« Quand vous passez autant de temps sans participer aux séries éliminatoires, vous êtes probablement plus reposés », a lancé l’entraîneur-chef Rod Brind’Amour jeudi.

Brind’Amour, le dénominateur commun

RALEIGH — Les Hurricanes de la Caroline n’ont pas souvent participé aux séries éliminatoires. Lorsqu’ils y parviennent, ils y restent longtemps.

Ce n’est que la quatrième présence des Hurricanes en matches éliminatoires depuis 2002, mais ils ont au moins atteint la finale de l’Association de l’Est lors de chacune de leurs trois dernières qualifications. Les voilà maintenant à une seule victoire, contre les Islanders de New York, d’une quatrième participation à la finale de l’Est.

« Quand vous passez autant de temps sans participer aux séries éliminatoires, vous êtes probablement plus reposés », a lancé l’entraîneur-chef Rod Brind’Amour jeudi.

Brind’Amour est le dénominateur commun de ces succès en matches éliminatoires, lui qui a occupé à peu près tous les postes au sein de l’organisation depuis presque deux décennies passées à Raleigh.

Premier porte-couleurs de la Caroline à soulever la coupe Stanley, le voici presque à mi-chemin d’une répétition de ce tour de force, cette fois à titre d’entraîneur-chef recrue. Les Hurricanes tenteront de compléter le balayage de leur série de quatre matches devant leurs partisans vendredi soir.

« Nous n’avions pas une véritable identité au début (de la saison) et au fil des ans, en réalité, et “Roddy” a changé ça tout de suite, a confié l’attaquant Jordan Staal. Notre identité se doit d’être l’éthique de travail, et tout le reste devient secondaire. »

Il y a peu de points communs chez les Hurricanes lors des 17 dernières années, marquées par des hauts et des bas, incluant une disette de neuf ans sans participer aux séries, qui a pris fin cette saison. Ils ont changé de propriétaires, de directeurs généraux, d’entraîneurs-chefs, de capitaines, de joueurs – souvent.

Brind’Amour représente la constance, lui qui est arrivé en 2000 à la suite d’une transaction avec les Flyers de Philadelphie sans jamais quitter.

En 2002, il était assistant-capitaine lors de l’improbable randonnée jusqu’à la finale de la coupe Stanley. Quatre ans plus tard, à titre de capitaine, il a contribué à la seule conquête du précieux trophée de l’histoire des Hurricanes. À sa dernière saison complète au poste de capitaine, en 2009, les Hurricanes ont participé à la finale de l’Association Est.

Après avoir annoncé sa retraite, Brind’Amour a travaillé au sein de la direction de l’équipe et a été un entraîneur-adjoint avant de succéder à Bill Peters l’été dernier, quand celui-ci a quitté en direction de Calgary. Avec une autre victoire contre les Islanders, les Hurricanes auront gagné 11 de leurs 13 dernières séries, ayant perdu contre Detroit en grande finale en 2002 et face à Pittsburgh en finale de l’Est en 2009.

Depuis qu’ils ont perdu les deux premières rencontres lors de leur série de premier tour contre les Capitals, les Hurricanes ont gagné sept de leurs huit dernières rencontres et les cinq dernières de façon consécutive.

Barry Trotz, le rival de Brind’Amour avec les Islanders, voit chez les Hurricanes un reflet de leur entraîneur-chef sur la patinoire. Dans une série serrée, malgré le score final de 5-2 lors du troisième match, les Hurricanes ont trouvé le moyen de gagner chaque partie.

Jusqu’à ce que les Hurricanes n’inscrivent deux buts dans un filet désert pendant la dernière minute de jeu, aucune des deux équipes n’a réussi à se donner un coussin d’au moins deux buts.

« Selon tout ce que j’ai entendu au sujet de “Roddy”, il est un véritable travailleur acharné, a déclaré Trotz. Son équipe ne vous lâche pas d’une semelle, elle est coriace. Nous sommes deux équipes avec des caractéristiques très semblables. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu beaucoup de buts. Ç’a été une dure bataille pour les deux équipes et ça continuera de l’être. »

Face à un recul de 0-3 et au bord du précipice, Trotz a fait savoir jeudi qu’il n’avait pas avisé son équipe de l’identité de son gardien pour le quatrième match, laissant planer l’hypothèse que Thomas Greiss remplace Robin Lehner.