LNH

La légalisation du cannabis n’aura pas d’impact, selon les joueurs

Les joueurs de la Ligue nationale de hockey estiment que la légalisation de la marijuana au Canada n’aura pas d’impact sur leur quotidien.

Tandis que le cannabis récréatif doit devenir légal partout au pays ce mercredi, les joueurs du circuit Bettman sont conscients des nouvelles règles, mais ne croient pas qu’ils seront affectés par l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.

« Tout le monde tente de se faire une tête au sujet de cette nouvelle loi, a dit centre des Maple Leafs de Toronto Nazem Kadri. Nous allons respecter les règles comme nous le faisions auparavant. »

Le commissaire adjoint, Bill Daly, a déclaré le mois dernier que la légalisation du pot n’affectera pas les règles antidopage du circuit, dont les règles sont établies conjointement avec l’Association des joueurs. La marijuana est interdite dans la majeure partie des États-Unis.

Remparts

Hartley compare Robidoux à «Mom» Boucher, Roy en furie

Patrick Roy, est en furie contre Bob Hartley, son ancien entraîneur avec l’Avalanche du Colorado, qui a comparé son attaquant Mikaël Robidoux à l’ancien numéro un des Hells Angels au Québec, Maurice «Mom» Boucher, qui purge une peine à perpétuité pour deux meurtres.

Mardi, Robidoux a été suspendu 15 matchs par Éric Chouinard, le directeur de la sécurité des joueurs de la LHJMQ, pour son coup de coude au visage de Xavier Simoneau des Voltigeurs de Drummondville, samedi dernier. 

Hartley, qui dirige maintenant l’Avangard d’Omsk dans la Kontinental Hockey League, avait été appelé lundi à commenter le geste de Robidoux par Jean-Charles Lajoie lors de son émission Jean-Charles en liberté à la station radiophonique 91.9 Sports. Parlant d’abord de «mise en échec vicieuse et très dangereuse», il a ensuite critiqué les premières réactions de Roy après le coup.

«J’aime bien mon chum Patrick, mais je ne peux pas être en accord avec Patrick quand il dit que [Robidoux] ne faisait que l’empêcher d’aller au filet. Ça fait longtemps que je n’avais pas vu une mise en échec dangereuse et stupide comme ça», a-t-il lancé avant de prononcer la phrase qui a suscité la colère de son ancien gardien de but.

«Le dossier disciplinaire de Robidoux est plus épais que le dossier criminel de ‘‘Mom’’ Boucher... il a autant de matchs de suspension que de buts dans la LHJMQ!» a-t-il lancé avant d’inviter le dg et entraîneur-chef des Remparts à conseiller à son joueur d’abandonner le hockey, estimant que Robidoux est incapable de se contrôler sur la glace.

«Me niaises-tu?»

Roy était très émotif après l’entraînement des Remparts mardi quand a été mentionné l’impact des événements sur son protégé. «Es-tu sérieux? Me niaises-tu?» a-t-il lancé à un journaliste qui lui demandait comment Robidoux vivait les événements.

«Avec tous les commentaires sur les médias sociaux et quand un entraîneur comme Bob Hartley le compare à ‘‘Mom’’ Boucher, il y a quand même des limites. Je ne veux pas parler contre ‘‘Mom’’ Boucher, mais quand même, on va loin», a-t-il lancé avant que la LHJMQ annonce que l’attaquant des Remparts était suspendu pour 15 matchs.

Robidoux a en effet également été la cible de plusieurs commentaires disgracieux sur Twitter, Facebook et YouTube depuis son geste de samedi, certains s’apparentant à des menaces ou à de l’intimidation.

Quelques minutes plus tôt, Roy avait aussi répété qu’il n’aimait jamais voir un joueur quitter la patinoire sur une civière. Il a aussi indiqué qu’il avait rencontré Robidoux à plusieurs reprises. «On a eu plusieurs rencontres avec ‘‘Mik’’. ‘‘Mik’’ sait qu’il y a des choses qu’il devra ajuster dans son jeu. Cependant, il reste dans les plans, il fait partie de l’équipe et on va continuer à le soutenir.»

Robidoux en est à sa huitième sanction depuis le début de sa carrière dans la LHJMQ. L’an dernier, il avait reçu deux matchs pour avoir plaqué un adversaire dans la bande, un match pour une accumulation de codes et une amende de 500 $ pour conduite inacceptable. À sa première année avec les Diables rouges, en 2016-2017, il avait été suspendu deux matchs pour mise en échec à la tête, deux matchs pour coup de genou, un match pour bataille planifiée après la mise en jeu et un match pour avoir enlevé son casque ou celui d’un adversaire lors d’une altercation.

Et samedi, il n’était revenu au jeu que deux jours plus tôt après avoir été suspendu deux matchs pour un coup de genou donné en matchs préparatoires. À 18:05 de la deuxième période à Drummondville, il a frappé Simoneau au visage avec son coude dans son angle mort alors que l’attaquant de 17 ans tentait de déborder le défenseur Dylan Schives sur le flanc gauche.

Simoneau  est demeuré étendu sur la glace durant de longues minutes avant de quitter le match sur une civière pour être transporté à l’hôpital, d’où il a obtenu son congé après y être resté en observation durant plus de 24 heures.

LNH

Le comité exécutif de la LNH approuve la candidature de Seattle

NEW YORK — Le commissaire Gary Bettman et le comité exécutif de la LNH recommandent d’aller de l’avant avec le projet d’équipe d’expansion à Seattle.

Bettman a révélé que l’approbation du comité exécutif, composé de neuf propriétaires, pesait lourd dans la balance et qu’il serait surprenant que les autres propriétaires refusent le 650 millions $ de frais d’expansion pour une équipe qui pourrait équilibrer à 16 le nombre d’équipes dans les associations de l’Est et de l’Ouest.

Le vote final aura lieu au début décembre lors de la prochaine rencontre au sommet des 31 gouverneurs, qui devront accepter la candidature de Seattle à 75 %. À ce moment, les dirigeants pourraient s’entendre sur la date d’entrée de la 32e concession du circuit Bettman, soit en 2020 ou en 2021. 

«Ça regarde bien», a admis Francesco Aquilini, le propriétaire des Canucks. «C’est excitant. Nous voulons une équipe à Seattle. Ce serait bien pour Vancouver et pour la ligue. Ça va éventuellement se produire. Le KeyArena va être reconstruit. Je crois que c’est imminent.»

La LNH comportait 30 équipes depuis 2000 lorsque les dirigeants ont décidé d’accorder une équipe d’expansion à Las Vegas, en 2016. Le processus s’était amorcé à l’hiver 2014, lorsque la LNH avait fait un sondage en ligne pour sonder l’intérêt des acheteurs potentiels de billets de saison.

Fort intérêt 

À Seattle, l’intérêt des partisans ne fait également aucun doute, avec les 10 000 abonnements qui ont été vendus en 12 minutes et un total de 32 000 en dépôts garantis.

«J’ai parlé à beaucoup de gens et ils veulent vraiment cette équipe», a déclaré l’attaquant des Capitals de Washington, T.J. Oshie, qui a grandi en banlieue de Seattle. «Ce sera plutôt plaisant de ne pas obliger la famille à se déplacer à Vancouver pour venir me voir chaque année.»

Depuis des décennies, le trajet de deux heures et demie à destination de Vancouver est la seule option pour les habitants de Seattle qui souhaitent assister de près à un match de la LNH. Les Thunderbirds de Seattle et les Silvertips d’Everett de la Ligue de hockey junior de l’Ouest sont présents dans la région. 

La Coupe... en 1917

Du côté professionnel, cela fait presque un siècle que les Metropolitans de l’Association de hockey de la Côte du Pacifique, vainqueurs de la Coupe Stanley en 1917, ont disparu. Seattle est privé de la NBA depuis que les SuperSonics ont déménagé à Oklahoma City en 2008, ce qui en fait le plus grand marché américain sans une grande équipe professionnelle de sport d’hiver.

Seattle est incontestablement une ville sportive, si l’on se base sur le soutien pour les équipes comme les Seahawks (NFL), des Mariners (baseball majeur), des Sounders (Major League Soccer) et du Storm (basket féminin).

Dave Tippett, désormais conseiller auprès de Seattle Hockey Partners LLC après avoir été à la barre des Stars de Dallas et des Coyotes de l’Arizona pendant 14 saisons, en sait quelque chose. Sa fille et son gendre, des mordus de sport, se sont installés à Seattle pour cette raison.

«La passion des sportifs ici est incroyable», a reconnu Tippett. «Cela fait partie de la communauté.» Le hockey aussi? Tippett a déclaré qu’il y avait environ 140 équipes masculines de hockey pour adultes à Seattle.

LNH

Tavares mènera-t-il les Leafs à la coupe ?

John Tavares a passé les neuf premières saisons de sa carrière dans la LNH dans l’ombre de certaines autres vedettes.

Le taciturne joueur de centre a été le visage des Islanders de New York, une équipe avec une riche histoire, mais qui n’a pas eu d’énormes succès lors des trois dernières décennies.

LNH

Julien BriseBois remplace Steve Yzerman au poste de dg du Lightning

Coup de théâtre à Tampa Bay, mardi, alors que Steve Yzerman s’est retiré de son poste de directeur général du Lightning de Tampa Bay. Celui-ci dit s’être assuré que l’équipe puisse être dominante à long terme, avant d’ajouter qu’il cédait dès maintenant son poste à son adjoint Julien BriseBois.

Yzerman deviendra un conseiller auprès de BriseBois, et il a réitéré qu’il sera impliqué «à 100 %» envers l’équipe cette saison. Le propriétaire de l’équipe, Jeff Vinik, a accompagné les deux hommes en conférence de presse à Tampa, en Floride.

Cette étonnante décision survient quelques jours avant le début du camp d’entraînement du Lightning, qui a participé à la finale de l’Est la saison dernière.

Yzerman, 53 ans, a passé les huit dernières saisons à titre de directeur général du Lightning, un séjour au cours duquel l’équipe floridienne a participé quatre fois aux séries éliminatoires et une fois à la série finale de la Coupe Stanley (une défaite en six matchs contre Chicago en 2015).

Il a mentionné qu’il avait pris la décision de ne pas accepter de prolongation de contrat en tant que directeur général de l’équipe vers la fin du mois de juillet, et qu’il réfléchit encore à son avenir au-delà de la prochaine saison. Yzerman a précisé que BriseBois est «plus que prêt» à prendre la relève.

BriseBois, qui est âgé de 41 ans, était l’adjoint d’Yzerman depuis que les deux hommes s’étaient joints au Lightning en 2010. Il était considéré depuis longtemps comme un éventuel directeur général dans la LNH.

Yzerman, qui a remporté trois fois la Coupe Stanley à titre de joueur avec les Red Wings de Detroit, a entamé sa carrière de gestionnaire dès qu’il a annoncé sa retraite sportive. Il a d’abord agi à titre de vice-président aux opérations hockey sous le directeur général Ken Holland à Detroit, où il a contribué à la conquête de la Coupe Stanley en 2008, avant d’obtenir le poste de directeur général du Lightning.

Yzerman a obtenu des médailles d’or olympiques en 2010 et en 2014 à titre de directeur général d’Équipe Canada.

LNH

Prolongation de contrat pour le capitaine des Jets

WINNIPEG - Les Jets de Winnipeg ont offert une prolongation de contrat de cinq ans au capitaine Blake Wheeler.

L'entente s'élève à 41,25 millions $ US, soit un salaire moyen de 8,25 millions $.

Wheeler, âgé de 32 ans, a mené les Jets avec un sommet de 91 points (23 buts, 68 passes) la saison dernière. Son total de mentions d'aide lui a permis de terminer à égalité au sommet de la LNH.

L'Américain a marqué au moins 20 buts pour une cinquième saison consécutive et la sixième fois en carrière.

Il a aussi participé au match des étoiles de la LNH pour la première fois de sa carrière.

Hockey

Passage émotif au SSF pour Chiasson et la Coupe

Des centaines de personnes, principalement des jeunes accompagnés de leurs parents, ont pris une partie de leur dimanche pour venir contempler la Coupe Stanley et prendre une photo avec le héros du jour, Alex Chiasson, au Séminaire Saint-François (SSF).

C’est justement dans l’uniforme du Blizzard, qu’il a porté durant son passage au SSF de 2002 à 2007, que Chiasson a décidé d’accueillir ses partisans dans le Complexe sportif Frère-Casabon.

«J’ai grandi ici, dans le coin à Saint-Augustin. Mon enfance, c’est vraiment le Séminaire Saint-François — les camps de football, le hockey scolaire, le midget AAA. J’ai passé par ici, donc pour moi c’était vraiment important de venir ici, puis de redonner mon temps un petit peu à la communauté et il n’y avait pas meilleure place que le Séminaire Saint-François», explique celui qui a remporté le Saint Graal du hockey, en juin, avec les Capitals de Washington.

Ces derniers ont vaincu les Golden Knights de Las Vegas en cinq matchs lors de la finale.

Son grand ami, Jonathan Marchessault, des Knights, est venu faire son petit tour à l’établissement d’enseignement où il a lui aussi étudié. Après avoir refusé d’accorder des entrevues pour «laisser toute la place à Alex», l'attaquant de Cap-Rouge s’est dit «fier de lui et content pour lui».

«Le hockey, ça va au-delà de notre amitié. On a commencé à être meilleurs amis depuis qu’on a 10-11 ans. C’est un frère», ajoute-t-il.

«Tout autre scénario, j’aurais vraiment voulu que ce soit lui qui gagne», avoue Chiasson qui a pris un long moment avant de formuler sa réponse. «On a grandi ensemble ici à Québec, au Séminaire on a joué notre hockey mineur ensemble. Il fait un peu partie de ma famille comme je fais partie de la sienne. […] Jon, il est ici pas en tant que joueur de hockey, il est ici en tant qu’ami d’Alex Chiasson», dit-il la voix chevrotante.

«C'est flatteur»

Cet arrêt à Saint-Augustin du joueur autonome a touché plus d’un membre du corps professoral, dont Richard Cauchon, enseignant au programme de hockey du SSF, qui a entraîné le jeune Alex de son secondaire 1 à 3.

«Au secondaire, c’est cinq ans intenses. Tu es avec tes chums, t’as du fun et un moment donné, rendu au cégep, tout le monde se disperse. Qu’il soit de retour, je dirais que c’est flatteur», affirme-t-il, visiblement émotif.

La finale de la Coupe a été plutôt particulière pour M. Cauchon et son collègue Frédéric Marquis qui, à l’invitation de Jonathan Marchessault, ont assisté à ce qui allait être le dernier match de la LNH avant quelques mois. Trois anciens du SSF, Marchessault (2008), Maxime Lagacé (2010) et Alex Chiasson (2007), s’alignaient avec les deux équipes finalistes.

«Le fait d’avoir vu ces petits bonhommes-là, j’en ai trois, être là en finale, c’est des émotions à tour de bras», raconte Richard Cauchon. «Dans leur carrière de hockey, je suis là pour deux, trois ans, je fais un développement qui est petit, parce que plus ils vieillissent, plus le développement s’améliore […], mais ça a été un moment qu’on pourra jamais oublié.»

Alex Chiasson est le dernier joueur des Capitals à avoir eu droit à sa journée avec la Coupe. Il avoue avoir ressenti une certaine émotion lorsqu’il a ouvert la boite de transport, dimanche matin. «On va lui donner une go à soir!», lance-t-il.

LNH

Martin Brodeur de retour avec les Devils

NEWARK — Martin Brodeur est de retour au sein de l’organisation des Devils du New Jersey, l’équipe avec laquelle il a gagné trois Coupes Stanley et a établi le record de la LNH au chapitre des victoires en carrière (691) chez les gardiens de but.

Mercredi, le Québécois de 46 ans s’est joint à titre de vice-président exécutif responsable du développement des affaires, un poste différent de celui d’adjoint au directeur général des Blues de St. Louis qu’il occupait depuis trois ans.

«Je suis très heureux d’être de retour au New Jersey. [...] J’ai pu toucher à toutes les facettes du hockey, et j’ai développé un intérêt particulier pour l’aspect commercial de ce sport.»

Brodeur a passé 21 de ses 22 saisons dans la LNH avec les Devils. En décembre 2014, il a conclu une entente avec les Blues afin de poursuivre sa carrière de gardien, puis a accepté un poste administratif au sein de leur organisation. Il est éventuellement devenu l’adjoint au dg Doug Armstrong.

Ce titre — et les divers postes occupés dans la gestion du personnel sportif chez Hockey Canada — donnait l’impression que Brodeur deviendrait éventuellement dg dans la LNH. Sa décision remet en doute cette perspective, même si Armstrong refuse d’écarter la possibilité que Brodeur retourne un jour à la gestion des opérations hockey.

Même si son travail n’aura aucun impact sur la patinoire, le retour de Brodeur est une raison suffisante pour célébrer chez les Devils. «Aujourd’hui, c’est une journée spéciale pour tout le monde», a mentionné le dg Ray Shero. «Nous sommes tous excités de revoir Marty dans l’organisation. J’ai dit la saison dernière que ce serait une période exaltante pour les partisans des Devils, et c’est encore plus vrai aujourd’hui. Bienvenue chez toi, Marty!»

LNH

Les Leafs embauchent Hayley Wickenheiser

TORONTO — Hayley Wickenheiser a accepté un poste à la direction des Maple Leafs de Toronto, jeudi.

L’ex-joueuse étoile d’Équipe Canada sera l’adjointe au directeur du développement des joueurs.

Wickenheiser a participé au camp de développement des Leafs à titre d’entraîneure invitée en juin.

L’ancienne hockeyeuse de 40 ans, originaire de Shaunavon, en Saskatchewan, a aidé le Canada à remporter quatre médailles d’or olympiques. Meilleure pointeuse dans l’histoire de l’unifolié, elle a accroché ses patins en 2017. En 276 matchs, elle a obtenu 168 buts et 379 points.

Elle a de plus été la joueuse la plus utile du tournoi olympique en 2002 et en 2006.

Les Leafs ont aussi annoncé que Scott Pellerin sera le directeur senior responsable du développement des joueurs, tandis que le Québécois Stéphane Robidas sera le directeur du développement des joueurs.

Noelle Needham et Victor Carneiro ont aussi été embauchés à titre de recruteurs au niveau amateur.

Engagée pour ses compétences d’abord

Le directeur général des Maple Leafs, Kyle Dubas, ne cherchait pas spécifiquement à engager une femme à la direction. Wickenheiser était tout simplement la meilleure personne pour combler le poste.

«Dans le processus d’embauche, nous sommes à la recherche des meilleurs individus, point, a dit Dubas. Hayley était la meilleure candidate vu son expertise et son expérience comme joueuse d’élite.»

Wickenheiser aura à l’œil les espoirs des Leafs dans la Ligue de l’Ouest. On s’attend aussi à ce qu’elle se rende deux fois par mois à Toronto, pour travailler avec les joueurs des Maple Leafs et des Marlies, dans la Ligue américaine.

«J’ai confiance en mes habiletés pour ce rôle, a dit la principale intéressée, en conférence téléphonique. Je sens que j’ai ma place et que je peux tenir mon bout avec qui que ce soit.

«Je sais comment les athlètes anticipent un match, a t-elle poursuivi. Je peux aider les joueurs à devenir meilleurs et à réaliser ce qu’ils doivent faire pour le devenir. J’ai vécu la pression de représenter le Canada à l’international, et j’espère que mon expérience pourra être bénéfique pour certains joueurs.»

Wickenheiser continuera par ailleurs d’étudier la médecine à l’Université de Calgary.

Un pas de plus en avant

Dubas affirme que des embauches comme celles de Wickenheiser et Needham ne peuvent qu’aider l’organisation. Les Maple Leafs comptaient déjà sur Barbara Underhill, une ancienne athlète olympique, engagée comme entraîneure du patinage en puissance.

«Si votre personnel se limite à des hommes blancs, vous passez probablement à côté de bien des choses au niveau des avancées potentielles et de comment évoluer. Nous recherchons la crème et nous n’écartons personne au départ. Je pense que le domaine du sport en général va dans cette direction.»

Becky Hammon est une adjointe avec les Spurs de San Antonio depuis 2014 et Kathryn Smith a le même statut avec les Bills de Buffalo, depuis 2016. La NBA et la NFL ont aussi des femmes parmi leurs arbitres.

Wickenheiser est consciente de refléter un pas de plus en avant pour les femmes, mais elle veut avant tout se concentrer à bien faire son travail.

«Il faut être compétente et efficace, dit-elle. Je comprends que plusieurs jeunes filles verront ça comme des barrières qui tombent, et peut-être qu’elles rêvent de faire la même chose. Ça montre que tout est possible mais en même temps, il y a un standard de compétence et de performance.»

LNH

Ryan Ellis à Nashville pour huit autres saisons

NASHVILLE - Les Predators de Nashville ont accordé une prolongation de contrat de huit ans, d’une valeur globale de 50 millions $, au défenseur Ryan Ellis.

Le directeur général David Poile a annoncé la nouvelle par voie de communiqué mardi midi. L’entente, qui entrera en vigueur à compter de 2019-20, permettra à Ellis de toucher un salaire moyen annuel de 6,25 M$ US. Ellis aurait pu devenir joueur autonome sans compensation à la fin de 2018-2019.

Âgé de 27 ans, Ellis a établi des sommets personnels en carrière avec 23 mentions d’aide et un ratio défensif de plus-26 la saison dernière même s’il n’a participé qu’à 44 parties après avoir subi une opération à un genou à l’été de 2017. Son ratio de plus-26 est le meilleur dans l’histoire des Predators pour un défenseur, et se classe au deuxième rang dans toute l’histoire de l’équipe. À compter de son retour au jeu, le 2 janvier, Ellis a terminé au 11e rang parmi les défenseurs de la LNH avec 32 points, dont neuf buts.

En 396 matchs en carrière dans la LNH, tous avec les Predators, Ellis a amassé 55 buts et 118 aides pour 173 points avec un ratio défensif de plus-76. Il a ajouté 27 points en 58 rencontres des séries éliminatoires.

Choix de première ronde des Predators - 11e au total - en 2009, Ellis a joué avec les Admirals de Milwaukee dans la Ligue américaine, entre 2011 et 2013, avant de se joindre aux Predators. Au niveau junior, il a gagné la coupe Memorial en deux occasions avec les Spitfires de Windsor, en 2009 et en 2010. En 2011, il a été nommé défenseur et joueur de l’année dans la Ligue canadienne de hockey. Il a aussi remporté la médaille d’or au Championnat mondial junior de 2009.

«Ryan est un élément vital de notre équipe, sur la patinoire comme à l’extérieur, et nous sommes heureux de pouvoir compter sur son leadership pendant encore plusieurs années, a déclaré Poile, dans le communiqué officiel.

«Nous avons parlé de notre désir de conserver notre noyau de joueurs, et il s’agit là d’une autre opportunité de le faire et de continuer de batailler pour la coupe Stanley. Ryan entame les meilleures années de sa carrière et il est l’une des raisons qui nous laissent croire que cette équipe a une chance de gagner à chaque match», a ajouté le directeur général des Predators.