiler aux Stars. Il n’a joué que 36 parties avec eux il y a deux ans, puis neuf au début de la saison dernière.

« Ça a commencé (ses problèmes de genou) au début de l’an dernier, je faisais un exercice d’après-match et c’était bizarre, j’ai entendu comme un “pop”. J’ai demandé à un de nos soigneurs de regarder ça. Le lendemain, ça faisait mal en ta... Je ne me suis jamais senti mieux par la suite (malgré une arthroscopie). Je n’ai pas voulu être opéré tout de suite (à sa première saison à Dallas), mais cette année, je n’ai pas eu le choix », relate-t-il.

Méthot doit rendre visite à son chirurgien la semaine prochaine pour voir où il en est rendu, « ce qui me rend un peu nerveux », dit-il. S’il obtient le feu vert, il entend ensuite tenter de patiner « dans deux ou trois semaines ».

« Je n’ai aucune idée si je vais être en mesure de jouer la saison prochaine. J’aimerais prendre une décision à la fin juillet ou au début d’août, parce que je ne veux pas faire perdre de temps aux équipes qui pourraient être intéressées à moi », affirme-t-il.

En contre-partie, il commence à se préparer au cas où le verdict tombe et qu’il doit mettre un terme à sa carrière de 14 saisons chez les professionnels.

« Je suis à l’aise (financièrement) et je suis bien avec ma famille, mon épouse et moi attendons notre deuxième enfant en septembre. J’ai 34 ans, ce n’est pas comme si ça m’arrivait à 26 ou 27 ans. Mais c’est certain que j’adore encore jouer au hockey et ça va me manquer si je ne peux plus jouer », soupire celui qui a amorcé sa carrière avec les Blue Jackets de Columbus, disputant un total de 624 matches (22 buts, 123 points, 380 minutes de punition).

En attendant de prendre une décision quant à accrocher ou non ses patins, Marc Méthot aime se retrouver dans le gymnase du Ottawa Athletic Club tous les matins avec ses anciens coéquipiers des Sénateurs qui s’y entraînent, les Jean-Gabriel Pageau, Mark Stone et son ancien partenaire pendant ses cinq saisons avec les Sénateurs, Erik Karlsson.

Il pense également à préparer son après-carrière et en ce sens, il sera le coanimateur de l’émission In the Box entre 10 h et 14 h jeudi sur les ondes de TSN 1200. « J’aimerais ça travailler un peu dans les médias, mais pas en français parce que je l’ai perdu un peu pendant mes deux saisons à Dallas », blague-t-il.