LNH

Hall approuve le travail de Shero

Après que les Devils aient acquis P.K. Subban, Taylor Hall a envoyé un crochet vert à Ray Shero par texto.

«C’était un peu comme “un item de moins sur la liste”, a raconté Shero. J’imagine que c’est positif.»

Canadien

Armia et Lehkonen souhaitent en donner plus offensivement

MONTRÉAL — Conscients qu’il est toujours possible de faire mieux, Joel Armia et Artturi Lehkonen ont tous deux exprimé un désir de contribuer un peu plus aux succès du Canadien de Montréal la saison prochaine.

Après avoir signé chacun une nouvelle entente de deux saisons avec le Canadien jeudi, les deux attaquants finlandais ont affirmé être heureux de prolonger leur aventure avec l’équipe. Et ils savent qu’une bonne production lors des prochaines campagnes sera payante lors des prochaines négociations de contrat.

Armia, qui est âgé de 26 ans, a établi un sommet personnel la saison dernière avec 13 buts. Il a aussi marqué ses deux premiers filets en avantage numérique dans la LNH. Il a toutefois laissé plusieurs amateurs sur leur faim, alors qu’il a manqué de finition autour du filet adverse.

De son côté, Lehkonen, 24 ans, a accumulé 11 buts et 31 points, mais sa campagne a été marquée par une disette de 29 rencontres sans toucher la cible.

«Je n’étais pas heureux avec ma production, avec mon nombre de buts à la fin de la saison, a dit Lehkonen vendredi lors d’une conférence téléphonique. Je sais que je peux faire beaucoup mieux à ce niveau.»

Armia a noté que l’objectif est toujours de s’améliorer d’année en année. Il a indiqué ne pas avoir changé son programme estival, sauf «peut-être que je suis retourné sur la glace un peu plus tôt». Selon lui, le travail à faire n’est pas au niveau physique, mais plutôt psychologique.

«Quand vous obtenez une occasion, vous devez avoir la conviction que vous allez marquer, a-t-il affirmé. Vous devez être prêts chaque fois que vous obtenez une occasion. C’est quelque chose à laquelle je pense un peu plus cet été.»

D’un point de vue global, Armia et Lehkonen ont répété que l’objectif du Canadien était de participer aux séries en 2019-20.

«Nous étions sur le bon chemin la saison dernière et nous sommes passés très près d’y arriver, a rappelé Armia. Nous devons enchaîner et faire un peu mieux.»

Déçu pour Shaw

Lehkonen a admis qu’il «aurait été heureux» si le Tricolore avait été en mesure de mettre la main sur son compatriote Sebastian Aho grâce à son offre hostile. Il était aussi déçu de voir partir Andrew Shaw, échangé aux Blackhawks de Chicago le 30 juin.

«Je lui ai parlé un peu. C’est dommage de le voir partir, a admis Lehkonen au sujet de Shaw. C’est la réalité du hockey. Vous allez parfois voir vos amis partir. J’ai hâte de jouer contre lui. Ça devrait être amusant!»

Lehkonen devra attendre au 15 janvier avant d’avoir l’occasion de croiser Shaw sur la patinoire. Le Canadien en sera à son 48e match de la campagne. D’ici là, Lehkonen et Armia espéreront sûrement être déjà en voie de fracasser des sommets personnels à l’attaque.

Canadien

Le Canadien octroie des contrats de deux saisons à Armia et Lehkonen

MONTRÉAL — Le Canadien a octroyé des contrats de deux saisons aux attaquants Joel Armia et Artturi Lehkonen, qui étaient des joueurs autonomes avec compensation. L'équipe a annoncé la nouvelle jeudi.

Armia touchera 5,2 millions $ pendant la durée du contrat, tandis que Lehkonen recevra un salaire total de 4,8 millions $.

Armia, qui est âgé de 26 ans, a établi un sommet personnel la saison dernière au chapitre des buts (13). Il a également ajouté 10 mentions d'aide et totalisé 23 points à sa première saison avec le Tricolore.

Le Finlandais a marqué 39 buts et récolté 42 mentions d'assistance en 237 matchs en carrière dans la LNH avec les Sabres de Buffalo, les Jets de Winnipeg et le Canadien.

L'attaquant de six pieds, quatre pouces et 210 livres avait été acquis des Jets en juin 2018 en compagnie du gardien de but Steve Mason, d'un choix de septième tour au repêchage de la LNH en 2019 et d'un choix de quatrième tour en 2020, en retour du défenseur Simon Bourque.

Armia a été sélectionné au premier tour, 16e au total, par les Sabres lors de l'encan de la 2011.

De son côté, Lehkonen, qui est âgé de 24 ans, a accumulé 11 buts et 20 aides en 82 matchs l'hiver dernier.

Également originaire de Finlande, Lehkonen a disputé 221 matchs en carrière avec le Canadien, marquant 41 buts et amassant 80 points en trois saisons.

Lehkonen a été sélectionné par le Canadien en deuxième ronde du repêchage de 2013, 55e au total.

LNH

Les Hurricanes mettent Aho sous contrat

RALEIGH — Les Hurricanes de la Caroline ont annoncé avoir officiellement égalé l’offre hostile du Canadien de Montréal pour les services de l’attaquant Sebastian Aho, qui était joueur autonome avec compensation.

L’équipe en a fait l’annonce dimanche par le biais de son compte Twitter. 

Les Hurricanes avaient sept jours pour égaler l’offre de cinq saisons d’une valeur moyenne annuelle de 8,454 millions $ US déposée par le Canadien lundi dernier, sans quoi ils auraient reçu des choix de premier, deuxième et troisième tour en compensation pour l’attaquant finlandais. 

L’équipe avait annoncé dès mardi son intention d’égaler l’offre dans les délais permis.

LNH

Carrière compromise pour Marc Méthot

La première vague de joueurs autonomes dans la LNH s’est trouvée rapidement de nouveaux clubs le 1er juillet.

Alors que la poussière retombe tranquillement et que les équipes cherchent des aubaines dans la deuxième vague, d’anciens Sénateurs comme Ryan Dzingel, Derick Brassard, Dion Phaneuf et Marc Méthot sont toujours disponibles.

LNH

Aho restera en Caroline

À en croire les dirigeants des Hurricanes de la Caroline, le Canadien et Marc Bergevin s’en sont fait passer une petite vite par l’agent de Sebastian Aho.

Moins de 24 heures après que la formation montréalaise eut déposé une offre hostile à Aho, qui était joueur autonome avec compensation, les Hurricanes ont confirmé leur intention d’égaler l’offre à l’intérieur du délai permis de sept jours.

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«Nous avions dit dès le début que nous égalerions toute offre, a affirmé le directeur général des Hurricanes, Don Waddell, lors d’une conférence téléphonique. Nous savions que c’était une possibilité en raison des nombreux joueurs autonomes avec compensation disponibles. Mais personne ne devrait être surpris de nous voir égaler l’offre.»

Le Canadien avait causé une onde de choc à travers la LNH quelques heures après l’ouverture du marché des joueurs autonomes, lundi, en offrant un contrat de cinq saisons d’une valeur moyenne annuelle de 8,454 millions $ US à Aho.

L’équipe espérait que la structure du contrat allait faire pencher la balance. Selon ce qui a été rapporté, Aho recevra 21,87 millions $ lors de la prochaine année, ce qui aurait pu constituer un problème budgétaire pour les Hurricanes. C’est loin d’être le cas, a affirmé le propriétaire de l’équipe Tom Dundon.

«Le fait qu’on me demande si le montant de 20 millions de dollars représente beaucoup d’argent pour moi ou les Hurricanes explique peut-être pourquoi nous nous sommes retrouvés dans cette situation, a mentionné Dundon. Ce n’est pas un problème. Je suis très chanceux d’être dans cette position. Je sais que ça sonne terrible, mais signer ce chèque, ce n’est rien pour moi.»

Il semble plutôt que l’agent d’Aho, Gerry Johansson, ait exploité les subtilités de la convention collective pour obtenir le contrat qu’il souhaitait voir son client signer.

«Malheureusement, son agent a cru que c’était la meilleure solution, a dit Waddell. Il a décidé de vendre ce concept à une équipe en sachant, comme tout le monde, que ça n’allait pas fonctionner.»

Waddell a noté qu’il espérait mettre sous contrat Aho pour le maximum permis de huit saisons, mais que la valeur moyenne annuelle du contrat n’était pas très loin de ce qui avait été offert par le Canadien au joueur finlandais.

De son côté, Bergevin avait affirmé, lundi, qu’Aho voulait jouer pour son équipe. Aux dires des Hurricanes, c’est faux.

«Il n’existe pas de scénario selon lequel Sebastian Aho ne veut pas jouer pour les Hurricanes, a dit Dundon. Il a le droit d’utiliser les articles de la convention collective pour obtenir le plus d’argent de notre part. C’est tout ce qui s’est produit. Je n’ai pas entendu Sebastian Aho dire ça (qu’il veut jouer pour le Canadien). S’il l’avait dit, ce serait différent, mais c’est faux. Un agent l’a dit et il n’a aucune crédibilité.»

L’offre hostile acceptée par Aho était la neuvième à travers la LNH depuis l’instauration du plafond salarial en 2005-06, la première depuis 2013. Une seule offre hostile au cours de cette période n’a pas été égalée, celle des Oilers d’Edmonton en 2007 pour l’acquisition de Dustin Penner, des Ducks d’Anaheim.

«Tout le monde veut améliorer son équipe, a noté Dundon. Nous avons analysé tous les moyens pour améliorer la nôtre et n’avons jamais conclu que la meilleure solution était une offre hostile.

«Je ne crois que pas c’est une bonne stratégie. Il a déjà été prouvé que c’est une perte de temps. (Le Canadien) avait le droit de le faire s’il croit que c’était la meilleure façon d’améliorer son équipe. Nous avons une philosophie différente.»

Aho, qui célébrera son 22e anniversaire de naissance le 26 juillet, a établi des sommets personnels la saison dernière avec 30 buts, 53 aides et 83 points en 82 matchs. Il a ajouté cinq buts et sept aides en 15 matchs des séries.

Le Canadien aurait sacrifié un choix de première ronde, un choix de deuxième ronde et un choix de troisième ronde si les Hurricanes n’avaient pas égalé l’offre hostile.

L’équipe n’avait toujours pas réagi à la décision des Hurricanes au moment d’écrire ces lignes, se contentant de prendre acte de la nouvelle par le biais de son compte Twitter.

LNH

Transaction majeure entre les Maple Leafs et l'Avalanche

TORONTO - Les Maple Leafs de Toronto ont transigé avec l’Avalanche du Colorado pour mettre la main sur le défenseur Tyson Barrie, l’attaquant Alex Kerfoot et un choix de sixième tour en 2020, lundi soir.

Les Maple Leafs céderont à l’Avalanche l’attaquant Nazem Kadri, le défenseur Calle Rosen et un choix de troisième ronde en 2020.

Dans cet échange, l’Avalanche gardera 50 pour cent du salaire annuel moyen de Barrie (5,5 millions $US).

Âgé de 27 ans, Barrie a pris part à 78 matchs avec l’Avalanche en 2018-19, amassant 14 buts et 59 points. Il a terminé la saison au septième rang des meilleurs pointeurs de la LNH chez les défenseurs.

Sélectionné en troisième ronde en 2009, Barrie a été repêché par l’Avalanche, avec qui il a obtenu 75 buts et 307 points en 484 parties.

Kerfoot, 24 ans, a joué 78 matchs la saison dernière, récoltant 15 buts et 42 points. Originaire de Vancouver, il a été un choix de cinquième tour des Devils du New Jersey en 2012.

À 28 ans, Kadri a disputé 73 matchs la saison dernière avec les Maple Leafs, inscrivant 16 buts et 44 points. En 561 sorties dans l’uniforme de la formation de Toronto, Kadri, un choix de première ronde en 2009, a amassé 161 buts et 357 points.

Rosen, âgé de 25 ans, a passé les deux dernières saisons avec les Maple Leafs et les Marlies de Toronto, dans la Ligue américaine de hockey.

Il a enregistré sept buts et 46 points en 54 matchs avec les Marlies, la saison dernière. Il a marqué un but en quatre parties avec les Maple Leafs.

Rosen s’est entendu comme joueur autonome avec les Maple Leafs, en mai 2017.

LNH

Les Canucks embauchent les défenseurs Tyler Myers et Jordie Benn

VANCOUVER - Le défenseur Jordie Benn n’a pas voulu passer à côté de l’occasion de jouer tout près de chez lui.

Le natif de Victoria, en Colombie-Britannique, a accepté une offre de deux saisons et 4 millions $ US des Canucks de Vancouver, lundi, lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes.

Benn, qui est âgé de 31 ans, portait les couleurs du Canadien de Montréal depuis un peu plus de deux saisons. Le Tricolore lui avait offert le même contrat que les Canucks en avril, mais Benn a préféré saisir l’occasion de rentrer en Colombie-Britannique.

«Quand vous avez l’occasion de rentrer à la maison, de jouer devant parents et amis et pour l’équipe de votre enfance, vous devez en profiter», a dit Benn lors d’une conférence téléphonique.

«Je suis incroyablement heureux de rentrer chez moi et de jouer pour les Canucks.»

Benn a établi des sommets personnels la saison dernière avec cinq buts et 22 points en 81 matchs. En 473 rencontres dans la LNH avec les Stars de Dallas et le Canadien, il a accumulé 22 buts et 88 aides.

Il avait obtenu une première occasion de jouer pour les Canucks en 2008, quand il avait été invité au camp de l’équipe.

«J’ai fait beaucoup de chemin depuis, a-t-il dit. Je suis pas mal certain qu’il y a une photo de moi à ce camp sans barbe et avec des boutons partout sur le visage. C’est spécial de revenir ici, de jouer pour l’équipe de mon enfance.»

Les Canucks ont fait le plein de défenseurs lundi. En plus de Benn, ils ont embauché Tyler Myers et Oscar Fantenberg.

Myers, qui est âgé de 29 ans, a accepté un contrat de cinq saisons d’une valeur totale de 30 millions $ US, tandis que Fantenberg a apposé son nom au bas d’un contrat d’une saison et 850 000 $.

Myers a passé la dernière saison avec les Jets de Winnipeg, accumulant 31 points en 80 matchs.

Sélectionné au 12e rang du repêchage de 2008 par les Sabres de Buffalo, Myers a récolté 74 buts et 191 aides en 635 rencontres dans la LNH.

Finalement, Fantenberg, 27 ans, a participé à 61 matchs la saison dernière avec les Kings de Los Angeles et les Flames de Calgary, marquant deux buts et autant d’aides. En 88 parties dans la LNH, il a récolté quatre buts et neuf aides.

Le directeur général des Canucks, Jim Benning, avait répété au cours des derniers mois qu’il souhaitait améliorer sa brigade défensive.

Le mois dernier, les Canucks ont consenti une prolongation de contrat de deux saisons et 12 millions $ au vétéran Alex Edler. Les Canucks espèrent aussi voir la recrue Quinn Hughes s’imposer.

Canadien

Le Canadien fait une offre hostile à Sebastian Aho

BROSSARD — Le directeur général du Canadien Marc Bergevin a décidé de jouer le tout pour le tout lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes. Il a en effet déposé une offre hostile au centre Sebastian Aho des Hurricanes de la Caroline, qui est joueur autonome avec compensation.

Il s’agit d’une offre de cinq saisons d’une valeur moyenne annuelle de 8,454 millions $US. Les Hurricanes ont sept jours pour égaler l’offre, sans quoi ils recevront un choix de première ronde, un choix de deuxième ronde et un choix de troisième ronde en retour d’Aho. Tous les choix seraient en 2020.

Aho ne peut pas être échangé pendant la période de sept jours. Si les Hurricanes égalent l’offre, Aho ne pourra pas non plus être échangé pendant l’année suivante.

Le talent d’Aho, qui célébrera son 22e anniversaire de naissance le 26 juillet, ne fait pas de doute. Le Finlandais a établi des sommets personnels la saison dernière avec 30 buts, 53 aides et 83 points en 82 matchs. Il a ajouté cinq buts et sept aides en 15 matchs des séries.

En conférence de presse, Bergevin a souligné qu’Aho était emballé à l’idée de se joindre aux rangs du Canadien.

«Il a le potentiel d’être un centre numéro un quand on regarde ce qu’il a fait en Caroline non seulement en saison régulière, mais aussi en séries, a dit Bergevin au sujet d’Aho. Il est jeune et nous pensons qu’il cadrerait bien avec nos jeunes qui s’en viennent dans l’organisation.»

La question est maintenant de voir si les Hurricanes sont prêts à laisser partir Aho ou non. Le directeur général des Hurricanes, Don Waddell, s’est dit surpris que la valeur moyenne annuelle du contrat ne soit pas plus élevée.

Le nerf de la guerre sera donc la distribution du montant.

Selon le réseau TSN, Aho toucherait 11,3 millions $ en boni à la signature et un salaire de 700 000 $ la première saison, un boni de 9,87 millions $ et un salaire de 700 000 $ lors de la deuxième saison, un boni de 6,95 millions $ et un salaire de 750 000 $ lors de la troisième saison, ainsi qu’un boni de 5,25 millions $ et un salaire de 750 000 $ lors des deux dernières saisons.

Aho recevrait donc 21,87 millions $ lors de la prochaine année, ce qui pourrait représenter un problème budgétaire pour les Hurricanes.

«Les 12 premiers mois sont la clé», a reconnu Bergevin, ajoutant aussi qu’il ne croyait pas nécessaire d’offrir plus d’argent à Aho pour faire pencher la balance. «C’est le point vulnérable que nous avons identifié.»

Sept jours

De son côté, Waddell a noté qu’il pourrait attendre les sept jours avant d’annoncer la décision des Hurricanes. «Peut-être que nous ne voulons pas les aider», a-t-il dit.

«Mon été sera beaucoup plus beau, a ajouté Waddell, visiblement irrité. Je n’aurai pas à négocier avec [le camp Aho] pendant tout l’été.»

Pour sa part, Bergevin a maintenant les mains liées en attendant la décision des Hurricanes puisqu’il ne voudra pas se retrouver avec une masse salariale supérieure au plafond en se protégeant trop rapidement avec un plan B. Et même s’il a pu rayer un article sur sa liste d’épicerie en embauchant le gardien réserviste Keith Kinkaid plus tôt lundi (voir texte en page 46), Bergevin est aussi conscient que sa brigade défensive a besoin de renforts.

Si jamais les Hurricanes devaient égaler l’offre hostile du Canadien, Bergevin pourrait se retrouver les mains vides dans une semaine et devant des options plus limitées sur le marché des joueurs autonomes sans compensation.

«C’est le risque que nous prenons, qu’il n’y ait plus personne pour s’asseoir dans la chaise s’il ne vient pas, a admis Bergevin. C’est comme ça. Mais si ça ne se produit pas, je pense quand même que nous avons une très bonne équipe.»

En 2013

Il faut remonter à 2013 pour retracer la dernière fois qu’une équipe de la LNH a conclu une offre hostile avec un joueur autonome avec compensation.

Alors avec l’Avalanche du Colorado, Ryan O’Reilly avait accepté une offre de deux saisons et 10 millions $ des Flames de Calgary. L’Avalanche avait égalé l’offre.

L’offre hostile acceptée par Aho est la neuvième à travers la LNH depuis l’instauration du plafond salarial en 2005-2006. Une seule des huit premières au cours de cette période n’a pas été égalée, celle des Oilers d’Edmonton pour l’acquisition de Dustin Penner, des Ducks d’Anaheim en 2007.

Waddell avait le visage long lors de sa conférence de presse en Caroline. Il a admis avoir été surpris, même s’il avait eu des discussions avec le Canadien plus tôt dans la journée.

Il a souvent été perçu qu’il existait une loi non écrite entre les directeurs généraux pour ne pas faire d’offres hostiles, ce que Bergevin a réfuté. Il est aussi conscient que sa décision de faire une offre hostile à Aho pourrait avoir des répercussions dans ses négociations futures. Cependant, Bergevin se soucie peu des conséquences si cette offre hostile lui permet d’obtenir l’un des plus beaux jeunes talents de la LNH.

«Nous avons tous un côté compétitif, mais ça fait partie de la convention collective, des règles, a rappelé Bergevin. Je suis responsable du Canadien et non des autres équipes. Et je dois ça à Geoff Molson, nos partisans et nos joueurs.»

Bergevin saura au plus tard dans sept jours si son pari aura été payant ou non.

LNH

Bobrovsky signe avec les Panthers

SUNRISE, Fla. - Carey Price n’est plus l’unique gardien de but à 10 millions $ dans la Ligue nationale de hockey. Sergei Bobrovsky a lui aussi fait sauter la banque en acceptant une offre de sept ans et 70 millions $ US de la part des Panthers de la Floride.

Le gardien qui aura 31 ans au moment où commencera la prochaine saison est un vétéran de neuf campagnes dans la Ligue nationale, dont les sept dernières avec les Blue Jackets de Columbus, où il a remporté ses deux trophées Vézina.

LNH

Panarin déménage à New York

NEW YORK - Les Rangers de New York ont réussi à convaincre l’un des principaux joueurs autonomes disponibles à se joindre à eux, mettant sous contrat l’ailier Artemi Panarin pour sept saisons et 81,5 millions $ US.

Le contrat de Panarin comptera pour 11,642 millions $ par saison sous le plafond salarial des Blue Shirts.

LNH

Matt Duchene signe avec les Predators

NASHVILLE - Les Predators de Nashville ont fait un pas important en avant pour améliorer leur attaque en mettant sous contrat le joueur autonome Matt Duchene, mais en payant le gros prix.

Afin de mettre l’attaquant qu’ils recherchaient, les Preds ont consenti sept ans et 56 millions $ US à Duchene, qui aura pour principale mission de relancer le pire jeu de puissance de la LNH en 2018-19.

LNH

La LNH en bref

Les événements du jour dans la Ligue nationale de hockey, en quelques mots.

Deux dossiers réglés à Toronto

Le DG Kyle Dubas des Maple Leafs de Toronto s’est entendu avec les joueurs autonomes avec compensation, Kasperi Kapanen et Andreas Johnsson. Kapanen a accepté une prolongation de contrat de trois ans d’une valeur moyenne annuelle de 3,2 millions $ US, tandis que l’entente de Johnsson lui rapportera 3,4 millions $ par an pendant quatre ans.

Hockey junior

Roy et Simoneau parmi les pros

Ils n’ont pas été repêchés par des équipes de la LNH à Vancouver le week-end dernier, mais deux hockeyeurs de la région outaouaise patineront quand même avec les meilleurs au monde cette semaine.

Jamais même repêché dans la LHJMQ, le Gatinois Charles-Antoine Roy se trouve déjà à Vegas où il a été invité à participer au camp de développement des Golden Knights.

Canadien

Repêchant 15e, le Canadien ignore quels joueurs seront alors disponibles

VANCOUVER — L’an dernier, le Canadien avait invité à souper Jesperi Kotkaniemi et un autre espoir avant le repêchage de la LNH. Cette fois, si la formation montréalaise avait voulu répéter l’exercice avec tous les espoirs sur lesquels elle a dû faire ses devoirs, la facture aurait été beaucoup plus élevée.

Contrairement à juin dernier, quand le Tricolore détenait le troisième choix du repêchage, Trevor Timmins et son équipe ont dû ratisser beaucoup plus large dans leur préparation puisque le Canadien détient le 15e choix. Il est donc beaucoup plus difficile de savoir quels joueurs seront encore disponibles quand viendra leur tour de prendre la parole.

«Nous avons fait un travail approfondi sur au moins 20 espoirs pour le 15e choix, a indiqué Timmins, qui supervise le recrutement amateur dans son rôle de directeur général adjoint. Nous recherchons des joueurs qui sont très compétitifs, confiants et motivés.»

Il a été difficile d’en obtenir plus de la bouche de Timmins à la veille de la présentation de la première ronde du repêchage, à Vancouver. Attaquant ou défenseur? De quelle origine? Le Canadien pigera-t-il dans la LHJMQ?

«J’ai dit par le passé que nous accordons beaucoup de valeur aux défenseurs offensifs et aux centres, a reconnu Timmins. Un centre peut toujours jouer à l’aile. Un ailier marqueur a aussi une valeur importante.»

En raison des lacunes du Canadien sur le flanc gauche de sa brigade défensive, il est peut-être facile de s’imaginer voir le directeur du recrutement amateur Shane Churla nommer Cam York ou Thomas Harley lorsqu’il se rendra sur le podium du Rogers Arena. Encore là, la direction du Tricolore est consciente qu’il serait étonnant que le joueur choisi vendredi se taille un poste avec le grand club dès septembre.

Appelé à commenter l’état plus général de son équipe, Marc Bergevin a joué la carte de la prudence.

«Je regarde toujours pour ajouter, mais je dois être responsable, a dit le directeur général du Tricolore. Le plafond salarial n’augmentera pas autant que nous le pensions. Et nous avons des jeunes qui devront éventuellement signer de nouveaux contrats - Jesperi Kotkaniemi, Max Domi et même un Ryan Poehling.

«Je ne voudrais pas avoir à échanger un jeune dans trois ans parce que j’ai donné un contrat à un joueur autonome dans une semaine et qu’il n’est pas échangeable.»

Bergevin l’a souvent répété depuis son arrivée chez le Canadien en 2012, la journée de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet, représente souvent la journée où le plus de mauvais contrats sont donnés dans le monde du hockey.

Puisque le Canadien a raté les séries par seulement deux points le printemps dernier et puisque le succès en saison régulière ne garantit pas un long parcours en séries - parlez-en au Lightning de Tampa Bay -, Bergevin ne tient pas nécessairement à accélérer la progression de sa troupe.

«J’aime la direction vers laquelle l’équipe s’en va, a dit Bergevin. Nous avons fait un gros pas vers l’avant. Nous avons misé sur la vitesse et la jeunesse. La progression de l’équipe a surpris beaucoup de monde la saison dernière. Nous arrivons ici avec la même direction - jeunesse et rapidité.»

En plus du 15e choix au total, le Canadien possède neuf autres choix au repêchage cette année: deux en deuxième ronde (46e et 50e), un en troisième (77e), un en quatrième (108e), trois en cinquième (131e, 136e et 138e), un en sixième (170e) et un en septième et dernière ronde (206e).

«Je dis toujours qu’on ne peut pas analyser un repêchage avant qu’il ait lieu. Vous devez attendre quatre, cinq ou six ans, a insisté Timmins. Il y a toutefois de bons espoirs en première ronde et même tôt en deuxième.»

York? Harley? L’attaquant Raphaël Lavoie? On saura enfin vendredi soir quel joueur a séduit le Canadien comme Kotkaniemi l’a fait l’an dernier.

LNH

Nikita Kucherov, le plus utile

LAS VEGAS — Nikita Kucherov est officiellement le joueur le plus utile de la LNH.

L’ailier du Lightning de Tampa Bay a remporté le trophée Hart pour une première fois en carrière après avoir connu une prolifique saison de 128 points.

LNH

Mathieu Bizier n’a pas trop d’attentes

VANCOUVER — Mathieu Bizier vit d’espoir cette semaine en se présentant à Vancouver.

Le centre que les Olympiques de Gatineau ont acquis en décembre dernier de l’Océanic de Rimouski a eu l’occasion d’améliorer son statut auprès des dépisteurs des différentes équipes de la LNH en deuxième moitié de saison en obtenant des responsabilités accrues avec son nouveau club.

LNH

Un autre bon repêchage en vue pour les 67’s

Après un repêchage faste où ils ont vu trois de leurs joueurs être sélectionnés l’an dernier à Dallas, les 67’s d’Ottawa ont encore plusieurs candidats intéressants à offrir aux 31 clubs de la LNH cette semaine à Vancouver.

Comme Cody Clark (Washington) et Kevin Bahl (Arizona) l’an passé, l’attaquant Graeme Clarke et le défenseur Nikita Okhotiuk ont des chances d’être des choix de deuxième ronde, eux qui sont classés respectivement 45e et 56e meilleurs espoirs en Amérique du Nord par la Centrale de dépistage de la LNH. Après ça, il y a un peu plus d’incertitude pour le défenseur Merrick Rippon (158e), admissible pour une deuxième année de suite.

LNH

Comment encadrer un jeune joueur lors de son repêchage?

Samuel Poulin dit avoir réalisé l’ampleur de l’intérêt porté à la nouvelle génération de hockeyeurs lors du Match des espoirs de la Ligue canadienne de hockey, le 23 janvier dernier, à Red Deer, en Alberta.

Un total de 40 joueurs disponibles au prochain repêchage de la LNH se sont retrouvés sous les projecteurs et avaient alors l’occasion de se démarquer devant tout le gratin du circuit Bettman.

Poulin, du Phœnix de Sherbrooke, était de la partie, tout comme les deux autres membres du trio de tête parmi les espoirs québécois du repêchage – Raphaël Lavoie, des Mooseheads de Halifax, et Jakob Pelletier, des Wildcats de Moncton.

« C’est juste un match, mais il y a tellement de journalistes qui couvrent le match, a récemment raconté Poulin à La Presse canadienne lors d’un entretien téléphonique. C’est un gros événement et c’était spécial d’y participer. »

Le Match des espoirs de la LCH ne représente qu’une seule des nombreuses distractions qui ponctuent la saison d’un joueur lors de son année de repêchage. Il y a aussi l’attention médiatique qui est plus élevée et les joueurs sont sollicités par les recruteurs des équipes de la LNH après les matches ou les entraînements pour des entrevues.

C’est sans compter la possibilité d’être sélectionné par Hockey Canada pour différents tournois internationaux et la participation au camp d’évaluation de la LNH à quelques semaines du repêchage.

« Au repêchage, le joueur ne contrôle rien », a rappelé l’entraîneur adjoint Sylvain Favreau des Mooseheads.

« On met donc l’accent sur ce que les joueurs peuvent contrôler, comme une bonne hygiène de vie et de bonnes habitudes de travail lors des entraînements et des matches, a-t-il ajouté. C’est certain qu’il faut encadrer un peu le joueur en début de saison, que les recruteurs vont vouloir faire des entrevues après les matches pour connaître la personne. Les recruteurs voient le joueur sur la glace, mais ils veulent aussi connaître le caractère de la personne. Il faut donc le préparer pour s’attendre à être l’objet de l’attention. »

Chaque cas sera aussi spécifique au tempérament du joueur. Dans le cas de Lavoie, Favreau a rappelé l’historique des Mooseheads, qui ont compté de nombreux espoirs de pointe au cours des dernières années. Lavoie a donc pu vivre un peu l’expérience d’une année de repêchage à travers Filip Zadina, Benoît-Olivier Groulx et Jared McIsaac la saison dernière.

« Les gars voient un peu l’impact que le repêchage peut avoir et l’aspect négatif que ça peut avoir si tu te concentres seulement en fonction du repêchage, que tu triches dans ton jeu pour impressionner les recruteurs », a mentionné Favreau.

De son côté, Poulin compte sur un père, Patrick, qui a joué dans la LNH. De plus, son parrain est Jocelyn Thibault, l’ancien coéquipier de Poulin chez le Canadien de Montréal et directeur général du Phœnix.

« Sam est très mature, a noté l’entraîneur-chef du Phœnix, Stéphane Julien. On l’a guidé un peu et c’était assez.

« Nous avons parlé en début de saison pour voir comment gérer tout ça, comment il voyait tout ça – rencontrer des recruteurs après un match ou un jour d’entraînement. Nous en avons reparlé pendant la saison. Sam n’avait aucune objection avec ce qui allait se passer. »

Dans le cas de Pelletier, son entraîneur-chef John Torchetti s’enflamme quand il parle de son protégé.

« Si j’avais ressenti qu’il avait besoin d’aide, je lui en aurais offert, mais ce n’est pas le cas, a-t-il dit. Il était comme un capitaine sur la glace et sur le banc, et il n’avait que 17 ans. Ça veut tout dire à son sujet. J’ai confiance qu’il va dire les bonnes choses dans le vestiaire. Je n’avais donc pas à m’inquiéter pour lui lors des entrevues avec les recruteurs. »

Et si les recruteurs ont parfois la réputation de poser des questions étranges, surtout lors des entrevues dans le cadre du camp d’évaluation, aucun des trois Québécois n’a été pris par surprise par une question.

Il ne leur reste plus qu’à vivre la dernière étape du processus, une étape qui, en fait, n’est pas la fin, mais plutôt le début d’une nouvelle aventure qui, espèrent-ils, les mènera dans la LNH.

« Le repêchage, c’est une journée, puis ça recommencent à zéro, a noté Poulin. Tu n’as pas le choix de mettre ça derrière toi assez rapidement et te concentrer sur le camp de développement, qui sera la véritable occasion de faire une bonne première impression auprès de l’équipe qui t’a repêché. »

LNH

Les Sharks ont donné le ton

Erik Karlsson n’a jamais eu envie de tester le marché des joueurs autonomes avant de signer une nouvelle entente avec les Sharks de San Jose.

« Je n’ai jamais exploré cette possibilité, a-t-il affirmé. Je suis heureux de ne pas avoir eu à le faire. »

Hockey

Jakob Pelletier: le cœur à la bonne place

En marge du repêchage de la Ligue nationale de hockey vendredi et samedi, à Vancouver, on vous propose au cours des prochains jours des entrevues avec les meilleurs espoirs de la région immédiate de Québec et ceux des équipes de l’Est-du-Québec évoluant sur le territoire desservi par Le Soleil. Aujourd’hui : Jakob Pelletier, attaquant des Wildcats de Moncton (1er de 3)

Comme c’est le cas depuis le début de sa carrière, Jakob Pelletier partagera un autre grand moment de sa jeune carrière avec ses proches, en fin de semaine, à Vancouver. On peut déjà le prédire, une véritable explosion de joie sera entendue lorsqu’une équipe de la LNH mentionnera son nom au repêchage de la LNH. Les responsables seront la cinquantaine de parents et amis qui l’accompagneront au Rogers Arena!

Reste à voir quand cela surviendra! Classé au 27e rang des meilleurs espoirs du repêchage de la LNH, l’attaquant des Wildcats de Moncton n’était pas trop nerveux à quelques heures de son envolée vers l’Ouest canadien.

«Je ne suis pas stressé, j’ai juste hâte de savoir où je m’en vais. J’ai fait tout ce que je pouvais, la suite ne m’appartient pas. Mon rêve et mon souhait, c’est de sortir en première ronde, mais c’est juste un numéro», disait-il, lundi, avant un match amical au Centre sportif Wendake.

L’ailier gauche de Québec part mercredi pour Vancouver. Il sera l’un des points de mire de la LHJMQ à cette séance de sélection, où les Québécois Raphaël Lavoie (20e, Halifax) et Samuel Poulin (22e, Sherbrooke) sont également classés en première ronde selon la centrale de recrutement de la LNH.

Contrairement à ses frères, Charles-Antoine et Thomas, Jakob Pelletier ne frotte pas sa boule de cristal pour essayer de voir où il pourrait aboutir. «Ils ont leur choix, ils pensent savoir où je vais aller, mais ne me le disent pas», rigole le plus jeune fils de Nancy Latulippe et de Mario Pelletier.

Depuis toujours, Jakob rêve à la LNH, comme plusieurs jeunes garçons. Il s’y approche, peu à peu. L’ailier gauche de 18 ans franchira une autre étape dans sa route déjà parsemée de belles réussites.

«Pour vrai, je ne réalise pas encore que je vais être repêché. Dans ma tête, on dirait que je suis encore le petit joueur pee-wee qui rêve à la LNH comme tous les gars de mon âge», dit-il sur un ton dénué de tout excès de confiance.

Pourtant, Jakob Pelletier est l’un de meilleurs joueurs de sa génération. L’attaquant de 5 pieds 9 pouces et 175 livres a toujours performé à la hauteur de son potentiel, même s’il n’a jamais été le patineur le plus développé physiquement. Dans le midget AAA, il a mené le Blizzard du Séminaire Saint-François au championnat de la Ligue et à la médaille d’argent de la Coupe Telus. Il a été repêché au troisième rang par les Wildcats (en 2017) et il a représenté le Canada au tournoi Hlinka Gretzky des moins de 18 ans.

«Je n’ai jamais douté de moi à cause de mon physique. Je ne suis ni le plus gros ni le plus grand, et j’en ai peut-être donné un peu plus à cause de ça. Je suis un joueur travaillant, j’ai beaucoup de cœur aussi, et je pense que ces deux éléments mis ensemble m’aident beaucoup», estimait l’auteur de 89 points, dont 39 buts, à sa deuxième saison à Moncton.

Les Wildcats n’ont jamais regretté d’avoir obtenu la troisième capsule du boulier de la loterie du repêchage de la LHJMQ, en 2017. Alexis Lafrenière (Rimouski) et Samuel Poulin (Sherbrooke) avaient été choisis tout juste avant lui.

«Le meilleur choix que je n’ai jamais fait», disait l’ancien directeur général des Wildcats Roger Shannon à son sujet. Le plus facile, aussi…

«C’est valorisant d’entendre les commentaires positifs à mon endroit, mais il ne faut pas que je m’attarde à ça. J’essaie toujours de faire mieux que le match précédent, je ne tiens jamais rien pour acquis. Je suis content de ma dernière saison, mais j’aurais aimé qu’on se rende plus loin dans les séries», précisait-il à propos de l’élimination des siens en deuxième ronde.

L’équipe qui le repêchera obtiendra un compétiteur-né, un joueur doté d’une excellente vision du jeu, un attaquant au style offensif qui prend un soin jaloux de son jeu défensif. «J’ai une bonne vitesse aussi, mais pour jouer dans la LNH, il faut toujours améliorer son coup de patin», prévient-il.

Le jeune homme du quartier Neufchâtel s’attend à une bonne récolte pour la LHJMQ. Outre ceux classés en première ronde, il pense que plusieurs autres sortiront rapidement au second tour. Personnellement, il impute une partie de son succès à l’organisation qui l’aligne dans la LHJMQ.

«C’est difficile de ne pas réussir lorsque tu joues à Moncton. Plusieurs personnes m’ont aidé, comme notre ancien dg Roger Shannon, notre ex-coach Darren Rumble. Mais l’image des Wildcats, c’est aussi M. Irving, qui nous offre un environnement idéal pour se développer», souligne-t-il à propos du propriétaire de l’équipe qu’il représente lui-même avec brio.

LNH

Erik Karlsson encore huit ans à San Jose

SAN JOSE — Les Sharks de San Jose ont offert un nouveau contrat de huit ans et 92 millions $US au défenseur Erik Karlsson, transformant une location d’une saison en un investissement de longue durée auprès de l’un des défenseurs les plus dynamiques de la Ligue nationale.

Karlsson aurait pu profiter de l’autonomie complète le 1er juillet, mais il a décidé de demeurer à San Jose, où il tentera de gagner une première coupe Stanley avec une formation qui a atteint cinq fois la finale d’Association au cours des 15 dernières années sans jamais aller jusqu’au bout.

«L’an dernier, nous avons connu un parcours formidable sans toutefois atteindre notre objectif, a indiqué Karlsson par communiqué. Le dévouement démontré par mes coéquipiers, les entraîneurs, le personnel et les membres de l’organisation m’ont prouvé à quel point cette équipe est vouée à un grand avenir et que nous serons en mesure de nous battre pour un championnat chaque saison.»

Une personne au fait des négociations a confirmé le montant du contrat, qui comprend une clause de non-mouvement totale. Selon Capfriendly.com, le contrat, dont 53 des 92 millions seront versés en bonis de signature, comptera pour 11,5 millions $ sous le plafond salarial des Sharks.

Le double vainqueur du trophée Norris (2012 et 2015) a été acquis tout juste avant le début de la dernière saison. Il a été ennuyé par des blessures à l’aine pour une partie de cette campagne, mais il a également fait preuve de son immense talent jusqu’à ce que l’équipe soit éliminée en finale d’Association par les Blues de St. Louis. Karlsson a toutefois été diminué par les blessures au cours de cette série. Le défenseur a été opéré à l’aine le 31 mai.

«Agressif»

«Les joueurs du calibre d’Erik sont rares et quand l’un d’entre eux est disponible, il faut être agressif, a déclaré le directeur général des Sharks, Doug Wilson. C’est un joueur qui rend tous ceux autour de lui meilleurs. Nous sommes heureux qu’il ait été proactif au sujet de cette blessure et nous avons hâte de compter sur lui pour les années à venir.»

Les Sharks ont eu suffisamment confiance en une rémission complète pour lui accorder le plus riche contrat de l’histoire pour un défenseur, dépassant les 88 millions $ pour huit ans obtenus par Drew Doughty avec les Kings de Los Angeles l’an dernier. Les seuls contrats valant plus que le sien actuellement sont ceux de Connor McDavid (100 millions $ pour huit ans — 12,5 millions $ en moyenne) et d’Auston Matthews (58,170 millions $ pour cinq ans — 11,634 millions $ en moyenne).

Karlsson a récolté 45 points (3-42) en 53 rencontres la saison dernière. Il a dû rater 27 des 33 derniers matchs en raison de sa blessure.

Aucun défenseur n’a inscrit plus de points que Karlsson depuis qu’il s’est joint à la Ligue nationale, en 2009-10, soit 563 (129-434) en 680 rencontres. Son coéquipier Brent Burns le suit, avec 532 points en 717 matchs.

En plus de ses deux sacres à titre de défenseur par excellence du circuit Bettman, le choix de premier tour, 15e au total, des Sénateurs d’Ottawa en 2008 a été finaliste en deux autres occasions, en 2016 et 2017. Il a de plus été finaliste à l’obtention du trophée Calder, remis à la recrue par excellence de la LNH, en 2011.

Deux joueurs de premier plan des Sharks peuvent toujours se prévaloir de l’autonomie. Le capitaine Joe Pavelski pourrait tenter le marché après une récolte de 29 buts, tandis que le visage de la concession, Joe Thornton, doit décider s’il se retire ou s’il reviendra pour une autre saison à 40 ans.

Sports

La retraite pour Michaël Bournival: «Je suis fier d’avoir fait preuve de résilience et de courage»

TROIS-RIVIÈRES — Après une longue réflexion, Michaël Bournival accroche ses patins.

Ennuyé par des blessures depuis plusieurs années, le Shawiniganais en est venu à la conclusion qu’il est temps pour lui de prendre un nouveau chemin. 

«Ça faisait longtemps que j’y pensais. Peu de gens le savent mais avant de me blesser à nouveau en début de saison l’an dernier, les migraines étaient revenues. Cette blessure m’a permis de faire le point, de retrouver un rythme de vie normal. J’ai retrouvé de l’énergie, je peux jouer avec ma fille avec le sourire aux lèvres. Je ne veux plus perdre ça», a expliqué l’athlète de 27 ans, en indiquant qu’il devait vivre depuis des années avec des symptômes reliés à ses antécédents de commotions cérébrales. «Médicalement, j’étais apte à jouer. Mais ça ne veut pas dire nécessairement que tout était parfait. Je me levais souvent avec des maux de tête, je devais faire des siestes après les pratiques. J’en ai pris des Tylenol ces dernières années! Je croyais être pris avec ça pour le reste de ma vie, ma dernière convalescence m’a démontré le contraire. Je ne veux pas prendre de chance, il est temps pour moi d’arrêter.»

S’il a mis autant de temps avant de choisir une nouvelle route, c’est parce qu’il avait le sentiment qu’il pouvait encore forcer la main du Lightning, une organisation avec laquelle il a passé les trois dernières saisons. «J’étais tout près. En santé, j’ai joué des matchs avec eux, je me sentais apprécié. Tu ne veux pas lâcher quand tu sais que tu es si près du but. Mais bon, il faut savoir quand partir et pour moi, ce moment est arrivé.»

L’ex-capitaine des Cataractes aura disputé sept saisons chez les professionnels, accumulant notamment 113 matchs dans la LNH. Dès l’âge de 21 ans, il avait surpris la province en se taillant une place avec le Canadien de Montréal, lui qui avait été trois ans plus tôt un choix de troisième ronde de l’Avalanche du Colorado. Une série de blessures lui a toutefois fait passer beaucoup de temps à l’infirmerie par la suite, freinant son développement et c’est majoritairement dans la Ligue américaine qu’il a ensuite patiné. Bournival sait que son tableau de chasse serait plus garni s’il n’avait pas passé autant de temps avec les thérapeuthes, mais il dit tourner la page sans regret. «J’ai réalisé mon rêve de jouer dans la LNH. Mon parcours n’est pas parfait mais il a fait l’homme que je suis devenu. Je suis fier d’avoir fait preuve de résilience et de courage durant toutes ces années. Je sors des rangs professionnels avec un bagage qui va me servir toute ma vie.»

Avant son parcours professionnel, il est passé à l’histoire en devenant le premier capitaine des Cataractes à guider son équipe à un championnat, lui qui a levé la coupe Memorial à bout de bras devant ses partisans au printemps 2012. Bournival a même eu le privilège de préparer le but vainqueur d’Anton Zlobin lors de la prolongation de la grande finale face aux Knights de London. «C’est certainement mon plus beau moment en carrière. J’ai eu des frissons quand j’ai joué mon premier match avec le Canadien, puis quand j’ai marqué mon premier but dans la LNH. Mais la Coupe, c’est dans une classe à part. On faisait le tour de la glace avec le trophée, je voyais les gens pleurer dans la foule tellement ils étaient heureux. Je vais me souvenir de ça toute ma vie.»

Direction UQTR

Bournival a un plan pour la suite. À l’automne, il va amorcer des études en kinésiologie à l’UQTR. Parallèlement, il va regarder les opportunités qui pourraient s’offrir à lui dans le monde du hockey. 

Et puis, il ne dirait pas non à encadrer des jeunes athlètes qui souhaitent se rendre au plus haut niveau dans leur sport. «Je n’étais pas le joueur le plus talentueux, j’ai réussi à me démarquer grâce à mon éthique de travail. Si je peux aider d’autres jeunes à eux aussi réaliser leur rêve en les entraînant, je serais comblé. Ça m’intéresse beaucoup de travailler avec des athlètes. Je me vois dans un créneau comme celui-là.

LNH

Jordan Binnington s’est révélé au monde entier en finale

Jordan Binnington, qui est passé de quatrième gardien dans la hiérarchie des Blues de St. Louis à champion de la Coupe Stanley en quelques mois seulement, a carburé aux quelques repas gratuits qu’il a obtenus.

Son meilleur s’est produit le week-end dernier au “Brio Tuscan Grille” l’un de ses restaurants favoris de St. Louis, où il commence à se sentir chez lui.

«Ils ont été très gentils avec moi», a admis Binnington.

Ce dernier a été si bon pour les Blues que des partisans de l’équipe, qui a longtemps croupi dans les bas-fonds de la LNH, pourraient l’empêcher de payer un autre de ses repas. Binnington, qui a été sélectionné en troisième ronde, était à un certain moment un obscur gardien dans la hiérarchie des Blues, puis il a effectué une ascension fulgurante : la recrue âgée de 25 ans a permis aux Blues de quitter le dernier rang de la LNH et de conquérir la première coupe Stanley de leur histoire.

Il s’est révélé le gardien de confiance que recherchaient tant les Blues, un leader silencieux autour duquel se sont regroupés ses coéquipiers pendant cette époustouflante odyssée qui aura duré six mois. C’était inévitable; l’ascension a été constante.

«C’est vraiment cool, a déclaré le jeune homme de la région de Toronto. Je comprends que ce soit une belle histoire. Mais je vais savourer le moment un peu plus tard.»

Binnington a rencontré les médias peu après la victoire de 4-1 contre les Bruins de Boston lors du match no 7 de la série finale de la Coupe Stanley, mercredi soir. Encore assommé de se retrouver là avec la Coupe Stanley, Binnington n’a pu s’empêcher de dire : «J’ai peine à croire que nous sommes ici aujourd’hui?»

C’est lui qui les a menés là

Le parcours des Blues a coïncidé avec l’arrivée de Binnington, et il s’est conclu avec sa performance de 32 arrêts lors du match no 7. L’entraîneur-chef des Blues Craig Berube a d’ailleurs dit que Binnington avait disputé son meilleur match de la série.

«Il est un gardien d’exception, a mentionné le lauréat du trophée Conn-Smythe Ryan O’Reilly. Si nous évitions les tirs de l’enclave, alors nous savions qu’il ferait les arrêts.»

Marque de commerce

Binnington a donné l’impression que des arrêts difficiles en étaient de routine, et il en a fait sa marque de commerce. Il n’est pas flamboyant dans son jeu, mais sa confiance en ses moyens a galvanisé les troupes, jure O’Reilly.

«Ce groupe s’est resserré au fur et à mesure que nous progressions, a dit Binnington. Ils m’ont bien accueilli et j’ai simplement essayé de faire mon boulot, de me battre pour chaque arrêt, et de me fermer le clapet.»

Et il a démontré qu’il était tenace. Il a compilé une fiche de 13-2 après avoir encaissé une défaite cette saison.

«Des choses vont se produire, a reconnu Binnington. Nous allons vivre de l’adversité, non? Et c’est comme ça qu’il faut réagir.»

Binnington est reconnaissant pour les repas qu’il a eus, mais on n’a pas arrêté de lui casser les oreilles ce printemps avec son histoire de gardien obscur qui devient le héros dans la conquête de la Coupe Stanley des Blues. Ne vous attendez toutefois pas à de grandes déclarations à propos de son parcours inhabituel, ou de la façon dont il s’est pris pour contribuer à l’improbable conquête du championnat des Blues.

«Ç’a été agréable, a-t-il résumé. J’ai vraiment eu du plaisir.»

LNH

Les Blues de St. Louis savourent une première Coupe Stanley

BOSTON — Après 52 ans et trois tentatives infructueuses, les Blues de St. Louis peuvent enfin dire «Gloria».

Ryan O’Reilly et Alex Pietrangelo ont fait mouche au premier vingt pour guider les Blues de St. Louis vers une première conquête de la coupe Stanley, mercredi, alors que St. Louis a défait les Bruins de Boston au compte de 4-1, dans un match numéro 7.

Brayden Schenn et Zach Sanford ont complété en troisième période pour les Blues, qui ont vu Jordan Binnington faire 32 arrêts. Comme quoi c’est la qualité et non la quantité, l’avantage pour les tirs a été 33-20 en faveur de Boston.

«Depuis que je suis tout petit, je regardais mes idoles jouer et remporter la Coupe Stanley. Aujourd’hui, c’est mon tour, c’est le plus beau jour de ma vie. J’avais un bon feeling avant le match, je suis vraiment fier de cette équipe-là. On va tous être des champions pour la vie, on est vraiment content. Ma famille a toujours été là pour moi, mon frère, ma sœur, mes amis, la ville de Montmagny, je les remercie pour ça. Je vais ramener la Coupe là-bas, cet été, c’est sûr», disait Samuel Blais sur les ondes de TVA Sports après avoir soulevé le précieux trophée. Il n’oubliait pas non plus le dépisteur québécois des Blues, Michel Picard, à qui il doit sa présence dans la LNH.

«C’est indescriptible, ça n’a pas de bon sens. Combien de fois faut-il que je revienne avec les Blues pour leur montrer que j’aime ça… Première Coupe Stanley pour cette franchise-là, c’est incroyable. Ma famille a toujours été là pour moi, même dans les moments les plus difficiles. Je pensais à eux avant chaque match, je sentais que ça allait être notre année. J’ai vraiment hâte de ramener la Coupe Stanley à Sherbrooke», racontait pour sa part David Perron à la même antenne.

LNH

Les Blues pas inquiets

BOSTON — Si les Blues de St. Louis parviennent à vaincre les Bruins de Boston lors du septième match de la finale de la Coupe Stanley, le nom de Steve Hatze Petros pourrait peut-être être gravé sur le précieux trophée de Lord Stanley.

Lui, c’est le magicien derrière le calendrier de la LNH. Il est le responsable de la longue séquence des Blues, entre janvier et mars, où l’équipe n’a pas joué deux matchs consécutifs à la maison. Mais c’est aussi cette séquence qui a permis aux joueurs des Blues de se relever les manches, sous les ordres de Craig Berube, et qui leur a permis par la suite de présenter un rendement de 9-3 à l’étranger au cours du tournoi printanier, soit un sommet dans la LNH.

LNH

La constance des Bruins sera mise à l’épreuve

SAINT-LOUIS — L’approche constante des Bruins sera testée une fois de plus mercredi lors du septième match de la finale de la Coupe Stanley contre les Blues de St. Louis, à Boston.

Il s’agit ici d’une formation expérimentée, avec cinq joueurs ayant fait de l’équipe championne de 2011 qui a vaincu les Canucks à Vancouver, la dernière fois que la finale a nécessité un match ultime.

«Il n’y a jamais eu de septième match de la finale à Boston, alors je dirais de référer au passé, mais on ne peut pas, a dit Torey Krug. Les gars qui ont joué dans le septième match à Vancouver ont de l’expérience.

«C’est le match le plus excitant de nos vies. Je pense que la victoire ira probablement au club qui va garder son sang-froid, tout en respectant un système établi dans la façon de jouer et d’aborder le jeu.»

Les Bruins ont davantage d’expérience et en plus, ils ont l’élan d’une victoire 5-1 à St. Louis, dans le sixième match.

Quatre fois sur les cinq précédentes en séries cette année, l’équipe en déficit 2-3 qui a remporté le sixième match a aussi gagné le suivant.

L’entraîneur des Bruins Bruce Cassidy en fait peu de cas, car il croit avant tout qu’il faut repartir à neuf.

«Ce sera un nouveau match, a dit Cassidy. Les Blues avaient des espoirs, la coupe était dans la bâtisse, ça peut être dur à avaler, mais je ne pense pas que ça va les affecter (mercredi). Les deux équipes seront prêtes, mentalement et physiquement.»

Les leçons de 2011 et de 2013

Patrice Bergeron est le joueur des Bruins ayant le plus d’ancienneté. Lui, le capitaine Zdeno Chara, l’ailier Brad Marchand, le centre David Krejci et le gardien Tuukka Rask devront transmettre des leçons de la victoire en 2011, mais aussi du revers à Chicago en 2013, quand Bergeron a joué avec des côtes cassées et un poumon perforé.

«Ils ont été là pour nous pendant toute la saison et même avant ça, a dit l’attaquant Sean Kuraly. Vous pouvez vous tourner vers eux et être rassuré, suivre leur exemple et savoir que vous êtes dans la bonne voie.»

Pour la première fois lors des présentes séries, les Blues n’ont pas réussi à fermer les livres sans tarder. Ils ont éliminé Winnipeg, Dallas et San Jose dès la première occasion, toujours au Missouri.

À l’étranger en séries ils ont une fiche de 9-3, incluant deux gains à Boston.

«Écoutez... si vous me disiez il y a quatre mois que nous allions participer à la finale et à un septième match, je pense que je le prendrais bien, a dit l’entraîneur de St. Louis, Craig Berube. Nous avons été une bonne équipe “sur la route”. Nous y avons gagné deux fois dans cette série, nous sommes donc confiants.»

LNH

Les Bruins forcent un septième match

SAINT-LOUIS — Après s’être inclinés lors des deux derniers affrontements, les Bruins de Boston ont gâché la fête à St. Louis, dimanche soir, privant les partisans des Blues de voir leur équipe soulever le précieux trophée de Lord Stanley pour la première fois en 51 ans d’histoire.

Tuukka Rask a été intraitable et les Bruins ont forcé la tenue d’un septième match en défaisant les Blues 5-1, lors du sixième match de la finale de la Coupe Stanley.

Les Bruins auront la chance de terminer la saison en beauté mercredi, alors que la rencontre ultime sera présentée à Boston.

«La planète hockey adore les matchs no. 7. Que la meilleure équipe gagne», a déclaré l’entraîneur-chef des Bruins, Bruce Cassidy.

Brad Marchand a d’abord profité de l’avantage de deux hommes pour donner un coussin d’un but aux Bruins en première période. Brandon Carlo, Karson Kuhlman, David Pastrnak et Zdeno Chara ont ouvert la machine au troisième engagement pour porter le coup fatal.

Rask contre vents et marées

Rask a tenu le fort contre vents et marées pour conserver l’avance des siens et a repoussé 27 des 28 tirs dirigés vers lui du côté de Bruins, qui participent à la finale pour une troisième fois en huit ans.

«Il est notre meilleur joueur, a admis le défenseur des Bruins, Charlie McAvoy. Il multiplie ses efforts lorsque ça compte et nous avons toute la confiance du monde en lui. C’est notre pilier.»

Ryan O’Reilly a gâché le jeu blanc de Rask lorsqu’il a fait bouger les cordages à 12:01 au troisième vingt. Les hommes de Craig Berube ont dirigé 12 lancers lors des quatre avantages numériques offerts par les Bruins sans toutefois être en mesure de trouver le fond du filet.

Jordan Binnington a limité les dégâts lors des deux premières périodes chez les Blues, ne cédant qu’une seule fois sur 20 lancers. Le train a toutefois déraillé lors des 20 dernières minutes de jeu et le gardien recrue a totalisé 27 arrêts.

«Si on m’avait dit il y a quatre mois que nous allions disputer un match ultime en finale de la Coupe Stanley, je crois que je ne l’aurais pas cru, a raconté Berube. Nous sommes une équipe qui se débrouille bien à l’étranger. Nous avons remporté deux matchs à Boston dans cette série, alors nous sommes confiants.»

Malgré l’atmosphère électrisante du Enterprise Center, les Bruins ont été opportunistes au premier tiers.

Marchand a une fois de plus démontré la puissance de l’avantage numérique des Bruins, alors que deux joueurs des Blues se trouvaient au cachot. L’attaquant a complété un tic-tac-toe en décochant un tir sur réception précis dans la partie supérieure du filet.

Alex Pietrangelo a fait sautiller la foule au deuxième engagement, alors que Marchand se trouvait au banc des pénalités. Il a d’abord profité d’un retour de lancer pour décocher un tir qui a frappé le poteau rapproché. Charlie McAvoy a rapidement bondi sur le disque, qui virevoltait dans le dos de Rask, et l’a frappé au vol pour empêcher Pietrangelo de remettre les compteurs à zéro.

Rask a de nouveau fermé la porte quelques instants plus tard devant O’Reilly pour préserver l’avance des siens.

Carlo a jeté une douche froide sur les partisans des Blues en déjouant Binnington après que la rondelle eut effectué un bond capricieux.

Inséré dans la formation pour la première fois depuis le 30 avril, Karson Kuhlman a par la suite touché la cible à mi-chemin au troisième tiers pour creuser l’écart 3-0.

Les espoirs des Blues ont semblé renaître de leurs cendres lorsque O’Reilly a touché la cible, moins de deux minutes plus tard.

Le Québécois Samuel Blais, qui remplaçait Ivan Barbashev dans la formation des Blues, a cependant été coupable d’un revirement derrière le but des siens, ce qui a permis aux visiteurs de mettre la table pour leur quatrième but. Sean Kuraly a soutiré le disque à Blais et Pastrnak a fait preuve de patience dans l’enclave avant de battre de vitesse Binnington.

Chara a enfoncé le clou en inscrivant son deuxième but des séries dans une cage déserte.

Les Blues bénéficiaient du retour de l’attaquant Robert Thomas, qui a raté les quatre dernières rencontres en raison d’une blessure dont la nature n’a jamais été dévoilée. Barbashev purgeait quant à lui une suspension d’un match en raison du coup à la tête qu’il a asséné à Marcus Johansson, jeudi.

Les Blues ont été balayés à leurs trois participations précédentes à la finale de la Coupe Stanley, en 1968, 1969 et 1970, en tant que vainqueurs de la nouvelle association composée des six équipes d’expansion de la LNH.

Les Bruins ont remporté les grands honneurs face aux Canucks de Vancouver en 2011, avant de baisser pavillon devant les Blackhawks de Chicago en 2013.