Une autre équipe de la LNH a demandé la permission de parler à Alain Vigneault ce printemps, avant qu’il n’accepte l’offre des Flyers de Philadelphie cette semaine.

Alain Vigneault vise une coupe avec les Flyers

Une autre équipe de la LNH a demandé la permission de parler à Alain Vigneault ce printemps, avant qu’il n’accepte l’offre des Flyers de Philadelphie cette semaine.

L’entraîneur de carrière originaire de Gatineau n’a pas voulu dire lors d’une conférence téléphonique avec des médias québécois de quelle formation il s’agissait (Buffalo ? Los Angeles ? Edmonton ?). Une chose est à peu près certaine à la lumière des critères qu’il avait établis pour reprendre le collier derrière un banc, c’est qu’il n’y avait aucune chance qu’il fasse un retour avec les Sénateurs d’Ottawa, l’équipe avec laquelle il a fait ses premiers pas dans le circuit Bettman comme adjoint en 1992.

Les Flyers répondaient aux trois critères qu’il s’était fixés pour accepter de reprendre le boulot après une année sabbatique – aux frais des Rangers de New York, son dernier employeur.

Vigneault recherchait une équipe qui a les éléments nécessaires pour avoir une chance de gagner une coupe Stanley dans un avenir rapproché, un directeur général qui est sur la même longueur d’onde que lui et une organisation de première classe ayant les moyens de réaliser ses aspirations.

« Dans ce qui manque à ce qu’on dit en anglais mon bucket list ; deux fois je suis allé en finale (avec New York et Vancouver), mais il me manque une coupe Stanley. Je pense vraiment, après avoir analysé la situation ici, que dans un avenir rapproché, on a une bonne chance de pouvoir gagner la coupe Stanley », a indiqué Vigneault jeudi, lui qui a rencontré la presse sur Broad Street pour la première fois, après avoir participé pendant trois jours à une rencontre des dirigeants de l’équipe nationale du Canada, dont il sera l’entraîneur au prochain Championnat mondial en Slovaquie.

Les Flyers, qui ont Chuck Fletcher comme nouveau directeur général, ont de la marge de manœuvre sous le plafond salarial afin d’améliorer un club qui a raté les séries par 16 points cette saison, et leurs propriétaires (la compagnie Comcast) ont les poches creuses, le contrat de 25 millions $ pour cinq ans qu’ils lui ont consenti n’en étant qu’un exemple.

« Avec la parité qu’il y a maintenant au niveau de la Ligue nationale, ça prend un engagement total de la part des propriétaires pour être en mesure d’avoir, à mes yeux, une chance de gagner. Après avoir parlé avec (le président) Paul Holmgren et Chuck, il n’y a aucun doute que cet engagement-là, on l’a ici à Philadelphie », a-t-il souligné en comparant les Flyers aux trois organisations « de première classe » avec lesquelles il a travaillé au cours de sa carrière, le Canadien, les Canucks et les Rangers.

C’est évidemment pas mal moins évident du côté de Sénateurs en reconstruction, qui ont procédé à une vente de feu au cours de la dernière année.

Après avoir bénéficié de la présence de gardiens de premier plan comme Roberto Luongo et Henrik Lundqvist à Vancouver et New York, Vigneault aura cette fois un jeune gardien numéro un, Carter Hart, à développer. Il aura l’occasion de se familiariser avec lui au Championnat mondial, justement.

Reste à voir s’il pourra aussi compter sur les services du capitaine des Flyers Claude Giroux. « Je l’ai contacté pour me présenter surtout, je ne le connaissais pas personnellement à part que j’ai été entraîneur des Olympiques et qu’il a joué pour eux (plus tard). Tout ce que j’ai entendu à son sujet est qu’il a une passion pour gagner », a-t-il indiqué.