Alexandre Carrier de retour à Nashville

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Alexandre Carrier de retour à Nashville

Près de quatre mois après avoir disputé son dernier match dans la Ligue américaine, Alexandre Carrier est de retour dans la Ligue nationale.

L’ancien capitaine des Olympiques de Gatineau est arrivé à Nashville dimanche soir. Afin d’éviter une quarantaine obligatoire, il a traversé la frontière en voiture en compagnie de Sébastien Bordeleau, un autre ex-capitaine des Olympiques. Bordeleau a notamment joué avec le Canadien de Montréal et les Predators de Nashville dans la LNH avant de devenir un joueur vedette en Suisse. Aujourd’hui, il travaille au développement des joueurs chez les Preds.

Entente de principe entre la LNH et l’Association des joueurs

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Entente de principe entre la LNH et l’Association des joueurs

La Ligue nationale de hockey et l’Association des joueurs de la LNH ont fait un pas de géant vers une relance, plus tard cet été à Edmonton et Toronto, de leur saison 2019-2020 interrompue par la pandémie et vers une paix syndicale à long terme.

La ligue et le syndicat ont annoncé lundi que les deux clans avaient élaboré les détails d’une entente de principe sur un plan de retour au jeu, et d’un protocole d’entente pour une prolongation de quatre ans de la convention collective actuellement en vigueur.

Le Bureau des gouverneurs de la LNH, le comité exécutif de l’AJLNH puis tous les membres de l’Association devront ratifier les ententes de principe, qui sont liées l’une à l’autre, lors de votes séparés. Si les propositions obtiennent le feu vert, les camps d’entraînement commenceront le 13 juillet et les 24 équipes qui doivent reprendre le collier se rendront dans les deux villes canadiennes le 26 juillet.

La ronde qualificative en vue des séries éliminatoires s’amorcera le 1er août.

La LNH n’a pas annoncé les deux villes-pôles pour la reprise de ces activités cet été, mais Toronto et Edmonton seront les destinations selon ce qu’a déclaré à l’Associated Press une personne au courant de la décision.

Cette personne s’est exprimée sous le sceau de l’anonymat parce que ni la ligue, ni l’Association des joueurs de la LNH n’a dévoilé cette information. Cette personne a déclaré que la ligue reste prudente et veut se donner une marge de manoeuvre en cas de hausses potentielles d’infections à la COVID-19 avant de déterminer quelles villes vont accueillir les finales d’associations et la finale de la Coupe Stanley.

La convention collective proposée, qui a fait l’objet de discussions dans l’ombre de conditions économiques sans précédent provoquées par la COVID-19, viendrait assurer au moins 14 années consécutives d’harmonie après des lock-out qui ont annulé une saison entière, en 2004-2005, et provoqué la réduction à 48 matchs de la campagne 2012-2013.

La nouvelle entente, si elle est ratifiée, viendra à échéance après la saison 2025-2026.

La ligue et les joueurs ont dévoilé le format pour une relance vers la fin du mois de mai.

Des «bulles»

Le projet pour ressusciter la saison implique que les joueurs seront tenus à l’écart de la population générale à l’intérieur de «bulles» étroitement gérées - les matchs auront lieu en l’absence de spectateurs - dans l’espoir de tenir à distance le coronavirus.

La LNH, qui a annoncé qu’elle mènera des tests sur les joueurs de façon quotidienne une fois les matchs commencés, a maintes fois déclaré qu’un ou plus d’un test positif ne viendront pas nécessairement faire dérailler la relance.

La LNH et l’AJLNH ont précisé lundi des mesures exhaustives en matière de santé et de sécurité en prévision des camps d’entraînement et de la reprise du jeu - des étapes nommées Phase 3 et Phase 4, respectivement - dans deux documents totalisant 47 pages.

Chaque équipe pourra compter sur un total de 52 personnes dans sa ville-pôle, mais pas plus que 31 joueurs. Chaque personne à l’intérieur de la «bulle» sera soumise à des tests quotidiens, incluant les joueurs, le personnel, les employés d’hôtel et ceux affectés au service alimentaire et les chauffeurs d’autobus. On s’attend que chaque membre/joueur de l’équipe à l’intérieur de la «bulle» y demeure, sauf dans le cas de circonstances atténuantes, incluant de l’aide médicale, la naissance d’un enfant ou un décès dans la famille.

Toute personne qui reviendra dans la «bulle» sera soumise à une quarantaine d’au moins quatre jours, avec des prélèvements nasaux quotidiens pour la COVID-19.

Bien que la ligue prône la distanciation physique en tout temps, les joueurs ne seront pas contraints de porter un masque pendant qu’ils s’entraîneront ou lorsqu’ils seront sur la glace. Il en va de même des instructeurs derrière le banc et des officiels sur la glace. Des masques seront obligatoires à l’intérieur de la «bulle» pour toute personne qui ne sera pas dans sa chambre d’hôtel.

La LNH et l’AJLNH ont le pouvoir de retarder, repousser, déplacer ou annuler des matchs s’il existe un «risque pour la santé et la sécurité des joueurs» et/ou une chance que «l’intégrité de la compétition» soit en danger, incluant «une éclosion incontrôlée de la COVID-19».

La LNH, qui a dû interrompre sa saison le 12 mars à cause de la COVID-19, compte relancer ses activités avec un format qui inclut une ronde qualificative composée de huit séries trois de cinq, avant de passer à la formule habituelle de 16 équipes en séries éliminatoires.

La LNH espère pouvoir couronner le champion de la coupe Stanley à l’automne.

Rockland: une nouvelle génération rencontre la légende Guy Lafleur

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Rockland: une nouvelle génération rencontre la légende Guy Lafleur

Les temps ont bien changé.

À l’hiver 1962, Guy Lafleur avait 10 ans quand il traversait la rivière des Outaouais pour s’entraîner avec les Boomers de Rockland en prévision du tournoi pee-wee de Québec. À l’été 2020, il a traversé la rivière en voiture à partir de son domicile de l’île Bizard pour livrer lui-même des coffrets de collection de sa propre marque de vins du Niagara.

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Lafleur souhaite Lafrenière au Canadien

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Lafleur souhaite Lafrenière au Canadien

En 1971, le Canadien de Montréal a pu réclamer Guy Lafleur au premier rang du repêchage de la LNH grâce à une machination de Sam Pollock.

Voyant bien que le jeune québécois était en train de brûler la LHJMQ, le rusé directeur général du «CH» avait profité de la naïveté de son homologue des Golden Seals de la Californie pour lui soutirer son premier choix dans une transaction à première vue alléchante, mais nettement à l’avantage du Canadien.

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Pageau a la tête aux séries

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Pageau a la tête aux séries

Jean-Gabriel Pageau n’a pas attendu qu’on lui tire l’oreille. Il a choisi de rentrer dans la région de New York, quelques jours avant la Saint-Jean-Baptiste.

Pour lui, c’était nécessaire.

La LNH s’apprête à organiser une loterie inhabituelle, vendredi

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La LNH s’apprête à organiser une loterie inhabituelle, vendredi

Alexis Lafrenière pourrait avoir une idée claire de l’endroit où il commencera sa carrière dans la LNH avant d’aller se coucher, vendredi.

Ou peut-être pas.

Résultat de la pandémie, la LNH organisera le tirage au sort le plus inhabituel de son histoire, le soir même où le premier tour devait se dérouler.

Au lieu d’entendre son nom en premier au Centre Bell devant sa famille et ses amis, le hockeyeur de St-Eustache, présumé premier choix en 2020, devra attendre comme tout le monde pour savoir ce qu’il en est.

Les sept clubs écartés de la relance à 24 équipes, prévue plus tard cet été, sont confirmés en vue de la la loterie. Pire formation, les Red Wings de Detroit ont les meilleures chances comme telles à 18,5%; au 25e rang, les Sabres de Buffalo ont 6,5% des probabilités.

Les Sénateurs d’Ottawa détiennent la deuxième meilleure cote à 13,5%; ils possèdent aussi le choix de première ronde des Sharks de San Jose (11,5%), pour un total de 25 % de chances de pouvoir choisir Lafrenière. L’ailier épatant a été nommé deux fois le joueur de l’année dans la LCH.

Si une combinaison de Detroit, Ottawa, Ottawa (de San Jose), Los Angeles, Anaheim, New Jersey et Buffalo remporte les loteries séparées pour les choix un à trois, tout sera en place dans le top-7.

La loterie a généralement lieu en avril à la fin de la saison régulière et avant les séries. Elle a été repoussée en raison de la pandémie, puis la LNH a défini la formule au mois de mai.

«Nous sommes très heureux de la façon dont ça va se dérouler, a déclaré le directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion. Nous savons que nous allons obtenir deux joueurs du top-6 dans le pire des cas ou, dans le meilleur des cas, les choix un et deux.»

Columbus éliminée à titre de ville-pôle, les trois villes canadiennes en lice

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Columbus éliminée à titre de ville-pôle, les trois villes canadiennes en lice

La Ligue nationale de hockey a commencé à réduire ses sites potentiels pour relancer sa saison dans la foulée de la pandémie de la COVID-19, et les trois villes canadiennes, soit Toronto, Edmonton et Vancouver, demeurent en lice.

Une première ville-pôle potentielle a été éliminée lundi alors que la LNH a annoncé que Columbus ne serait pas du nombre.

Las Vegas est maintenant perçue à titre de favorite aux États-Unis pour accueillir des matchs éliminatoires de la LNH, à moins que deux villes canadiennes ne soient choisies.

Le gouvernement fédéral a approuvé vendredi la proposition de quarantaine de groupes de la LNH pour les joueurs entrant au Canada. Cette décision permet à la LNH de contourner la quarantaine traditionnelle de 14 jours, imposée pour quiconque entre au pays afin de lutter contre le coronavirus, et empêchera les joueurs de se mêler au reste de la population. Elle accentue aussi les chances qu'au moins l'une des trois villes canadiennes soit sélectionnée.

La LNH a fait savoir qu'elle sélectionnera deux villes-pôles, une pour les séries éliminatoires de l'Association Est et l'autre, pour celles de l'Association Ouest.

Au tour du Lightning de rapporter des joueurs positifs au coronavirus

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Au tour du Lightning de rapporter des joueurs positifs au coronavirus

Trois joueurs du Lightning de Tampa Bay ont subi un test positif à la COVID-19 et l'organisation a décidé jeudi de fermer ses installations.

Cette fermeture survient quelque deux semaines après que les joueurs eurent reçu la permission de reprendre l'entraînement dans les installations du club de façon volontaire. Les joueurs avaient le droit de patiner en groupe de six.

Le directeur général du Lightning, Julien BriseBois, a déclaré par communiqué que les joueurs concernés se sont volontairement mis en isolement et ne présentent aucun symptômes autre «qu'une fièvre légère».

BriseBois a ajouté que les installations demeureront fermées jusqu'à ce que l'équipe puisse assurer un environnement de travail sécuritaire.

«Le Lightning est inébranlable dans sa volonté de s'assurer de la santé et la sécurité de ses joueurs, membres du personnel, partisans et la communauté, a déclaré BriseBois. Avec le nombre de cas en hausse importante dans la ville de Tampa, le comté de Hillsborough et l'État de la Floride, nous implorons tout le monde dans la région de la baie de Tampa, surtout les jeunes, d'aider à stopper la propagation de la pandémie en suivant les recommandations des autorités gouvernementales en portant un masque, en pratiquant la distanciation sociale et en continuant de laver leurs mains de façon régulière.

«Nous avons besoin de travailler ensemble pour ralentir la propagation.»

Le Lightning est la quatrième organisation de la LNH connue avec des cas de joueurs positifs, et la première depuis le début de la phase 2.

Les Sénateurs d'Ottawa ont rapporté les cas de cinq joueurs et un membre du personnel pendant la phase d'auto-isolement. L'Avalanche du Colorado en a eu quatre et les Penguins de Pittsburgh un. Les Bruins ont annoncé qu'un joueur avait été testé positif lors du test initial de la phase 2, mais ce joueur a ensuite été testé négatif deux fois.

Ce pourrait être la même chose pour le Lightning, où les tests de suivi pourraient revenir négatifs pour les joueurs qui, à l'origine, étaient positifs. L'organisation doit obtenir des résultats de tests supplémentaires pour déterminer son étendue et comment procéder.

Dans son protocole de la phase 2, la LNH a créé deux groupes, «personnel d'accès aux joueurs» et «personnel sans accès aux joueurs». Seuls certains membres du personnel pouvaient entrer en contact avec les joueurs (un entraîneur sportif, un responsable de l'équipement, un entraîneur de conditionnement et un préposé au vestiaire par groupe de six patineurs et le médecin de l'équipe).

Le Lightning a entrepris la phase 2, en rendant la patinoire disponible à des groupes de six joueurs, le 9 juin. La participation est facultative, mais plus de 12 joueurs ont pris part aux séances au cours de la dernière semaine. Chaque jour, les joueurs et les membres du personnel ont passé des contrôles de température et de symptômes. Ils sont testés pour le virus deux fois par semaine.

L'annonce du Lightning survient le même jour où les Phillies de Philadelphie ont annoncé que cinq de leurs joueurs ont subi un test positif à la COVID-19 à leur complexe printanier, situé dans la même région. Le complexe a été fermé.

Claude Giroux vit au présent

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Claude Giroux vit au présent

Claude Giroux se donne encore «quelques semaines». Il ne sert à rien de se précipiter aux États-Unis pour rejoindre ses coéquipiers des Flyers de Philadelphie.

Il a tout ce dont il a besoin, en ce moment, à Ottawa.

Grand ménage chez les Sabres de Buffalo

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Grand ménage chez les Sabres de Buffalo

BUFFALO, N.Y. — Les Sabres de Buffalo ont congédié leur directeur général Jason Botterill, trois semaines seulement après que la copropriétaire Kim Pegula lui ait accordé un vote de confiance.

Les Sabres ont désigné le vice-président aux affaires administratives Kevyn Adams pour succéder à Botterill.

Le département de recrutement a aussi subi d’importantes coupures, dans l’objectif de réduire les dépenses.

Si la famille Pegula a cité un manque de communication et des différences philosophiques dans l’annonce du congédiement de Botterill, il est aussi devenu clair lors d’une vidéoconférence que les propriétaires souhaitaient prendre les moyens pour sauver de l’argent, alors que les Sabres sont l’une des sept équipes de la LNH qui ne compléteront pas la saison 2019-20.

«Nous devons faire des ajustements économiques dans nos opérations», a dit Terry Pegula, en référence à la pandémie de coronavirus qui a mis un terme à la campagne des Sabres en mars.

«Nous avons l’impression que nous n’étions pas écoutés, a-t-il ajouté. Je ne vais pas m’asseoir ici et critiquer Jason Botterill, mais nous avons une vision et nous voulons voir cette vision être accomplie avec succès.»

Les adjoints de Botterill, Randy Sexton et Steve Greeley, ont aussi été congédiés. Puis en fin de journée, les Sabres ont annoncé que l’entraîneur du club-école des Sabres dans la Ligue américaine Chris Taylor et ses adjoints Gord Dineen et Toby Petersen ont aussi été congédiés.

Une personne au courant des décisions a également indiqué à l’Associated Press que 12 des 21 membres de l’équipe de recrutement des Sabres ont été congédiés. La personne a parlé sous le couvert de l’anonymat puisque ces congédiements n’ont pas été annoncés publiquement.

Le congédiement de Botterill constitue tout un revirement de situation puisque Kim Pegula lui avait apporté son soutien en mai, affirmant: «Il est notre directeur général. Notre plan est de continuer avec lui.»

Les joueurs de la LNH se font à l'idée de jouer à huis clos

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Les joueurs de la LNH se font à l'idée de jouer à huis clos

Comme la plupart des amateurs de sport à la recherche de quelque chose, n'importe quoi, à se mettre sous la dent depuis le début des mesures de confinement et de distanciation sociale ce printemps, Darnell Nurse s'est laissé tenter par le documentaire Netflix The Last Dance.

Ce documentaire offrait un accès inédit aux coulisses de la dernière campagne de la dynastie des Bulls de Chicago, qui ont dominé la NBA pendant la majeure partie des années 90.

Les joueurs blancs auraient dû dénoncer le racisme «il y a longtemps déjà»

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Les joueurs blancs auraient dû dénoncer le racisme «il y a longtemps déjà»

Brian Boyle est un vétéran aguerri de 35 ans qui compte 13 saisons d'ancienneté dans la LNH et qui a grandi en banlieue de Boston.

Après avoir vu la vidéo de la mort de George Floyd, Boyle a voulu s'exprimer. L'attaquant des Panthers de la Floride hésitait cependant à le faire, parce qu'il ignorait comment y parvenir sans provoquer de controverse. Il a éventuellement appelé son ex-coéquipier J.T. Brown pour lui poser quelques questions — et écouter. Brown est un joueur noir âgé de 29 ans, et le seul jusqu'ici à avoir manifesté contre la discrimination raciale et la brutalité policière pendant les hymnes nationaux d'un match de la LNH, en 2017.

Les deux hommes ont discuté de la manière dont la mort de Floyd a affecté Brown.

«J'étais en quelque sorte pendu à ses lèvres, a dit Boyle, un joueur blanc. Je ne comprends pas la douleur. Je n'ai jamais vécu ce genre de douleur.»

Le décès de Floyd a secoué plusieurs ligues professionnelles, dont les ligues européennes de soccer et la NFL. Il a aussi affecté la série NASCAR qui, comme la LNH, compte une majorité d'athlètes et de partisans blancs.

Les joueurs de la LNH n'ont pas l'habitude de se prononcer sur des enjeux de société, peut-être à cause du passé «traditionnel» du hockey. Personne ne s'est levé après le scandale impliquant Akim Aliu, même si Devante Smith-Pelly et Wayne Simmonds ont joint leurs voix à celles de nombreux autres joueurs qui ont publiquement partagé leur expérience avec le racisme dans le hockey.

Cette fois-ci, la culture du silence a été brisée — même s'il s'agit d'une ligue composée à 95 % de joueurs blancs.

Sidney Crosby, Connor McDavid et plus de 100 joueurs ont diffusé des communiqués dans lesquels ils dénonçaient la discrimination raciale, tout en admettant qu'ils jouissaient d'un certain privilège, et confiaient vouloir s'éduquer sur cet enjeu.

«Nous devons nous impliquer autant que les athlètes noirs dans cette lutte, a dit le capitaine des Jets de Winnipeg Blake Wheeler. Ça ne pas être leur combat, uniquement.»

C'était le genre de réponse qu'espérait l'attaquant des Sharks de San Jose Evander Kane lorsqu'il a demandé aux joueurs blancs de s'exprimer sur cet enjeu.

«Les gens, je crois, sont plus attentifs», a noté Kim Davis, la vice-présidente et directrice de l'impact social, des initiatives de croissance et des affaires législatives de la LNH. Embauchée en 2017, l'Afro-Américaine se rapporte directement au commissaire Gary Bettman.

«Ces choses ne datent pas d'hier la veille, mais je crois que la pandémie de la COVID-19 a conscientisé plusieurs personnes à la pandémie raciale, a dit Davis. Prendre le temps de s'arrêter, d'être témoin pendant neuf minutes, d'un policier qui écrase le cou de quelqu'un jusqu'à lui enlever la vie... c'est l'humanité qui te dit que quelque chose ne va pas.

«Je crois que c'est la raison pour laquelle les gens s'expriment. Je crois que c'est la raison pour laquelle les hockeyeurs s'expriment également», a renchéri Davis.

Poulin et D’Orio, les Black Aces des Penguins

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Poulin et D’Orio, les Black Aces des Penguins

Le choix de première ronde des Penguins de Pittsburgh Samuel Poulin s’entraîne comme s’il participait aux séries éliminatoires dans la LNH et que ces dernières commençaient dans quelques semaines : « Je m’entraîne en conséquence! »

Le capitaine du Phoenix de Sherbrooke prendra bientôt la direction de Pittsburgh afin d’y rejoindre l’équipe de pratique des Penguins. C’est également à Cranberry, en banlieue de Pittsburgh, que le gardien sherbrookois Alex D’Orio se trouve déjà. 

Dans le monde du hockey, on les appelle les Black Aces : les joueurs des ligues mineures ou d’âge junior qui rejoignent l’équipe de la LNH tout juste avant le début des séries. Ces derniers sont les joueurs en extra, ceux qui doivent toujours se tenir prêts en cas de besoin. Comme Alex D’Orio et Samuel Poulin. 

« Les Penguins m’ont appelé il y a deux semaines. J’ai hâte de rejouer au hockey. Je pense que depuis que j’ai commencé à jouer au hockey, c’est la première fois que j’ai une aussi longue pause de hockey. Je ne suis pas habitué d’arrêter de jouer pendant près de trois mois. Mais je suis présentement à notre chalet familial et j’ai un gym complet dans le garage. Je m’entraîne à presque tous les jours », indique Poulin repêché l’été dernier par les Penguins. 

Après avoir mené son équipe vers le premier rang du classement de la LHJMQ et au sommet du Top 10 de la LCH, Samuel Poulin espère avoir la chance de contribuer au succès des Penguins. Et pourquoi pas : affronter aussi les Canadiens en séries de qualification.

D’ailleurs, les Penguins pourraient devoir se passer de Dominik Simon et Nick Bjugstad, qui ont récemment subi une opération.

« Je rejoindrai d’abord le groupe de pratique et on verra pour la suite », affirme Samuel Poulin.

Cinq groupes de six joueurs seront formés pour les entraînements afin de respecter une distanciation. 

« Pour ce qui est de la Covid-19, ça ne m’inquiète pas trop. Plusieurs mesures seront prises et on subira des tests régulièrement », précise la recrue des Penguins, qui a terminé sa troisième saison dans la LHJMQ avec 77 points en 46 parties à l’âge de 18 ans.

Des Oilers sur la glace!

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Des Oilers sur la glace!

Les Oilers d’Edmonton étaient de retour au Rogers Place lundi, certains d’entre eux, du moins. Le club avait ouvert son aréna pour des entraînements volontaires en petits groupes, alors que la LNH commençait la phase 2 de son protocole vers un retour au jeu.

Les Oilers ont publié un gazouillis incluant une photo et une vidéo dans lesquelles on pouvait voir les attaquants Alex Chiasson et Tyler Benson, les défenseurs Kris Russell et Matt Benning, ainsi que le gardien des ligues mineures Stuart Skinner effectuer des exercices sur la patinoire. Les cinq respectaient des règles de distanciation sociale.

Les joueurs à travers le circuit avaient l’option de retourner au centre d’entraînement de leur équipe si les autorités locales le permettaient.

«C’est certainement différent, a admis Benning lors d’une vidéoconférence après l’entraînement. Il y a des personnes pour nous aider à suivre toutes les règles, s’assurer que nous portons un masque et que nous respectons les mesures sanitaires.

«C’était bien de retourner à la patinoire, mais c’était différent. Nous avons dû faire beaucoup de choses pour respecter les mesures de sécurité et profiter des installations.»

Donald Fehr est très fier de la prise de position des joueurs de la LNH

LNH

Donald Fehr est très fier de la prise de position des joueurs de la LNH

Don Fehr n'a pas assisté à sa collation des grades. La fusillade de l'Université Kent State - où des membres de la Garde nationale de l'Ohio ont fait feu sur des étudiants manifestant pacifiquement contre la Guerre du Viêt-Nam - a eu lieu environ une semaine avant qu'il ne reçoive son diplôme de l'Université de l'Indiana, au printemps 1970.

«Je suis un enfant des années 1960, a déclaré le directeur exécutif de l'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH). Je suis un enfant du mouvement des droits civiques. Je suis un enfants des manifestations contre la Guerre du Viêt-Nam.»

Les présentes manifestations partout aux États-Unis et autour du monde contre la brutalité policière à la suite du meurtre de George Floyd, un Noir tué quand un policier blanc a tenu un genou sur sa gorge pendant près de neuf minutes, lui rappellent cette période tumultueuse.

«Ce sont des enjeux qui ont toujours été importants et fondamentaux et sur lesquels nous devons progresser, a poursuivi Fehr au cours d'un entretien avec La Presse canadienne. L'espoir réside en que d'une façon ou d'une autre, la situation actuelle mènera à un quelconque progrès, un progrès significatif.»

Historiquement muets sur tous les enjeux, encore davantage sur le racisme et les injustices sociales, plusieurs joueurs de la LNH ont ajouté leur voix à ceux réclamant des changements.

Plus d'une centaine de joueurs ont parlé des manifestations sur les réseaux sociaux, dont Evander Kane et P.K. Subban, qui sont Noirs, et certaines des grandes vedettes de l'heure, comme Connor McDavid, Sidney Crosby et Alexander Ovechkin. D'autres, comme Blake Wheeler et Braden Holtby, ont donné des entrevues senties, tandis que Zdeno Chara et Tyler Seguin se sont joints à des manifestations pacifiques.

Fehr, qui aura 72 ans le mois prochain, a souligné qu'il revenait à chacun de poser les gestes qu'il désire. Mais il est encouragé par ce qu'il a vu.

«Je suis très fier des gars. Ils comprennent que l'on vit un moment important. Ils comprennent quels sont les enjeux. Ils se font entendre. Pas tous, mais un grand nombre d'entre eux.»

Subban verse 50 000 $US à la fille de George Floyd

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Subban verse 50 000 $US à la fille de George Floyd

L'ex-défenseur du Canadien de Montréal P.K. Subban a déclaré qu'il avait offert 50 000 $US à une campagne de sociofinancement «GoFundMe» mise sur pied pour la fille de George Floyd, et précisé que la LNH avait égalé ce montant.

Subban, qui évolue maintenant pour les Devils du New Jersey, a annoncé son don dans une vidéo transmise sur son compter Twitter officiel mercredi. Il en a profité pour demander que justice soit faite pour les Afro-Américains.

Crosby, Weber et Gallagher réagissent à la mort de George Floyd

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Crosby, Weber et Gallagher réagissent à la mort de George Floyd

Le capitaine du Canadien de Montréal, Shea Weber, son coéquipier Brendan Gallagher, le capitaine des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, ainsi que celui des Oilers d’Edmonton, Connor McDavid, ont ajouté leurs voix à celles des nombreux athlètes qui ont dénoncé la discrimination raciale mercredi matin.

«Je suis déconcerté et frustré depuis les premiers instants où j’ai vu le troublant et insensé meurtre de George Floyd, a écrit Weber dans un message diffusé sur le compte Twitter officiel du Tricolore. Nous devons promouvoir l’égalité et unir nos ressources et nos voix afin de provoquer un changement.»

Patrice Bergeron lève le ton contre le racisme

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Patrice Bergeron lève le ton contre le racisme

Joueur plutôt réservé de nature, Patrice Bergeron a jugé que le temps était venu de faire entendre sa voix sur des enjeux sociaux, comme le racisme. «Je ne serai plus silencieux», a fait savoir l’attaquant des Bruins de Boston en marge de l’annonce d’un soutien de 25 000 $ chacun à deux organismes venant en aide aux minorités, dont le Centre multiethnique de Québec.

Le joueur de Sillery suit donc la même démarche de plusieurs autres sportifs professionnels afin de dénoncer le racisme à la suite des événements ayant eu lieu à Minneapolis, aux États-Unis. Plusieurs joueurs de hockey de la LNH l’ont fait au cours des derniers jours, notamment le capitaine du Canadien de Montréal, Shea Weber.

«Comme plusieurs le savent, je ne suis pas présent sur les réseaux sociaux, et pour les bonnes ou les mauvaises raisons, j’ai toujours essayé de ne pas partager mes opinions sur la place publique. Nous, les joueurs de hockey, avons tendance à nous occuper de nos affaires, sans faire trop de bruit. Ça fait partie de notre culture. Mais à la suite du meurtre de George Floyd et des manifestations qui ont suivi, j’ai réalisé que de ne pas en parler de ne pas utiliser ma voix à titre d’athlète professionnel permettait plutôt au racisme de couver et de continuer. Le silence n’est plus une option pour moi», a écrit Bergeron, dans une déclaration publiée, entre autres, sur le compte Twitter des Bruins.

Ainsi, le numéro 37 a décidé d’appuyer le centre multiethnique de Québec et la branche de Boston de l’Association nationale pour l’avancement des personnes de couleurs aux États-Unis. En son nom et celui de sa famille, il remettra 25 000 $ à chaque organisme.

«Dorénavant, je veux être à l’écoute, apprendre sur le sujet et me tenir debout pour la communauté noire. On ne peut pas réécrire l’histoire, mais on peut certainement changer les choses dans l’avenir. Il est temps de vraiment reconnaître ce cri à l’aide», ajoutait l’auteur de 869 points en 1089 matchs dans la LNH.

À 34 ans, Bergeron est l’un des meilleurs joueurs de la LNH. À Québec, il est impliqué depuis 10 ans dans le Pro-Am Gagné-Bergeron, qui vient en aide aux enfants malades et dans le besoin. Il promet de tout faire pour enrayer ce problème qui perdure depuis trop longtemps.

«Ça prend plus qu’un simple message sur Instragram. Il faut prendre de véritables actions, avec compassion et cœur. Tout en continuant de grandir et d’élever mes enfants pour qu’ils soient anti-racistes, je suis déterminé à être un allié», ajoutait-il, celui qui signait son message avec avec amour, respect et la plus sincère humilité.

Le Centre mutliethnique de Québec existe depuis 60 ans. L’organisme communautaire établi sur la Rue Dorchester a pour mission d’accueillir les immigrants de toutes catégories afin de faciliter leur établissement, de soutenir leur adaptation et de favoriser leur accès à de meilleures conditions socio-économiques.

Relance de la LNH: une expérience unique pour les directeurs généraux

LNH

Relance de la LNH: une expérience unique pour les directeurs généraux

Kyle Dubas a passé suffisamment de sa jeune carrière comme dirigeant dans la LNH à songer à la loterie pour le repêchage.

Il a rejoint les rangs des Maple Leafs de Toronto comme directeur général adjoint alors que l’équipe était en reconstruction et il faisait déjà partie de la direction quand l’équipe a sélectionné Mitch Marner au quatrième rang en 2015. Environ un an plus tard, les Leafs ont gagné le tirage et ont pu choisir Auston Matthews au premier rang.

Si le hockey reprend, la LNH prévoit tester les joueurs quotidiennement

COVID-19

Si le hockey reprend, la LNH prévoit tester les joueurs quotidiennement

Nick Foligno regarde les points de presse du gouverneur de l'Ohio Mike DeWine au sujet du coronavirus et apprécie la valeur de l'information. C'est en partie pourquoi le capitaine des Blue Jackets de Columbus est d'accord avec l'idée de tester les joueurs de la Ligue nationale de hockey sur une base quotidienne si la saison devait recommencer.

«Les tests de dépistage sont essentiels, car c'est la seule façon de savoir et d'avoir confiance qu'à chaque présence sur la patinoire, tout le monde est dans le même bateau et peut jouer un match au meilleur de ses habiletés», affirme Foligno.

Première ligue professionnelle en Amérique du Nord à annoncer un format de relance potentielle de sa saison, la LNH compte aussi sur une stratégie élaborée portant sur les tests de dépistage de la COVID-19. Des protocoles de dépistage sont en place pour les entraînements facultatifs et les camps d'entraînement, dans les mains des équipes.

Le commissaire adjoint Bill Daly a également déclaré que la LNH envisage tester tous les joueurs tous les jours lorsque les matchs auront recommencé.

«Nous aurons en place un rigoureux protocole de tests de dépistage en vertu duquel les joueurs seront testés tous les soirs. Les résultats seront obtenus avant qu'ils ne quittent leur chambre d'hôtel le lendemain matin, et nous saurons donc si nous avons un test positif et si un joueur doit se placer en isolement volontaire à la suite de ce test positif», a fait savoir Daly.

«C'est dispendieux, mais nous pensons qu'il s'agit d'un élément vraiment fondamental de ce que nous essayons d'accomplir.»

Chaque test coûtera environ 125$, selon la ligue, et le commissaire Gary Bettman a estimé qu'il faudra effectuer entre 25 000 et 35 000 tests pendant la durée des séries éliminatoires — une facture, concède-t-il, qui se chiffrera dans les «millions de dollars». Cependant, les athlètes s'inquiètent au sujet des risques à leur santé dans l'éventualité d'un retour au travail et ils ont insisté sur des tests sur une base régulière.

«Il faut des tests à un niveau suffisant pour être sûr de pouvoir faire face à toute éventualité», a renchéri le directeur exécutif de l'Association des joueurs, Don Fehr.

«Si ça doit être sur une base quotidienne, et que c'est disponible, c'est d'accord. Ce serait bon. S'il s'avère que ce n'est pas tout à fait ce dont on a besoin et qu'on peut y arriver avec un peu moins, c'est d'accord.»

Le champion marqueur Leon Draisaitl a appris de ses moments difficiles

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Le champion marqueur Leon Draisaitl a appris de ses moments difficiles

Après un faux départ dans sa carrière, Leon Draisaitl est devenu un très, très bon joueur — au point où il a éclipsé la super-vedette Connor McDavid dans la course au championnat des marqueurs de la LNH.

Draisaitl, qui est âgé de 24 ans, a inscrit 110 points, dont 43 buts, en 71 matchs la saison dernière, soit 13 points de plus que McDavid, et il a reçu le trophée Art-Ross à la suite de l’annulation de la fin du calendrier régulier de la LNH, plus tôt cette semaine.

«J’en suis très fier, a dit Draisaitl lors d’une conférence téléphonique, plus tôt cette semaine. J’ai connu un cheminement particulier, ça ne fait pas de doute.»

Le début du cheminement a été un peu houleux.

Les Oilers ont sélectionné Draisaitl avec le troisième choix du repêchage de 2014 et il a participé à 37 matchs de la LNH l’automne suivant, avant d’être renvoyé au niveau junior. Puis, à l’automne 2015, Draisaitl s’est présenté au camp des Oilers avec la ferme intention de gagner un poste, mais il a finalement commencé la campagne en jouant six matchs dans la Ligue américaine.

Si ces rétrogradations ont peut-être été décevantes à l’époque, les heures supplémentaires dans les mineures ont finalement porté fruit.

«Je ne crois pas que j’étais prêt à l’époque, a admis Draisaitl. C’est correct de faire un pas vers l’arrière. Ç’a été bénéfique dans mon cas. En fin de compte, c’est probablement la meilleure chose qui m’est arrivée — de retourner dans le junior et de commencer la saison suivante dans la Ligue américaine. Parfois, ce n’est pas une mauvaise idée de prendre un peu de recul et d’avancer à votre propre rythme.»

Le rythme de Draisaitl a certainement augmenté au fil des ans.

En compagnie de McDavid, il a joué un rôle important dans les succès des Oilers, qui occupaient le deuxième rang de la section Pacifique avec 83 points quand la LNH a mis sa saison sur pause le 12 mars en raison de la pandémie de coronavirus.

McDavid a beau être le visage des Oilers et l’un des visages de la LNH, dans le vestiaire, c’est leur équipe.

« C’est bien d’avoir gardé le même noyau de joueurs pendant autant d’années et de voir les joueurs et l’équipe grandir, a dit Draisaitl. C’est spécial de faire partie de ce groupe et nous avons un énorme potentiel. »

Draisaitl est aussi conscient qu’il est devenu le visage du hockey en Allemagne, là où le sport continue de progresser.

« Le hockey progresse dans la bonne direction en Allemagne, a insisté Draisaitl. Ce n’est pas le sport le plus populaire, mais c’est comme ça. Je pense quand même que nous pourrions devenir un bon pays de hockey. »

La LNH a dévoilé son plan de relance plus tôt cette semaine et les Oilers affronteront les Blackhawks de Chicago en ronde de qualification si le jeu reprend.

Draisaitl et McDavid ont commencé la saison sur le même trio, comme ce fut souvent le cas par le passé, mais ils ont été séparés en décembre pour compliquer les plans de l’adversaire. Draisaitl a aussi tiré seul la charrue quand McDavid est tombé au combat en février.

«Ce qu’il a accompli pour notre groupe est exceptionnel, a dit McDavid au sujet de Draisaitl. Il a aidé l’équipe, mais il m’a aussi énormément aidé à un niveau personnel.»

Draisaitl a franchi le cap des 100 points lors des deux dernières campagnes, après des saisons de 50, 77 et 70 points. Le défenseur des Oilers Darnell Nurse croit que la progression de Draisaitl a été naturelle.

«Il a toujours été très confiant et très talentueux. Il n’arrête jamais de travailler, a dit Nurse. Il n’a pas changé grand-chose. Il ne fait que continuer à jouer au hockey.»

N’aimant pas trop se vanter, Draisaitl a tenu à partager l’honneur pour son championnat des marqueurs.

«Il y a toujours des personnes qui vous ont aidé à vous rendre ici, a-t-il dit. Vous rêvez d’accomplir des choses comme ça, mais tant que vous n’y arrivez pas, ça semble très loin.»

Pageau rechausse les patins sur une glace d'Ottawa [VIDÉO]

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Pageau rechausse les patins sur une glace d'Ottawa [VIDÉO]

Jean-Gabriel Pageau était déjà dans de bonnes dispositions à son arrivée. Son large sourire, à la sortie, est venu le confirmer.

Le centre gatinois des Islanders de New York a pu chausser les patins pour la première fois du printemps, vendredi.

«Ça m’a manqué, c’est fou», a-t-il déclaré.

Ça se passait au Minto Skating Club, dans le sud d’Ottawa.

Le complexe sportif privé a ouvert ses portes la semaine dernière, avec de strictes directives pour tous ceux qui souhaitent réserver ses patinoires. 

Il a rapidement fermé ses portes, à la demande des autorités.

Les installations sont de nouveau disponibles, pour les athlètes d’élite.

«J’ai sorti mes vieux roller blades, ce printemps, mais ce n’est pas la même chose. C’est ma passion, tu sais. J’en parlais avec ma femme, ce matin. Elle pouvait voir, dans mes yeux, à quel point j’ai hâte que le hockey recommence. Le simple fait de pouvoir patiner, ici, ça fait déjà une belle différence.»

Le plus beau printemps de Daniel Brière

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Le plus beau printemps de Daniel Brière

Atteindre le plateau des 30 points, dans les séries de la coupe Stanley, ce n’est pas une mince affaire. Une quinzaine de joueurs, à peine, l’ont fait au cours des 30 dernières années.

Mario Lemieux l’a fait, lors des deux conquêtes des Penguins de Pittsburgh, en 1991 et 1992. Wayne Gretzky l’a imité, avec les Kings de Los Angeles, en 1993.

La LNH dévoile les lauréats de certains trophées pour la saison régulière

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La LNH dévoile les lauréats de certains trophées pour la saison régulière

NEW YORK — La LNH a dévoilé les lauréats des honneurs liés aux statistiques en saison régulière, jeudi, et les Bruins de Boston ont notamment reçu le trophée des Présidents.

Trois joueurs des Bruins ont aussi été récompensés: David Pastrnak, partageant le trophée Maurice-Richard avec Alex Ovechkin, des Capitals de Washington, à titre de meilleurs buteurs, ainsi que Tuukka Rask et Jaroslav Halak, qui sont les lauréats du trophée William-M.-Jennings en tant que gardiens de l’équipe ayant accordé le moins de buts.

De son côté, Leon Draisaitl, des Oilers d’Edmonton, a reçu le trophée Art-Ross, remis au meilleur pointeur pour une première fois en carrière.

Les Bruins (44-14-12) ont terminé en tête du classement général de la LNH autant pour les points (100 en 70 matchs) que pour le pourcentage de points (,714). Ils ont donc reçu le trophée des Présidents pour la troisième fois de leur histoire. Ils ont aussi terminé en tête du classement général de la LNH 11 autres fois avant la création du trophée en 1985-86.

Pastrnak a été l’un des moteurs de l’offensive des Bruins avec 48 buts et il a remporté le trophée Maurice-Richard pour une première fois en carrière. Il partage l’honneur avec Ovechkin, qui reçoit cet honneur pour une troisième saison d’affilée et une neuvième fois en carrière.

Rask a disputé 41 matchs devant le filet des Bruins et Halak, 31. Les Bruins ont accordé seulement 174 buts en 70 sorties, trois de moins que les Stars de Dallas. Rask a dominé la LNH avec une moyenne de buts alloués de 2,12 et il reçoit cet honneur pour la première fois de sa carrière. Halak avait aussi reçu le trophée Jennings en 2011-12, quand il portait les couleurs des Blues de St. Louis.

Draisaitl a amassé 110 points, dont 43 buts, en 71 rencontres. Son plus proche poursuivant a été son coéquipier et deux fois champion marqueur Connor McDavid, qui a récolté 97 points en 64 matchs.

S’isoler de sa famille: un sujet chaud parmi les joueurs de la LNH

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S’isoler de sa famille: un sujet chaud parmi les joueurs de la LNH

Jeune et célibataire, Thatcher Demko dispose de beaucoup de temps avec bien peu de choses à faire. De se retrouver en quarantaine pour jouer au hockey ne serait pas un problème pour le gardien des Canucks de Vancouver.

«Je n’ai pas grand-chose qui me retienne, a déclaré le hockeyeur de 24 ans. J’ai pratiquement vécu dans ma voiture au cours de six, sept dernières années tellement j’ai changé d’endroits.»

Les joueurs plus âgés ou qui ont une famille sont plutôt en désaccord avec lui.

«Pour moi, ça n’a pas de sens, et encore moins pour les équipes qui feraient un long parcours en séries, a déclaré l’attaquant du Canadien de Montréal Phillip Danault à La Presse canadienne le mois dernier. Une équipe qui irait en finale de la Coupe Stanley en aurait pour trois ou quatre mois. Ce ne serait pas humain de faire ça, selon moi.

«La décision appartient à la Ligue, mais j’imagine que les joueurs devront voter pour l’approuver. Je ne suis pas certain que nous serions favorables à ce scénario.»

Joueurs avec des enfants

Le gardien du Wild du Minnesota Devan Dubnyk ne croit pas non plus que les joueurs avec des enfants seront intéressés de passer une longue période de temps loin des leurs pendant cette pandémie. Même son de cloche du côté du portier des Bruins de Boston Tuukka Rask, qui a dit que «ça ne semble pas la bonne chose à faire que de demander à des gars de s’éloigner de leur famille pendant plusieurs mois».

C’est probablement ce qui attend les joueurs de la LNH si le circuit Bettman reprend ses activités. Selon Kyle Clifford, des Maple Leafs de Toronto, c’est un «sujet chaud» parmi les joueurs. Tandis que la LNH et l’Association des joueurs (AJLNH) discutent d’un tournoi éliminatoire à 24 équipes pour conclure la présente campagne, de trouver une façon d’intégrer des moments familiaux pendant un isolement complet fait partie des nombreux obstacles à franchir avant que ce projet ne se concrétise.

«C’est certain que c’est un sujet important, a déclaré l’attaquant des Flyers de Philadelphie James van Riemsdyk, l’un des joueurs impliqués dans le comité de retour au jeu et nouveau père de famille. Personne ne veut être privé de sa famille pendant des mois. Tout le monde au sein de ce comité en est bien conscient.»

La LNH pose les bases d'un protocole de retour au travail pour le début juin

LNH

La LNH pose les bases d'un protocole de retour au travail pour le début juin

TORONTO - La LNH espère que les joueurs seront bientôt de retour dans les installations des équipes - mais en faisant preuve de beaucoup de précautions.

La ligue, contrainte de suspendre sa saison le 12 mars en raison de la pandémie de la COVID-19, a publié lundi une note de service annonçant qu'elle vise le début du mois prochain comme date de la phase 2 de son protocole de retour au jeu, y compris l'ouverture des centres d'entraînement et la permission à de petits groupes de volontaires de s'entraîner sur et hors glace.

Akim Aliu veut que le hockey soit vraiment pour tous grâce à un changement de culture

LNH

Akim Aliu veut que le hockey soit vraiment pour tous grâce à un changement de culture

Le hockeyeur Akim Aliu croit que des changements majeurs au sein de la culture du hockey sont nécessaires avant que le sport soit «pour tout le monde», comme le dit le slogan de la campagne de la LNH pour la promotion de la diversité et de l'intégration dans le hockey.

Aliu s'est retrouvé à l'avant-scène en novembre, quand il a révélé que l'entraîneur Bill Peters avait utilisé un terme raciste lors d'une crise alors qu'il le dirigeait pendant la saison 2009-10 au sein des IceHogs de Rockford, le club-école des Blackhawks de Chicago.

LNH: Daly a espoir que les frontières soient ouvertes aux joueurs 

LNH

LNH: Daly a espoir que les frontières soient ouvertes aux joueurs 

La LNH est encore à plus d’une semaine de déterminer son plan de relance, a indiqué une personne au courant des négociations à l’Associated Press.

Et il semble que le processus soit un peu plus compliqué à la suite de l’annonce, mardi, du prolongement de la fermeture de la frontière canado-américaine aux voyageurs non essentiels jusqu’au début de l’été, a affirmé la personne qui a parlé à l’AP sous le couvert de l’anonymat puisqu’elle n’était pas autorisée à le faire.

La personne a parlé après que le premier ministre canadien Justin Trudeau eut annoncé que les restrictions frontalières allaient demeurer en place jusqu’au 21 juin. C’est la deuxième fois que ces mesures sont prolongées depuis leur mise en place le 18 mars en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

«J’ai espoir que l’annonce d’aujourd’hui n’aura pas d’impact matériel sur nos discussions et notre échéancier pour la reprise des activités», a indiqué le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, dans un courriel.

Même si la LNH a évoqué la possibilité de commencer les camps aussi tard qu’en août, l’impact des mesures frontalières demeure incertain pour le circuit ayant sept équipes au Canada et 24 aux États-Unis.

Environ 17 % des joueurs de la LNH proviennent aussi d’Europe.

Chèque de paie repoussé

Dans un autre ordre d’idée, le conseil d’administration de l’Association des joueurs de la LNH a voté en faveur de la remise du dernier paiement salarial des joueurs, d’abord prévu le 15 avril, jusqu’à la fin mai. Un premier vote avait eu lieu pour repousser le paiement d’un mois.

Cette décision permet de soulager temporairement les équipes de la LNH et ouvre la porte à la possibilité que les joueurs mettent une croix sur leur dernier chèque de paie.

Les joueurs et les propriétaires se partagent 50-50 les revenus liés au hockey et une part du salaire des joueurs est placée en fiducie. Les propriétaires peuvent piger dans le compte en fiducie si leurs revenus chutent sous les 50 %, ce qui est fort possible cette saison.

Les propriétaires avaient qualifié de geste de bonne volonté la décision précédente des joueurs de repousser leur dernier paiement. Daly a refusé de commenter le report annoncé mardi, ajoutant que c’était une décision qui appartenait exclusivement aux joueurs.

La LNH a mis sa saison sur pause le 12 mars avec 189 matchs réguliers à disputer et le commissaire Gary Bettman a répété à maintes reprises son intention de pouvoir remettre la coupe Stanley à une équipe championne, même si cela signifie la présentation des séries éliminatoires en septembre.

Mikkel Boedker quitte pour la Suisse

Sénateurs

Mikkel Boedker quitte pour la Suisse

Dans une entrevue radiophonique, ce week-end, Eugene Melnyk a déclaré que «cinq ou six joueurs» qui ont passé l’hiver 2020 à Belleville sont prêts à faire le saut dans la Ligue nationale.

On a déjà commencé à faire le ménage pour leur faire un peu de place.