En terrain ennemi, Bruce Cassidy prépare ses joueurs à affronter un adversaire motivé par une foule survoltée. Les Blues, eux, tenteront de ne pas se laisser emporter par leurs partisans.

Beaucoup de fébrilité à St-Louis en vue du troisième match

SAINT-LOUIS — La ville de Saint-Louis accueillera samedi un premier match de la finale de la Coupe Stanley en 49 ans. Le 5 mai 1970, les Blues encaissaient un revers de 6-2 face aux Bruins de Boston lors du deuxième match d’une série que Bobby Orr allait conclure avec un but en prolongation immortalisé par l’une des photos les plus célèbres de l’histoire de la LNH.

Après avoir gagné un premier match dans leur histoire en grande finale, égalant la série 1-1, les Blues voudront écrire une autre page d’histoire devant leurs partisans.

« Ce sera vraiment spécial de jouer devant les partisans des Blues, qui attendent ce moment depuis très longtemps », a admis l’attaquant David Perron, vendredi.

Les Blues savent toutefois garder leur calme, eux qui gisaient dans les bas-fonds du classement de la LNH en janvier. Ils ne sont plus qu’à trois victoires d’un premier titre dans l’histoire de l’équipe. Leur aréna était bondé lors des deux premiers matches, qui étaient diffusés sur l’écran géant. Il est difficile pour les joueurs de ne pas se laisser emporter par l’engouement.

« C’est une ville de hockey et les partisans ont vécu les hauts et les bas de l’équipe », a rappelé le centre Ryan O’Reilly.

De son côté, l’attaquant des Bruins Brad Marchand ne s’attend pas à être particulièrement intimidé ou impressionné par l’enthousiasme des partisans des Blues. « Chaque aréna a à peu près la même capacité. Peu importe où vous jouez en séries, vous vous attendez à ce que les partisans soient bruyants, a dit Marchand. Je m’attends à la même chose (samedi) et je ne m’inquiète pas trop des partisans. »

John Moore devrait remplacer le défenseur Matt Grzelcyk dans la formation des Bruins, samedi. Grzelcyk est soumis au protocole des commotions cérébrales et n’a pas accompagné l’équipe vers Saint-Louis. Moore l’a remplacé aux côtés de Connor Clifton lors de l’entraînement de vendredi.

« C’est pour ça que vous vous entraînez, que vous vous préparez, que vous prenez soin de vous, a dit Moore. Quand vous êtes envoyés dans la mêlée, vous devez faire votre travail. »

Patrice Bergeron a aussi raté l’entraînement de vendredi chez les Bruins, mais l’entraîneur Bruce Cassidy a confirmé qu’il sera en uniforme pour le troisième match.

Du côté des Blues, Vladimir Tarasenko était absent, mais il sera aussi à son poste, a confirmé l’entraîneur Craig Berube.

Berube devra toutefois trouver un remplaçant pour Oskar Sundqvist, alors que le seul joueur actif chez les Blues avec une bague de la coupe Stanley a été suspendu pour un match pour sa mise en échec à l’endroit de Grzelcyk lors du match numéro 2, mercredi.

Zach Sanford pourrait disputer un premier match depuis la première ronde. Berube n’a toutefois pas voulu confirmer la rumeur, notant que l’attaquant Robert Thomas, qui a raté le deuxième match en raison d’une blessure, pourrait effectuer un retour au jeu.

Ni l’un, ni l’autre ne sera en mesure de remplacer parfaitement Sundqvist, dont les qualités sont assez uniques chez les Blues.

« Il fait beaucoup de bonnes choses dans toutes les zones », a dit Berube au sujet de Sundqvist.

Sanford n’a pas joué depuis le troisième match de la série face aux Jets de Winnipeg, le 14 avril.

« Les gars qui ne jouent pas font un bon travail pour rester alertes, a dit Sanford. Nous patinons ensemble, nous nous entraînons. Mais ce n’est pas comme jouer un match. »

De son côté, Moore a de l’expérience en finale de la Coupe Stanley. Il portait les couleurs des Rangers de New York en 2014, quand ils ont perdu face aux Kings de Los Angeles.

« Il y a beaucoup de distractions à ce stade-ci des séries, a dit Moore. Personnellement, je suis probablement un peu plus mature et plus concentré sur mon travail. »