Ancien capitaine des Olympiques de Gatineau, Alexandre Carrier cogne à la porte de la LNH avec son deuxième contrat avec les Predators de Nashville.
Ancien capitaine des Olympiques de Gatineau, Alexandre Carrier cogne à la porte de la LNH avec son deuxième contrat avec les Predators de Nashville.

Carrier obtient un deuxième contrat des Predators

En quatre ans dans l’organisation des Predators de Nashville, Alexandre Carrier a disputé cinq matches dans la LNH.

Il aurait pu se questionner sur les intentions de ses patrons à son égard, mais il a été rassuré rapidement. Le défenseur de 23 ans fait encore partie des plans des Predators.

Le président-directeur général David Poile a choisi de le garder au sein de son organisation en prolongeant son contrat à deux volets pour trois saisons additionnelles avec une généreuse augmentation de salaire s’il devait poursuivre son apprentissage dans les ligues mineures.

«Je suis très content. C’est une belle marque de confiance de renouveler mon contrat pour trois saisons. Tout peut se produire au hockey. Il y aura de l’expansion à Seattle, les échanges et même le ballottage, mais j’aurai la possibilité de jouer sept saisons dans l’organisation des Predators. C’est fou pareil comme ça passe vite. J’ai remarqué que le record de matches de la Ligue américaine pour le club-école des Predators est de 383 matches et je suis déjà rendu à 276!»

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau vient de connaître sa meilleure saison en carrière dans la Ligue américaine. Avec les Admirals de Milwaukee, il a récolté cinq buts et 37 points en 55 matches. Il a participé au Match des étoiles et disputé trois matches avec les Predators où il a conservé une fiche de +2. Choix de quatrième ronde des Preds en 2015, Carrier se sent maintenant d’attaque pour son prochain défi.

«J’ai pris beaucoup de maturité dans mon jeu offensif et défensif dans la dernière année. Je pense être prêt pour passer au prochain niveau. J’étais agent libre avec restriction, mais le club a rapidement voulu entreprendre des négociations dès que la pause [causée par le coronavirus] a commencé. Ils auraient pu attendre tout l’été ou simplement prolonger mon contrat d’un an. Ils m’ont offert trois ans tout de suite. C’est signe qu’ils tiennent à moi. Tu n’es jamais à l’abri des blessures. Je touche du bois. Je n’ai pas été blessé souvent jusqu’à présent, mais un contrat de trois ans, c’est rassurant.»

Le contrat de Carrier prévoit un salaire de 700 000 $US s’il évolue dans la LNH en 2020-21 avec une hausse à 750 000 $US par année en 2021-22 et 2022-23. C’est dans la Ligue américaine qu’il obtient son plus fort gain. Son salaire des ligues mineures était de 65 000 $US cette saison. Avec son nouveau contrat, il encaisserait 125 000 $US l’an prochain avec des augmentations à 175 000 $US et 200 000 $US dans les deux années suivantes.

«Mon contrat devient intéressant pour les Predators en raison du plafond salarial. Par exemple, Nicolas Roy a souvent fait la navette avec les Golden Knights de Vegas et son club de la Ligue américaine cette année parce que le plafond salarial était serré. Les clubs aiment se garder une marge de manoeuvre en rappelant un joueur capable de jouer dans la LNH au salaire minimum. Et chez les Predators, les défenseurs cinq, six et sept dans l’organigramme deviennent des agents libres sans restriction. J’ai l’impression de me rapprocher d’une place dans la LNH.»

En attendant des consignes face à une hypothétique reprise des activités dans la LNH ou la Ligue américaine, Carrier est retourné vivre dans le sous-sol de la maison de ses parents où il a passé un mois en quarantaine, mais il vient d’emménager avec sa copine dans un appartement de l’île de Montréal.