Alexandre Carrier est un des 12 défenseurs invités au camp des Predators de Nashville en prévision des séries de la LNH.
Alexandre Carrier est un des 12 défenseurs invités au camp des Predators de Nashville en prévision des séries de la LNH.

Alexandre Carrier de retour à Nashville

Près de quatre mois après avoir disputé son dernier match dans la Ligue américaine, Alexandre Carrier est de retour dans la Ligue nationale.

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau est arrivé à Nashville dimanche soir. Afin d’éviter une quarantaine obligatoire, il a traversé la frontière en voiture en compagnie de Sébastien Bordeleau, un autre ex-capitaine des Olympiques. Bordeleau a notamment joué avec le Canadien de Montréal et les Predators de Nashville dans la LNH avant de devenir un joueur vedette en Suisse. Aujourd’hui, il travaille au développement des joueurs chez les Preds.

La saison inusitée de l’ex-défenseur étoile des Olympiques se poursuit donc, mais Carrier a de la difficulté à décrire son état d’esprit.

«Il y a tellement de facteurs inconnus encore. Même ici, depuis que je suis arrivé, l’horaire a été modifié tous les jours. J’ai hâte de reprendre l’entraînement et de voir les gars. J’ai passé des tests lundi et mardi, mais j’attends encore les résultats pour obtenir l’autorisation d’aller au centre d’entraînement.»

Alexandre Carrier fait partie des 33 joueurs qui ont été rappelés en fonction d’un camp d’entraînement en prévision des séries éliminatoires de la LNH. Yakov Trenin, autre ancien membre des Olympiques, fait partie du groupe. Les deux ont connu une superbe saison avec les Admirals de Milwaukee dans la Ligue américaine. Ils ont aussi participé à quelques matches avec le grand club.

Le défenseur de 23 ans devrait être excité à la perspective de participer aux séries, mais les temps sont anormaux et il reste encore plusieurs étapes à franchir avant la relance de la LNH.


« Jouer au hockey, c’est une chose, mais la santé, c’est prioritaire. Si tout est bien fait et que les bulles sont respectées, on devrait pouvoir jouer, mais j’espère qu’il y aura des activités parce que trois mois à rester seul dans une chambre d’hôtel, ça va devenir long! »
Alexandre Carrier

«Je ne veux pas trop m’exciter. Les joueurs de la LNH sont dispersés à travers les États-Unis en ce moment. Bientôt, il faudra se rendre au Canada à Toronto ou Edmonton. Il faudra traverser la frontière et subir des tests quotidiens. Il y a beaucoup de logistique et il peut se produire tellement de choses. J’ai hâte de voir si nous allons vraiment reprendre les activités.»

Pour l’instant, les tests de Covid-19 n’ont pas été trop dérangeants chez les Predators.

«Ce sont des tests de salive avec une petite marge d’erreur. Si le test s’avère positif, on passera par le test plus intrusif dans le nez.»

12 défenseurs

Alexandre Carrier fait partie des 12 défenseurs au camp. Les Predators ont 33 joueurs. Le 13 juillet, ils devront soumettre une liste de 31 joueurs qui pourront se rendre à Edmonton ou Toronto. Après avoir gardé la forme pendant les quatre derniers mois, Carrier ignore encore dans quelle galère il vient de s’embarquer.

«Jouer au hockey, c’est une chose, mais la santé, c’est prioritaire. Si tout est bien fait et que les bulles sont respectées, on devrait pouvoir jouer, mais j’espère qu’il y aura des activités parce que trois mois à rester seul dans une chambre d’hôtel, ça va devenir long!»

Sacrifices

Si les Predators devaient faire un long chemin en séries, Carrier pourra revoir les membres de sa famille et sa conjointe seulement qu’à partir de la demi-finale. C’est un sacrifice pour tous les joueurs, mais quand il se compare, il se console.

«Notre gardien dans la Ligue américaine a un garçon de deux ans et sa femme est enceinte. Elle doit accoucher en septembre. Il pourrait rater tout ça. Ma situation est bien moins pire. Et puis, il y a quand même une coupe en jeu. Personne ne va vous demander comment vous l’aurez gagné cette coupe. À la fin, tu peux avoir ton nom inscrit sur la coupe pour toujours.»

Même si sa saison interminable pourrait se prolonger de trois mois, Carrier assure qu’il ne ressent pas encore de fatigue.

«La quarantaine a fait du bien à notre retour au Québec. J’ai pu me reposer, soigner quelques bobos tout en m’entraînant légèrement. Même si tout est arrêté depuis quatre mois, je n’ai pas vraiment vécu une saison morte. Je me suis gardé prêt. J’ai patiné au Québec plusieurs fois avant mon départ. Tant qu’à avoir gardé la forme pendant tout ce temps, j’aimerais bien avoir l’occasion de jouer, mais avant, il faudra voir si ça va vraiment repartir.»

Les Predators tiendront leur camp à Nashville du 13 au 26 juillet. Le début des séries est prévu pour le 1er août.