«Je vais juste essayer de revenir l’an prochain et être meilleur», a affirmé Derick Brassard.

Brassard a joué blessé

Derick Brassard n’a pas été en mesure d’être à la hauteur de son surnom de « Big Game Brass » au cours des dernières séries avec les Penguins de Pittsburgh.

Deux jours après leur élimination aux mains des Capitals de Washington, le Gatinois que les Sénateurs d’Ottawa ont échangé aux Penguins en février dernier n’a pas voulu se servir de sa blessure à l’aine subie en fin de saison comme excuse pour sa production d’un but et trois passes en 12 parties, avec un différentiel de moins-1.

« Je composais avec quelque chose, peut-être que je suis revenu un peu trop rapidement, a dit Brassard aux collègues de Pittsburgh. Je me suis blessé avant les séries, mais je voulais être là, je voulais être présent dès le premier match et aider l’équipe autant que je le pouvais... Tout le monde avait quelque chose, ce n’est donc pas une excuse. Je ne veux pas dire que je jouais avec deux ou trois blessures. C’est ça qui est ça. Je vais juste essayer de revenir l’an prochain et être meilleur. »

Le directeur général Jim Rutherford s’est cependant porté à la défense du centre de 30 ans obtenu notamment contre un choix de première ronde au repêchage (qui sera le 22e au total en juin à Dallas) et le gardien Filip Gustavsson, un ancien choix de deuxième ronde par Pittsburgh.

« Il a tenté de jouer malgré sa blessure et ça lui a rendu la vie difficile, il ne pouvait pas jouer comme il en est capable », a indiqué Rutherford.

Brassard avait aussi été blessé lors des séries du printemps dernier avec les Sénateurs, ce qui avait nécessité une opération à son épaule gauche. Cette fois, il n’aura pas besoin d’être opéré

En tant que troisième centre derrière Sidney Crosby et Evgeny Malkin, il a dû s’habituer à obtenir un temps de glace réduit, lui qui a joué en moyenne 13:29 minutes par partie lors des deux rondes des Penguins, contre Washington et Columbus.

« Lors des 12 minutes où j’étais sur la glace, j’essayais tout simplement de faire de mon mieux. J’ai eu une bonne conversation avec Sully (l’entraîneur-chef Mike Sullivan), j’ai bien aimé le temps que j’ai passé ici. Je vais tenter de revenir l’an prochain et obtenir un rôle plus important. C’était certes différent pour moi, mais j’étais prêt à faire n’importe quoi pour aider l’équipe à gagner des parties... J’étais un centre numéro deux à Ottawa comme à New York, mais je savais en venant ici que je ne serais pas le deuxième centre. Nous avons un bon club ici et j’aurais accepté de jouer cinq minutes par match pour gagner la coupe », a-t-il mentionné.

Brassard a déploré un peu le fait que sa blessure soit survenue à un bien mauvais moment, lors d’un match à Detroit à deux semaines de la fin du calendrier régulier. Il commençait tout juste à trouver ses repères avec Phil Kessel, qui lui avait été assigné comme ailier droit. En séries, ils n’ont cependant pas joué ensemble et Kessel a éprouvé des difficultés lui aussi, ne comptant qu’un seul but. Son ailier gauche Conor Sheary n’a récolté que deux passes, de son côté.

« J’ai bien aimé le jeu de Sheary, il est fort sur la rondelle. De l’autre côté, ça a changé souvent. C’est dommage parce qu’avant ma blessure, on s’était retrouvé pour quelques buts, Phil et moi. Mais il a surtout joué avec Malkin en séries. Ce sont des décisions d’entraîneur avec lesquelles je n’avais aucun problème. À ce temps-ci de l’année, c’est l’équipe qui est la plus importante, pas l’individu. C’est quelque chose que j’ai remarqué en arrivant ici », a-t-il ajouté.

Brassard ne dirait pas non à une mutation à l’aile afin de jouer sur un des deux premiers trios la saison prochaine, quand il écoulera la dernière année de son contrat, lui dont le salaire de 5 millions $ sera couvert en partie (2 M $) par les Golden Knights de Vegas.