La première finale de Francis Charron

LNH

La première finale de Francis Charron

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Andy Van Hellemond, Don Koharski et Kerry Fraser sont des grands noms de l’arbitrage dans la Ligue nationale de hockey.

Ces «zébrés» d’une autre époque avaient respectivement 29, 30 et 33 ans lorsqu’ils ont atteint le sommet de leur profession, être retenus pour travailler lors de la finale de la coupe Stanley.

Le Gatinois Francis Charron s’est rapproché de ces légendes quand il a été d’office pour le premier match de la finale entre les Stars de Dallas et le Lightning de Tampa Bay, samedi dernier. À 37 ans, il est le plus jeune à arbitrer des parties de la finale depuis Chris Rooney, qui avait le même âge en 2012.

Il y est parvenu à sa 10e saison à temps plein dans le circuit Bettman, lui qui a fait le saut chez les professionnels en 2009 après avoir brûlé les étapes dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, étant sélectionné pour trois coupes Memorial et trois championnats mondiaux junior.

Dans sa bulle d’Edmonton comme auparavant à celle de Toronto, la LNH ne permet pas à ses officiels d’accorder des entrevues aux médias, donc il n’a pas été possible de parler à Charron de cette grande étape de sa carrière qui compte 481 matches de saison régulière et 48 de séries, avec le quatrième match de vendredi.

Mais ceux qui l’ont connu à ses débuts comme arbitre en Outaouais et au Québec en ont long à dire à son sujet.

«C’est une fierté pour notre programme d’officiels (au Québec). On a quand même plusieurs officiels qui ont atteint la LNH, mais atteindre la ronde ultime, c’est assez spécial. Surtout avec l’expérience qu’il a, si je compare aux autres, ce sont pas mal tous des gars qui ont des feuilles de route pas mal plus longues que Francis», estime Serge Carpentier, un ancien juge de lignes de la LHJMQ qui est maintenant superviseur en chef des arbitres au niveau midget AAA.

«C’est assez exceptionnel. Francis, si tu le comparais à un joueur, c’est un joueur de première ligne. Il y en a plusieurs qui sont là depuis 10, 15 ou 20 ans qui n’ont jamais fait la coupe Stanley et ne la feront jamais», ajoute-t-il.
Les quatre autres arbitres retenus pour la finale sont effectivement très expérimentés : c’est la huitième finale de Wes McCauley (à sa 17e saison), la septième de Kelly Sutherland (20e), la cinquième de Dan O’Rourke (21e) et la troisième de Steve Kozari (15e).

Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Briller au pays du football

Espace LNH

Briller au pays du football

ESPACE LNH / «C’est un peu plate », commence Guy Carbonneau, au bout du fil.

L’ancien hockeyeur et ancien entraîneur se réjouit de voir son ancienne équipe en finale de la coupe Stanley.

Au Québec, Carbo, c’est surtout l’ancien capitaine du Canadien de Montréal qui a remporté le trophée Frank-Selke à trois occasions.

On ne peut pas oublier, toutefois, qu’il a passé les cinq dernières saisons dans l’uniforme des Stars de Dallas.

Il a remporté sa troisième – et dernière – coupe Stanley avec eux, en 1999.

« Dallas garde une place de choix dans mon cœur », confie-t-il.

« Mes deux filles vivent toujours là-bas. »

Carbonneau était content, donc, de voir son ancienne équipe remporter le trophée Clarence-Campbell, à titre de championne de l’Association Ouest.

Les Stars n’avaient pas pris part à la finale depuis le printemps 2000. S’il trouve la situation « un peu plate », c’est que tout se passe sous une bulle, à Edmonton.

« C’est le fun de les voir là-bas, mais je trouve ça bien malheureux, la situation dans laquelle on se trouve. Si les matches étaient joués à Dallas plutôt qu’à Edmonton, les gens seraient capables d’en profiter davantage. Les vrais supporters des Stars, à Dallas, sont en train de rater une belle expérience. »

Tout est plus gros au Texas, selon l’expression consacrée.

C’est vrai, entre autres, dans le monde du sport.

« Au Texas, les gens sont maniaques de sport », dit Carbonneau.

Surtout de football, en fait.

Les Cowboys occupent le haut de la pyramide depuis toujours. « Ils sont aussi populaires que le Canadien au Québec. »

« C’est le fun. Quand tu te promènes, le dimanche, tout le monde ne pense qu’à la NFL. Les Cowboys, c’est l’équipe numéro un, mais les Packers et les 49ers ont des fans, aussi. Tout le monde porte des couleurs de son équipe. Chaque groupe de partisans a son petit bar. »

Lafrenière ne tient rien pour acquis, mais a hâte de côtoyer Panarin

LNH

Lafrenière ne tient rien pour acquis, mais a hâte de côtoyer Panarin

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Alexis Lafrenière sait depuis environ six semaines que les Rangers de New York auront le premier droit de parole lors du repêchage de la LNH, mais il nie avoir déjà tissé un lien d’appartenance avec l’équipe qui devrait le sélectionner au premier rang, à moins d’une surprise colossale.

Lafrenière est considéré comme le meilleur espoir par à peu près tous les spécialistes du repêchage, mais il préfère attendre d’entendre son nom être prononcé par le directeur général Jeff Gorton avant de se voir dans l’uniforme des Rangers.

«Il n’y a rien de confirmé. Tant que je ne le saurai pas vraiment, je ne veux pas créer de lien», a dit Lafrenière jeudi, dans le cadre d’une visioconférence avec les meilleurs espoirs admissibles au repêchage.

Lafrenière a pourtant bien étudié la formation des Rangers au cours des dernières semaines. Il l’a qualifiée de jeune et prometteuse.

Le natif de Saint-Eustache a particulièrement hâte de pouvoir côtoyer l’ailier Artemi Panarin, auteur de 95 points en 69 rencontres la saison dernière.

«Il est l’un des meilleurs joueurs de la LNH et ce serait spécial de jouer avec lui, d’apprendre de lui au quotidien en le regardant à l’entraînement, lors des matchs et aussi hors de la patinoire», a dit Lafrenière.

Lafrenière a noté avoir eu une seule rencontre avec les Rangers, le 11 août, au lendemain de la loterie de la LNH.

Une soirée pas comme les autres

Quand Lafrenière entendra son nom être annoncé par Gorton ou le représentant d’une autre équipe le 6 octobre, il ne montra pas sur une scène pour serrer la main au commissaire de la LNH, Gary Bettman, et aux membres de la direction de l’équipe qui l’a choisi. Le repêchage se déroulera plutôt en ligne, avec la présentation des rondes 2 à 7 le lendemain de la première ronde.

Lafrenière a souvent répété au cours des derniers mois qu’il était résigné à ne pas vivre ce moment spécial. Il a admis ressentir une certaine déception, jeudi. Après tout, les espoirs rêvent de ce moment depuis longtemps.

«Je ne vais pas pouvoir monter sur la scène, mais je vais plutôt passer la journée avec ma famille et mes amis, a noté l’attaquant du Spirit de Saginaw Cole Perfetti. Ce sera une soirée unique.»

En temps normal, les meilleurs espoirs sont aussi invités à assister à la finale de la Coupe Stanley en juin, à quelques semaines du repêchage. Pandémie oblige, les joueurs sont restés loin d’Edmonton, où le Lightning de Tampa Bay croise le fer avec les Stars de Dallas.

«J’ai grandi en suivant le camp d’évaluation physique et le repêchage, tout ne s’est pas déroulé comme je l’imaginais dans ma tête», s’est exclamé Perfetti, classé cinquième meilleur patineur nord-américain par la Centrale de recrutement de la LNH.

«La situation évolue constamment en ces temps incertains, il faut suivre la vague sans trop s’en faire», a-t-il ajouté.

Mettre ses bottes de travail

La longue attente avant le repêchage et l’incertitude concernant la reprise des activités au niveau junior ont permis aux espoirs de poursuivre leur préparation pour atteindre un jour la LNH.

Le clan Lafrenière a déjà annoncé que le joueur par excellence des deux dernières saisons dans la Ligue canadienne de hockey ne sera pas de retour avec l’Océanic de Rimouski cet hiver. Lafrenière s’entraîne donc avec son préparateur physique Stéphane Dubé dans la région de Montréal.

«Je suis un gars qui aime jouer des matchs, faire face à la compétition, mais je m’entraîne beaucoup, sur la glace et au gymnase», a dit Lafrenière, qui côtoie quelques joueurs professionnels à l’entraînement.

«J’ai voulu profiter de ces trois mois de plus avant le repêchage pour gagner du poids et travailler sur mon coup de patin, a ajouté l’attaquant des Wolves de Sudbury Quinton Byfield, qui est classé deuxième meilleur patineur nord-américain. J’ai aussi célébré mon anniversaire. Je suis plus vieux d’un an!»

De son côté, Lafrenière célébrera son 19e anniversaire de naissance le 11 octobre. Les Rangers lui auront peut-être envoyé un chandail en cadeau quelques jours plus tôt.

Rossi, encore plus en forme qu’avant

LNH

Rossi, encore plus en forme qu’avant

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Jack Quinn a vu les vidéos, comme tout le monde.

Ce printemps, Marco Rossi a partagé, dans les réseaux sociaux, des vidéos où on le voit se défoncer à l’entraînement.

Dans ces vidéos, Rossi accomplit des choses assez spectaculaires.

«C’est complètement fou, ce qu’il fait. Moi, quand je m’entraîne, je fais les choses un peu différemment. Je travaille fort, moi aussi! Mais... Je dois reconnaître que Marco est impressionnant.»

Repêchage de la LNH: un défenseur au cinquième rang?

LNH

Repêchage de la LNH: un défenseur au cinquième rang?

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
On sait que les Sénateurs repêcheront un attaquant, au troisième rang, avec le choix des Sharks de San Jose.

Avec leur propre choix de première ronde, le cinquième au total, pourraient-ils se tourner vers un défenseur?

Jamie Drysdale et Jake Sanderson ont participé aux visioconférences des plus beaux espoirs, jeudi.

Ils n’avaient pas l’air complexés de se retrouver parmi tous ces doués joueurs d’avant.

«Je connais mon style. Je suis avec intérêt les séries éliminatoires de la coupe Stanley. Il est pas mal difficile d’ignorer les performances des trois jeunes défenseurs. Miro Heiskanen, Cale Makar et Quinn Hughes ont fait des ravages. Heiskanen n’a pas fini, encore. Ils sont pas mal beaux à voir», a commenté Drysdale.

Kings ou Sénateurs: Byfield et Stützle ne se mouillent pas

LNH

Kings ou Sénateurs: Byfield et Stützle ne se mouillent pas

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Les Sénateurs d’Ottawa et les Kings de Los Angeles ont fait leurs devoirs en ce qui a trait aux espoirs numéros deux et trois en vue du prochain repêchage, Quinton Byfield et Tim Stützle.

Si les deux espoirs de 18 ans ont une préférence entre la capitale nationale ou le soleil de la Californie après s’être prêté à de multiples entrevues via Zoom avec les dirigeants des deux clubs, ils l’ont bien caché jeudi lors d’une visioconférence organisée par la LNH à l’approche de l’encan des 6 et 7 octobre prochains.

«Je n’ai pas de contrôle sur le repêchage. Je ne sais pas ce qui se passe, les équipes vont décider. J’essaie juste de faire ce que je fais sur la glace lors des matches, travailler fort en dehors de la patinoire. On va voir ce qui va arriver», a répondu Stützle lorsqu’interrogé à ce sujet par le Droit.

Draisaitl gagne le trophée Hart et le trophée Ted Lindsay

LNH

Draisaitl gagne le trophée Hart et le trophée Ted Lindsay

La Presse Canadienne
EDMONTON - L'attaquant des Oilers d'Edmonton Leon Draisaitl a réussi un doublé en gagnant le trophée Hart et le Trophée Ted Lindsay, lundi soir.

À l'origine prévue à Las Vegas, la remise des trophées de la LNH s'est plutôt tenue à Edmonton. Draisaitl n'a cependant pas été dérangé par ce changement de programme, devenant le sixième joueur différent à réussir ce doublé au cours des sept dernières années.

Opportuniste, le Lightning crée l’impasse 1-1 en finale

LNH

Opportuniste, le Lightning crée l’impasse 1-1 en finale

Dean Bennett
La Presse Canadienne
EDMONTON - Le Lightning de Tampa Bay a retrouvé son aplomb en avantage numérique et ce fut suffisant pour vaincre les Stars de Dallas 3-2, lundi soir, lors du deuxième match de la finale de la Coupe Stanley.

Brayden Point et Ondrej Palat ont touché la cible en supériorité numérique et le Lightning a marqué trois buts dans les 16 premières minutes de la rencontre avant de tenir le coup pour l’emporter.

La série est maintenant égale 1-1 et le troisième duel aura lieu mercredi soir.

L’avantage numérique du Lightning a pointé au cinquième rang de la LNH cette saison, avec 23,1 % de réussite, mais en séries, avant le match de lundi, il n’avait pas marqué à ses 14 dernières tentatives.

Point a indiqué que les succès de cet affrontement n’étaient pas un soulagement parce que le Lightning ne s’était pas inquiété de la récente disette avec un joueur en plus.

«Nous sommes restés positifs, a déclaré Point. Nous avons continué dans la même veine ce soir. Nos passes étaient vives et Nikita (Kucherov) a effectué de très beaux jeux.»

Kucherov, le meneur au chapitre des points en séries, et le défenseur Victor Hedman ont obtenu une mention d’aide lors des deux buts en avantage numérique.

En milieu de première période, Hedman et Kucherov ont amorcé un tic-tac-toe que Point a concrétisé grâce à un tir par-dessus la mitaine du gardien des Stars Anton Khudobin.

Trois minutes plus tard, Palat a été le bénéficiaire d’une superbe passe transversale de Kucherov avant de déjouer Khudobin.

Moins d’une minute après ce but, le défenseur du Lightning Kevin Shattenkirk a décoché un tir de la ligne bleue qui s’est faufilé à travers la circulation et qui a terminé son élan dans le filet.

Andrei Vasilevskiy a stoppé 27 des 29 tirs dirigés vers lui et il a signé une 15e victoire en séries, incluant le tournoi à la ronde.

Joe Pavelski et Mattias Janmark, avec son premier but des séries, ont répliqué pour les Stars. Khudobin a conclu la partie avec 28 arrêts.

Pénalités

Janmark a dit que les pénalités et les buts en avantage numérique ont fait la différence.

«C’est là que nous avons perdu le match aujourd’hui, a-t-il affirmé. Nous ne sommes pas sortis comme nous le voulions pendant la majorité de la première période. Ils ont été meilleurs alors nous pouvons dire qu’ils ont mérité ces avantages numériques. Nous devons être meilleurs et plus disciplinés.»

Le Lightning a dominé les Stars 14-6 au chapitre des tirs au premier engagement, mais a été dominé 18-5 au deuxième vingt.

La formation de Dallas s’est inscrite au pointage quand un lancer flottant de John Klingberg a été dévié par Pavelski, qui bataillait avec le défenseur Ryan McDonagh pour la position devant le filet.

Il s’agissait du 10but des séries de Pavelski, un sommet chez les Stars.

Moins de six minutes plus tard, les Stars ont également montré leur savoir-faire quand Janmark a mis la touche finale à une belle passe de Klingberg. Janmark n’a eu qu’à rediriger la rondelle dans le filet même s’il était aux prises avec Shattenkirk.

Même s’ils ont retiré Khudobin en faveur d’un joueur supplémentaire en fin de match, les hommes de Rick Bowness n’ont pas été en mesure de forcer la tenue d’une prolongation.

Le Lightning est en quête de la deuxième coupe Stanley de son histoire et d’une première depuis 2004. Les Stars sont dans la même situation, après avoir remporté leur seule coupe Stanley en 1999.

Borowiecki a eu le «baiser de la mort»

Sénateurs

Borowiecki a eu le «baiser de la mort»

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Quand Pierre Dorion a dit l’hiver dernier qu’il souhaitait faire de Mark Borowiecki un «Sénateur à vie», il aurait fallu se douter que ses jours avec l’équipe de son patelin d’Ottawa étaient comptés.

Le d.g. du club de la capitale dans la LNH avait dit la même chose auparavant au sujet de Jean-Gabriel Pageau et d’Erik Karlsson, qui ont ensuite été expédiés sous d’autres cieux parce que leurs demandes salariales selon le marché étaient trop élevées.

Le Lightning à la recherche d'une étincelle

LNH

Le Lightning à la recherche d'une étincelle

John Wawrow
Associated Press
Blake Coleman et le Lightning de Tampa Bay savent très bien qu'ils ne peuvent se permettre un autre lent début de match s'ils souhaitent éviter de se retrouver en mauvaise posture en finale de la Coupe Stanley face aux Stars de Dallas.

Le Lightning a représenté la meilleure offensive de la LNH lors d'une troisième saison de suite cet hiver, mais il semble maintenant avoir des ennuis à générer une étincelle en début de match. Le Lightning n'a pas mené en temps réglementaire à ses trois dernières rencontres et a accordé le premier but lors de ses six derniers matchs.

BriseBois, le brillant architecte

Hockey

BriseBois, le brillant architecte

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Guy Boucher et Julien BriseBois ont commencé à travailler ensemble à l’automne 2009. Boucher était l’entraîneur-chef des Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue américaine. En tant que directeur général associé du Canadien de Montréal, BriseBois était son superviseur immédiat.

Dans leurs conversations quotidiennes, BriseBois posait presque toujours la même question.

Qu’est-ce que je peux faire pour toi, aujourd’hui ?

« Si je lui sortais une idée, je pouvais être certain d’une chose. Dans les cinq minutes qui suivaient notre conversation, il se mettait à chercher des façons de m’aider », raconte Boucher.

En tant que directeur général du Lightning de Tampa Bay, BriseBois est aujourd’hui l’architecte d’une des puissances de la LNH.

« Moi, j’ai toujours aimé innover. Avec Julien, il n’y a pas de solutions farfelues. Il n’y a rien d’inaccessible. C’est un gars comme ça. Il s’informe de tout, il s’informe de tout le monde. Il est au parfum de tout ce dont son personnel a besoin. La question qu’il me posait, chaque jour, c’est une question en or. Ce n’est pas donné à tout le monde, dans notre société. C’est encore plus remarquable pour une personne qui travaille dans la LNH. »

L’exigeant Kucherov

Hockey

L’exigeant Kucherov

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
«Il sera l’un des meilleurs joueurs de la Ligue, il est bon à ce point-là!» Déjà, en 2012, Mikhail Grigorenko ne tarissait pas d’éloges à l’endroit de son coéquipier de l’époque avec les Remparts Nikita Kucherov, qui n’avait pourtant pas encore disputé un seul match dans la LHJMQ. Allez savoir, il aurait peut-être tenu le même discours si on lui avait demandé de prédire l’avenir de son compatriote russe dans la LNH.

Sélectionné au 43e rang du repêchage européen de 2012 parce qu’il était blessé à une épaule, Kucherov n’a finalement joué que six matchs avec les Remparts et une seule saison dans le circuit Courteau. Patrick Roy l’avait échangé aux Huskies de Rouyn-Noranda en raison d’un surplus de joueurs européens.

«Nick Sorensen avait une clause de non-échange, et il avait été catégorique à l’effet que si on l’échangeait, il retournait en Suède. On n’avait pas eu d’autre alternative que de laisser partir Kucherov. Le pire, c’est que j’avais été obligé de supplier André Tourigny de venir le chercher. Je lui disais, “voyons André, c’est vraiment un bon joueur”. La preuve, c’est lui qui nous a battus dans les séries, cette année-là. Je l’ai adoré, il était tellement une bonne personne. Il venait nous voir et prenait des notes avec son cellulaire. Je ne suis pas surpris qu’il soit l’un des meilleurs joueurs de la LNH», raconte l’entraîneur-chef des Remparts.

Tourigny, lui, n’oubliera jamais les quelques mois passés en compagnie du numéro 86 du Lightning, notamment au Championnat mondial junior.

«Je faisais partie du groupe d’entraîneurs d’Équipe Canada. Lui, il représentait la Russie et son équipe avait battu la nôtre lors du match pour la médaille de bronze. J’étais allé le chercher à l’aéroport à son retour au pays, et dans l’auto, il me décrivait chaque match du tournoi. Il se souvenait de toutes ses présences, des joueurs qui étaient utilisés contre lui, etc.. Son analyse m’a permis de comprendre à quel point il est intelligent, il y avait trop de détails et un entraîneur n’avait pas pu lui fournir toutes ces informations», rappelle celui qui a été l’adjoint de Roy avec l’Avalanche du Colorado et qui dirige maintenant les 67 d’Ottawa (OHL).

Tourigny n’a dirigé Kucherov qu’en 2012-2013, les Huskies s’inclinant en demi-finales de la LHJMQ après avoir éliminé les Remparts.

«À Rouyn, j’ai réalisé à quel point il était exigeant envers lui-même, il ne se pardonnait jamais ses erreurs. Un soir, je voulais l’utiliser dans les tirs de barrage, mais il ne voulait pas y aller. Il disait qu’il ne le méritait pas! Pourquoi un gars comme “Kuchie” réussit-il à se hisser parmi les meilleurs au monde? Il s’améliore constamment parce qu’il est prêt à mettre les efforts nécessaires.»

Inspirant Gourde

Hockey

Inspirant Gourde

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Yanni Gourde a déjà dit qu’il n’aurait jamais atteint la LNH s’il n’avait pas d’abord croisé Benoît Groulx, à Syracuse, dans la Ligue américaine.

Groulx est plus humble.

« Souvent, les carrières démarrent dans des concours de circonstances », dit l’entraîneur.

Gourde avait déjà passé cinq années dans les mineures quand il a rencontré Groulx, à l’automne 2016.

« Au début de la saison, Yanni était l’ailier gauche de notre quatrième trio. On avait un club d’expérience qui avait beaucoup de profondeur », raconte-t-il.

« À Tampa, il y avait plein de blessés. Le Lightning devait constamment rappeler des joueurs de notre club. Dans la Ligue américaine, nous n’avons pas eu le choix d’ajuster le tir. Nous avons muté Yanni dans le trio de Cory Conacher. Sans le savoir, on venait de former le meilleur duo de toute la Ligue américaine ! » Éventuellement, Gourde a été rappelé par le grand club. Il a trouvé un moyen de s’accrocher.

« Le crédit lui revient. Il a performé. Il s’est amélioré pour les faceoffs. Il s’est amélioré en défensive. Il a persévéré, surtout. Il aurait pu se décourager parce que plusieurs autres joueurs ont été rappelés avant lui. » L’histoire de Gourde pourrait éventuellement inspirer un autre attaquant québécois qui cherche à se faire une place au soleil. Après avoir passé une saison complète dans la LNH, en 2018-19, Mathieu Joseph a été obligé de retourner dans les mineures. « J’ai toujours confiance en Mathieu », dit Groulx.

« On ne parle presque jamais de ça, mais les joueurs qui se trouvent sur la ligne, entre la LNH et la Ligue américaine, ils ont de la pression. Il n’est pas facile de garder confiance en ses moyens, quand on joue huit ou neuf minutes par soir. »

« Quand Mathieu est revenu chez nous, on a parlé. Je lui ai dit d’arrêter de penser au prochain coup de fil dans lequel il apprendra qu’il sera rappelé. Il a bien travaillé, il a obtenu des chances à profusion, il est redevenu un de nos meilleurs attaquants. » « Il a fait un pas vers l’arrière pour en faire deux vers l’avant. »

Radulov toujours adoré à Québec

Hockey

Radulov toujours adoré à Québec

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Sans le savoir, Alexander Radulov a permis à Patrick Roy de développer l’une de ses marques de commerce derrière le banc. À l’époque où il portait les couleurs des Remparts de Québec, de 2004 à 2006, l’attaquant des Stars de Dallas prolongeait tellement ses présences sur la patinoire qu’il a forcé le Diable rouge en chef à trouver une façon de le faire rentrer au banc.

Si Roy ne l’a jamais empêché de célébrer ses nombreux buts en utilisant son bâton comme le fait un chevalier en rangeant son épée dans son étui, il ne pouvait pas accepter que le célèbre numéro 22 des Remparts reste sur la glace trop longtemps.

«La seule affaire qui me dérangeait, c’est lorsqu’il faisait des présences de deux minutes sur la patinoire. Là, je vous dire que le sifflet r’volait pas mal. Il n’aimait pas ça, mais il a fini par dire : “OK, j’ai compris…” D’ailleurs, je pense que c’est à partir de ce moment que j’ai développé mon habitude de siffler, je n’étais pas capable de le ramener au banc», raconte l’entraîneur-chef des Remparts.

Dans les hauteurs du Centre Vidéotron, le numéro 22 de Radulov accompagne ceux d’autres immortels des Remparts, comme Guy Lafleur, André Savard, Guy Chouinard, Réal Cloutier, Simon Gagné et Marc-Édouard Vlasic. Les amateurs sont tombés amoureux de «Radu» dès sa première saison au Colisée Peps, en 2004. Il allait totalement dominer le hockey junior canadien à sa deuxième, remportant à peu près tous les honneurs, comme la Coupe Memorial et les titres de joueur le plus utile de la LHJMQ de l’année de la LCH avec sa récolte de 152 points. Tout juste avant d’aboutir à Québec via le neuvième choix au repêchage international de 2004, il avait été un choix de première ronde (15e) des Predators de Nashville.

Charisme et intensité

«Il a permis aux Remparts de se rendre jusqu’au sommet. Tout le monde l’adore, encore aujourd’hui. Il a toujours eu du charisme, il avait beaucoup d’intensité et beaucoup de caractère, il est toujours présent dans les moments importants et rend les autres meilleurs autour de lui», notait-il à propos de l’ancien du Canadien. 

Avant de le repêcher, Roy avait visionné des séquences de jeu de Radulov. Sa bonne relation avec l’agent Jay Grossman avait favorisé sa sélection et sa venue à Québec avec le regretté Gennady Churilov.

«Je ne savais pas qu’il serait aussi dominant, mais tous les rapports qu’on avait sur lui étaient élogieux. Nous avions fait une transaction pour repêcher un peu plus haut au repêchage européen, mais à l’époque, quand tu ciblais un joueur, tu finissais par l’avoir.»

Que ce soit Radulov, Nikita Kucherov ou Jonathan Audy-Marchessault, qui ont tous atteint les demi-finales de la LNH, Roy se réjouit de voir qu’ils ont tous porté les couleurs des Remparts.

«J’en suis fier, je trouve même qu’on [la Ligue] ne les met pas assez en valeur. On devrait crier haut et fort que ces joueurs ont été développés chez nous, comme le font les équipes universitaires aux États-Unis, ça pourrait avoir un impact sur ceux qui hésitent entre la LHJMQ et la NCAA. Mais le talent ne fait pas foi de tout, ça prend aussi du travail et de la persévérance.»

Radulov n’est pas l’unique produit des Stars à provenir de la LHJMQ, puisque l’entraîneur-chef par intérim Rick Bowness fut un ancien joueur des Remparts de 1972 à 1974. Un passage plus discret que celui de Radulov qui n’enlève rien à sa longue carrière comme entraîneur-chef, associé ou adjoint.

Beauvillier, déjà un modèle

Sports

Beauvillier, déjà un modèle

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — En 18 ans de carrière dans la LHJMQ, Claude Bouchard a dirigé son lot de joueurs vedettes. Une poignée a réussi à se frayer un chemin jusqu’à la grande ligue. Du nombre, Anthony Beauvillier fait partie d’un club très rare.

«Tu diriges les gars dans le junior, tu fais des projections. Des fois tu vois juste, des fois tu te trompes. La ligne est tellement mince entre les gars qui graduent et ceux qui n’y arrivent pas. Dans le cas d’Anthony, je me doutais bien qu’il allait passer. Quand un gars performe de plus en plus au fur et à mesure que les séries avancent, c’est signe qu’il est spécial. C’est ce que j’avais vu de lui au printemps 2016 alors qu’on s’était rendu en finale.»

Roy, le guerrier fiable

Hockey

Roy, le guerrier fiable

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Dans un rôle de centre numéro quatre, Nicolas Roy a rendu de très bons services aux Golden Knights de Vegas.

Yanick Jean n’est pas surpris.

« Nicolas a tout le temps joué des deux côtés de la rondelle », raconte l’entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi.

Durant ses quatre années passées au Saguenay, Roy s’est démarqué offensivement. Il a marqué 48 buts en 63 parties, en 2015-16.

« Il a toujours été très fier de sa capacité à bien défendre son territoire. Il a toujours travaillé fort dans les cercles des mises en jeu. On était toujours à l’aise de l’utiliser dans les dernières minutes de jeu. Il n’a jamais récolté de points en trichant, dans le junior. »

« J’ai vu quelques matches des séries, cette année, et j’ai l’impression qu’il continue de s’améliorer. Je ne suis pas surpris. Il accorde une grande importance aux petits détails. »

On a longtemps reproché au Québec de ne pas produire d’attaquants complets, dans les rangs professionnels. Cette année, Sean Couturier, Patrice Bergeron, Phillip Danault et Jean-Gabriel Pageau ont reçu des votes lors du scrutin du trophée Frank-Selke.

Les choses sont peut-être en train de changer. Nicolas Roy fait peut-être partie du mouvement. « Je suis convaincu qu’il y a d’excellents entraîneurs, au Québec, qui font progresser nos joueurs », affirme Yanick Jean.

Le repêchage de père en fils

LNH

Le repêchage de père en fils

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
À dix ans d’intervalle, Pat Brisson et Sébastien Bordeleau ont vécu des expériences bien différentes à leur année de repêchage.

En 1983, le premier s’est rendu au Forum de Montréal pour voir son coéquipier à Verdun, Pat LaFontaine, être le troisième choix au total. C’était son premier de 29 encans annuels, «mais à mon propre repêchage, je n’ai pas été choisi», rappelle celui qui est devenu ensuite l’agent le plus puissant de la planète hockey, représentant notamment Sidney Crosby et Jonathan Toews à la tête de la division hockey de l’agence Creative Artists Agency.

Ça n’a pas empêché Brisson de compléter plus tard un trio dominant, avec feu Guy Rouleau et Luc Robitaille, qui a mené les Olympiques de Hull à leur première coupe du Président, sous les ordres de Pat Burns en 1986.

Leur troisième a été remportée avec Bordeleau comme capitaine, en 1995. Pour ce dernier, l’expérience du repêchage avait été plus plaisante, le Canadien de Montréal le choisissant au troisième tour en 1993, à l’encan tenu au Colisée de Québec (les Sénateurs avaient alors sélectionné Alexandre Daigle premier au total). Son père Paulin, ancien des Canucks et des Nordiques (dans l’AMH) était alors entraîneur du club-école de Fredericton.

Le hasard fait drôlement les choses en 2020 alors que leurs fils Brendan et Thomas sont tous deux des espoirs qui seront assurément sélectionnés au repêchage virtuel que la LNH tiendra, coronavirus oblige, les 6 et 7 octobre, alors qu’il était initialement prévu les 26 et 27 juin dernier au Centre Bell. Tous deux attaquants, ils ont joué la saison dernière avec le Steel de Chicago et l’équipe de développement américaine des moins de 18 ans, respectivement, et ils viennent tous deux de faire leur entrée à l’Université du Michigan, où ils endosseront les couleurs des Wolverines. Et ça, ce n’est pas un hasard.

«Ça va être un repêchage différent à plus d’un point de vue cette fois. D’habitude, je suis nerveux pour les jeunes des autres, mais là, je vais vivre ça comme parent. En premier, je n’y pensais pas trop, mais depuis deux-trois ans, il (Brendan) se développe bien et c’est devenu une réalité. Ça reste assez spécial même si avec la COVID, ça va être virtuel plutôt qu’en direct. Ça aurait été encore plus spécial si ça avait eu lieu à Montréal, mais on va essayer de célébrer ça le mieux possible», a confié Brisson, qui entend se rendre de son domicile de Los Angeles à Detroit pour suivre le tout avec son fils.

Nicolas Roy fier, mais déçu

Sports

Nicolas Roy fier, mais déçu

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Pour Nicolas Roy, le portrait de la dernière saison, et surtout des séries éliminatoires, dans la Ligue nationale de hockey (LNH) est en deux teintes. Sur le plan personnel, il a fait sa place avec les Golden Knights, disputant tous les matchs du parcours de l’équipe de Las Vegas qui s’est terminé en finale de l’Ouest, mais justement, avec un petit sentiment d’inachevé.

« Pour nous, c’est quelque chose de quand même gros d’atteindre la finale de conférence. En même temps, on visait vraiment la coupe cette année. On avait vraiment une belle équipe, donc c’est un petit peu décevant. On vit un peu les deux émotions avec la fierté, mais aussi la déception », exprime l’ancien capitaine des Saguenéens de Chicoutimi en entrevue téléphonique.

Le Lightning n'a pas de temps à perdre face aux Islanders en finale de l'Est

LNH

Le Lightning n'a pas de temps à perdre face aux Islanders en finale de l'Est

Associated Press
EDMONTON - Jon Cooper aurait probablement réagi différemment il y a cinq ans après une défaite en deuxième période supplémentaire privant le Lightning de Tampa Bay d'accéder à la finale de la Coupe Stanley dès sa première occasion. Il aurait baissé la tête et cherché à évacuer sa frustration.

Cependant, sa mentalité, et celle de son équipe, est bien différente ces jours-ci.

Les Islanders évitent l'élimination

LNH

Les Islanders évitent l'élimination

Jordan Eberle a dénoué l’impasse en deuxième prolongation et les Islanders de New York ont évité l’élimination en battant le Lightning de Tampa Bay 2-1, mardi soir.

Lors d’une montée à deux contre un, Anders Lee a passé la rondelle vers le flanc droit et Eberle a pu soulever la rondelle par-dessus la mitaine du gardien Andrei Vasilevskiy.

Les Islanders ont réduit à 3-2 l’avance du Lightning dans cette finale de l’Association Est. Le sixième duel aura lieu jeudi soir. Les Stars de Dallas attendent quant à eux le gagnant de cette série en finale de la Coupe Stanley.

Ryan Pulock a également touché la cible pour la formation new-yorkaise. Semyon Varlamov a gardé le fort et il a repoussé 36 lancers.

Victor Hedman a inscrit le seul but du match pour le Lightning, qui a vu Vasilevskiy bloquer 22 tirs dans la défaite.

Le but vainqueur est survenu après que le Lightning eut remporté une mise en jeu dans le territoire des Islanders. Le défenseur Kevin Shattenkirk a raté son tir de la pointe et Lee s’est emparé du disque.

La formation de Tampa Bay était privée des services de Brayden Point, comeneur au chapitre des points. Le joueur de centre s’est blessé lors du quatrième match, après avoir raté le troisième. L’autre comeneur, Nikita Kucherov, a été ébranlé en deuxième période, mardi, mais il est revenu au jeu.

Les Islanders ont ouvert le pointage à 15:41, lors d’un avantage numérique. Il s’agissait seulement du deuxième but de l’équipe en 15 occasions avec un homme en plus dans cette série. Le puissant tir de Pulock a trompé la vigilance de Vasilevskiy du côté rapproché, alors que Lee lui voilait la vue.

Le Lightning a répliqué dès la quatrième minute du deuxième engagement. Le défenseur Luke Schenn a profité d’un mauvais changement des Islanders pour rejoindre Blake Coleman. Son tir a été stoppé, mais Hedman a décoché un tir des poignets à l’intérieur du poteau gauche.

Le Lightning croyait bien avoir pris les devants à mi-chemin en deuxième période, quand Carter Verhaeghe a trouvé le fond du filet, mais la reprise vidéo a clairement montré que Cédric Paquette était hors-jeu sur la séquence.

Les Golden Knights sous le choc après leur élimination

LNH

Les Golden Knights sous le choc après leur élimination

Stephen Whyno
Associated Press
EDMONTON — Peter DeBoer n’avait pas préparé de discours à l’intention de ses joueurs des Golden Knights de Vegas en cas de défaite lors du cinquième match de la finale de l’Association Ouest en conclusion de leur parcours dans la bulle d’Edmonton. La raison en est simple : il ne pensait pas à la défaite.

Après une amère défaite, où ils ont gaspillé une avance de deux buts et accordé un but en avantage numérique en prolongation, DeBoer et les Golden Knights ont dû se poser la question suivante : comment cela a-t-il pu arriver?

Les Knights ont contrôlé le jeu pendant la majeure partie de la série, ont dominé les Stars de Dallas 166-118 dans les tirs au but et ont semblé la meilleure équipe. Mais ils ont perdu en cinq matchs pour plier bagage des séries éliminatoires.

«Même les matchs que nous avons perdus ici dans la bulle, j’ai le sentiment que nous pouvions les gagner — nous aurions pu les gagner, a précis DeBoer. La marge est très mince. Nous n’avons tout simplement pu obtenir le but opportun pour être du côté des vainqueurs.»

Les Golden Knights ont marqué un but de moins que Dallas, mais ce sont les Stars qui accèdent à la finale de la coupe Stanley. De l’avis général, les Golden Knights devraient probablement mener la série en cours, mais c’est ça le hockey.

«C’était une série serrée, a reconnu l’attaquant Reilly Smith. Je pense que nous les avons probablement surclassés 90 % du temps, mais ils ont marqué des buts aux moments opportuns.»

Pas de coupable

Il est même difficile de trouver un bouc émissaire, ce qui n’est généralement pas le cas lorsqu’une équipe perd une série 4-1. Zach Whitecloud a expédié la rondelle par-dessus la baie vitrée et écopé d’une pénalité pour avoir retardé le match, ce qui a pavé la voie au but de Denis Gurianov en prolongation. Mais ses coéquipiers sont d’avis que le jeune défenseur n’est pas responsable de l’issue du cinquième match. Il a plutôt aidé l’équipe à se rendre aussi loin.

Le gardien Robin Lehner n’a pas non plus été le problème, bien qu’il ait avoué : «Vous souhaitez arriver à faire l’arrêt» sur les buts égalisateur et victorieux des Stars. Et comme DeBoer a fait de lui son gardien partant aux dépens de Marc-André Fleury, les Golden Knights sont confrontés à une grande question pour la suite : décideront-ils de faire confiance à Lehner en lui offrant un nouveau contrat?

Les Stars en finale de la Coupe Stanley

LNH

Les Stars en finale de la Coupe Stanley

Associated Press
EDMONTON - Denis Gurianov a touché la cible en avantage numérique en prolongation et les Stars de Dallas ont défait les Golden Knights de Vegas 3-2, lundi soir, pour atteindre la finale de la Coupe Stanley pour une première fois depuis 2000.

Les Stars ont forcé la prolongation dans ce cinquième match de la finale de l’Association Ouest grâce à deux buts au dernier tiers. Gurianov a fermé les livres après que le défenseur Zach Whitecloud eut écopé une pénalité pour avoir envoyé la rondelle dans les gradins.

Anton Khudobin a repoussé 34 lancers pour les Stars. Le capitaine Jamie Benn et Joel Kiviranta ont enfilé l’aiguille pour la troupe de Dallas, qui cherchera à soulever la coupe Stanley pour une première fois depuis 1999.

«Ce fut une année folle, dès le début, mais nous sommes restés unis en tant que groupe et nous avons joué du hockey plaisant, a mentionné Benn, qui n’avait jamais dépassé la deuxième ronde des séries. Nous trouvons des façons de gagner en ce moment et c’est tout ce qui compte.»

Les Stars montrent un dossier de 5-0 en prolongation depuis le début des séries. Ils avaient d’ailleurs vaincu les Golden Knights en pareille situation lors du troisième duel, à la suite d’un but d’Alexander Radulov.

«Nous savons toujours que ça peut prendre tout le match pour gagner. Nous avons de la confiance au sein de notre groupe», a fait savoir l’attaquant des Stars Tyler Seguin.

Les directeurs généraux de la LNH face à une réalité économique difficile

LNH

Les directeurs généraux de la LNH face à une réalité économique difficile

Joshua Clipperton
La Presse Canadienne
TORONTO - Les directeurs généraux de la LNH ont quitté leurs réunions annuelles en mars pleins d’optimisme.

Le plafond salarial devait atteindre au moins 84 millions $ US en 2020-2021 - une augmentation de 2,5 millions $ par rapport à la saison en cours - et pourrait atteindre 88,2 millions $ si l’Association des joueurs de la LNH maximisait la clause d’indexation prévue à la convention collective.

Les séries éliminatoires étaient à l’horizon. Les directeurs généraux élaboraient des plans pour le marché des joueurs autonomes, le repêchage et la suite des choses.

C’était avant la pandémie de la COVID-19. Tout est maintenant très différent de ce que quiconque aurait pu imaginer il y a six mois et demi.

La LNH a relancé sa saison cet été dans les villes «bulles» de Toronto et d’Edmonton sans spectateurs après la suspension de son calendrier le 12 mars. Mais avec peu de revenus aux guichets, les équipes font face à une nouvelle réalité économique difficile.

Le plafond devrait demeurer à 81,5 millions $ US dans un avenir prévisible, et il est probable qu’un certain nombre d’équipes chercheront à descendre en dessous de ce chiffre en dollars réels dépensés.

Marché des joueurs autonomes

Alors, comment cela influence-t-il le travail des 31 directeurs généraux de la LNH en vue du repêchage prévu les 6 et 7 octobre et le marché des joueurs autonomes qui devrait s’ouvrir deux jours plus tard, le 9 octobre?

«C’est sans précédent, a reconnu Brad Treliving des Flames de Calgary. C’est un monde très différent. Il y aura beaucoup de mouvements, il y aura beaucoup de discussions. Nous avons beaucoup de travail devant nous.»

Le directeur général des Maple Leafs de Toronto, Kyle Dubas, a avoué que la vitesse à laquelle tout se passera après la remise de la coupe Stanley à la Place Rogers à Edmonton sera incroyable.

«C’est vraiment difficile à envisager, dit-il. Les inconnues en ce moment sont à un niveau encore bien au-delà du hockey.»

Terrain inconnu

Dubas a procédé au premier mouvement important de l’intersaison - les équipes éliminées des séries éliminatoires sont autorisées à procéder à des échanges les unes avec les autres - lorsqu’il a envoyé l’ailier Kasperi Kapanen aux Penguins de Pittsburgh dans le cadre d’un transfert qui a permis à Toronto de mettre la main sur un espoir, le 15e choix au repêchage et, peut-être plus important encore, de l’espace nécessaire sous le plafond salarial.

«C’est un terrain inconnu pour nous tous», a reconnu Marc Bergevin, le directeur général du Canadien de Montréal, qui a obtenu les services du gardien substitut Jake Allen dans un échange avec les Blues de St Louis le mois dernier avant d’acquérir le défenseur Joel Edmundson des Hurricanes de la Caroline en fin de semaine.

«Avec le plafond inchangé et sans savoir quand les équipes pourront avoir des spectateurs dans les gradins et les revenus qui viennent avec, cela affecte le plafond salarial. Ce n’est pas quelque chose que nous inventons. C’est la réalité. Tout le monde va en subir les conséquences.»

Les Islanders ont besoin d’une étincelle

LNH

Les Islanders ont besoin d’une étincelle

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Les Islanders de New York en sont rendus à «leur dernière vie», comme l’a fait remarquer leur entraîneur-chef Barry Trotz après leur revers de 4-1 dimanche.

Tirant de l’arrière 3-1 face au Lightning de Tampa Bay en finale de l’association Est, celui-ci a laissé entendre lundi qu’il envisage apporter des changements à ses deux premiers trios, alors que ceux des Gatinois Jean-Gabriel Pageau et Derick Brassard ont offert de solides performances lors du quatrième match dans la bulle d’Edmonton.

Le Lightning s’approche un peu plus de la finale de la Coupe Stanley

LNH

Le Lightning s’approche un peu plus de la finale de la Coupe Stanley

Stephen Whyno
Associated Press
EDMONTON - Pendant que les Islanders de New York célébraient le but de Brock Nelson qui leur donnait une avance de 1-0 en deuxième période, le centre Yanni Gourde, du Lightning de Tampa Bay, était furieux de l’avoir concédé. L’entraîneur-chef Jon Cooper a décidé de le garder sur la glace dans l’espoir qu’il vive un moment de rédemption.

«Je n’étais pas très content sur la glace après ce but», a admis Gourde. «Je me suis dit : “Retournons sur la patinoire et essayons d’avoir une présence efficace en zone offensive afin de reprendre un peu d’élan.”»

Le Lightning a fait encore mieux. Gourde a préparé le filet égalisateur de Blake Coleman 15 secondes après le but de Nelson, Ondrej Palat a brisé l’égalité 12 secondes plus tard, et le Lightning s’est approché à un gain d’une qualification à la finale de la Coupe Stanley après avoir battu les Islanders 4-1 lors du quatrième match de la finale de l’Association Est de la LNH, dimanche après-midi.

«Se faire marquer un but n’est jamais bien vu, mais donnons le crédit à “Coo” pour nous avoir laissés sur la patinoire et donné une chance de le récupérer», a déclaré Coleman.

«Chaque fois que vous pouvez répliquer rapidement lors d’un match, le momentum va immédiatement changer de direction. Puis, nos gros noms ont pris le relais à partir de là.»

Ces gros noms ont été les meilleurs joueurs du Lightning. Brayden Point a touché la cible à son retour au jeu après avoir raté la troisième rencontre avant de quitter le match avec une blessure. Palat et Nikita Kucherov, ses deux compagnons de trio, ont préparé ce but, le défenseur Victor Hedman a joué pendant 29 minutes 12 secondes et le gardien Andrei Vasilevskiy a bloqué 26 rondelles.

Cette combinaison a mené le Lightning au seuil d’une première participation à la grande finale depuis 2015. Ce scénario pourrait se concrétiser mardi soir.

«Tous les gars sont excités de jouer pour le prix ultime, mais nous avons du travail à faire», a rappelé Vasilevskiy, qui n’a pas manqué une seule minute de jeu depuis le début des séries éliminatoires.

«Il nous faut d’abord gagner la quatrième.»

Le Lightning a mis la main sur une troisième victoire dans la série lors de cette folle séquence de trois buts en 27 secondes. C’est également là que les Islanders ont subi la défaite.

«Après avoir marqué un but, vous voulez enchaîner avec une bonne présence sur la patinoire et essayer de conserver l’avantage, et (le Lightning) a eu une meilleure réaction que nous et a marqué deux buts rapides», a analysé Nelson.

«Ç’a été la différence : 30 secondes. Si vous tenez bon un peu, c’est un match différent.»

Barry Trotz demande de solides présences sur la patinoire en début et en fin de période, et après chaque but.

«Nous ne l’avons pas fait deux fois. C’est de notre faute», a reconnu l’entraîneur-chef des Islanders.

Force de frappe

C’est aussi une démonstration de la force de frappe que le Lightning a assemblée, à commencer par des joueurs ayant grandi au sein de l’organisation comme Palat, Point, Kucherov et Vasilevskiy, en passant par l’acquisition de Coleman et de Barclay Goodrow à la date limite des transactions.

En Goodrow, de même qu’en embauchant Patrick Maroon et Zach Bogosian sur le marché des joueurs autonomes, le directeur général Julien BriseBois a ajouté un peu de muscle à tout ce talent, ce qui donne la confiance nécessaire à son équipe pour riposter coup pour coup aux Islanders dans une série qui gagne en agressivité.

«Nous n’allons reculer devant personne», a assuré Coleman.

Des joueurs des deux équipes ont échangé des mots pendant l’échauffement d’avant-match. Trotz a ajouté le robuste Ross Johnston à sa formation et la tension s’est accrue en certains moments.

Matt Martin, des Islanders, a effectué un tir au moment où se faisait entendre la sirène mettant fin à la première période, méritant une punition mineure pour conduite antisportive et provoquant de la bousculade. Mais le résultat a été davantage influencé par la séquence de 27 secondes et deux présences cruciales du Lightning sur la patinoire.

«C’est un match - ce n’est pas une présence», a noté Cooper. «Une partie de mon travail est de m’assurer qu’ils ont la confiance pour aller faire leur travail. J’ai entière confiance en eux et ils ont livré la marchandise.»

Point «partout»

Point a récolté un but et une aide alors qu’il était évident qu’il jouait malgré une certaine douleur. Il n’a effectué aucune autre présence après un accrochage avec le défenseur Adam Pelech tôt en troisième période.

Il représente un cas incertain en vue du cinquième match après avoir étalé toutes les raisons pour lesquelles il est le meilleur pointeur du Lightning depuis le début des séries éliminatoires.

«Il était partout», a déclaré Cooper au sujet de Point. «Il a été impliqué à tous les niveaux et a préparé des buts, marqué des buts. Il est un élément crucial de notre équipe. Il faut le gérer. Ce sont les séries éliminatoires, et ces gars-là jouent avec ardeur, des minutes difficiles. Vous regardez l’intensité lors de ces matchs et elle ne fait qu’augmenter d’une partie à l’autre, d’une ronde à l’autre.»

Repêchage de la LNH: Lafrenière... et les autres

LNH

Repêchage de la LNH: Lafrenière... et les autres

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
En prévision du repêchage qui aura lieu dans moins d’un mois, quelques notes sur les huit meilleurs espoirs, parmi lesquels les Sénateurs d’Ottawa, avec les troisième et cinquième choix au total, devraient obtenir deux gros morceaux pour se joindre aux piliers de leur futur que sont Thomas Chabot et Brady Tkachuk dans un avenir assez rapproché.

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Peu d’avantages à recommencer les saisons plus tôt

1) ALEXIS LAFRENIÈRE

  • Ailier gauche de l’Océanic de Rimouski
  • 6’ 1’’, 193 livres, 35-77-112 en 52 matches en 2019-2020
  • Rang selon Bob McKenzie (TSN) : 1er
  • Rang selon Elite Prospects : 1er

Tout le monde s’entend, Lafrenière est de loin le premier de classe d’une cuvée très relevée, mais les dépisteurs ne s’attendent pas à ce qu’il soit un joueur de concession du calibre des Sidney Crosby, Nathan MacKinnon et Connor McDavid. Certains ont suggéré que le DG des Sénateurs Pierre Dorion offre ses choix 3 et 5 aux Rangers de New York vu qu’il a une bonne relation avec leur DG Jeff Gorton. « Lafrenière est excellent, mais il ne vaut pas ces deux choix-là. Ce ne serait pas un bon trade. Et le tout premier choix a beaucoup de valeur au niveau marketing pour un club comme New York », a confié un dépisteur du Québec.

***

2) TIM STÜTZLE

Repêchage de la LNH: peu d’avantages à recommencer les saisons plus tôt

LNH

Repêchage de la LNH: peu d’avantages à recommencer les saisons plus tôt

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Les recruteurs de la LNH ont perdu de bonnes occasions d’évaluer les meilleurs espoirs pour le repêchage sous pression lorsque la pandémie que l’on connaît a forcé une pause le printemps dernier. Pas de séries voulait dire pas de chance de voir comment ils se comportent dans les « gros » matches.

Maintenant que les activités reprennent dans certaines ligues, en Europe comme dans la LHJMQ, est-ce que ceux qui auront l’occasion de se faire voir d’ici à l’encan des 6 et 7 octobre seront avantagés.

Pas vraiment, selon les dépisteurs consultés par Le Droit cette semaine.

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« C’est bien de pouvoir revoir certains gars, mais je ne pense pas que ça va changer nos évaluations, on parle de matches de début de saison, ou de parties hors-concours (dans la LHJMQ), il faut être prudent avec ça. On ne les a pas vu jouer en séries, quand la compétition monte d’un cran, et c’est ce qui est le plus dommage. On ne les a pas vu jouer depuis février ou début mars. On n’a pas d’informations provenant des Combines (tests physiques), ce qui complique les choses. Mais on a pu réviser plus de vidéos, et réaliser plus d’entrevues par l’entremise de Zoom », confiait l’un d’entre eux.

L’exception serait le centre gatinois Hendrix Lapierre, considéré comme un espoir pour la première ronde même s’il a raté la majorité de la saison dernière en raison de problèmes cervicaux semblables à une commotion cérébrale.

« S’il peut montrer qu’il est en santé, ça va peut-être l’aider. Le kid a beaucoup de talent », croit un autre dépisteur affecté principalement à la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Ce dernier pense que s’il y a un bénéfice pour les joueurs de la LHJMQ, ça pourrait se faire sentir pour le repêchage de 2021 plutôt que le prochain.

« Comme l’Ontario et l’Ouest ne commenceront pas avant décembre et que ça va débuter au Québec en octobre, tout le monde va regarder ces matches-là, ils vont peut-être pouvoir prendre une longueur d’avance. En même temps, si les dépisteurs se concentrent ensuite sur les autres ligues, ils vont se rappeler plus de ces joueurs-là vu qu’ils les auront vus plus récemment (avant le repêchage) », notait-il.

Repêchage de la LNH: que feront les Kings ?

LNH

Repêchage de la LNH: que feront les Kings ?

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Une fois que les Rangers de New York vont confirmer la sélection d’Alexis Lafrenière comme premier choix de l’encan virtuel prévu pour les 6 et 7 octobre, dans moins d’un mois, les Kings de Los Angeles auront à faire un choix entre les deux attaquants qui ont clairement été identifiés comme étant les plus près de lui comme espoirs, Quinton Byfield, des Wolves de Sudbury, et Tim Stützle, du Adler Mannheim d’Allemagne.

Les Sénateurs d’Ottawa, parlant au troisième rang, hériteront donc ensuite de celui qui restera, à moins d’une énorme surprise.

« C’est un bon problème à avoir parce qu’ils sont tous deux d’excellents joueurs », a déclaré le directeur du personnel des joueurs des Kings Nelson Emerson, en entrevue cette semaine avec The Athletic.

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Peu d’avantages à recommencer les saisons plus tôt

Byfield a l’avantage d’être un centre naturel qui fait 6’ 4’’ et n’a pas fini de grandir, apparemment. À 17 ans, il a récolté 82 points, dont 32 buts, en seulement 45 matches, mais il a été limité à une passe en sept parties au Championnat mondial de hockey junior, dominé par Lafrenière.

Stützle fait 6’ et 187 livres et il est capable de jouer au centre, sauf qu’il a été utilisé à l’aile gauche en jouant dans une ligue d’hommes dans son pays, récoltant 7 buts et 34 points en 41 matches de la Deutsche Eishockey Liga, en plus de cinq passes en cinq matches (il en a raté deux pour cause de maladie) au Championnat mondial junior.

Kucherov donne la victoire au Lightning

LNH

Kucherov donne la victoire au Lightning

La Presse Canadienne
EDMONTON - Nikita Kucherov a touché la cible avec 8,8 secondes à faire en troisième période et le Lightning de Tampa Bay a remporté le deuxième match de la finale de l’Association Est 2-1, mercredi, contre les Islanders de New York.

Le Lightning mène la série 2-0. Le match no 3 sera présenté vendredi, à Edmonton.

Alors qu’une prolongation semblait inévitable, le Lightning y est allé d’une dernière poussée. Yanni Gourde et Ondrej Palat ont raté de peu des occasions à bout portant, puis Kucherov a profité d’une belle passe transversale de Ryan McDonagh pour jouer les héros.

«Tous les buts ont une grande importance dans la série, a dit Kucherov. Nous avons essayé d’être disciplinés, sachant que des occasions allaient se présenter. Notre patience a été récompensée. C’est une très grosse victoire.»

Victor Hedman a aussi marqué pour le Lightning, tandis qu’Andrei Vasilevskiy a repoussé 27 lancers.

Matt Martin a été l’unique buteur des Islanders. Semyon Varlamov a effectué 19 arrêts.

Brayden Point blessé

Le Lightning, qui avait décidé de compter sur 11 attaquants et sept défenseurs pour le match, a perdu les services de son meilleur marqueur Brayden Point tard en première période. Il a aussi dû se débrouiller sans l’attaquant Alex Killorn pour la majorité du match, puisqu’il a été expulsé pour une mise en échec par derrière.

L’équipe est déjà privée de son capitaine Steven Stamkos.

Les Islanders espéraient faire oublier la défaite de 8-2 encaissée lors du premier match. Martin a vite donné les devants aux siens après 1:24 de jeu. Il a surpris Vasilevskiy après une remise à partir de l’arrière du filet.

Killorn expulsé

Killorn a ensuite pris le chemin du vestiaire à 5:55, quand il a plaqué Brock Nelson par derrière contre la bande. Il a écopé une punition majeure et une inconduite de partie pour avoir donné de la bande.

Le Lightning a écoulé la punition et créé l’égalité avant le premier entracte. Hedman a marqué avec 1:35 à faire à l’engagement, après que Barclay Goodrow eut gagné une mise en jeu à la droite de Varlamov.

Les Islanders ont obtenu 38 secondes d’avantage numérique de deux hommes à mi-chemin en troisième période, mais n’ont pas été en mesure d’en profiter.

«Les gars ont montré ce qu’ils avaient dans le ventre, a dit McDonagh, qui était au cachot en premier, avant Cédric Paquette. Vous ne voulez jamais nuire à votre équipe, encore moins en fin de match. Résister à ce désavantage a fait la différence, assurément.»

Le manque d’opportunisme des New-Yorkais est venu les hanter, quand Kucherov a dénoué l’impasse avec son sixième but de la relance.