Artemi Panarin a récolté cinq points dans les deux premières rencontres de la séries contre les Capitals, dont le but qui a donné la victoire aux Blue Jackets dans le premier match.

Artemi Panarin, moteur des Blue Jackets

COLUMBUS — Artemi Panarin répond merveilleusement aux attentes depuis son acquisition par Columbus, l’été dernier. Franc-tireur redoutable et habile passeur, il est un marqueur des grandes occasions, qui élève le niveau de jeu de ses coéquipiers. Et qui peut amener son club loin en séries, espèrent les Jackets.

Panarin a épaté avec un but et quatre passes lors des deux gains à Washington, aidant Columbus à rentrer à la maison en avance 2-0, au premier tour. La série se poursuit mardi (19h30), au Nationwide Arena.

Panarin a fait mouche en prolongation en lever de rideau, jeudi. Il a échappé au défenseur Dimitry Orlov et, grâce à ses poignets rapides comme l’éclair, il a battu Philipp Grubauer avec un tir sec, au-dessus de l’épaule gauche.

«Très peu de joueurs peuvent marquer comme il l’a fait sur ce jeu-là», a dit l’entraîneur-chef des Capitals, Barry Trotz. «Il peut se créer une occasion à partir de rien», ajoute Orlov. «Il est fluide à ce point-là.»

Dimanche, Panarin a été complice d’un but égalisateur et de celui plaçant Columbus en avance 4-3, avant le but tardif de T.J. Oshie, des Capitals. Matt Calvert a toutefois fait gagner les Blue Jackets en prolongation.

Panarin a beaucoup aidé les Blue Jackets à se qualifier en séries, menant le club, et de loin, avec 27 buts et 82 points. Il s’agit de la saison la plus productive de l’histoire de l’équipe, pour les points. Il a aussi montré le meilleur différentiel de sa carrière (+ 23).

Sortir de l’ombre

Il a passé ses deux premières saisons dans la LNH avec les Blackhawks, jouant dans l’ombre de Patrick Kane. «Il m’a souvent aidé à marquer avec ses passes. Mais en même temps, j’en voulais plus. Je voulais avoir plus d’impact sur le résultat d’un match. Ici, j’ai trouvé ce que je cherchais», raconte le Russe de 26 ans. 

Recrue de l’année en 2015-2016, Panarin a été acquis des Blackhawks en juin dernier avec l’attaquant Tyler Motte, en retour de l’attaquant Brandon Saad et du gardien Anton Forsberg. «Je me suis inquiété pendant quelques jours», reconnaît Panarin. «Mais je me suis calmé en réalisant que c’était une bonne chose. J’ai compris que j’allais m’épanouir ici. Le plus important pour moi n’est pas l’argent, c’est tout l’aspect hockey.»

Et son jeu déteint sur ses compagnons de trio, Pierre-Luc Dubois et Cam Atkinson. Dubois a récolté 20 buts et 48 points en saison régulière, devenant la recrue la plus productive dans l’histoire de l’équipe. Atkinson a marqué deux fois dimanche, après 11 buts et 17 points à ses 12 matchs précédents.

Panarin empoche 6 millions $ par année et son contrat se termine après la saison 2018-2019. Il encaisserait beaucoup plus si les Jackets décidaient de le garder.

«Artemi peut vous donner la victoire avec un jeu exceptionnel, a dit son entraîneur-chef John Tortorella. «Pour aller au-delà d’un certain point en séries, vous devez avoir des gars qui se démarquent avec leur dynamisme. Ce n’est pas quelque chose que l’on enseigne : ils voient une opportunité et la convertissent.»