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Canadien 3/Panthers 6: prolifique Barkov [VIDÉO]

SUNRISE — Il y a dix jours, après une éclatante victoire contre les Jets de Winnipeg, le Canadien de Montréal semblait avoir trouvé la voie du succès. Voilà que tout est à recommencer.

Aleksander Barkov a connu une soirée de trois buts et une aide, incluant un filet magistral tard en deuxième période, et les Panthers de la Floride ont défait le Canadien de Montréal par la marque de 6-3 dimanche soir au BB&T Center.

Du coup, les hommes de Claude Julien ont perdu les trois matchs de leur périple qui les avait menés à Nashville, jeudi, et à Tampa Bay samedi. Ce revers, combiné à la victoire des Penguins de Pittsburgh en après-midi face aux Rangers de New York, a fait glisser le Canadien (31-21-7) au huitième rang du classement général de l’Association Est.

«Pas à point»

Les Penguins et le Canadien présentent des dossiers tout à fait identiques, mais la formation de la Pennsylvanie possède l’avantage, car elle compte 30 victoires en temps réglementaire ou en prolongation, une de plus que le Tricolore. Le Canadien doit aussi garder un oeil dans son rétroviseur, car les Hurricanes de la Caroline (31-22-6) n’ont plus qu’un seul point de retard.

«On n’est pas à point dernièrement. Ça fait quelques matchs et je pense que ce soir, c’a été le pire, surtout qu’en deuxième, on est revenu dans le match. Mais deux punitions d’indiscipline nous ont enlevé le vent dans les voiles et leur ont donné un deuxième souffle. Encore là, en troisième période, on s’est écrasé», a analysé Julien.

Barkov, qui avait inscrit un but et une aide au premier vingt face à Antti Niemi, a rompu une égalité de 3-3 avec 2:11 à jouer à la période médiane en logeant la rondelle au-dessus de l’épaule droite de Carey Price, malgré le fait qu’il était dérangé par le défenseur Victor Mete, non sans, auparavant, avoir pris le temps de glisser le disque entre ses jambes.

Barkov, qui totalise 22 buts, a complété son tour du chapeau en milieu de troisième période lorsqu’il a logé le disque dans un filet devenu ouvert après que sa passe vers Jonathan Huberdeau est revenue directement sur la lame de son bâton après avoir été coupée par le défenseur Jeff Petry. Price, qui avait amorcé son déplacement latéral, n’a pas été en mesure de couvrir l’espace vacant.

Denis Malgin (7e) et Frank Vatrano (20e) ont également marqué pour les Panthers (25-24-8), qui ont signé une deuxième victoire d’affilée. Riley Sheahan (8e) a ajouté un but dans une cage déserte avec 2:25 à jouer au temps réglementaire.

Deux buts de Domi

Dans la défaite, Max Domi a marqué deux buts, ses 18e et 19e de la saison, l’autre allant à Brendan Gallagher (23e). Tomas Tatar a récolté des aides sur les deux buts de Domi.

Le Canadien a dirigé 31 tirs vers James Reimer, mais seulement trois en troisième période. Les Panthers ont amassé 36 tirs en direction de Niemi et de Price.

Les patineurs montréalais, qui ont perdu leurs quatre dernières sorties, reprendront le collier mardi soir alors qu’ils accueilleront les Blue Jackets de Columbus. Julien s’est d’ailleurs servi de ce matin pour faire preuve de philosophie et placer les choses dans une perspective plus globale.

«On a perdu un match ce soir et on a une chance de se reprendre mardi. Avant le match, il y avait des gens sur la glace qui ont perdu autre chose qu’ils ne pourront pas récupérer, a déclaré Julien en faisant allusion à une cérémonie empreinte d’émotion visant à commémorer le premier anniversaire de la tuerie dans une école secondaire de la Floride qui avait fait 17 victimes.

«Ce n’est pas la fin du monde. On va gérer nos affaires à l’interne, on va prendre le temps de faire ça avant le match de mardi. Pour nous, c’est de rebondir. Toutes les équipes passent par de tels moments.»

Niemi rouillé

Le revers fait d’autant plus mal que le Canadien avait surmonté une contre-performance de Niemi, victime de trois buts sur seulement neuf tirs, tout ça en moins de 14 minutes.

À sa première sortie depuis le 2 février, Niemi a d’abord été incapable de contrôler un retour d’un tir faible de Keith Yandle, permettant à Barkov d’ouvrir la marque à 3:59 de l’engagement initial.

Moins de huit minutes plus tard, il s’est montré très généreux sur le but de Malgin, marqué à l’aide d’un tir des poignets inoffensif décoché d’une quarantaine de pieds.

Et seulement 53 secondes après le premier but de Domi, Niemi a été battu par le tir de Vatrano qui, à sa décharge, a d’abord dévié sur la lame du bâton de Shea Weber, à 13:57.

Claude Julien a alors dépêché Price dans la mêlée, un geste qui visait peut-être davantage à fouetter sa troupe qu’à punir Niemi. Si c’est ce qu’espérait Julien, la réponse a été positive quand Gallagher a réduit l’avance des locaux moins de trois minutes plus tard.

Domi a ensuite ramené tout le monde à la case de départ, durant la sixième minute de jeu de la deuxième période.

Mais Barkov n’avait pas dit son dernier mot.

Canadien

Danault poursuit sa progression dans l’ombre de Drouin

Jonathan Drouin accapare une bonne partie de l’attention ces derniers temps dans l’entourage du Canadien, mais cela n’empêche pas un autre joueur de son trio de poursuivre sa progression dans l’ombre.

Il n’y en a que pour Drouin depuis que le Tricolore a profité de 10 jours de congé. Le Québécois a amassé neuf points lors des quatre derniers affrontements des siens. Drouin a notamment fait des flammèches en enfilant deux buts et en ajoutant deux aides à sa fiche, pour permettre aux siens de s’imposer jeudi soir face aux Jets de Winnipeg.

Même s’il a été moins flamboyant pendant cette séquence, le pivot du trio de Drouin et Brendan Gallagher, Phillip Danault, a tout de même tiré son épingle du jeu. C’est du moins ce qu’a constaté Tomas Tatar, qui a évolué sur son trio plus tôt cette saison.

«C’est un bon joueur, dans les deux sens de la patinoire, a déclaré le Slovaque à propos du hockeyeur âgé de 26 ans. Il fait de bonnes choses, et il travaille très fort. Il rend la vie très facile à ses ailiers - c’est peut-être moins évident pour les spectateurs que pour nous -, mais il fait de très bonnes choses. Il nous met en confiance.»

Les récentes performances du trio de Danault ont également attiré l’attention des Maple Leafs de Toronto, les visiteurs au Centre Bell samedi soir.

«J’ai bien aimé leur performance contre les Jets. Le trio de Drouin, Danault et Gallagher était en feu!», s’est exclamé l’entraîneur-chef Mike Babcock en entretien téléphonique, à la veille du match contre le CH.

L’homme de confiance

Danault est en quelque sorte l’homme de confiance de l’entraîneur-chef Claude Julien. L’attaquant de Victoriaville, utilisé à toutes les sauces, a d’ailleurs remporté 48 pour cent de ses mises en jeu contre l’un des meilleurs de sa profession - John Tavares.

Bien qu’il ait été blanchi de la feuille de pointage samedi soir face aux Leafs, Danault s’est illustré en muselant pendant une bonne partie de la soirée Tavares, ou du moins jusqu’à ce qu’il marque le but vainqueur en prolongation.

Danault n’est pas seulement qu’un joueur défensif, comme l’a rappelé Tatar. Il peut aussi contribuer offensivement. À ses cinq derniers matchs, Danault s’est signalé avec trois buts et quatre mentions d’assistance. Il s’est notamment illustré avec une performance de quatre points (1-3) contre les Jets, jeudi, et totalise maintenant 40 points en 56 matchs.

Interrogé à savoir si le talent offensif de Danault était sous-estimé, l’entraîneur-chef Claude Julien a indiqué plus tôt cette semaine que son joueur de centre démontre de belles choses, mais qu’il peut encore progresser.

«Phillip joue bien dans les deux sens de la patinoire. Ça reste un jeune joueur, et donc il a encore beaucoup de temps pour s’améliorer. Est-ce qu’il peut générer encore plus de points en attaque? Rien ne l’empêche d’y parvenir.»

Quant à savoir si la contribution offensive du trio de Danault peut avoir un effet d’entraînement sur les autres, Julien a indiqué qu’il pouvait stimuler certains aspects - mais pas tous.

«Je pense qu’on peut améliorer certains aspects en tant qu’équipe, en adoptant des approches assez simples, telles que de se diriger au filet pour obtenir de meilleures chances de marquer, sortir du coin avec la rondelle, par exemple», a-t-il expliqué.

«D’un autre côté, le talent du joueur fait aussi la différence. Quand on regarde un joueur comme (Alex) Ovechkin, qui marque 50 buts par saison, c’est un don. C’est une qualité exceptionnelle, et ces choses-là ne s’apprennent pas. On peut aider les joueurs, mais ceux-ci ont les atouts pour marquer des buts.»

Après une pause de quelques jours, Danault et ses coéquipiers tenteront de retrouver le sentier de la victoire jeudi soir en rendant visite à P.K. Subban et aux Predators, à Nashville.

Le Canadien complétera la semaine à Tampa et à Sunrise, samedi et dimanche.

LNH

Les millions$ pleuvent à Toronto

TORONTO — Les questions d’affaires sont aussi importantes que les questions de hockey en ce mois de février dans la LNH.

Pendant que le suspense se poursuit à Ottawa dans les dossiers des négociations de la dernière heure avec Mark Stone, Matt Duchene et Ryan Dzingel, les riches Maple Leafs ont pris de l’avance sur leur liste de choses à faire en réglant le cas du centre de 21 ans Auston Matthews, qui a signé mardi un contrat de cinq ans qui lui rapportera en moyenne 11,634 millions $ par saison, la majorité versée sous la forme de primes payables le 1er juillet.

Canadien

Drouin donne la victoire au CH en prolongation contre les Oilers

MONTRÉAL — Carey Price a fermé la porte à Connor McDavid et Leon Draisaitl en prolongation, puis Jonathan Drouin a mis fin au débat, permettant au Canadien de conclure son week-end en battant les Oilers d’Edmonton 4-3, dimanche.

Price a dû être alerte quand les deux attaquants étoiles des Oilers ont pu se présenter à deux contre zéro devant lui. Le repli de Jeff Petry a semblé surprendre Draisaitl et McDavid a eu de la difficulté à maîtriser la remise de son coéquipier. Price a ensuite frustré Darnell Nurse et Draisaitl à bout portant.

Le brio de Price a mis la table pour Drouin, qui a joué les héros après 58 secondes de jeu en période supplémentaire. Drouin a inscrit son 15e but de la saison en touchant la cible grâce à un tir des poignets dans la partie supérieure du filet.

Le Tricolore a évité de terminer le week-end du Super Bowl avec deux revers consécutifs, après avoir perdu en prolongation face aux Devils du New Jersey la veille. Un jour après avoir encaissé une cinquième défaite quand il mène après deux périodes (14-2-3), le Tricolore a inscrit une septième victoire quand il est en retard au pointage après 40 minutes de jeu (7-13-0).

«Carey a été sensationnel en prolongation pour nous permettre de l’emporter, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Quand ces deux-là (McDavid et Draisaitl) sont sur la patinoire, ils vont obtenir des occasions de marquer. (...) Ils ont eu une belle occasion, mais nous avons un peu joué de chance. Mais parfois, il vous faut un peu de chance pour gagner. La chance était de notre côté cet après-midi et hier (samedi), non.»

Max Domi a amassé un but et une aide, tandis que Shea Weber, en avantage numérique, et Jesperi Kotkaniemi ont aussi marqué en temps réglementaire pour le Canadien (29-18-6).

Price a effectué 21 arrêts, lui qui était de retour devant le filet après avoir cédé sa place à Antti Niemi la veille puisqu’il devait purger une suspension d’une partie pour ne pas être allé au match des étoiles.

Draisaitl a réussi un doublé et McDavid a aussi touché la cible pour les Oilers (23-24-5), qui ont encaissé un cinquième revers de suite (0-3-2). Nurse et Ryan Nugent-Hopkins ont récolté chacun deux aides et Mikko Koskinen a repoussé 23 tirs.

Ce ne sont pas les occasions qui ont manqué au Tricolore lors du premier vingt et Weber a ouvert le pointage en avantage numérique après seulement 2:23 de jeu.

Les Oilers ont toutefois été en mesure de rentrer au vestiaire dans une impasse de 1-1, après que Draisaitl eut inscrit son premier but du match à 9:44, soit deux secondes après la fin d’une punition à Domi.

Le no 13 du CH a relancé le Tricolore après 1:09 de jeu en deuxième, mais l’indiscipline des locaux a encore une fois ouvert la porte aux Oilers. McDavid et Draisaitl ont complété des séquences similaires en avantage numérique, tirant dans des filets ouverts après que Price eut accordé des retours.

Alors qu’il commençait à se faire tard pour le Canadien, Kotkaniemi a nivelé le pointage avec 6:25 à faire. Le Finlandais a tiré du revers dans le haut du filet, quelques instants après qu’il eut raté son tir en entrée de zone.

Drouin a finalement permis au Tricolore d’avoir le dernier mot.

Le Canadien a perdu les services de Paul Byron en milieu de deuxième période. À son deuxième match après avoir purgé une suspension de trois rencontres, Byron a semblé se blesser au poignet gauche quand il a encaissé une mise en échec de Matt Benning le long de la rampe. Après le match, Julien s’est contenté de dire que Byron allait devoir subir des examens lundi.

Victor Mete a été plus chanceux. Le défenseur est resté étendu sur la patinoire en première période, après qu’il eut été projeté tête première contre la bande par Milan Lucic. Mete était de retour à son poste au début du deuxième vingt et il a complété le match.

Le Canadien disputera son prochain match mardi, quand les Ducks d’Anaheim seront de passage au Centre Bell.

Échos de vestiaire

Jonathan Drouin décrit son but gagnant:

«J’ai vu Phil (Danault) foncer au filet, ce qui a attiré son couvreur. Ça m’a donné la chance de couper vers le centre et j’ai décoché un bon lancer. Je ne pouvais pas vraiment mieux placer la rondelle.»

Brendan Gallagher commente la deuxième période du Canadien:

«Nous savions que nous devions fournir un meilleur effort, ce n’était pas une très bonne période de notre part. Habituellement cette saison, nous gérons mieux nos temps faibles, ce ne fut peut-être pas le cas cette fois-ci. Heureusement, nous accusions seulement un retard d’un but. Nous avions l’occasion de nous regrouper pendant l’entracte et nous avons réussi à venir de l’arrière.»

Victor Mete n’a jamais craint le pire à la suite de sa chute dangereuse en première période:

«J’étais dans une bataille et nous (Lucic et lui) allions vers la rondelle. Il est un peu plus gros que moi et il m’a battu en me frappant. Je n’ai pas été en mesure de me protéger parce que j’étais trop loin de la rampe. Je suis tombé, mais je me sentais bien quand je me suis relevé.»

LNH

Derick Brassard passe aux Panthers

PITTSBURGH — Derick Brassard va rater le rendez-vous avec ses anciens coéquipiers des Sénateurs d’Ottawa vendredi soir, non pas en raison de la blessure au haut du corps qui l’incommode, mais parce qu’il a été échangé aux Panthers de la Floride.

Le centre gatinois s’en va rejoindre Mike Hoffman à Fort Lauderdale en compagnie de Riley Sheahan et de trois choix de repêchage (un de deuxième ronde, deux de quatrième). En retour, les Penguins ont obtenu les centres Nick Bjugstad et Jared McCann.

Brassard accordait une entrevue avec le Droit après avoir été un de seulement trois joueurs des Penguins à patiner en préparation pour le match contre Ottawa quand un préposé à l’équipement est venu l’avertir que l’entraîneur-chef Mike Sullivan voulait le voir dans son bureau.

Échangé aux Penguins à la date limite des transactions de l’an dernier en retour principalement du gardien Filip Gustavsson, via Vegas qui paie 2 millions $ de son salaire de 5 M$, Brassard a connu une baisse de production à Pittsburgh en jouant derrière Sidney Crosby et Evgeny Malkin. Il avait 9 buts et 15 points en 40 matches cette saison, après avoir été limité à 8 points (3 buts) en 14 parties après son acquisition, ainsi qu’un but et quatre points en 12 parties de séries.

«Le rôle est différent un peu, c’est un groupe qui a gagné deux coupes Stanley dans les trois dernières années, donc c’est un plus difficile de s’intégrer. À tous les matches, j’ai 12 ou 14 minutes de glace, c’est un peu moins que ce à quoi je suis habitué, mais j’essaie de faire le mieux que je peux. C’est plus difficile pour la production, j’essaie de faire d’autres choses pour aider l’équipe», avait confié Brassard avant que la transaction ne soit consommée.

Brassard, 31 ans, écoule la dernière année de son contrat et comme l’ancien des Blue Jackets et des Rangers sera un joueur autonome sans compensation l’été prochain, il est déjà question que les Panthers l’échangent d’ici la date limite du 25 février s’ils ne sont pas en mesure de revenir dans la course aux séries au cours des trois prochaines semaines.

Bjugstad, 26 ans, a 5 buts et 12 points en 32 matches cette saison, et il est sous contrat pour encore deux ans à un salaire moyen de 4,1 M$. McCann, 22 ans, a 8 buts et 22 points à sa fiche en 46 matches, et il est sous contrat jusqu’en 2020 à un salaire de 1,25 M$. Comme Brassard, Sheahan sera joueur autonome le 1er juillet prochain.

Hockey

Antoine Vermette annonce sa retraite

«Quand j’étais petit, on jouait au hockey dans la rue. Le plus plate, c’était quand la balle ratait le but et se retrouvait à l’autre bout de la rue. Alors moi, je me créais des défis. Je me disais : “Si j’arrête la balle avant qu’elle atteigne la chaîne de trottoir, ça voudra dire que je jouerai un jour un match dans la LNH.” Cette fois-là, je n’ai jamais couru aussi vite! Et quand j’ai intercepté la balle, je me souviens précisément d’avoir eu des frissons.»

Le petit Antoine de Saint-Agapit, dans Lotbinière, y a cru. Cela aura finalement duré 15 ans. Antoine Vermette a joué 1046 matchs dans la Ligue nationale de hockey, 1143 en comptant les séries. Il a récolté 543 points et a gagné une Coupe Stanley. Jeudi, le joueur de centre de 36 ans a confirmé que son dernier match, qui remonte à plus de neuf mois, était bel et bien le point final.

Assez de temps pour accoucher d’une décision aussi importante. Une décision qui pourtant était claire dans sa tête depuis belle lurette. Peut-être aussi longtemps que ça, neuf mois. Juste après son dernier match, le 14 avril dernier, en première ronde des séries de 2018.

«Déjà à la fin de la saison passée, j’avais commencé à dire que ça pourrait être le bon moment pour arrêter», a expliqué Vermette, quand Le Soleil l’a joint à Phoenix. Il a joué avec les Coyotes durant cinq ans, de 2011 à 2016, et vient de s’y réinstaller.

«Je me considère comme privilégié, poursuit-il. Il y a eu la conquête de la Coupe Stanley en 2015 et je sortais d’une saison où j’ai atteint le plateau des 1000 matchs, ce qui était un objectif intéressant à accomplir.

«Mais ce qui est encore plus cher à mes yeux, c’est mon contexte familial. J’ai un enfant qui commençait l’école [en septembre dernier] et on en attendait un troisième pour cet hiver. Alors dès que je suis revenu chez nous et que je défaisais mes boîtes, ma décision était pas mal prise.

«Mon agent m’a demandé d’étirer ma réflexion pour voir s’il y aurait des offres. Mais ç’aurait pris une occasion vraiment exceptionnelle pour que je change d’idée. Et plus le temps avançait, plus je réalisais que j’avais vraiment le goût de passer à autre chose et d’être auprès de mes enfants», affirme celui qui a refusé des propositions d’équipes de la LNH au cours des derniers mois.

Papa de gamins de cinq ans, trois ans et un mois, Vermette veut commencer à «profiter des petits plaisirs de la vie, être plus présent, faire des choses normales. Comme coucher tes enfants le soir et déjeuner avec eux le matin». Ou encore leur apprendre à patiner. «Il faut que je m’y mette!» lance-t-il, presque en s’excusant.

Moments importants

Il repense aux moments importants vécus avec chacun des cinq clubs auxquels il a appartenu. Bien sûr quand il a soulevé la Coupe Stanley, instant magique qu’il s’était imaginé mille fois. Mais aussi ses trois buts gagnants durant ces mêmes séries éliminatoires avec Chicago, dont deux au cours de la finale contre Tampa.

Il se rappelle son 1000e match dans la LNH, mais aussi son tout premier, avec les Sénateurs d’Ottawa. C’était contre le Canadien de Montréal, équipe qu’il admirait depuis sa tendre enfance.

Et son premier but dans la LNH? «J’aimerais te dire que j’ai marqué un super beau but contre Martin Brodeur, mais c’était plutôt Dan Boyle qui était devant le filet du Lightning... un défenseur. J’ai marqué mon premier but dans la LNH dans un filet désert! Mais je ne lui ai pas donné de chance : j’ai shooté haut et fort!» s’esclaffe celui qui en marquera 241 autres.

«Au-delà de tout ça, ce qui me rend le plus fier, c’est que j’imagine qu’un jour mes enfants verront des faits saillants de ma carrière ou on regardera de vieilles parties dans le salon. S’ils me posent des questions, je pourrai vraiment leur dire avec certitude que c’est possible de réaliser leur rêve avec une bonne attitude et une bonne éthique de travail. Ça, pour moi, ça compte plus que tout le reste», résume le gentilhomme, toujours articulé.

Repêché dans la LHJMQ par les Remparts de Québec, Vermette a été échangé après une saison aux Tigres de Victoriaville avec qui il inscrira 57 buts et 119 points à sa dernière campagne junior. Il marquera 34 buts dans la Ligue américaine en 2002-2003, mais dans la LNH ne surpassera jamais ses 27 buts et 65 points de 2009-2010.

Dans la grande ligue, Vermette développera une spécialisation pour les mises en jeu. Outre sa première saison (2003-2004), jamais son taux de réussite ne passera sous 50 % pour une campagne complète, atteignant même un sommet personnel de 62 % à son avant-dernière année (2016-2017).

Sports

Étoiles: la section Métropolitaine bat la section Centrale 10-5 en finale

Sidney Crosby aura à présent une bonne raison d’avoir de bons souvenirs au « Shark Tank ».

Le capitaine des Penguins de Pittsburgh a récolté deux buts et trois aides, le gardien des Rangers de New York Henrik Lundqvist a effectué six arrêts et la section Métropolitaine a remporté le match des étoiles de la LNH pour une deuxième fois à la suite d’une victoire de 10-5 en finale contre la section Centrale, samedi.

LNH

Le Lightning a un objectif précis

SAN JOSE — Pour Steven Stamkos et le Lightning de Tampa Bay, tout s’est bien déroulé jusqu’à présent cette saison.

Alors qu’ils se préparent à amorcer le dernier droit de la campagne après la pause du Match des étoiles, les hommes de John Cooper savent qu’il ne leur reste pas grand-chose à faire pour compléter une autre année réussie.

LNH

Connor McDavid le plus rapide pour une troisième année de suite

SAN JOSE, Calif. — Le capitaine des Oilers d’Edmonton Connor McDavid a remporté la compétition du patineur le plus rapide pour une troisième année de suite, battant la hockeyeuse américaine Kendall Coyne Schofield et six autres étoiles de la LNH.

Les autres vainqueurs des épreuves du concours d’habiletés de la LNH, vendredi, ont été Johnny Gaudreau, des Flames de Calgary, lors du maniement de rondelle à relais, Henrik Lundqvist, des Rangers de New York, lors de la séquence d’arrêts, Leon Draisaitl, des Oilers d’Edmonton, lors de l’épreuve du meilleur passeur, John Carlson, des Capitals de Washington, lors du tir le plus puissant et David Pastrnak, des Bruins de Boston, lors des tirs de précision.

Coyne Schofield est devenue la première femme à participer au concours d’habiletés de la LNH. Elle remplaçait Nathan MacKinnon, de l’Avalanche du Colorado, puisqu’il est ennuyé par une blessure à un pied, et elle a réussi un tour de patinoire en 14,346 secondes.

Elle a terminé septième parmi les huit participants, devançant l’attaquant des Coyotes de l’Arizona Clayton Keller (14,526).

Âgée de 26 ans, Coyne Schofield évolue pour les Whitecaps du Minnesota dans la NWHL et a gagné l’or olympique avec la formation américaine en février dernier.

McDavid a été le dernier à prendre le départ et il a réussi un chrono de 13,378 secondes. Jack Eichel (13,582), des Sabres de Buffalo, et Mathew Barzal (13,780), des Islanders de New York, ont terminé respectivement aux deuxième et troisième rangs.

Gaudreau a aussi défendu sa couronne lors du maniement de rondelle à relais, complétant le parcours en 27,045 secondes pour devancer Patrick Kane, des Blackhawks de Chicago, qui a fini la course en 28,611 secondes.

Lundqvist a été couronné dans l’épreuve de la séquence d’arrêts grâce à 12 arrêts consécutifs, quatre de plus qu’Andrei Vasilevskiy, du Lightning de Tampa Bay. Lundqvist a levé les bras au ciel après avoir frustré John Tavares pour son neuvième arrêt de suite, ce qui lui conférait le premier rang.

Draisaitl a été sacré champion de l’épreuve du meilleur passeur en atteignant toutes les cibles en 1:09,088. L’attaquant des Hurricanes de la Caroline Sebastian Aho a pris le deuxième rang avec un temps de 1:18,530.

Carlson a privé le favori local Brent Burns, des Sharks de San Jose, de la victoire dans le concours du tir le plus puissant. Carlson a réussi un lancer à 102,8 milles à l’heure, contre 100,6 pour Burns.

La dernière épreuve à l’horaire était celle des tirs de précision. Pastrnak a été le premier à tenter sa chance et il a atteint les cinq cibles en 11,309 secondes. Personne n’a été en mesure de faire mieux. Kristopher Letang a pris le deuxième rang avec un chrono de 12,683. Auston Matthews, des Maple Leafs de Toronto, s’est attiré la faveur de la foule en portant un chandail de son coéquipier Patrick Marleau, une étoile de longue date des Sharks, mais il a pris le dernier rang de la compétition.

LNH

Bettman: les propriétaires «ne cherchent pas à provoquer un conflit»

SAN JOSE — Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a déclaré vendredi que les propriétaires «ne cherchent pas à provoquer un conflit» lors des prochaines négociations concernant la convention collective avec les joueurs.

La convention collective actuelle arrivera à échéance en 2022, mais la ligue et l’Association des joueurs de la LNH (AJLNH) pourraient se prévaloir d’une clause en septembre prochain pour que l’entente prenne fin le 15 septembre 2020. Lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre du match des étoiles, Bettman a déclaré que les propriétaires étaient généralement satisfaits des résultats des deux derniers renouvellements, qui ont mené à la création d’un plafond salarial et un partage égal des revenus liés au hockey entre les joueurs et les propriétaires.

«Il ne fait pas de doute que la ligue est en meilleure santé, a dit Bettman. Nous ne serions pas là où nous en sommes aujourd’hui si nous n’avions pas un système qui a permis de corriger les erreurs du passé. Nous avons de la stabilité, un équilibre compétitif et un sport qui est en pleine croissance. C’est bon pour toutes les parties impliquées avec le sport.»

Adjoint au directeur de l’AJLNH, Mathieu Schneider croit aussi que les rapports se sont améliorés dans un sport qui a connu une grève et trois lock-out depuis 1992. Cependant, les joueurs voudraient récupérer des acquis perdus lors des deux derniers renouvellements, incluant la fin des montants mis en dépôt fiduciaire afin d’assurer un partage 50-50 des revenus.

Cependant, Schneider a réfuté la notion que ce sont les joueurs qui décideront s’il y aura ou non un autre conflit de travail.

«Il ne fait pas de doute que les joueurs ont sacrifié des milliards de dollars lors des deux dernières négociations», a rappelé Schneider.

Déjà des discussions

Les deux parties ont déjà eu des discussions et se sont entendues sur certains éléments, notamment une technologie permettant le suivi en temps réel des déplacements des joueurs et de la rondelle.

Ce système sera employé dès la saison prochaine, alors que des données en direct seront collectées par des antennes installées dans les 31 arénas de la LNH.

Parmi les enjeux à négocier, la question de la participation des joueurs aux Jeux olympiques sera à l’ordre du jour. Les joueurs étaient déçus de ne pas participer aux Jeux de 2018 et voudront des garanties concernant les Jeux de 2022, à Pékin.

Les deux parties ont décidé de ne pas organiser de Coupe du monde de hockey en 2020 en raison de l’incertitude concernant le prolongement de la convention collective. Schneider a mentionné que les joueurs souhaiteraient organiser une Coupe du monde en février 2021 pendant une pause lors de la saison, mais Bettman a calmé le jeu concernant cette possibilité.

Dans les autres nouvelles annoncées par Bettman, notons que la prochaine saison commencera à Prague et que des matchs de saison régulière seront aussi présentés à Stockholm. Des matchs préparatoires seront présentés en Allemagne et en Suisse, tandis que ligue espère aussi retourner en Chine.

La ligue a également annoncé l’organisation de matchs extérieurs au Texas et au Colorado. Les Stars de Dallas accueilleront les Predators de Nashville au Cotton Bowl d’Arlington lors de la Classique hivernale, le 1er janvier 2020, tandis que l’Avalanche du Colorado croisera le fer avec les Kings de Los Angeles au Falcon Stadium de l’Air Force Academy à Colorado Springs, le 15 février 2020.