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La première coupe des Sharks devra attendre

SAN JOSE – Des remontées spectaculaires, des victoires controversées et l’une des formations les plus talentueuses de l’histoire des Sharks de San Jose n’ont pas suffi pour que l’équipe remporte la coupe Stanley pour une première fois.

Les blessures ont rattrapé les Sharks, ce qui a mené à la fin de leur parcours à la suite d’une défaite de 5-1 lors du sixième match de la finale de l’Association de l’Ouest, mardi. Du même coup, les victoires controversées des tours précédents ne sont plus que des notes de bas de page dans ce qui est finalement une fin de saison décevante.

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St. Louis et Boston... 49 ans plus tard

Voir la célèbre photo de Bobby Orr marquant le but gagnant de la Coupe Stanley en 1970 pour battre ses Blues de St. Louis ne ramène pas de mauvais souvenirs à Scotty Bowman.

« Pas vraiment, a déclaré l’entraîneur légendaire. Parce que nous n’avons pas vraiment été en position de gagner cette série. »

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Les Blues en finale de la Coupe Stanley

SAINT-LOUIS — Les partisans des Blues de St. Louis ont patienté pendant 49 ans, mais le moment est finalement arrivé.

Jordan Binnington a repoussé 25 rondelles et les Blues ont défait les Sharks de San Jose 5-1, mardi soir, pour accéder à la finale de la Coupe Stanley pour une première fois depuis 1970.

Binnington, qui a fait basculer la saison des Blues à partir du mois de janvier, a montré beaucoup de caractère après avoir alloué cinq buts lors du troisième affrontement contre les Sharks. Il n’a donné que deux buts lors des trois parties suivantes. Le gardien recrue a signé une 12e victoire au cours des présentes séries, ce qui constitue un record d’équipe.

«C’est excitant et c’est un soulagement, a affirmé Binnington. Nous avons mis tant d’efforts. Dans les dernières minutes, l’aréna était tellement bruyant. C’était un moment spécial.»

Grâce à cette victoire en six parties lors de la finale de l’Association Ouest, les Blues rejoignent les Bruins de Boston, qui ont pour leur part balayé les Hurricanes de la Caroline lors de la finale de l’Est.

Les Bruins étaient d’ailleurs les adversaires des Blues lors de la dernière visite de la formation de St. Louis en finale de la LNH et ils avaient gagné la série 4-0, mettant la main sur la coupe Stanley grâce à un but iconique en prolongation du légendaire défenseur Bobby Orr.

Le premier match de la finale aura lieu lundi soir, au TD Garden de Boston.

David Perron, Vladimir Tarasenko, Brayden Schenn, Tyler Bozak et Ivan Barbashev ont enfilé l’aiguille pour les Blues, qui tenteront de soulever la première coupe Stanley depuis leur arrivée dans la LNH, en 1967. Ryan O’Reilly a préparé trois buts des siens.

«Nous avons toujours cru que nous pouvions atteindre cet objectif, a insisté Tarasenko. Ça reste malgré tout un sentiment incroyable.»

Des blessés chez les Sharks

Dylan Gambrell, qui disputait seulement son deuxième match des séries, a été l’unique buteur des Sharks, qui devaient se débrouiller sans les services des attaquants Joe Pavelski et Tomas Hertl ainsi que le défenseur Erik Karlsson.

Après avoir connu une bonne série contre l’Avalanche du Colorado, en deuxième ronde, Martin Jones n’a pas eu la même étoffe contre les Blues. Lors du sixième match, il a cédé quatre fois en 18 tirs.

«Je crois que les deux équipes les plus dures et les plus lourdes sont en finale, a admis l’entraîneur-chef des Sharks, Peter DeBoer. Il n’y avait pratiquement pas d’espace sur la glace et Binnington a effectué quelques bons arrêts.»

Les Blues n’ont pas mis de temps avant de mettre de la pression sur les Sharks.

Alors qu’il n’y avait que 92 secondes d’écoulées dans la rencontre, Perron a fait dévier un tir de Samuel Blais, procurant une avance de 1-0 à l’équipe locale. Pendant un avantage numérique, Tarasenko a doublé l’avance des siens grâce à un tir des poignets vif et précis.

Tarasenko a inscrit son huitième but des séries seulement sept secondes après que Barclay Goodrow eut été envoyé au cachot. Le Russe a amassé au moins un point lors de chaque match de cette série contre les Sharks.

Gambrell a redonné vie aux Sharks en deuxième période. Il a accepté une longue passe de Joonas Donskoi et il s’est échappé avant de déjouer Binnington. Ce but est survenu quelques secondes après que Jones eut fermé la porte à Patrick Maroon.

La troupe de Craig Berube a cependant profité d’une autre supériorité numérique pour se redonner une avance de deux buts. Schenn a sauté sur un retour de lancer d’Alex Pietrangelo pour marquer un premier but en 14 parties.

Bozak en a rajouté à 13:05 du dernier tiers et Barbashev a sonné le glas des Sharks lorsqu’il a envoyé la rondelle dans un filet désert.

«Nous avons toujours eu le talent, mais nous trouvions des façons de perdre les matchs, a mentionné le directeur général et président des opérations hockey des Blues, Doug Armstrong. Les joueurs ont su renverser la vapeur et ils n’ont pas arrêté depuis.»

Berube a donné du crédit à son équipe pour avoir travaillé avec ardeur malgré un changement d’entraîneur-chef et quelques mois de jeu peu convaincant.

«Nous tentions de revenir dans le droit chemin, a indiqué Berube. Lorsque nous avons trouvé notre rythme, en janvier et février, nous savions que notre équipe était bonne. Lorsque tu entres en séries, tout peut arriver.»

Le défenseur des Blues Colton Parayko a ajouté qu’il s’agissait seulement d’une question de confiance.

«Nous avons accepté la situation et nous avons découvert à quel point nous pouvions être bons, a-t-il exprimé. C’est un groupe tissé serré, mais l’adversité nous a fait travailler encore plus fort l’un pour l’autre.»

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Patrice Bergeron en mission pour une deuxième Coupe Stanley

La prochaine fois qu’il participera à un but de son équipe, il deviendra le 100e joueur de l’histoire de la Ligue nationale de hockey à franchir le cap des 100 points en séries éliminatoires. Mais ce n’est pas ce qui anime Patrice Bergeron à l’approche de la finale de la Coupe Stanley. Le centre des Bruins de Boston a plutôt la tête à remporter le précieux trophée pour la seconde fois de sa carrière.

Pour l’instant, les Bruins sont dans l’attente de connaître leurs prochains adversaires pour la finale qui se mettra en branle au TD Garden de Boston, le lundi 27 mai. Les Blues détiennent une avance de 3-2 sur les Sharks de San Jose à l’approche du sixième match de la finale de l’Association de l’Ouest, mardi, à St. Louis.

«Pendant les séries, chaque journée de congé est bénéfique. Ça nous permet de nous reposer, de soigner les petits bobos de la saison et de bien nous préparer pour la prochaine ronde. Mais on ne change pas notre approche pour autant : on reste dans le moment présent, même à l’entraînement, et on ne regarde pas trop loin devant. Notre objectif est de toujours être prêts pour affronter n’importe qui. Peu importe qui on affrontera, on sait qu’il sera un rival de taille», a dit Bergeron en entrevue avec Le Soleil, lundi matin, tout juste avant une réunion d’équipe et une séance d’entraînement.

Les Bruins ont eu la main heureuse, en finale de l’Association de l’Est, en balayant les Hurricanes de la Caroline en quatre matchs. Ils ont aussi vaincu les Maple Leafs de Toronto en sept et les Blue Jackets de Columbus en six. Leur dernière sortie remonte à jeudi dernier. Ils auront bénéficié d’une pause de 10 jours entre leur dernier match et le premier de la finale. Après deux journées complètes de repos, en fin de semaine, ils sont retournés sur la glace, dimanche.

Troisième présence en finale

Il s’agira de leur troisième présence en finale depuis 2011, année où ils avaient remporté la Coupe Stanley en sept matchs contre les Canucks de Vancouver sur un but vainqueur de… Patrice Bergeron. En 2013, ils s’étaient inclinés en six contre les Black­hawks de Chicago.

«Je vois plusieurs similitudes entre les Bruins de 2011 et ceux de 2019. C’est la profondeur qui nous a amenés ici. Tout le monde contribue, chacun met l’épaule à la roue et n’a qu’un but, l’emporter.»

Il se fait élogieux à l’endroit du gardien Tukka Rask, véritable forteresse devant le filet. «Il est responsable en grande partie à notre présence en finale. Il est vraiment dans sa zone, il a volé des matchs en notre faveur dans les séries. Il joue de l’excellent hockey, c’est toujours très important de compter sur un gardien comme lui», estime celui qui avait vu le gardien Tim Thomas être nommé joueur le plus utile des séries lors de la conquête de 2011.

Trio dominant

Bergeron pivote pour sa part l’un des meilleurs trios des présentes séries entre Brad Marchand et David Pasternak. Ses deux ailiers figurent parmi les plus productifs pointeurs de la Ligue, ce printemps, tandis que Bergeron vient au quatrième rang avec huit buts.

«Il y a beaucoup de communication entre nous. On regarde souvent des vidéos pour voir ce qu’on peut améliorer. La chimie ne s’explique pas vraiment, mais sur la glace, on se trouve, on se voit, on réussit à se repérer. Et comme il n’y a pas beaucoup de temps pour créer des choses, ça nous aide», estime celui qui est en nomination pour la huitième fois au trophée Frank-Selke du meilleur attaquant défensif. Il l’a déjà remporté quatre fois depuis le début de sa carrière.

«Fort esprit de corps»

Mais les honneurs individuels et les statistiques personnelles ne le préoccupent pas du tout, par les temps qui courent. «Je ne pense pas du tout à cela, ça n’a aucune importance. Je suis juste fier de la manière que l’on joue. J’ai rarement vu un aussi fort esprit de corps. Nos jeunes m’impressionnent beaucoup. Ils ont beaucoup de caractère, ils réalisent de gros jeux, et les plus vieux, on fait notre travail, on se sert de notre expérience.»

Pour le reste, le vétéran de 15 saisons dans la LNH qui a disputé son 1000e match au cours de la dernière campagne ne crie pas victoire.

«Notre approche depuis le début a été de prendre les étapes une à la fois. Notre mot-clé est de vivre dans le moment présent, de remporter la bataille devant nous. En faisant cela et en ne regardant pas trop loin devant, on ne perd pas notre concentration. L’objectif n’était pas d’atteindre la finale; le plus gros reste à venir.»

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Les Blues égalisent la série contre les Sharks, victoire de 2 à 1

SAINT-LOUIS — Les Blues de St. Louis ont frappé tôt, le gardien Jordan Binnington a établi une nouvelle marque de concession et les Sharks de San Jose se sont inclinés 2-1, vendredi soir, créant ainsi l'égalité 2-2 dans la série finale de l'Association Ouest.

Binnington a repoussé 29 tirs et réalisé une nouvelle marque d'équipe avec une 10e victoire depuis le début des séries éliminatoires ce printemps. Interrogé à savoir ce qu'il pensait de ce record, le principal intéressé s'est montré très humble.

«C'est un bel honneur. J'ai beaucoup de plaisir à jouer avec cette équipe, car elle fait du bon boulot devant moi, a dit Binnington. Nous avons offert une très bonne performance collective ce soir, et j'ai simplement eu à faire mon travail.»

Son adversaire, Martin Jones, s'est ressaisi après avoir cédé sur le premier tir du match, en route vers une soirée de 20 arrêts. L'entraîneur-chef des Sharks, Peter DeBoer, a d'ailleurs salué le travail de son gardien après la rencontre.

«Nous avons joué sur les talons dès la première présence et avons fait preuve d'indiscipline tôt dans la rencontre, mais heureusement que Martin était là, a reconnu DeBoer. Il joue bien, et il nous a permis de demeurer dans le match.»

Ivan Barbashev et Tyler Bozak ont touché la cible pour les Blues, tandis que Tomas Hertl a assuré la riposte des Sharks.

Les Blues ont commencé le match sur les chapeaux de roue, en noircissant la feuille de pointage seulement 35 secondes après la mise en jeu initiale.

Barbashev a profité d'un revirement provoqué par le défenseur des Sharks Brent Burns derrière son filet pour s'emparer d'un disque libre et battre Jones d'un tir des poignets du côté du bâton. Il s'agissait du premier filet en séries éliminatoires de l'ex-joueur des Wildcats de Moncton.

Bozak a ensuite doublé l'avance des siens pendant une supériorité numérique en fin d'engagement, en poussant une rondelle libre dans l'enclave entre les jambières de Jones.

«J'ai joué de chance sur la séquence, a reconnu Bozak. Le rebond a simplement joué en ma faveur.»

À l'autre bout de la patinoire, les Sharks ont frappé à la porte en quelques occasions en deuxième période, mais ils n'ont jamais pu trouver le fond du filet de Binnington.

«Après être sortis forts en première période, nous avons en quelque sorte levé le pied en deuxième et leur avons permis de décocher des tirs de qualité vers Jordan», a expliqué l'entraîneur-chef Craig Berube.

Et ce qui devait arriver arriva. Les Sharks se sont inscrits à la marque en avantage numérique, à 6:48 du troisième tiers. Burns a décoché un lancer frappé sur réception de la ligne bleue qui a été partiellement arrêté par Binnington, mais Hertl, qui passait par là, s'est assuré que le caoutchouc franchisse la ligne des buts.

Ce filet a semblé ébranler les Blues, qui ont alors commencé à jouer sur les talons. Mais Binnington s'est de nouveau dressé devant sa cage, en route vers la victoire.

Le match no 5 aura lieu à San Jose, dimanche.

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Les Bruins pourront entamer la finale reposés

RALEIGH — Les joueurs des Bruins de Boston ont mérité une pause avant leur plus importante série éliminatoire des dernières saisons.

En balayant les honneurs de leur série contre les Hurricanes de la Caroline, la troupe de Bruce Cassidy bénéficiera de journées additionnelles de congé avant de prendre part à la grande finale pour la coupe Stanley pour la troisième fois en neuf ans.

Ils auront donc tout le temps au monde pour se détendre, soigner les blessures et les meurtrissures, notamment celles qui ont tenu le capitaine Zdeno Chara, le vétéran défenseur de 42 ans, à l’écart de la victoire décisive de jeudi. Et ils pourront aussi regarder les joueurs des Blues de St. Louis et des Sharks de San Jose se malmener à qui mieux pendant la finale de l’Association Ouest.

«En vieillissant, je pense que vous l’appréciez encore plus, vous réalisez à quel point c’est difficile de se rendre jusque-là. Vous êtes reconnaissant et vous appréciez le moment», a déclaré le centre Patrice Bergeron.

«Mais ensuite, c’est le retour au travail. Et il y a beaucoup de travail devant nous.»

En blanchissant les Hurricanes 4-0 jeudi soir, les Bruins ont récolté une septième victoire consécutive, leur plus longue séquence en matchs éliminatoires depuis leurs neuf gains d’affilée en 1972.

L’équipe compte sur certains vétérans qui ont contribué au triomphe de 2011 mais qui ont aussi vécu la défaite en finale face aux Blackhawks de Chicago deux ans plus tard. La liste inclut Chara, Bergeron, le gardien Tuukka Rask et l’attaquant Brad Marchand.

«En quelque sorte, nous avons grandi ensemble, a souligné Bergeron. Ç’a été un plaisir de faire partie du noyau de l’équipe avec ces gars-là.»

Les Bruins ont réussi à éviter de subir le même sort que le Lightning de Tampa Bay et les Capitals de Washington, deux champions de section qui ont été éliminés dès la première ronde. Il leur a quand même fallu sept parties pour venir à bout des Maple Leafs de Toronto, après avoir fait face à l’élimination lors du sixième match au Scotiabank Arena.

Ils ont trouvé leur rythme lors de leur série de deuxième tour contre les Blue Jackets de Columbus, qu’ils ont évincés en six matchs grâce à des victoires lors des trois dernières rencontres.

Et une fois en marche, les Bruins n’ont donné aucune chance aux Hurricanes.

La troupe de Bruce Cassidy a été plus rapide, plus forte, plus résistante, et a compté sur le meilleur gardien de but. Alors que Rask a stoppé 109 des 114 tirs auxquels il a fait face pendant la série, les Bruins n’ont tiré de l’arrière qu’une seule fois pendant la série, soit lors du premier match.

Après que les Bruins eurent pris l’avance 3-2 grâce à deux buts marqués en avantage numérique dans un intervalle de 28 secondes au début de la troisième période, ils n’ont plus jamais fait face à un recul. Dans une période couvrant les deux premières rencontres, les Bruins ont notamment marqué dix buts de suite. Face aux Hurricanes, l’avantage numérique des Bruins a inscrit sept buts en 15 tentatives, incluant au moins un but dans chacun des quatre matchs.

Quant à Rask, il a récolté un blanchissage lors de la victoire décisive pour une deuxième série d’affilée et il ressemble de plus en plus à un candidat logique au trophée Conn Smythe.

Cassidy ne pense pas que la longue pause va lui faire du tort.

«Je vois Tuukka pas seulement comme un gardien, mais aussi comme une personne qui est dans sa bulle en ce moment et qui sait gérer ses émotions. Je ne vois pas pourquoi ça changerait dans une semaine. Je crois qu’il va très bien en sortir. Il a joué beaucoup de hockey, aussi. La pause va lui faire du bien.»

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Les Sharks font fi de la controverse

ST. LOUIS — Ne parlez pas à l’entraîneur-chef Peter DeBoer de la chance qui semble jouer en faveur des Sharks de San Jose depuis le début des séries.

« Ça me dérange quand vous utilisez des mots comme celui-là parce que notre équipe a survécu à quatre ou cinq matchs où elle faisait face à l’élimination, pas des moments, 12 ou 15 périodes de hockey contre Vegas et le Colorado, a dit DeBoer. C’est complètement ridicule. »

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Les Sharks gagnent sur un but controversé [VIDÉO]

SAINT-LOUIS — Un but controversé du défenseur Erik Karlsson, son deuxième du match, à 5:23 de la première période de prolongation a procuré aux Sharks de San Jose une victoire de 5-4 contre les Blues de St. Louis mercredi soir au Scottrade Center.

La victoire permet aux Sharks de prendre une avance de 2-1 dans la série finale de l’Association de l’Ouest et de récupérer l’avantage de la patinoire après leur revers de 4-2 lors du deuxième match, lundi soir à San Jose.

La quatrième rencontre sera présentée vendredi soir au Scottrade Center.

Passe avec la main

Le but de Karlsson a été rendu possible par une passe avec la main par Timo Meier, alors qu’il se trouvait sur ses genoux, à la gauche du filet de Jordan Binnington. Gustav Nyquist a récupéré la rondelle après la passe de Meier et l’a relayée à Karlsson qui a réussi à déjouer la vigilance du gardien des Blues.

Dans les secondes qui ont suivi le but, Binnington a immédiatement signalé aux arbitres qu’il y avait eu passe avec la main et bien que les quatre officiels se soient consultés, ils ont accordé le but puisque le jeu ne pouvait faire l’objet d’une révision vidéo.

Les reprises télévisées montraient clairement que Binnington avait raison de protester.

Alors que les arbitres se dirigeaient vers leur vestiaire, Binnington a violemment frappé son bâton dans la baie vitrée en guise de mécontentement.

La défaite est d’autant plus difficile à accepter que les Blues menaient 4-3 jusqu’à ce que Logan Couture, avec son 14des séries, n’égale le score avec 61 secondes à jouer à la troisième période.

De plus, environ 40 secondes plus tôt, alors que les Sharks avaient remplacé le gardien Martin Jones par un sixième attaquant, Jaden Schwartz avait raté une belle occasion de donner aux Blues une avance de deux buts. Son tir décoché du centre de la glace a cependant frappé l’extérieur du filet.

Les Sharks menaient 2-0 après 20 minutes grâce à des buts de Karlsson et de Joe Thornton.

Alexander Steen a réduit l’avance à 1:18 de la deuxième période, mais Thornton a inscrit son deuxième du match seulement 18 secondes plus tard.

Les Blues ont réagi à leur tour et marqué trois buts avant la fin de la période médiane.

Vladimir Tarasenko a battu Jones d’un tir de grande qualité, à 4:05, puis David Perron a marqué deux fois en moins de trois minutes vers la fin de l’engagement.

Thornton a terminé le match avec trois points tandis que Kevin Labanc récoltait deux aides.

Dans la défaite, le défenseur Colton Parayko a amassé trois mentions d’aide.

Les deux gardiens ont fait face à 32 tirs.

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Ça roule comme sur des roulettes pour Rask et les Bruins

RALEIGH — Tuukka Rask arrête à peu près toutes les rondelles depuis le début des séries, même celles qu’il ne voit pas.

Le Finlandais a été dominant dans la série de six victoires consécutives des Bruins, qui sont aux portes de la ronde ultime. Mais ne vous attendez pas à ce qu’il fasse une grande déclaration d’être «dans sa zone». Il est confiant et à l’aise. Restons-en là.

«Je me sens bien depuis plusieurs mois, a dit Rask. C’est juste la façon dont vous voyez la rondelle, quand vous êtes confortable. C’est du synchronisme, de la patience et tout ça. Je pense que l’expérience m’aide. Le but est de paraître large et que même quand c’est corsé, d’essayer de faire paraître ça facile.

«Donc si c’est être ‘dans sa zone’, ok. Mais j’essaie juste d’être concentré et de nous donner une chance.»

Rask a aidé Boston à prendre l’avance 3-0 contre les Hurricanes, en finale de l’Est. Les Bruins auront l’occasion de balayer jeudi soir, en Caroline.

Le vétéran de 32 ans a arrêté 85 des 90 lancers lors des trois premiers matches de la série avec les Hurricanes. Depuis six rencontres, il n’a alloué que neuf buts en 205 tirs, une moyenne de 1,50.

Il affiche 11 victoires en séries, en 16 matches.

«Il a l’air super calme en ce moment, mentionne le défenseur des Hurricanes Dougie Hamilton, qui a passé trois saisons aux côtés de Rask avec les Bruins. Nous devons faire mieux pour lui rendre la vie dure. S’il voit la rondelle, il va l’arrêter, alors nous devons nous salir les mains autour de son filet.»

Mardi, Rask a stoppé 20 tirs en première période et le score était 0-0 après 20 minutes, malgré le fait que les Hurricanes étaient invaincus en cinq matches à la maison, en séries.

«Il a été excellent, a déclaré l’entraîneur des Bruins, Bruce Cassidy. Il n’a pas vraiment eu de mauvais match. Il en a eu deux qui étaient, disons, très corrects, et les autres ont été très bons.»

Les Bruins ont marqué deux fois en deuxième période, prenant alors le contrôle.

«Il y a quelques occasions (en première période) où je n’ai pas vu le disque, a avoué Rask. Souvent, si vous ne le voyez pas et que vous ne bougez pas vraiment, vous aurez plus de chances de faire l’arrêt que si vous bougez trop.»

Là encore, quand un gardien joue aussi bien que Rask, il fait parfois sa propre chance.

«Il nous a toujours donné une chance de gagner, a dit le centre Patrice Bergeron, des Bruins. Il est incroyable ces temps-ci.»

Chez les Hurricanes, l’entraîneur Rod Brind’Amour a dit que Curtis McElhinney aurait «probablement» un deuxième départ consécutif.

Petr Mrazek a entamé leurs neuf premiers matches en séries, mais il a alloué 10 buts lors des deux premiers matches contre Boston.

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Des changements payants pour les Blues

SAINT-LOUIS — Avec le match — et possiblement la saison — en péril, l’entraîneur adjoint Mike Van Ryn a pris une décision.

Van Ryn a modifié les paires de défenseurs des Blues de St. Louis dans le match no 2 face aux Sharks de San Jose. Il a placé Alex Pietrangelo avec le vétéran Jay Bouwmeester; Vince Dunn, très offensif, avec le puissant lancer frappé de Colton Parayko; et Joel Edmundson avec un autre pilier défensif, Robert Bortuzzo.

Évidemment, c’est Bortuzzo qui a inscrit le but victorieux tard en deuxième période de ce gain de 4-2, sur un bel échange à deux avec Edmundson.

«Je pense que [Van Ryn] a bien lu notre jeu et la façon dont nous nous sentions, a déclaré Edmundson. Nous sommes à l’aise de jouer avec tous nos partenaires. Quand il m’a réuni à Bortuzzo, ça nous a excités. Nous aimons bien jouer ensemble. C’était bien d’être de nouveau réuni à “Bobbo”, surtout d’obtenir ce but et d’aider l’équipe.»

Bortuzzo est devenu le cinquième défenseur des Blues à marquer au cours des présentes séries. Ce but leur a permis de faire 1-1 dans la finale de l’Ouest. Le troisième match est prévu mercredi, à St. Louis.

Dunn a aussi marqué et Edmundson s’est fait complice de deux buts. Les défenseurs des Blues ont récolté cinq points dans cette rencontre, au moins un sur chaque but. Les arrières des Blues et des Sharks mènent la ligue avec 38 points en séries.

L’entraîneur-chef, Craig Berube, a pour sa part indiqué que les changements à la ligne bleue avaient été rendus nécessaires en raison des modifications des formations en avantage numérique.

«Parfois, vous devez mêler les cartes, a-t-il expliqué. Les confrontations ne sont parfois pas à votre avantage. Parfois, c’est autre chose. On comprend cela et on sait que les choses changent en cours de match. Les gars ne se laissent pas affecter. Ils suivent le plan de matchs et restent concentrés.»

Pietrangelo a récolté une aide sur le but d’Oskar Sundqvist en troisième période pour égaler le record de points par un défenseur des Blues en séries avec 12 (2-10). L’apport de Pietrangelo en attaque n’est pas surprenant : le capitaine des Blues a terminé avec 41 points en 71 rencontres. L’apport du reste du corps défensif a par contre donné un sérieux coup de pouce aux Blues. Edmundson a six points (1-5) en 13 matchs, Bouwmeester cinq en 15 rencontres, et avec son but et son aide lundi, Bortuzzo s’est inscrit à la marque après avoir obtenu 10 points en 59 joutes cette saison.