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LNH

Quenneville de retour à Chicago

CHICAGO — Dans certains cercles de la ville de Chicago, et certainement tous ceux où se trouve un aréna de hockey, ce n’est que «Q». Une seule lettre est nécessaire pour identifier un homme tellement vénéré qu’un compte Twitter a été ouvert pour sa moustache, attirant plus de 40 000 abonnés.

Or, «Q» sera de retour, mardi soir.

Joel Quenneville sera derrière le banc des Panthers de la Floride pour un match à Chicago, contre des Blackhawks au cœur d’une séquence positive. Pour Quenneville, il s’agira d’une première depuis la conclusion, il y a 14 mois, d’un règne pour le moins réussi dans la ville des vents.

Âgé de 61 ans, Quenneville a mené les Blackhawks à trois triomphes de la coupe Stanley et à neuf qualifications en séries éliminatoires en un peu plus de 10 ans, avant d’être congédié après un début de saison laborieux la saison dernière. Les Panthers l’ont engagé en avril, mettant ainsi la table à des retrouvailles qui seront probablement émotives pour l’entraîneur-chef et ses anciens joueurs.

«Il est comme une idole à Chicago, que ce soit parce qu’il a gagné trois coupes Stanley, que ce soit parce qu’il est arrivé ici et nous a aidés à devenir de meilleurs joueurs», a déclaré Patrick Kane, le joueur étoile des Blackhawks.

«Remarquable»

«Ce qu’il a fait ici pendant sa carrière est remarquable. Il sera accueilli chaleureusement et ce sera bien de le revoir. Nous allons tenter de récolter une victoire contre lui et savourer le moment.»

Quenneville qui affronte son ancienne équipe est la nouvelle de l’heure. Mais ce sera aussi un affrontement entre deux équipes en ascension, qui espèrent maintenir la cadence et prolonger leur saison aussi loin que possible.

Dimanche, Kane a récolté le 1000e point de sa carrière dans une victoire de 5-2 — une cinquième de suite — des Blackhawks contre les Jets de Winnipeg. Les Panthers avaient gagné quatre matchs consécutifs avant de rendre visite au Wild du Minnesota lundi.

Les Blackhawks n’avaient participé qu’une fois aux séries éliminatoires en 10 ans avant que Quenneville ne remplace le légendaire Denis Savard, après quatre matchs de la saison 2008-2009. Dale Tallon était le directeur général des Blackhawks à l’époque, et il a de nouveau embauché Quenneville avec les Panthers.

Séquence de succès

Le changement d’entraîneurs à Chicago a été le point de départ d’une séquence de succès sans précédent pour l’une des six équipes d’origine de la LNH.

Le choix de Quenneville s’est avéré le bon, au bon moment, pour un noyau de jeunes joueurs prometteurs. Et la présence de l’ancien défenseur derrière le banc des Blackhawks a permis à Kane, Jonathan Toews, Duncan Keith et Brent Seabrook de s’épanouir.

LNH

La patience d’Alexandre Carrier paye enfin

Il s’est écoulé trois ans entre le premier rappel dans la LNH d’Alexandre Carrier et son deuxième le 3 janvier dernier.

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau était encore «vert» la première fois qu’il a enfilé l’uniforme des Predators de Nashville.

«J’avais 20 ans. J’étais très jeune. J’avais encore plein de choses à apprendre, mais je ne pensais pas que ça prendrait trois ans avant d’avoir une autre chance de jouer dans la LNH. J’ai eu le temps de peaufiner mon jeu offensif et défensif en masse. Je jouais le meilleur hockey de ma carrière professionnelle quand les Predators m’ont rappelé. Je suis beaucoup plus confiant pour ce deuxième séjour dans la LNH même si j’ai toujours des choses à apprendre», a expliqué Carrier, membre des Olympiques entre 2012 et 2016.

À 23 ans, le défenseur est devenu un joueur étoile dans la Ligue américaine (LAH). Il avait récolté 25 points en 34 matches avec les Admirals de Milwaukee avant de recevoir l’appel des Predators quand Ryan Ellis a été victime d’une commotion cérébrale.

Depuis, il a disputé trois matches avec le grand club. Il n’a pas récolté de point, mais son différentiel est à +2. Jeudi soir, il a été un des deux défenseurs rayés de l’alignement contre les Ducks d’Anaheim. Les Predators comptent huit défenseurs en santé et non les moindres. Roman Josi est le meilleur compteur du club. Mathias Ekholm, Dante Fabro et Yannik Weber sont les autres réguliers. Dan Hamhuis, Matt Irwin, Jarred Tinordi et Carrier ont alterné dans le «six partant» depuis la blessure à Ellis.

Alexandre Carrier ne sait pas combien de temps il va rester dans la LNH.

La pause du Match des étoiles approche dans la LNH.

«J’imagine qu’ils vont garder tout le monde d’ici là, mais c’est sûr que je préférerais rester en haut pendant la pause. Sinon, ce sera une belle expérience de participer à mon deuxième match des étoiles dans la Ligue américaine.»

À sa dernière année de contrat avec les Predators, Carrier travaille évidemment en fonction de signer sa prochaine entente. À Nashville, il fait partie d’une organisation qui a toujours été riche en défenseurs et ceux-ci ont surtout été en mesure d’éviter les blessures.

«À ma deuxième année, aucun défenseur n’a été rappelé. À ma troisième année, il n’y a eu qu’un rappel et ce fut pour deux matches. Cette année, avec le début de saison que j’ai connu, je savais que j’allais être rappelé à un moment donné. Je suis arrivé ici avec l’idée de jouer de la même façon agressive que dans la LAH et je pense que ç’a paru. Je dois m’habituer à jouer moins souvent. Je joue entre 20 et 25 minutes à Milwaukee et j’ai joué entre 9 et 12 minutes ici. C’est peu pour un défenseur, mais je n’ai pas fait d’erreurs jusqu’à présent. J’espère qu’ils sentent qu’ils peuvent me faire confiance. Je sens que j’ai ma place dans la LNH.»

À Nashville, il a déjà vécu un changement d’entraîneur. Jack Hynes a remplacé Peter Laviolette trois jours après son rappel.

«Au début, je n’étais pas certain si c’était une bonne chose. En même temps, c’est une autre porte qui s’ouvre et tout le monde a droit à un nouveau départ. Des fois, ce sont des gars comme moi qui en profitent. C’est mon plus long séjour dans la LNH et si j’ai à redescendre, j’espère que je n’aurai pas à attendre trois ans avant mon prochain rappel!»

LNH

Des Penguins transformés

PITTSBURGH — Les messages de Mike Sullivan peuvent parfois être incessants. L’entraîneur-chef des Penguins de Pittsburgh répète à ses joueurs quelques slogans qui reviennent constamment pendant chaque entraînement, chaque période, et parfois même chaque présence sur la patinoire.

Ça peut aller de « jouez de la bonne façon » à « revenez à notre match » en passant « gardez les choses simples ». Tous des mots-codes dirigés à l’endroit d’un alignement riche en joueurs vedettes qui, lors de récentes saisons, étaient tellement préoccupés par leur talent offensif qu’il pouvait leur arriver d’oublier de faire de petites choses comme, par exemple, jouer de façon responsable aux deux extrémités de la patinoire.

Hockey

Le but de McDavid fait encore jaser

MONTRÉAL — Le plus récent but de Connor McDavid a fait écarquiller les yeux des amateurs de hockey, mais aussi ceux de ses coéquipiers.

McDavid a ajouté une autre séquence à sa banque de faits saillants déjà bien remplie, lundi, face aux Maple Leafs de Toronto. L’attaquant étoile des Oilers d’Edmonton a saisi la rondelle à la ligne bleue des Maple Leafs, s’est défait de Morgan Rielly avec un trompe-l’œil, se créant de l’espace, puis il a marqué avec un tir vif dans la lucarne, après une belle feinte.

Hockey

Lafrenière «a prouvé qu’il était le meilleur»

RIMOUSKI — L’entraîneur d’Alexis Lafrenière ne tarissait pas d’éloges après que son capitaine eut contribué à la médaille d’or d’Équipe Canada au Championnat du monde de hockey junior, qui s’est terminé dimanche à Ostrava en République tchèque. «Il s’est fait un point d’honneur de dire que c’était lui le meilleur et qu’il allait le prouver», a lancé Serge Beausoleil.

La fierté se lisait sur le visage de l’entraîneur-chef et directeur-gérant de l’Océanic de Rimouski. «Époustouflant! Quel tournoi il a eu! Il est passé à travers toutes sortes d’épreuves et toute la gamme des émotions, avec la blessure. Il est revenu et il a été un joueur-clé dans le retour du Canada en quart de finale. Il a continué son bon travail en marquant des buts et en préparant des filets de toutes les façons. Voir notre capitaine gagner le Championnat du monde, c’est quelque chose de fantastique!»

Trois objectifs

Selon Beausoleil, cette performance exceptionnelle faisait partie des trois objectifs de son protégé : connaître une «saison du tonnerre» avec l’Océanic, être champion junior et rapporter la Coupe du président à Rimouski.

«On va continuer à travailler là-dessus, a promis le patron. On vient de lui fournir des éléments qui vont l’aider à nous guider vers les plus hauts sommets.»

Le pilote croit que l’expérience acquise lors du Championnat rejaillira immanquablement sur sa troupe «parce qu’à côté d’Alexis Lafrenière, il y a notre logo». «Il va partager ça de très belle façon, en est-il convaincu. Il a encore montré que quand le match est sur la ligne, il peut faire la différence. Il l’a fait sur le plan international contre les meilleurs joueurs de son âge et même plus vieux. Il va continuer à le faire dans notre circuit. On a hâte qu’il revienne!»

Lors de l’événement, le numéro 11 a récolté 10 points (4 buts et 6 aides). Il a été récompensé du titre de joueur par excellence, une première dans l’histoire de ce championnat pour un attaquant québécois.

«L’expression québécoise “passer la gratte” s’applique dans ce cas-ci, a fait valoir Beausoleil. […] Il a fait fi de tous les obstacles qui étaient devant lui et c’est une expérience inestimable qu’il vient d’aller chercher sur la scène internationale!»

Sylvain St-Laurent

Une «vraie» équipe nationale

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / André Tourigny venait de franchir les portes de l’aéroport Cartier-MacDonald, à Ottawa, lorsqu’il a répondu à notre appel. La soirée de lundi débutait. Il n’avait pas dormi depuis une bonne quarantaine d’heures.

On sentait encore, dans sa voix, toute l’euphorie de la victoire en finale du Championnat mondial de hockey junior.

LNH

Carrier rappelé par les Predators

Ancien capitaine des Olympiques de Gatineau, Alexandre Carrier goûtera à nouveau à la Ligue nationale après avoir été rappelé par les Predators de Nashville vendredi.

Le défenseur âgé de 23 ans avait déjà disputé deux matches avec les Predators à son année recrue, mais ça remontait à la saison 2016-17. 

Choisi dans l’équipe d’étoiles de la Ligue américaine vendredi, Carrier a cependant reçu l’appel du grand club pour remplacer Ryan Ellis, placé sur la liste de joueurs blessés. 

Carrier menait tous les défenseurs des Admirals de Milwaukee avec 25 points en 34 matches. Il était aussi le troisième marqueur du club. 

Choix de quatrième ronde des Predators en 2015, Carrier a disputé 255 matches (129 points) dans la Ligue américaine, sa quatrième saison chez les professionnels. 

Il a amassé 137 points en 242 matches en quatre saisons chez les Olympiques de Gatineau.

Sports

La LNH réplique à la sortie colérique de John Tortorella

Une sortie colérique de l’entraîneur-chef des Blue Jackets de Columbus, John Tortorella, en lien avec la gestion du chronomètre dans les derniers moments de la période de prolongation du match de dimanche a été qualifiée de «non professionnelle et inacceptable» par Colin Campbell lundi.

Directeur des opérations hockey de la LNH, Campbell a également défendu la décision d’un arbitre de ne pas ajouter plus d’une seconde au cadran, après que le chronomètre eut affiché 18,1 secondes après un coup de sifflet.

À la suite de la défaite de 3-2 des Blue Jackets en tirs de barrage face aux Blackhawks de Chicago, Tortorella a affirmé que le sifflet s’est fait entendre avec 19,2 secondes au cadran.

Or, selon Tortorella, la décision de ne pas ajouter cette seconde additionnelle a coûté le match à son équipe et a mené à une blessure au gardien Joonas Korpisalo, qui a quitté la rencontre après avoir tenté d’effectuer un arrêt lors de la première ronde de tirs de barrage.

Au moment où se faisait entendre la sirène mettant fin à la période de prolongation, le défenseur Zach Werenski croyait avoir marqué et procuré la victoire aux Blue Jackets. Le but a cependant été refusé après que la vérification vidéo eut démontré que la rondelle avait franchi la ligne des buts une fois le temps complètement écoulé.

Tortorella était d’avis que le but aurait été valide si le temps additionnel de 1,1 seconde avait été ajouté. Du coup, les Blue Jackets ont perdu le match en tirs de barrage, et Korpisalo pendant «des semaines», a annoncé Tortorella lundi, à la suite d’une blessure à un genou.

«Les arbitres ne font pas leur satané boulot»

«Toronto n’intervient pas, les arbitres ne font pas leur satané boulot et maintenant, nous perdons un match, et nous perdons notre gardien», a lancé Tortorella lors de sa sortie, qui a duré 45 secondes et après laquelle il a quitté le podium sans répondre à une seule question.

«Dans la chaîne des événements, si tout est fait correctement, nous ne perdons pas notre gardien, nous gagnons le match de hockey.»

Le bouillant entraîneur-chef a également déclaré lundi qu’il regrettait d’avoir émis ses critiques en public plutôt que dans les coulisses.

Dans un communiqué, Campbell a affirmé qu’il s’agissait d’un jugement de la part de l’arbitre, qui a vérifié avec l’officiel en charge du chronomètre avant de rejeter la requête des Blue Jackets d’ajouter du temps au cadran. Il a ajouté que le département des opérations hockey n’avait pas jugé nécessaire d’intervenir.

Au sujet de la sortie de Tortorella, Campbell s’est limité à dire que la LNH «s’en occupait».

La blessure à Korpisalo est potentiellement dévastatrice pour les Blue Jackets, dont les autres gardiens n’ont que très peu d’expérience dans la LNH.

Elvis Merzlikins, l'adjoint de Korpisalo, pourrait amorcer le match de mardi contre les Panthers de la Floride et leur ancien gardien Sergei Bobrovsky.

LNH

Alex Ovechkin n’ira pas au match des étoiles de la LNH

WASHINGTON — Alex Ovechkin a décidé de ne pas participer au week-end du match des étoiles de la LNH pour une deuxième année de suite, optant plutôt pour se reposer afin d’être prêt pour la deuxième moitié de saison et les séries.

Pour une deuxième année consécutive, l’attaquant vedette des Capitals de Washington avait été nommé capitaine de la section Métropolitaine en vertu d’un vote populaire.

Ovechkin a indiqué vendredi soir qu’il devait écouter son corps et qu’il s’agissait d’une décision difficile. Il a ajouté qu’il devait penser à ce qu’il y avait de mieux pour lui et son équipe.

Âgé de 34 ans, Ovechkin fera donc une croix sur un voyage à St. Louis à la fin du mois de janvier. Il sera suspendu un match pour avoir raté les festivités du match des étoiles, soit le 18 janvier contre les Islanders de New York ou le 27 janvier contre le Canadien de Montréal.

Au cours de ses 13 premières saisons dans la LNH, Ovechkin a participé à sept matchs des étoiles. Il s’agit du deuxième plus haut total d’apparitions parmi les joueurs actifs. Seul l’attaquant des Blackhawks de Chicago Patrick Kane y est allé plus souvent (huit fois).

Cette saison, l’ailier russe se classe au quatrième rang du circuit Bettman au chapitre des buts (23).

Les Capitals devraient tout de même être représentés par le défenseur John Carlson. L’entraîneur-chef Todd Reirden dirigera la section Métropolitaine pour une deuxième année de suite.

Sports

Il y a 100 ans, Québec faisait son entrée dans la LNH

Il y a 100 ans, Québec faisait son entrée officielle dans la LNH en accueillant les Canadiens de Montréal à l’aréna du Parc Victoria. Mais en ce 25 décembre 1919, l’équipe ne compte que sept joueurs à sa disposition sur un maximum permis de 10, dont quelques-uns qui se pointeront le jour du match. La défaite de 12-5 encaissée devant 4000 spectateurs fort déçus sera à l’image de la saison catastrophique et sans lendemain des Bulldogs, leur seul dans la Ligue nationale de hockey. Retour dans le temps!

Depuis les débuts du hockey organisé en 1886, le Québec Hockey Club a été sollicité pour faire partie de la meilleure ligue au pays. Un groupe sélect qui compte des équipes de Montréal, Québec, Ottawa, puis Toronto, a participé à la création de six ligues menant jusqu’à la fondation de la LNH, à l’automne 1917. L’objectif était de se défaire d’Eddie Livingstone, le mal-aimé propriétaire des Blushirts de Toronto, qui se retrouvait seul dans la désormais moribonde ANH (Association nationale de hockey).

Les Bulldogs de Québec étaient pourtant du groupe fondateur de la LNH, mais en raison de la Première Guerre mondiale, des finances et de la rareté des joueurs disponibles, ils ont été forcés de louer ses joueurs aux autres équipes du circuit. Voilà pourquoi Joe Malone, grande vedette des Bulldogs, s’alignement avec le Canadien en 1918, année où il obtiendra sa fameuse saison record de 44 buts en 20 parties.

Depuis le retrait des Wanderers de Montréal, en janvier 1918, la LNH n’a que 3 équipes, soit le Canadien, les Sénateurs et le Toronto St. Patricks (qui deviendra les Maple Leafs en 1927). La ligue, qui souhaite équilibrer son calendrier 1919-1920, proposera une ultime chance au groupe de Québec de joindre ses rangs.

En quête de Canadiens-français

L’équipe sera rebaptisée «Club Athlétique Québec» à la suite de la vente du «Club Hockey Québec» en 1918 à Percy Quinn, un faire-valoir d’Eddie Livingstone, qui veut ainsi intégrer la nouvelle ligue. Cette décision permet à la ligue de suspendre définitivement la franchise «Québec Hockey Club» de ses cadres et d’effacer à jamais l’ombre de Livingstone sur son circuit.

Le «nouveau» club québécois demeure toutefois associé au surnom de Bulldogs. Il est géré par les mêmes administrateurs, porte les mêmes couleurs et a droit aux mêmes joueurs qu’à sa dernière présence en 1917. Toutefois, son gérant, l’expérimenté Mike J. Quinn, un évaluateur de la Ville de Québec derrière les conquêtes de la Coupe Stanley de 1912 et 1913 désire manifestement modifier l’image de sa formation. Il sait que les amateurs préfèrent encourager les joueurs francophones, absents de l’équipe depuis pratiquement 15 ans.

Le message lancé dans L’Événement-Journal en novembre le confirme : «M. Quinn a l’intention d’engager des Canadiens-français aussi pour défendre nos couleurs. Il est actuellement en pourparlers avec Edmond Bouchard, Arthur Gagné, Arthur Desbiens et autres, et nous avons de grandes chances d’avoir un club bilingue sur la glace cet hiver.»

Ce qui s’avère un échec retentissant. Tous les joueurs canadiens-français sollicités refusent de compromettre leur carrière chez les amateurs au profit du club professionnel de Québec, comme Wilfrid Turgeon, Henri Trudel, Arthur Desbiens, Joe Roy.

Mêmes résultats pour les francophones de l’extérieur de la capitale. L’attaquant ontarien Joe Matte refuse l’offre de Québec avant de s’entendre avec Toronto. En janvier, Quinn est à Ottawa et tente, pendant plus d’une heure, de convaincre sans succès la famille d’un jeune joueur amateur de 18 ans nommé Aurèle Joliat. Ce dernier deviendra, quelques années plus tard, un grand héros du Canadien de Montréal. 

Le joueur des Montagnais de Québec Arthur Gagné entreprendra la saison suivante la première de ses 16 saisons de hockey professionnel, dont 228 matchs dans la LNH avec Montréal, Boston, Ottawa et Detroit. 

Le cas d’Edmond Bouchard est encore plus désolant. L’attaquant le plus populaire de Québec chez les amateurs a compté pas moins de 72 buts en 30 parties durant trois saisons avec les Montagnais. Ce joueur originaire de la Mauricie qui fait saliver les Bulldogs depuis 1916 se laisse désirer avant de demander une étonnante faveur pour le premier match des Bulldogs dans la LNH en décembre 1919.

Bouchard accepte de porter l’uniforme, mais souhaite demeurer sur le banc des joueurs. Quinn refuse par crainte que les spectateurs se questionnent sur l’inutilisation de leur favori. Le 2 janvier, le club québécois pousse l’audace de l’annoncer dans l’alignement partant contre Ottawa. Il n’en sera rien. On apprend bien vite que Bouchard a quitté la ville pour jouer avec le club Hochelaga, club amateur de la ligue senior de Montréal.

Une enquête menée deux ans plus tard sème la consternation dans les rangs amateurs. Edmond Bouchard a joué avec Hochelaga pour un salaire de 750 $. Bouchard sera banni du hockey amateur le 2 janvier 1922. Ainsi coincé, il signera le même jour pour le Canadien. Il disputera 220 matchs dans la LNH avec Montréal, Hamilton, les Americans de New York et Pittsburgh.

Sans doute par désespoir, on rebaptisera «Carpentier» un vétéran joueur né aux États-Unis du nom de Ed Carpenter…

À défaut d’argument convaincant auprès des Canadiens-français, il faut reconnaître le flair de Mike J. Quinn : Matte, Bouchard, Gagné et Joliat connaîtront de grandes carrières chez les professionnels. Leur présence chez les Bulldogs de Québec en 1920 aurait peut-être changé le cours de l’histoire.

LNH

LNH: le règne de la parité et un vent de changement ont marqué l’année

MONTRÉAL — La parité a dicté sa loi en 2019 dans la LNH, alors qu’une équipe ayant égalé le record de victoires en saison régulière a été balayée dès la première ronde éliminatoire, tandis qu’une autre, qui occupait le dernier rang du circuit au début de l’année, a finalement soulevé la coupe Stanley.--

L’année 2019 a aussi marqué quelques changements dans la LNH. 

L’Association des joueurs et les dirigeants de la ligue ont opté pour la paix dans leur relation de travail pour au moins deux saisons, alors qu’un grand vent de changement dans la culture du hockey a soufflé à la suite d’accusations d’anciens joueurs envers les comportements inacceptables de leurs entraîneurs.

Voici une rétrospective de l’année 2019 de la LNH sous quelques grands thèmes.

Les derniers seront les premiers

La création d’un plafond salarial en 2005 avait pour objectif d’assurer une égalité des chances entre toutes les équipes de la LNH. L’efficacité du système n’a jamais été aussi bien démontrée qu’en deuxième moitié de la saison 2018-19.

Le Lightning de Tampa Bay a fait cavalier seul dans sa marche vers le trophée des Présidents en tant que champion de la saison régulière. Mené par Nikita Kucherov, Brayden Point, Steven Stamkos, Victor Hedman et Andrei Vasilevskiy, le Lightning a gagné 62 matchs, égalant la marque établie par les Red Wings de Detroit lors de la campagne 1995-96.

Grand favori pour remporter la coupe Stanley, le Lightning a toutefois frappé un mur en séries éliminatoires. Il a non seulement baissé pavillon dès le premier tour, il a en plus été balayé en quatre matchs par les Blue Jackets de Columbus, qui avaient amassé 30 points de moins.

Pendant ce temps, les Blues de St. Louis ont déjoué les pronostics. Derniers au classement général de la LNH le matin du 3 janvier, les Blues ont relancé la machine grâce à l’émergence du gardien de 25 ans Jordan Binnington. En 32 sorties, Binnington a compilé un dossier de 24-5-1.

Les Blues ont finalement terminé au troisième rang de la section Centrale. Ils ont ensuite éliminé les Jets de Winnipeg, les Stars de Dallas, les Sharks de San Jose, puis les Bruins de Boston pour remporter la Coupe Stanley pour la première fois de leur histoire.

Des buts à la tonne

Il s’est marqué 6,02 buts par match au cours de la saison 2018-19 de la LNH, soit la moyenne la plus élevée depuis la campagne 2005-06 (6,16), quand l’application de nouvelles règles au retour du lock-out a mené à une hausse des punitions. Sinon, il faut remonter à la saison 1995-96 pour voir la moyenne de buts marqués par match dépasser les 6,0.

Sans surprise, les 128 points du champion marqueur Nikita Kucherov représentaient aussi le plus haut total pour le lauréat du Art-Ross depuis 1995-96, quand Mario Lemieux avait connu une campagne de 161 points.

La tendance s’est poursuivie au début de la saison 2019-20. À la pause du congé de Noël, la moyenne de buts marqués par match est de 6,00. Leon Draisaitl et Connor McDavid, des Oilers d’Edmonton, produisaient à un rythme qui leur permettrait de franchir les 125 points au terme de la campagne.

Un moment charnière

Le mois de novembre 2019 pourrait devenir l’un des tournants dans l’histoire de la LNH et du hockey à tous les niveaux de notre société.

Le commentateur Don Cherry, figure de proue du hockey au Canada anglais, a été congédié par le réseau Sportsnet le 11 novembre après avoir utilisé un terme péjoratif à l’endroit des communautés immigrantes lors de sa chronique «Coach’s Corner». Cherry s’était retrouvé à maintes reprises dans l’eau chaude au cours des années pour des propos inappropriés à l’endroit notamment des Européens et des Québécois. Cette fois, c’était la goutte qui faisait déborder le vase.

La semaine suivante, le 20 novembre, Mike Babcock a été congédié de son poste d’entraîneur-­chef des Maple Leafs de Toronto. S’en est suivi la mise en lumière de certaines histoires peu flatteuses à l’endroit de Babcock.

Puis, le 25 novembre, l’ex-­hockeyeur Akim Aliu a dénoncé dans un gazouillis les propos racistes d’un de ses anciens entraîneurs dans la Ligue américaine de hockey qui s’est révélé être Bill Peters, un ancien protégé de Babcock qui se retrouvait maintenant à la tête des Flames de Calgary. Peters a aussi été accusé de s’en être pris physiquement à des joueurs quand il était entraîneur-chef des Hurricanes de la Caroline. Cette tempête a forcé Peters à démissionner de son poste chez les Flames.

Aliu a éventuellement rencontré le commissaire de la LNH, Gary Bettman, et son adjoint Bill Daly. Bettman a ensuite dévoilé un plan en quatre points afin de favoriser un milieu de travail plus sain à travers le circuit.

LNH

Racisme: Aliu pourrait avoir été un agent de changement

VAUGHAN — Il n'y a pas eu de point de rupture ni de moment précurseur ayant incité Akim Aliu à afficher, dans un intervalle de moins d'une minute, deux gazouillis qui allaient secouer la Ligue nationale de hockey en quelques heures.

Aliu déroulait la liste des événements qui s'étaient affichés sur son téléphone cellulaire lorsqu'il a aperçu un reportage qui relatait comment l'entraîneur-chef Mike Babcock, que les Maple Leafs de Toronto venaient tout juste de congédier, s'était comporté à l'endroit de Mitch Marner, son prometteur attaquant recrue.

«C'est un peu arrivé comme sur un coup de tête», a expliqué Aliu lors d'une entrevue accordée dans un gymnase de la région de Toronto, où le hockeyeur de 30 ans s'entraîne pour rester en forme dans l'éventualité où une équipe lui donnerait une autre chance de jouer.

Les gazouillis ont inondé Internet et, rapidement, les textos s'accumulaient dans le téléphone d'Aliu.

«J'étais là à me dire: "Wow! c'est sérieux!"», a-t-il mentionné.

Ces gazouillis, envoyés le 25 novembre, ont eu l'effet de coups de tonnerre dans l'univers du hockey. Ils prétendaient que l'entraîneur-chef Bill Peters lui avait formulé des commentaires à connotation raciste lorsque les deux hommes se trouvaient dans les rangs mineurs, il y a une décennie, et que Peters avait essayé de s'assurer qu'il serait rétrogradé.

Bien sûr, le racisme a déjà fait les manchettes au hockey, mais Aliu s'en prenait à un entraîneur d'expérience. Et il s'agissait d'une accusation publique d'une ampleur extraordinaire dans, possiblement, le plus discret du sport professionnel en Amérique du Nord où l'idée de laver son linge sale en famille, derrière des portes closes, est sacro-sainte.

Agent de transformation

Peu de temps après, les allégations se sont confirmées et ont mené à la démission de Peters au poste d'entraîneur-chef des Flames de Calgary. Au cours du dernier mois, d'autres affirmations du genre se sont ajoutées et la LNH a réagi avec célérité pour renforcer ses règles de comportement individuel en lien avec le racisme et l'intimidation.

Soudainement, Aliu n'était plus un défenseur qui était tombé dans l'oubli depuis longtemps et qui avait évolué avec 21 équipes, dans six pays, au cours des 10 dernières années. Il était devenu un agent de transformation, dans la foulée de deux incidents qui, encore aujourd'hui, planent sur la première moitié de la saison de la LNH.

Il y a eu le départ de Don Cherry de son poste au petit écran, et le congédiement de Babcock suivi, un peu plus tard, de la nouvelle selon laquelle il avait placé Marner dans une position inconfortable en dévoilant une liste qu'il avait demandé à son attaquant de rédiger et qui classait les joueurs des Maple Leafs selon leur éthique de travail.

Les allégations d'Aliu ont aussi mené à la suspension de Marc Crawford, entraîneur-adjoint avec les Blackhawks de Chicago, pour des gestes abusifs, physiques et verbaux, contre quelques-uns de ses joueurs lors de séjours passés à titre d'entraîneur-chef. Crawford reprendra sa place le 2 janvier après qu'une enquête eut permis de découvrir qu'il avait demandé de l'aide en 2010 et qu'il continue de suivre des thérapies.

Gary Bettman a utilisé le tollé qui se faisait entendre pour demander du changement dans un sport qui, pendant longtemps, a été composé presque exclusivement de joueurs de race blanche, mais qui est toujours désireux de se diversifier et de croître.

«Le monde change en mieux, a déclaré le commissaire de la LNH à la suite d'une récente réunion des gouverneurs, en Californie. Il s'agit d'une opportunité et d'un moment pour du changement positif, et cette évolution doit être accélérée au bénéfice de chaque personne associée au sport que nous aimons.»

Mais s'agit-il vraiment d'un retour du balancier dans un sport qui compte une trentaine de joueurs de race noire et qui a banni une poignée de spectateurs pour des injures racistes il y moins de deux ans?

«On dirait que c'est différent, dit Anson Carter, un ancien joueur qui est devenu analyste à la télé. Ça le semble parce que ça retient l'attention de la LNH.

«Est-ce que ça va changer du jour au lendemain? Non, ajoute Carter, qui est Noir. Allons-nous totalement, complètement l'éliminer? Non. Ça existe dans la société. Nous serions ignorants de penser qu'il ne pourrait pas y avoir d'autres cas qui pourraient surgir.»

Aliu a attendu jusqu'à maintenant pour trouver le courage pour parler de racisme. Né au Nigeria, élevé en Ukraine et un résident canadien depuis qu'il est âgé de 7 ans, il avait appris à demeurer tranquille face aux insultes, aux allusions et aux rétrogradations, par peur d'être perçu comme un dissident — comme il croit l'avoir été en 2005.

Le parcours d'Aliu

C'était pendant la saison recrue d'Aliu avec les Spitfires de Windsor, de la Ligue de hockey junior de l'Ontario. Il avait alors relaté un incident survenu lors d'une initiation alors que lui et trois joueurs de première saison ont été complètement dévêtus et enfermés dans la toilette d'un autobus après un match préparatoire.

Les plaintes d'Aliu ont mené à une amende de 35 000$ à l'équipe, à la suspension de l'entraîneur-chef et directeur général Moe Mantha, et au départ de Steve Downie, un coéquipier avec lequel il s'était battu qui a éventuellement été échangé, tout comme Aliu.

Ce dernier a eu l'impression qu'il a été le plus sévèrement puni pour avoir parlé. Il n'a jamais eu la chance de jouer avec Équipe Canada et s'il avait des espoirs d'être réclamé en première ronde, il a finalement été sélectionné au deuxième tour du repêchage de 2007, par les Blackhawks de Chicago.

«Je me suis défendu et c'est moi qui ai été le vilain», résume Aliu.

Si ça peut sembler être le discours d'un homme amer, note Aliu, il a inscrit 167 points en 205 matchs en carrière dans la Ligue junior de l'Ontario au poste de défenseur. Et il a continué de produire au niveau des ligues mineures, sauf qu'il a constamment été rétrogradé.

Aliu admet qu'il s'est rebellé contre Peters, mais il croit que l'incident entourant l'épithète raciste a mené à l'une de ces rétrogradations et a contribué à tacher davantage sa réputation.

Aliu pensait que la chance allait enfin tourner en sa faveur lorsque les Blackhawks l'ont échangé aux Thrashers d'Atlanta en 2010-2011. Rick Dudley, le directeur général à l'époque, lui avait promis une opportunité dans la LNH. Les plans ont changé quand l'équipe a été vendue, déménagée à Winnipeg et que Kevin Cheveldayoff a été nommé au poste de directeur général.

Aliu fait remarquer que Cheveldayoff avait été un directeur général adjoint chez les Blackhawks et qu'il supervisait les opérations du club-école de Rockford lorsqu'est arrivé l'incident avec Peters. Aliu dit avoir voulu mettre les choses au clair avec Cheveldayoff au moment où les Jets allaient tenir leur premier camp d'entraînement.

«Nous allons dans son bureau, nous parlons, et je lui dis: "Chevy, ce qui est arrivé à Chicago est arrivé. Qu'est-ce que je peux faire pour te prouver que je peux aider votre organisation?"», de raconter Aliu. «Et il m'a répondu: "Rien. On n'a absolument aucun plan pour toi".»

Aliu a éventuellement été cédé au Colorado, dans la Ligue de la côte Est, où un gérant d'équipement des ligues mineures s'est présenté à un party de l'Halloween, en 2011, avec le visage maquillé de noir. Aliu a demandé un échange bien que depuis, il a accepté les excuses de l'homme en question et demandé que celui-ci ne soit pas limogé.

Aliu n'a pas perdu espoir de jouer au hockey de nouveau, même s'il n'a pas chaussé les patins depuis une récolte de quatre buts et sept aides en 14 matchs avec Orlando, dans la Ligue de la côte Est l'an dernier.

Dans la LNH, sa carrière se résume à deux buts et une aide en sept parties avec les Flames, sa dernière pendant la saison 2012-2013.

LNH

Lapierre invité au Match des meilleurs espoirs

S’il est en santé, Hendrix Lapierre prendra part au Match des meilleurs espoirs de la LCH/LNH. Ce n’est pas une grande surprise.

En tant qu’espoir de première ronde, l’attaquant gatinois des Saguenéens de Chicoutimi est surveillé de près par les dépisteurs.

On s’attendait donc à le voir sur la liste des invités, qui a été dévoilée lundi. Les organisateurs de cet événement ont retenu 10 joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Lapierre, qui a marqué deux buts et inscrit 17 points en 19 rencontres, cette saison, en fait partie. Reste à voir s’il sera en mesure de revenir au jeu d’ici la rencontre, qui est prévue pour le 16 janvier prochain, à Hamilton.

Lapierre n’a pas joué depuis bientôt un mois. Il a subi une commotion cérébrale lors du match du 21 novembre, contre les Wildcats de Moncton.

On retrouvera également deux joueurs des 67’s d’Ottawa, lors de cet événement annuel. Il s’agit des attaquants Marco Rossi et Jack Quinn.

Rossi est particulièrement dominant, cette saison, avec sa moyenne de 2,33 points inscrits par rencontre.

LNH

L’UQO s’intéresse aux impacts du décalage horaire dans la LNH

Les amateurs de hockey devront veiller tard cette semaine pour suivre les activités du Canadien, puisque la formation montréalaise jouera dans l’Ouest canadien. Le décalage horaire aura donc certainement un impact sur les téléspectateurs, mais il peut aussi en avoir un sur les joueurs.

La professeure Geneviève Forest, directrice du Laboratoire du sommeil à l’Université du Québec en Outaouais, et Jonathan Roy, étudiant au doctorat en neuropsychologie clinique, ont réalisé une étude sur le sujet en analysant les matches de la LNH, de la NBA et de la NFL entre 2010 et 2015. Les résultats publiés à l’automne 2017 ont permis de conclure que l’impact du décalage horaire était plus important pour les équipes voyageant vers l’ouest. Le pourcentage de victoire des équipes franchissant trois fuseaux horaires pour aller jouer en soirée dans l’Ouest dans la LNH était de 41,5 %, comparativement à 52,4 % pour les équipes effectuant le même trajet dans l’autre sens.

LNH

Les Blackhawks enquêtent sur Marc Crawford

CHICAGO — Les Blackhawks de Chicago ont annoncé la tenue d’une révision portant sur l’entraîneur-adjoint Marc Crawford à la suite de récentes allégations relatives à des gestes qu’il aurait posés avec une autre organisation.

Les Blackhawks en ont fait l’annonce dans un bref communiqué publié sur leur site internet peu avant 20h, heure de l’Est, lundi. Le communiqué ajoute que Crawford sera tenu à l’écart de l’équipe pendant tout ce temps.

L’organisation n’émettra aucun autre commentaire tant que la révision n’aura pas été complétée, note également le communiqué.

Coup de pied

Dans leur communiqué, les Blackhawks n’ont pas dit ce qu’ils comptent examiner précisément. Toutefois, dans un article du New York Post daté du 30 novembre, l’ancien joueur Sean Avery affirme que Crawford lui a donné un coup de pied alors que Avery jouait avec les Kings de Los Angeles et que Crawford était l’entraîneur-chef.

Selon l’article, signé par Larry Brooks, l’incident serait survenu pendant la saison 2006-2007.

Après l’annonce du lancement de l’enquête, Avery a écrit sur Twitter que Crawford «était un entraîneur-chef exigeant qui, en fait, se battrait pour ses joueurs». Il a aussi écrit que Crawford lui a donné une opportunité de «devenir un meilleur joueur et coéquipier» même si Avery n’était pas facile.

Bill Peters

Cette histoire entourant Crawford survient dans la foulée des allégations d’Akim Aliu au sujet de Bill Peters, la semaine dernière, qui ont éventuellement mené l’entraîneur-chef des Flames de Calgary à remettre sa démission, vendredi.

Aliu avait affirmé que Peters lui avait fait des commentaires à connotation raciste lorsque Aliu jouait sous les ordres de Peters avec Rockford, le club-école des Blackhawks, en 2009-2010. D’autres personnes avaient ajouté que Peters avait frappé des joueurs lors de son passage avec les Hurricanes de la Caroline.

Âgé de 58 ans, Crawford s’est joint aux Blackhawks à titre d’instructeur-adjoint le 4 juin 2019. Il compte 18 ans d’expérience à titre d’instructeur dans la LNH, incluant 1169 matchs à titre d’entraîneur-chef dans la ligue.

À ce titre, il a amorcé sa carrière avec les Nordiques de Québec en 1995 et dès sa première saison, il a remporté le trophée Jack-Adams, remis à l’entraîneur par excellence. L’année suivante, alors que l’équipe avait déménagé au Colorado, il a mené l’Avalanche à la conquête de la coupe Stanley.

Crawford a également dirigé les Canucks de Vancouver et les Stars de Dallas, en plus d’agir comme entraîneur-chef par intérim pendant 18 matchs avec les Sénateurs d’Ottawa à la fin de la saison 2018-2019. Auparavant, il avait passé trois ans à titre d’entraîneur-associé avec les Sénateurs.

LNH

Faisant face à des allégations d’insulte raciste, Bill Peters ne dirigera pas les Flames mercredi soir

Bill Peters ne sera pas derrière le banc des Flames de Calgary lors du match de mercredi à Buffalo contre les Sabres.

Le directeur général Brad Treliving en a fait l’annonce dans un bref communiqué publié mardi soir. L’entraîneur associé Geoff Ward dirigera l’équipe.

Cette décision fait suite aux allégations rendues publiques lundi soir selon lesquelles Peters aurait émis des propos à connotation raciste à l’endroit d’un joueur originaire du Nigeria dans les ligues mineures, il y a dix ans.

Dans le communiqué de trois paragraphes des Flames, Treliving a noté que l’enquête de l’équipe se poursuit. Il a qualifié l’affaire de très sérieuse et affirme que l’équipe veut être consciencieuse dans sa révision du dossier.

Demandant de la patience, Treliving avait annoncé, plus tôt mardi, que Peters demeurait avec les Flames à la suite des allégations soulevées la veille par Akim Aliu sur les réseaux sociaux. Peters, qui n’a émis aucun commentaire, est demeuré à l’hôtel et ne se trouvait pas avec l’équipe pendant qu’elle s’entraînait en vue du match contre les Sabres.

Aliu affirme que Peters a utilisé plusieurs fois le mot commençant par “n” envers lui dans le vestiaire à sa première année parce qu’il n’appréciait pas ses choix musicaux. L’incident se serait produit pendant la saison 2009-2010 alors qu’ils faisaient tous deux partie du club-école des Blackhawks de Chicago à Rockford, en Illinois.

Treliving a qualifié les soi-disant propos de «révoltants».

«Nous prenons très, très au sérieux des allégations de cette nature. Il s’agit d’un sujet qui n’a aucune raison d’être dans notre organisation, a déclaré Treliving. Maintenant, c’est mon travail de découvrir exactement ce qui est arrivé.»

Treliving dit avoir parlé avec Peters et ajouté qu’il avait eu deux conversations téléphoniques avec Aliu. Treliving n’a pas précisé à quel moment ces discussions avaient eu lieu.

Des responsables de la LNH ont qualifié le soi-disant comportement de «répugnant et inacceptable», mais n’ont émis aucun autre commentaire le temps que l’enquête soit menée à terme.

Sylvain St-Laurent

Ces fichus tirs de barrage...

CHRONIQUE - À TRAVERS LA LNH / Robin Lehner n’a pas complètement changé. Il a vieilli, il a mûri. Il a trouvé l’aide dont il avait besoin pour vaincre ses démons. Il a quand même gardé le feu intérieur. Il est un féroce compétiteur. Il est toujours prêt à se chamailler.

Dimanche, le gardien suédois de 28 ans s’est branché sur Twitter pour s’en prendre à ses détracteurs.

LNH

Paul MacLean est de retour dans la LNH, à titre d’entraîneur adjoint des Blue Jackets

COLUMBUS — Paul MacLean est de retour dans le circuit Bettman après avoir accepté l’offre des Blue Jackets de Columbus pour devenir entraîneur adjoint responsable des unités spéciales, a annoncé l’organisation de l’Ohio jeudi.

Les Blue Jackets ont indiqué quelques minutes après son embauche que MacLean avait reçu son permis de travail aux États-Unis et qu’il sera derrière le banc de l’équipe pour le match de jeudi soir contre les Red Wings de Detroit.

LNH

Les Maple Leafs congédient Mike Babcock

TORONTO — Les Maple Leafs de Toronto ont congédié leur entraîneur-chef Mike Babcock.

Le président Brendan Shanahan a annoncé la nouvelle-choc par voie de communiqué en fin d’après-midi, mercredi, au lendemain d’une défaite de 4-2 des Maple Leafs aux mains des Golden Knights de Vegas.

Les Maple Leafs ont aussi annoncé que Sheldon Keefe, qui occupait les fonctions d’entraîneur-chef avec les Marlies de Toronto, le club-école des Maple Leafs dans la Ligue américaine, prendra la relève.

Shanahan s’est envolé vers l’Arizona, où joueront les Maple Leafs jeudi soir, en compagnie du directeur général Kyle Dubas, pour faire part de sa décision à Babcock. Shanahan a noté qu’il sentait qu’il devait être sur place puisque c’est lui qui a embauché Babcock au printemps de 2015.

«Ça n’a pas été une conversation facile à avoir, et ça n’a pas été très plaisant. Des journées comme aujourd’hui ne le sont pas, a dit Shanahan depuis Scottsdale. Mais nous pensions que c’était important pour l’équipe. Une fois que vous réalisez que vous devriez faire quelque chose, que vous devez faire, donc c’est préférable d’agir en ce sens.»

Des confrères de Babcock ne sont pas restés indifférents à la nouvelle, incluant Claude Julien, qui a travaillé avec lui aux Jeux olympiques de 2014, à Sotchi, et à la Coupe du monde de 2016.

«Comme à toutes les fois qu’un entraîneur est congédié, on se supporte beaucoup», a déclaré Julien avant le match du Canadien, mercredi face aux Sénateurs d’Ottawa.

«Ce n’est pas un boulot qui est facile. Une chose qu’on sait tous, Babcock a fait ses preuves à tous les niveaux, il a gagné à tous les niveaux. C’est un bon entraîneur qui, s’il le veut, devrait trouver du travail assez rapidement.»

D.J. Smith, le rival de Julien mercredi soir au Centre Bell, a été l’adjoint de Babcock pendant quatre ans avec les Maple Leafs. Il a rendu hommage à son professionnalisme.

«Il m’a donné ma chance dans la Ligue nationale de hockey. Il m’a montré la LNH et a fait un excellent travail tous les jours. Il s’agit d’un moment difficile pour lui et sa famille et j’ai certainement mal pour lui.»

Les Maple Leafs affichent un dossier de 9-10-4 pour un total de 22 points et occupaient le 10e rang au classement général de l’Association Est, à deux points du huitième échelon avant les matchs de mercredi.

Au coœr d’un périple de six rencontres à l’étranger, la formation torontoise affiche un dossier de 0-5-1 à ses six dernières sorties. Elle n’a pas gagné depuis le 7 novembre, alors qu’elle avait battu les Golden Knights 2-1 en prolongation à l’Aréna Scotiabank. Il s’agissait alors de la 700e victoire de Babcock à titre d’entraîneur-chef dans la LNH.

Les Maple Leafs ont accordé au moins quatre buts lors de chacune de leurs cinq dernières rencontres, et viennent au 30rang du circuit Bettman avec 81 buts concédés. Seuls les Red Wings de Detroit (86) ont fait pire jusqu’à maintenant.

Lucratif contrat

Embauché le 20 mai 2015, date à laquelle il a signé un contrat de 50 M$ US pour huit ans - le plus lucratif pour un entraîneur-chef dans l’histoire de la LNH - Babcock, 56 ans, a dirigé 351 matchs avec les Maple Leafs. Il a présenté une fiche globale de 173-133-45, mais ses équipes n’ont gagné que huit matchs sur 20 en séries éliminatoires.

Après avoir été exclus des séries lors de la première saison de Babcock, en 2015-2016, les Maple Leafs ont été éliminés dès le premier tour lors de chacune des trois saisons suivantes, la première année par les Capitals de Washington et les deux autres, par les Bruins de Boston.

Babcock s’était présenté à Toronto avec un impressionnant curriculum vitae, incluant une conquête de la coupe Stanley avec les Red Wings de Detroit en 2008 et des médailles d’or olympiques consécutives lors des Jeux de 2010, à Vancouver, et de 2014. Il a aussi mené les Red Wings et les Mighty Ducks d’Anaheim aux finales de la coupe Stanley en 2009 et en 2003, respectivement

En carrière, il présente une fiche de 700-418-183 avec Toronto, Detroit et Anaheim.

Âgé de 39 ans, Keefe avait entamé sa cinquième saison derrière le banc des Marlies. En 319 matchs, Keefe a mené les Marlies à une fiche de 199-89-22-9, et a aidé l’équipe à finir au premier rang du classement général de la Ligue américaine en deux occasions.

En quatre participations aux séries éliminatoires, les Marlies ont présenté une fiche de 38-21 avec Keefe à la barre. L’équipe a récolté sa première conquête de la coupe Calder en 2018.

LNH

Don Cherry s'explique dans une nouvelle baladodiffusion

Don Cherry a déclaré que le réseau Sportsnet lui avait rendu la tâche «impossible» d’aborder la controverse qui a éventuellement mené à son congédiement la semaine dernière.

Dans sa première émission en baladodiffusion baptisée «Grapevine», Cherry a mentionné qu’il n’était pas prêt à accepter les conditions établies par Sportsnet pour lui permettre de retrouver son emploi à la suite du controversé segment «Coach’s Corner» télédiffusé dans le cadre de l’émission «Hockey Night in Canada» le 9 novembre.

«J’ai dit quelque chose, c’est évident. Tout le monde sait ce que j’ai dit, a noté Cherry. J’ai offert de m’expliquer. Je ne me serais pas excusé, mais j’aurais nuancé mes propos. Ils ont établi des conditions qui m’auraient rendu la tâche impossible. Je ne pouvais pas m’y conformer. J’imagine que je me suis moi-même condamné.»

L’émission en baladodiffusion dure 27 minutes et met en vedette Cherry et son fils, Tim.

L’ex-commentateur âgé de 85 ans s’était plaint en ondes de ne voir que rarement ceux qu’il croit être de nouveaux immigrants porter des coquelicots avant le jour du Souvenir. Cherry a choisi les mots «vous autres» pendant son intervention, mais il a ensuite nié qu’il avait ciblé en particulier les minorités ethniques.

D’autres thèmes

Cherry a rappelé qu’il avait abordé de nombreux autres thèmes pendant sa dernière intervention télévisuelle.

«Personne n’en parle. Rien. Deux petits mots ont échaudé tout le monde, a déclaré Cherry. Mais, hey, c’est la vie. J’ai vécu dans un monde cruel pendant 38 ans. Je suis heureux d’avoir vécu cette expérience pendant 38 ans. Si je dois quitter, alors j’aime autant le faire en mes propres termes.»

Tim Cherry a aussi été très critique envers Sportsnet.

«C’est un monde différent, où tout doit être politiquement correct, a-t-il évoqué. Ils avaient les yeux fixés sur toi, et ils étaient prêts à sévir à tout moment - surtout cette année. Je crois que beaucoup de gens ont fait semblant d’être offusqués.»

Don Cherry a ajouté qu’il avait reçu de nombreux appuis. Il a confié que des camionneurs avaient levé le pouce en l’air, et que des pompiers avaient klaxonné dans les rues pour souligner leur appui.

«De toute évidence, j’ai dit quelque chose qui a offusqué Sportsnet et ils m’ont puni, et je suis maintenant sans emploi, sauf pour cette fabuleuse émission en baladodiffusion», a-t-il évoqué.

L’essentiel de son émission portait sur les souvenirs de Cherry, son passage dans la LNH à titre d’entraîneur-chef et ses anecdotes sur Maurice «Rocket» Richard.

Sports

Guy Carbonneau avec les grands au Temple de la renommée

Depuis lundi soir, Guy Carbonneau est le tout premier joueur de l’histoire des Saguenéens de Chicoutimi à être intronisé au Temple de la renommée du hockey. Comme bien des gens, l’homme d’affaires Pierre Cardinal est bien heureux de voir son bon ami enfin recevoir ce grand honneur. « C’était le temps ! Je pensais même qu’ils l’avaient oublié ! », lance-t-il en riant à l’autre bout du fil, lundi matin.

L’ancien capitaine des Sags l’avait d’ailleurs invité à la soirée tenue à Toronto, mais M. Cardinal ne pouvait être présent. Il se promettait toutefois de suivre attentivement la cérémonie à la télévision. Les deux hommes entretiennent une amitié de longue date. « Je l’ai connu la première journée qu’il est arrivé ici au Saguenay. Il s’en allait en pension chez mon oncle Gilles et j’étais allé le chercher au terminus d’autobus en même temps que Gervais Munger. Guy était natif de Sept-Îles et Gervais, même s’il était natif du Saguenay, restait à Baie-Comeau », relate ‘‘Cardin’’.

Canadien

Guy Carbonneau: quand le plaisir mène au temple

MONTRÉAL — Pour Guy Carbonneau, le but du hockey a toujours été d’avoir du plaisir. Il n’a jamais rêvé d’être un jour intronisé au Temple de la renommée du hockey.

C’est toutefois ce qui l’attend lundi prochain, quand il sera immortalisé parmi les légendes de son sport, à Toronto.

«J’ai joué avec le Canadien, il y a plusieurs joueurs qui ont été intronisés et nous disons tous la même chose, a récemment raconté Carbonneau lors d’un entretien avec La Presse canadienne. Tout le monde a rêvé de jouer dans la Ligue nationale, de marquer des buts, de gagner la coupe Stanley. Mais personne n’a rêvé d’être intronisé au Temple de la renommée. C’est quelque chose d’assez spécial, mais personne ne sait comment réagir.»

Carbonneau était avec son épouse dans leurs écuries à prendre soin de leurs chevaux, le 25 juin dernier, quand il a reçu un appel. À l’autre bout, Lanny McDonald et John Davidson lui ont appris la grande nouvelle.

«À chaque année, j’avais un petit pincement au cœur la journée où les élus étaient annoncés, a admis Carbonneau. Mais je ne dis pas que vous arrêtez de vivre. Une fois la journée passée, vous arrêtez d’y penser.

«Il n’y a pas de façon de savoir si vous êtes proches ou loin d’être choisis. Ç’a été une belle surprise.»

Carbonneau sera intronisé en même temps que Sergei Zubov, Vlaclav Nedomansky, Hayley Wickenheiser, ainsi que Jim Rutherford et Jerry York comme bâtisseurs.

L’amour du hockey

Né le 18 mars 1960 à Sept-Îles, Carbonneau a vite développé une affinité pour le hockey.

«Les hivers étaient longs. Dans une ville comme Sept-Îles, vous êtes un peu isolés de beaucoup de choses, a raconté Carbonneau. J’ai toujours eu la chance de vivre dans des quartiers avec beaucoup de jeunes qui aimaient le sport. Nous étions chanceux parce qu’il y avait beaucoup de parents qui faisaient des glaces à l’extérieur. Les écoles avaient aussi des patinoires.

«L’été, c’était le baseball et d’autres sports, mais l’hiver, c’était le hockey. J’avais toujours plus de plaisir à jouer au hockey qu’aux autres sports.»

Carbonneau a vite attiré les regards des recruteurs. Son équipe a gagné un championnat provincial à sa première année au niveau midget et il attribue ce succès à son passage dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec chez les Saguenéens de Chicoutimi en 1976.

«C’était gros parce que c’était la première fois que je partais de chez moi, a admis Carbonneau. Mais ce n’était pas si pire parce que ce n’était pas comme si j’étais parti à 15 ans pour l’Ouest canadien ou les États-Unis. C’était Chicoutimi, ce qui se faisait bien en auto. La transition s’est bien faite.

«Le fait d’être en groupe, d’être avec un paquet de gars qui voulaient juste jouer au hockey, c’est tout ce dont j’avais besoin.»

Carbonneau a ensuite été repêché par le Canadien en troisième ronde, 44e au total, en 1979, au terme d’une saison au cours de laquelle il a récolté 141 points en 72 parties avec les Saguenéens. Il a fait encore mieux la saison suivante avec 182 points en 72 rencontres.

La décision de Lemaire, l’influence de Gainey

Après deux saisons avec le club-école des Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, Carbonneau a fait sa place chez le Canadien en 1982-83. Vers la fin de la saison suivante, l’entraîneur Bob Berry est remplacé par Jacques Lemaire.

Si le séjour de Lemaire à la barre du Canadien a été de courte durée, devenant adjoint au directeur général au terme de la saison 1984-85, il a tout de même pris une décision qui a défini le reste de la carrière de Carbonneau.

«Sa vision d’une équipe de hockey, c’était d’avoir un trio capable de bien jouer contre les meilleurs trios adverses, a noté Carbonneau. Nous avions un trio capable de bien jouer défensivement, deux trios offensifs et un trio capable de frapper et de se battre. C’était comme ça que l’on bâtissait une équipe à l’époque.»

Carbonneau est vite devenu le dauphin de Bob Gainey, le prototype parfait du joueur de centre défensif.

Gainey a remporté le trophée Selke lors des quatre premières saisons après sa création pour honorer l’attaquant défensif par excellence du circuit. Carbonneau l’a éventuellement remporté à trois reprises, en 1988, 1989 et 1992.

«Dans le hockey junior et dans la Ligue américaine, j’étais plus productif offensivement, mais j’ai toujours voulu être le joueur le plus complet possible, a mentionné Carbonneau.

«Le fait d’avoir commencé ma carrière avec le Canadien et de côtoyer un gars comme Bob Gainey, qui est la raison pour laquelle le trophée Selke a été créé, c’était naturel pour moi de suivre dans sa lignée. Si j’avais commencé ma carrière ailleurs, quelque part où il n’y avait pas de joueurs comme lui, est-ce que je serais devenu ce genre de joueurs là? Je ne le sais pas», a ajouté Carbonneau.

Les hauts et les bas de la LNH

Au cours de sa carrière de 18 saisons dans la LNH, Carbonneau a accumulé 260 buts et 403 aides en 1318 matchs. Il a aidé le Canadien à remporter la coupe Stanley en 1986 et en 1993, la deuxième fois en tant que capitaine. Il a aussi remporté les grands honneurs en 1999, avec les Stars de Dallas.

«Pour un kid du Québec, c’était extraordinaire d’être repêché par le Canadien dans ce temps-là aussi, a dit Carbonneau. Mais le but ultime, c’est de gagner la coupe Stanley. Les trois coupes Stanley ont des places importantes dans le cheminement de ma carrière. Surtout la première.

«Dans les secondes et les minutes quand le match est terminé, les souvenirs reviennent. Vous pensez à quand vous étiez jeunes et que vous rêviez de gagner la coupe Stanley. Nous surmontons tous des obstacles, des blessures. Il y a ceux qui n’ont pas cru en vous. Tout ça vous revient et vous vous dites : “Enfin! Tout le travail a fini par payer”.»

Il a reconnu que son départ du Canadien, quand il a été échangé aux Blues de St. Louis en retour de Jim Montgomery le 19 août 1994, avait été difficile. Cette transaction a eu lieu quelques mois après qu’il eut servi un doigt d’honneur à un photographe d’un quotidien montréalais sur un terrain de golf.

Carbonneau a toutefois noté qu’avec le recul, il réalise que cela lui a permis de vivre de belles expériences, comme son triomphe en finale de la Coupe Stanley avec les Stars.

Les dernières saisons ont toutefois été plus éprouvantes.

«Lors des quatre, cinq, six dernières années, je n’étais pas toujours au sommet de ma forme, a reconnu Carbonneau. C’est certain que vous commencez parfois à douter. Est-ce que je suis trop vieux? Est-ce que je suis encore assez bon?»

Carbonneau a finalement accroché ses patins à l’âge de 40 ans, après une défaite en finale face aux Devils du New Jersey en juin 2000.

LNH

Des partisans de Cherry protestent devant les quartiers généraux de Rogers

TORONTO - Une vingtaine de personnes ont manifesté pacifiquement devant les quartiers généraux de Rogers, mercredi, afin de protester contre le congédiement de Don Cherry.

Quelques partisans du commentateur se sont tenus en silence, drapeau canadien en main, sur le trottoir, tandis que d’autres avaient des pancartes. Sur l’une d’elles était écrit: «Rogers congédie Don, nous congédions Rogers».

Il y avait autant de journalistes que de manifestants.

L’événement a été organisé en réponse au congédiement de Cherry par Sportsnet à la suite des propos qu’il a tenus lors de son segment «Coach’s Corner» pendant le premier entracte de «Hockey Night in Canada», samedi dernier. Plusieurs ont compris que Cherry avait critiqué les immigrants pour ne pas porter de coquelicots. Cherry a affirmé qu’il ne visait pas les immigrants.

Quelques automobilistes ont klaxonné en appui à la manifestation.

Canadien

Domi: Cherry «sera toujours une figure marquante»

Le coloré commentateur sportif Don Cherry ne laissait personne indifférent et cela inclut la génération actuelle de hockeyeurs professionnels.

Au lendemain de son congédiement par le réseau Sportsnet, le centre Max Domi du Canadien de Montréal semblait encore sous le choc, tandis que son coéquipier Nick Cousins a admis avoir été surpris lorsqu’il a appris la nouvelle.

«J’adore Don, depuis toujours et à jamais, a dit Domi. Il est une raison importante pourquoi plusieurs d’entre nous jouons au hockey.»

Domi et Cousins ont grandi dans la région de Toronto, mais avaient des relations différentes avec Cherry. Cousins a noté qu’il était plus fasciné par les vestons colorés et extravagants de Cherry dans sa jeunesse lorsqu’il regardait le segment Coach’s Corner les samedis soir pendant le reportage de Hockey Night in Canada. Domi avait toutefois une relation plus intime avec Cherry.

«Je le connais personnellement et il est une très bonne personne, a raconté Domi, dont le père Tie a joué pendant longtemps pour les Maple Leafs de Toronto. Son petit-fils était l’un de mes meilleurs amis quand j’étais jeune et je passais donc beaucoup de temps chez la fille de Don, Cindy.

«C’est malheureux de voir comment tout ça s’est produit. À 85 ans, il a connu toute une carrière. Il sera toujours l’une des figures marquantes de ce sport.»

Cousins n’a jamais croisé Cherry dans son parcours dans le hockey mineur et junior. Même s’il était surpris d’apprendre la nouvelle, il a rappelé que Cherry n’en était pas à sa première controverse.

Sujets sensibles

«Par le passé, on dirait que même s’il disait quelque chose de controversé, on tournait la page et il était de retour en ondes le week-end suivant, a mentionné Cousins. Il a finalement dépassé les bornes suffisamment de fois pour en subir les conséquences.

«Ce sera certainement différent de regarder Hockey Night in Canada sans sa présence.»

Au fil des ans, il est arrivé à Cherry d’émettre des propos sur les joueurs européens, les francophones et sur la politique — entre autres sujets — qui l’ont souvent placé dans l’embarras.

Il appuyait toutefois certaines initiatives pour améliorer la sécurité des joueurs sur la patinoire. Il rappelait souvent de ne pas frapper un joueur par-derrière contre la bande ou encourageait les joueurs à porter des pièces protectrices autour de leur cou et sur leurs patins.

«J’étais aussi de son côté quand il encourageait les parents à faire pratiquer plus d’un sport à leurs enfants, a ajouté Cousins. Je pense aussi que c’est important. Quand j’étais jeune, je jouais au soccer, au hockey-balle et au golf. Il y a plein de choses que vous pouvez apprendre dans ces sports et qui vont faire de vous un meilleur hockeyeur.

«Il y a toutefois beaucoup de sujets sur lesquels il dépassait les bornes.»

Comme Cherry, Claude Julien a dirigé les Bruins de Boston. L’entraîneur-chef du Canadien était toutefois déjà âgé de 20 ans quand Cherry a fait la transition vers un rôle à la télévision en 1980.

Julien a raconté avoir croisé Cherry une fois lors du match des espoirs de la Ligue canadienne de hockey, mais a tenu à vite se distancer des propos xénophobes qui ont mené au congédiement de Cherry.

«Je suis un gars qui appuie nos vétérans et les gens qui sont allés à la guerre pour nous. Je suis aussi une personne qui dit que le hockey est pour tous. Nous incluons des gens dans notre milieu et je pense que c’est la meilleure façon d’agir dans le monde d’aujourd’hui», a conclu Julien.

Sports

Sportsnet s’excuse pour les commentaires discriminatoires de Don Cherry

TORONTO — Sportsnet s’est excusé des commentaires émis par Don Cherry à la télévision nationale, quand il s’est plaint de voir rarement des personnes qui, à son avis, sont des immigrants porter des coquelicots avant le jour du Souvenir.

Le président de Sportsnet, Bart Yabsley, a déclaré que les propos de Cherry étaient offensants et discriminatoires.

M. Yabsley a ajouté que le réseau a parlé à M. Cherry de la gravité de ses commentaires.

Don Cherry, âgé de 85 ans, a tenu ces propos au cours de son intervention télévisée hebdomadaire, samedi soir, affirmant que les nouveaux arrivants au Canada aiment le mode de vie d’ici, mais n’honorent pas les anciens combattants.

Ses commentaires ont provoqué l’indignation sur Internet et beaucoup ont appelé à son congédiement.

La Ligue nationale de hockey a indiqué que les commentaires de M. Cherry étaient «offensants et contraires aux valeurs “qu’elle” croit».

Cherry n’a pas immédiatement répondu aux demandes d’entrevue.

L’acolyte de Don Cherry pendant le segment Coach’s Corner, Ron MacLean, a présenté des excuses sur Twitter.

«J’aimerais m’excuser sincèrement à tous nos auditeurs et à tous les Canadiens. Au cours de l’émission de samedi soir, Don a exprimé des commentaires blessants et remplis de préjugés. J’aurais souhaité réagir de façon différente. C’est vraiment un moment litigieux. Je suis furieux contre moi de l’avoir laissé aller, a-t-il écrit. Je collabore avec Don depuis 30 ans. Nous aimons tous deux le hockey, mais “samedi” soir, je sais qu’on vous a laissé tomber. Le hockey est un élément qui nous unit. J’ai le privilège de voyager partout au pays pour célébrer le sport national du Canada. Notre diversité est l’un des grandes forces de notre pays.»

Indignation

La mairesse de Bonnie Crombie, de Mississauga, en Ontario, a qualifié les propos du commentateur de «répugnants».

«Nous sommes fiers de la diversité du patrimoine culturel et nous le défendrons toujours, a-t-elle déclaré sur Twitter. Les nouveaux immigrants enrichissent notre pays pour le mieux. Nous sommes tous Canadiens et portons fièrement nos coquelicots.»

Le maire de Toronto John Tory a invité Don Cherry de se rendre lundi aux cérémonies du jour du Souvenir qui se dérouleront au vieil Hôtel de Ville où il pourra constater que «des milliers de Canadiens de tous âges, de toutes nationalités, de toutes religions ayant des parcours différentes» sont prêts à rendre hommage aux vétérans.

«Don Cherry est dans le champ lorsqu’il remet en question le dévouement des nouveaux Canadiens pour les vétérans et leur sacrifice que nous célébrons au cours du jour du Souvenir, a dit M. Tory. Ses commentaires étaient injustes et tout simplement faux.»

L’ancien premier ministre de l’Ontario, Bob Rae, a aussi condamné les propos de M. Cherry.

«Les remarques de “Don” Cherry étaient empreintes de préjugés, et à ce stade de notre histoire, nous ne pouvons pas les passer en silence.»

«Hockey Night in Canada» est toujours diffusé le samedi soir sur les ondes de la CBC en vertu d’une entente de sous-licence avec Rogers Media, le propriétaire de Sportsnet, à qui appartiennent les droits de télédiffusion des matches de la LNH au Canada anglais.

«Comme Rogers Media est le détenteur des droits nationaux de la LNH, la CBC n’a aucun pouvoir sur le contenu rédactionnel “le choix des commentateurs et leurs opinions” de Hockey Night in Canada», a déclaré un porte-parole de la société d’État. Chuck Thompson par courriel.

LNH

La parité dans la LNH ne se reflète pas seulement dans les résultats

L’époque où l’Association de l’Ouest et l’Association de l’Est se distinguaient par leur identité distincte semble révolue, alors que la parité à travers la LNH ne se reflète pas seulement dans les résultats enregistrés soir après soir.

La majorité des équipes du circuit Bettman optent pour un style axé sur la possession de la rondelle et la rapidité. Nous sommes loin de l’époque où l’Ouest était reconnu pour ses équipes physiques jouant un style direct, tandis que la trappe était prônée dans l’Est.

«Je pense que c’est en raison de l’évolution du jeu. Aujourd’hui, tout est axé sur la vitesse, a mentionné l’attaquant Nate Thompson du Canadien de Montréal, plus tôt cette semaine. Les équipes jouent de la même façon. C’est une nécessité parce que toutes les équipes sont rapides.

«Il reste quand même des équipes plus physiques qui jouent un style plus robuste dans l’Ouest, comme les Kings de Los Angeles et les Golden Knights de Vegas», a ajouté Thompson.

Si l’on compare les formations de la LNH en date de jeudi, les joueurs des équipes de l’Association de l’Ouest pesaient en moyenne 200,13 livres, comparativement à 198,94 livres pour ceux évoluant dans l’Est.

Huit des 15 formations de l’Ouest affichaient des moyennes d’au moins 200 livres, tandis que seulement cinq des 16 formations de l’Est atteignaient cette barre. L’équipe avec la formation la plus pesante en moyenne se retrouvait toutefois dans l’Est: les Islanders de New York à 207 livres.

«Il y a des équipes pesantes dans l’Est et dans l’Ouest, notait récemment l’attaquant Joe Thornton des Sharks de San Jose. Mais en général, la vitesse est prônée dans les deux associations. Je pense que les systèmes de jeu se ressemblent aussi d’une équipe à l’autre.»

«Peut-être que l’Est est même rendu plus directe, a ajouté Patrick Marleau, qui est de retour chez les Sharks après deux saisons avec les Maple Leafs de Toronto. Mais le style peut changer selon la situation dans les matchs ou même au fil de la saison. Il y a des moments où vous devez fermer le jeu ou garder la rondelle dans le fond du territoire adverse, ce qui va vous forcer à jouer de manière plus physique. Ça évolue constamment.»

Thompson explique cette évolution du style de jeu aux changements de règles dans la LNH. L’application plus stricte des règles contre l’accrochage et l’obstruction au retour du lock-out ayant mené à l’annulation de la saison 2004-05 y est certainement pour quelque chose.

De nos jours, de plus petits joueurs comme Johnny Gaudreau, des Flames de Calgary, ou Patrick Kane, des Blackhawks de Chicago, se retrouvent parmi les meilleurs pointeurs du circuit et ils évoluent dans l’Association de l’Ouest.

«Quand je suis arrivé dans la Ligue nationale, c’était du hockey ‘rodéo’, a imagé Marleau, qui a fait ses débuts en 1997-98. Il fallait être gros et fort, sinon c’était difficile de se faire une place sur la patinoire. Aujourd’hui, si vous êtes rapides, vous pouvez avoir du succès dès votre arrivée dans le circuit.»

Les Kings, qui affronteront le Canadien samedi soir au Centre Bell, sont peut-être la dernière équipe à avoir remporté la coupe Stanley grâce à un style robuste. Depuis leur deuxième triomphe en trois ans en 2014, ils ont connu plus de bas que de hauts.

Ils ont toujours la réputation d’une équipe physique et leur moyenne atteint les 203 livres, ce qui les classe à égalité au quatrième rang à travers la LNH. L’un des défis du directeur général Rob Blake sera peut-être d’adapter sa formation à la réalité actuelle de la LNH, en greffant des joueurs plus jeunes et dynamiques à son noyau.

LNH

Todd McLellan lance un appel à l’unité

Todd McLellan a lancé une balle courbe à ses joueurs, mercredi midi.

La séance d’entraînement des Kings de Los Angeles venait de débuter, sur la patinoire du Centre Canadian Tire. L’entraîneur-chef a divisé son équipe en trois groupes. Les gilets blancs d’un côté. Les gilets noirs de l’autre. Les gilets gris au milieu. Il a sorti deux rondelles. Il a donné le ton à un mini-match dans lequel tout le monde jouait en même temps.

Sports

Les Blackhawks accueillent un Almatois

Le jeune hockeyeur Benoit Savard, 13 ans, a réalisé le rêve de sa vie. L’Almatois a participé à un entraînement des Blackhawks de Chicago, le vendredi 25 octobre, et a rencontré son idole, Patrick Kane. Le dimanche suivant, dans un match contre les Kings de Los Angeles, il a effectué la mise au jeu protocolaire entouré de Jonathan Toews et Anze Kopitar.

Cependant, le chemin qui l’a amené à chausser les patins avec son idole n’a pas été de tout repos. Quand il était âgé de neuf ans, les médecins lui ont diagnostiqué une leucémie lymphoblastique. S’il est en rémission depuis environ 18 mois, l’annonce de cette maladie a été un choc pour lui et sa famille.

Le hockey lui a permis de garder espoir pendant ces années difficiles. Notre sport national lui permettait d’être un enfant comme les autres, avec ses passions, rappelle sa mère, Claudie Bouchard.

Elle raconte qu’il s’est remis à jouer au hockey dès que son état de santé le lui a permis. Il a d’ailleurs reçu l’étoile officielle de la 54e édition du Tournoi provincial de hockey pee-wee de Jonquière en 2018, pour souligner son courage et sa détermination.

« Ça fait un bout qu’il tripe sur les Blackhawks. Je ne sais pas pourquoi. Ça doit être parce que son joueur préféré, c’est Patrick Kane », explique-t-elle.

LNH

Le stade Mosaic de Regina prêt pour la Classique Héritage de la LNH

REGINA - Le match extérieur qui sera présenté à Regina ne mettra en vedette aucun joueur originaire de la Saskatchewan, ni aucun ex-joueur des Pats de Regina, un club de la Ligue de hockey junior de l’Ouest.

En conséquence, le joueur qui vivra les probablement les plus grandes émotions lors de la Classique Héritage de samedi entre les Flames de Calgary et les Jets de Winnipeg au stade Mosaic sera probablement le défenseur Travis Hamonic. Le hockeyeur âgé de 29 ans, qui est originaire de St. Malo, au Manitoba, a fait ses classes dans les rangs juniors avec les Warriors de Moose Jaw - une ville située à moins d’une heure de route à l’ouest de la capitale provinciale et la principale rivale des Pats.

Une commotion cérébrale avait empêché Hamonic de participer au match présenté au Yankee Stadium en 2014 dans le cadre de la Série des stades de la LNH, alors qu’il portait l’uniforme des Islanders de New York. Il disputera donc son premier match extérieur dans les Prairies.

«Malheureusement, j’avais dû le regarder des gradins, mais j’ai maintenant l’opportunité d’y prendre part chez moi, dans l’Ouest canadien», a résumé Hamonic.

«J’ai toujours gardé les provinces de l’Ouest canadien dans mon coeur, donc je crois que cette fois-ci ce sera spécial», a-t-il poursuivi.

Même s’il n’y aura aucun représentant de la province sur la patinoire samedi, environ 22 pour cent des joueurs de la LNH proviennent de la Saskatchewan, dont les champions en titre de la Coupe Stanley Tyler Bozak (Regina), Jaden Schwartz (Wilcox) et Brayden Schenn (Saskatoon).

LNH

Zykov suspendu pour 20 matches

LAS VEGAS — L’ancien Olympique Valentin Zykov n’est pas un joueur très connu à travers la LNH, évoluant sur le quatrième trio des Golden Knights.

L’attaquant russe de 24 ans a trouvé un bien mauvais moyen de faire parler lui jeudi alors que quelques heures avant le match de son club contre les Sénateurs, la Ligue a annoncé qu’il était suspendu sans salaire pour 20 parties pour avoir échoué un test antidopage et ainsi enfreint son programme de substances améliorant la performance.

Les Knights, qui avaient vu le défenseur Nate Schmidt recevoir la même sentence l’an dernier, ne se sont pas portés à la défense de l’ancien deuxième choix des Kings acquis au ballottage d’Edmonton l’an dernier, après son passage en Caroline.

Dans un communiqué, l’équipe a dit que Zykov « savait qu’il utilisait une substance interdite sans le consentement, la recommandation ou la connaissance de notre équipe ».

Le président des opérations hockey George McPhee a pour sa part déclaré en conférence de presse que le joueur lui a avoué qu’il consommait le supplément qui lui a valu d’échouer son test depuis quatre ans. « Inutile de dire que nous sommes extrêmement déçus du résultat, mais nous appuyons le programme sans réserve. Malheureusement, Zykov a pris des suppléments en connaissance de cause, il a eu un test positif et a été suspendu, et nous appuyons la suspension », a-t-il déclaré.

À travers l’Association des joueurs de la LNH, Zykov a émis un communiqué où il a indiqué qu’il n’irait pas en appel de la suspension. « Bien que j’ignore comment j’ai pu tester positif, je suis conscient que je suis responsable de ce qui entre dans mon corps et j’accepte la sanction. Je vais travailler très fort pendant ma suspension pour m’assurer de me mettre dans la meilleure position possible pour contribuer aux succès de mon équipe après l’arrivée à échéance de ma pénalité », a-t-il écrit. Son agent d’Ottawa, Rollie Hedges, a déclaré à The Athletic que son client avait pris un supplément approuvé qui est vendu au public.

Zykov avait amassé deux passes lors des sept premiers matches des Golden Knights cette saison. En 47 parties en carrière dans la LNH, il a amassé 6 buts et 15 points.

Les Olympiques avaient fait son acquisition du Drakkar de Baie-Comeau au cours de la saison 2014-2015 et il avait récolté 15 buts et 28 points en 26 matches avec eux.