À son retour à St. Louis, le Sherbrookois David Perron vit encore de grandes émotions avec les Blues en séries.

« On a encore beaucoup d’énergie » - David Perron

David Perron y croit. Soulever la Coupe Stanley demeure son rêve ultime et le hockeyeur de Sherbrooke s’y approche encore une fois. La bonne nouvelle : l’attaquant estime que les Blues de St-Louis ont encore l’énergie nécessaire pour se rendre jusqu’à la fin.

Après avoir vu ses Golden Knights de Vegas atteindre la finale de la Coupe Stanley à la surprise de tous l’an dernier, David Perron flirte encore avec le précieux trophée en espérant faire une fois de plus longue route sur le chemin menant aux grands honneurs.

« Si l’on m’avait dit au début de la saison que notre équipe allait connaître ce parcours en fin d’année, j’aurais été le premier étonné. On a connu une excellente deuxième moitié de saison. On a éliminé deux grosses équipes. Même après avoir battu les Predators de Nashville et les Stars de Dallas, on a encore beaucoup d’énergie », a expliqué le numéro 57 des Blues de St. Louis.

Son but gagnant au match 6 contre les Stars a certes donné un bon coup de main à son club, mais aussi ses six points en 13 matchs malgré sa récente blessure à la tête.

« Dernièrement, je joue avec Ryan O’Reilly et il me donne beaucoup d’occasions de marquer. Je crois avoir dirigé 15 tirs au but lors du dernier match. L’an dernier, j’avais aussi connu de bonnes séries avec Vegas, encore une fois malgré une blessure. Les matchs cette année en séries sont spectaculaires et on joue du hockey inspiré. »

La voie est libre

Grâce à une victoire contre l’Avalanche du Colorado, les Sharks de San Jose ont atteint le carré d’as et se mesureront aux Blues lors de la finale de l’Ouest.

« On dit que l’élimination hâtive de plusieurs équipes de haut de classement a fait en sorte d’ouvrir la voie aux autres équipes qui n’étaient pas nécessairement pressenties pour gagner la coupe. Mais il ne faut surtout pas oublier à quel point les Bruins de Boston forment une bonne équipe, tout comme les Sharks de San Jose. On ne doit pas non plus sous-estimer les Hurricanes de la Caroline, qui ont tout de même éliminé les Capitals de Washington et ensuite les Islanders de New York en quatre matchs », estime David Perron.

Le Sherbrookois croit surtout que la parité présente dans la LNH donne une chance à tous de gagner la coupe.

« Même la première ronde est difficile à passer. Il n’y a pas un grand écart entre les équipes de milieu de classement et celles de haut de classement. Quand on pense qu’il n’y a que trois petites victoires de différence sur 82 matchs, ce n’est pas beaucoup. Et avec le nouveau format du classement pour les séries, avec les équipes repêchées, c’est bien différent. »

Jouer avec émotion

Avec toute cette magie qui entourait les Golden Knights la saison dernière, il était facile pour David Perron et ses coéquipiers de trouver la motivation nécessairement pour être à leur mieux à tous les matchs.

Selon lui, ce sera cette fois la clef pour achever le travail déjà bien amorcé.

« On refuse de se projeter trop loin dans l’avenir en imaginant notre équipe atteindre la finale ou même gagner la Coupe Stanley. On garde le focus sur le premier match de la finale de conférence (samedi) contre les Sharks. »

Perron admet aussi que la tenue de son gardien Jordan Bennington est inspirante pour l’ensemble de l’équipe.

« De la façon dont il se positionne devant son filet, Jordan ne concède pas beaucoup de trous. Il est difficile à battre durant les entraînements parce qu’il ne nous laisse aucune faille. Durant les matchs, surtout en séries, le temps de réaction est moins grand donc je n’ose même pas imaginer comment il doit bien couvrir ses angles et qu’il est dur à affronter. Puis il est tellement calme devant son filet pour une recrue. Il suffit de voir sa réaction après le but de Pat Maroon lors de la deuxième prolongation du septième match contre les Stars pour comprendre à quel point il n’est pas trop nerveux! C’était comme si l’on venait simplement de gagner le match numéro 45 de la saison... » résume Perron.