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Canadien

Guy Carbonneau: quand le plaisir mène au temple

MONTRÉAL — Pour Guy Carbonneau, le but du hockey a toujours été d’avoir du plaisir. Il n’a jamais rêvé d’être un jour intronisé au Temple de la renommée du hockey.

C’est toutefois ce qui l’attend lundi prochain, quand il sera immortalisé parmi les légendes de son sport, à Toronto.

«J’ai joué avec le Canadien, il y a plusieurs joueurs qui ont été intronisés et nous disons tous la même chose, a récemment raconté Carbonneau lors d’un entretien avec La Presse canadienne. Tout le monde a rêvé de jouer dans la Ligue nationale, de marquer des buts, de gagner la coupe Stanley. Mais personne n’a rêvé d’être intronisé au Temple de la renommée. C’est quelque chose d’assez spécial, mais personne ne sait comment réagir.»

Carbonneau était avec son épouse dans leurs écuries à prendre soin de leurs chevaux, le 25 juin dernier, quand il a reçu un appel. À l’autre bout, Lanny McDonald et John Davidson lui ont appris la grande nouvelle.

«À chaque année, j’avais un petit pincement au cœur la journée où les élus étaient annoncés, a admis Carbonneau. Mais je ne dis pas que vous arrêtez de vivre. Une fois la journée passée, vous arrêtez d’y penser.

«Il n’y a pas de façon de savoir si vous êtes proches ou loin d’être choisis. Ç’a été une belle surprise.»

Carbonneau sera intronisé en même temps que Sergei Zubov, Vlaclav Nedomansky, Hayley Wickenheiser, ainsi que Jim Rutherford et Jerry York comme bâtisseurs.

L’amour du hockey

Né le 18 mars 1960 à Sept-Îles, Carbonneau a vite développé une affinité pour le hockey.

«Les hivers étaient longs. Dans une ville comme Sept-Îles, vous êtes un peu isolés de beaucoup de choses, a raconté Carbonneau. J’ai toujours eu la chance de vivre dans des quartiers avec beaucoup de jeunes qui aimaient le sport. Nous étions chanceux parce qu’il y avait beaucoup de parents qui faisaient des glaces à l’extérieur. Les écoles avaient aussi des patinoires.

«L’été, c’était le baseball et d’autres sports, mais l’hiver, c’était le hockey. J’avais toujours plus de plaisir à jouer au hockey qu’aux autres sports.»

Carbonneau a vite attiré les regards des recruteurs. Son équipe a gagné un championnat provincial à sa première année au niveau midget et il attribue ce succès à son passage dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec chez les Saguenéens de Chicoutimi en 1976.

«C’était gros parce que c’était la première fois que je partais de chez moi, a admis Carbonneau. Mais ce n’était pas si pire parce que ce n’était pas comme si j’étais parti à 15 ans pour l’Ouest canadien ou les États-Unis. C’était Chicoutimi, ce qui se faisait bien en auto. La transition s’est bien faite.

«Le fait d’être en groupe, d’être avec un paquet de gars qui voulaient juste jouer au hockey, c’est tout ce dont j’avais besoin.»

Carbonneau a ensuite été repêché par le Canadien en troisième ronde, 44e au total, en 1979, au terme d’une saison au cours de laquelle il a récolté 141 points en 72 parties avec les Saguenéens. Il a fait encore mieux la saison suivante avec 182 points en 72 rencontres.

La décision de Lemaire, l’influence de Gainey

Après deux saisons avec le club-école des Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, Carbonneau a fait sa place chez le Canadien en 1982-83. Vers la fin de la saison suivante, l’entraîneur Bob Berry est remplacé par Jacques Lemaire.

Si le séjour de Lemaire à la barre du Canadien a été de courte durée, devenant adjoint au directeur général au terme de la saison 1984-85, il a tout de même pris une décision qui a défini le reste de la carrière de Carbonneau.

«Sa vision d’une équipe de hockey, c’était d’avoir un trio capable de bien jouer contre les meilleurs trios adverses, a noté Carbonneau. Nous avions un trio capable de bien jouer défensivement, deux trios offensifs et un trio capable de frapper et de se battre. C’était comme ça que l’on bâtissait une équipe à l’époque.»

Carbonneau est vite devenu le dauphin de Bob Gainey, le prototype parfait du joueur de centre défensif.

Gainey a remporté le trophée Selke lors des quatre premières saisons après sa création pour honorer l’attaquant défensif par excellence du circuit. Carbonneau l’a éventuellement remporté à trois reprises, en 1988, 1989 et 1992.

«Dans le hockey junior et dans la Ligue américaine, j’étais plus productif offensivement, mais j’ai toujours voulu être le joueur le plus complet possible, a mentionné Carbonneau.

«Le fait d’avoir commencé ma carrière avec le Canadien et de côtoyer un gars comme Bob Gainey, qui est la raison pour laquelle le trophée Selke a été créé, c’était naturel pour moi de suivre dans sa lignée. Si j’avais commencé ma carrière ailleurs, quelque part où il n’y avait pas de joueurs comme lui, est-ce que je serais devenu ce genre de joueurs là? Je ne le sais pas», a ajouté Carbonneau.

Les hauts et les bas de la LNH

Au cours de sa carrière de 18 saisons dans la LNH, Carbonneau a accumulé 260 buts et 403 aides en 1318 matchs. Il a aidé le Canadien à remporter la coupe Stanley en 1986 et en 1993, la deuxième fois en tant que capitaine. Il a aussi remporté les grands honneurs en 1999, avec les Stars de Dallas.

«Pour un kid du Québec, c’était extraordinaire d’être repêché par le Canadien dans ce temps-là aussi, a dit Carbonneau. Mais le but ultime, c’est de gagner la coupe Stanley. Les trois coupes Stanley ont des places importantes dans le cheminement de ma carrière. Surtout la première.

«Dans les secondes et les minutes quand le match est terminé, les souvenirs reviennent. Vous pensez à quand vous étiez jeunes et que vous rêviez de gagner la coupe Stanley. Nous surmontons tous des obstacles, des blessures. Il y a ceux qui n’ont pas cru en vous. Tout ça vous revient et vous vous dites : “Enfin! Tout le travail a fini par payer”.»

Il a reconnu que son départ du Canadien, quand il a été échangé aux Blues de St. Louis en retour de Jim Montgomery le 19 août 1994, avait été difficile. Cette transaction a eu lieu quelques mois après qu’il eut servi un doigt d’honneur à un photographe d’un quotidien montréalais sur un terrain de golf.

Carbonneau a toutefois noté qu’avec le recul, il réalise que cela lui a permis de vivre de belles expériences, comme son triomphe en finale de la Coupe Stanley avec les Stars.

Les dernières saisons ont toutefois été plus éprouvantes.

«Lors des quatre, cinq, six dernières années, je n’étais pas toujours au sommet de ma forme, a reconnu Carbonneau. C’est certain que vous commencez parfois à douter. Est-ce que je suis trop vieux? Est-ce que je suis encore assez bon?»

Carbonneau a finalement accroché ses patins à l’âge de 40 ans, après une défaite en finale face aux Devils du New Jersey en juin 2000.

LNH

Des partisans de Cherry protestent devant les quartiers généraux de Rogers

TORONTO - Une vingtaine de personnes ont manifesté pacifiquement devant les quartiers généraux de Rogers, mercredi, afin de protester contre le congédiement de Don Cherry.

Quelques partisans du commentateur se sont tenus en silence, drapeau canadien en main, sur le trottoir, tandis que d’autres avaient des pancartes. Sur l’une d’elles était écrit: «Rogers congédie Don, nous congédions Rogers».

Il y avait autant de journalistes que de manifestants.

L’événement a été organisé en réponse au congédiement de Cherry par Sportsnet à la suite des propos qu’il a tenus lors de son segment «Coach’s Corner» pendant le premier entracte de «Hockey Night in Canada», samedi dernier. Plusieurs ont compris que Cherry avait critiqué les immigrants pour ne pas porter de coquelicots. Cherry a affirmé qu’il ne visait pas les immigrants.

Quelques automobilistes ont klaxonné en appui à la manifestation.

Canadien

Domi: Cherry «sera toujours une figure marquante»

Le coloré commentateur sportif Don Cherry ne laissait personne indifférent et cela inclut la génération actuelle de hockeyeurs professionnels.

Au lendemain de son congédiement par le réseau Sportsnet, le centre Max Domi du Canadien de Montréal semblait encore sous le choc, tandis que son coéquipier Nick Cousins a admis avoir été surpris lorsqu’il a appris la nouvelle.

«J’adore Don, depuis toujours et à jamais, a dit Domi. Il est une raison importante pourquoi plusieurs d’entre nous jouons au hockey.»

Domi et Cousins ont grandi dans la région de Toronto, mais avaient des relations différentes avec Cherry. Cousins a noté qu’il était plus fasciné par les vestons colorés et extravagants de Cherry dans sa jeunesse lorsqu’il regardait le segment Coach’s Corner les samedis soir pendant le reportage de Hockey Night in Canada. Domi avait toutefois une relation plus intime avec Cherry.

«Je le connais personnellement et il est une très bonne personne, a raconté Domi, dont le père Tie a joué pendant longtemps pour les Maple Leafs de Toronto. Son petit-fils était l’un de mes meilleurs amis quand j’étais jeune et je passais donc beaucoup de temps chez la fille de Don, Cindy.

«C’est malheureux de voir comment tout ça s’est produit. À 85 ans, il a connu toute une carrière. Il sera toujours l’une des figures marquantes de ce sport.»

Cousins n’a jamais croisé Cherry dans son parcours dans le hockey mineur et junior. Même s’il était surpris d’apprendre la nouvelle, il a rappelé que Cherry n’en était pas à sa première controverse.

Sujets sensibles

«Par le passé, on dirait que même s’il disait quelque chose de controversé, on tournait la page et il était de retour en ondes le week-end suivant, a mentionné Cousins. Il a finalement dépassé les bornes suffisamment de fois pour en subir les conséquences.

«Ce sera certainement différent de regarder Hockey Night in Canada sans sa présence.»

Au fil des ans, il est arrivé à Cherry d’émettre des propos sur les joueurs européens, les francophones et sur la politique — entre autres sujets — qui l’ont souvent placé dans l’embarras.

Il appuyait toutefois certaines initiatives pour améliorer la sécurité des joueurs sur la patinoire. Il rappelait souvent de ne pas frapper un joueur par-derrière contre la bande ou encourageait les joueurs à porter des pièces protectrices autour de leur cou et sur leurs patins.

«J’étais aussi de son côté quand il encourageait les parents à faire pratiquer plus d’un sport à leurs enfants, a ajouté Cousins. Je pense aussi que c’est important. Quand j’étais jeune, je jouais au soccer, au hockey-balle et au golf. Il y a plein de choses que vous pouvez apprendre dans ces sports et qui vont faire de vous un meilleur hockeyeur.

«Il y a toutefois beaucoup de sujets sur lesquels il dépassait les bornes.»

Comme Cherry, Claude Julien a dirigé les Bruins de Boston. L’entraîneur-chef du Canadien était toutefois déjà âgé de 20 ans quand Cherry a fait la transition vers un rôle à la télévision en 1980.

Julien a raconté avoir croisé Cherry une fois lors du match des espoirs de la Ligue canadienne de hockey, mais a tenu à vite se distancer des propos xénophobes qui ont mené au congédiement de Cherry.

«Je suis un gars qui appuie nos vétérans et les gens qui sont allés à la guerre pour nous. Je suis aussi une personne qui dit que le hockey est pour tous. Nous incluons des gens dans notre milieu et je pense que c’est la meilleure façon d’agir dans le monde d’aujourd’hui», a conclu Julien.

Sports

Sportsnet s’excuse pour les commentaires discriminatoires de Don Cherry

TORONTO — Sportsnet s’est excusé des commentaires émis par Don Cherry à la télévision nationale, quand il s’est plaint de voir rarement des personnes qui, à son avis, sont des immigrants porter des coquelicots avant le jour du Souvenir.

Le président de Sportsnet, Bart Yabsley, a déclaré que les propos de Cherry étaient offensants et discriminatoires.

M. Yabsley a ajouté que le réseau a parlé à M. Cherry de la gravité de ses commentaires.

Don Cherry, âgé de 85 ans, a tenu ces propos au cours de son intervention télévisée hebdomadaire, samedi soir, affirmant que les nouveaux arrivants au Canada aiment le mode de vie d’ici, mais n’honorent pas les anciens combattants.

Ses commentaires ont provoqué l’indignation sur Internet et beaucoup ont appelé à son congédiement.

La Ligue nationale de hockey a indiqué que les commentaires de M. Cherry étaient «offensants et contraires aux valeurs “qu’elle” croit».

Cherry n’a pas immédiatement répondu aux demandes d’entrevue.

L’acolyte de Don Cherry pendant le segment Coach’s Corner, Ron MacLean, a présenté des excuses sur Twitter.

«J’aimerais m’excuser sincèrement à tous nos auditeurs et à tous les Canadiens. Au cours de l’émission de samedi soir, Don a exprimé des commentaires blessants et remplis de préjugés. J’aurais souhaité réagir de façon différente. C’est vraiment un moment litigieux. Je suis furieux contre moi de l’avoir laissé aller, a-t-il écrit. Je collabore avec Don depuis 30 ans. Nous aimons tous deux le hockey, mais “samedi” soir, je sais qu’on vous a laissé tomber. Le hockey est un élément qui nous unit. J’ai le privilège de voyager partout au pays pour célébrer le sport national du Canada. Notre diversité est l’un des grandes forces de notre pays.»

Indignation

La mairesse de Bonnie Crombie, de Mississauga, en Ontario, a qualifié les propos du commentateur de «répugnants».

«Nous sommes fiers de la diversité du patrimoine culturel et nous le défendrons toujours, a-t-elle déclaré sur Twitter. Les nouveaux immigrants enrichissent notre pays pour le mieux. Nous sommes tous Canadiens et portons fièrement nos coquelicots.»

Le maire de Toronto John Tory a invité Don Cherry de se rendre lundi aux cérémonies du jour du Souvenir qui se dérouleront au vieil Hôtel de Ville où il pourra constater que «des milliers de Canadiens de tous âges, de toutes nationalités, de toutes religions ayant des parcours différentes» sont prêts à rendre hommage aux vétérans.

«Don Cherry est dans le champ lorsqu’il remet en question le dévouement des nouveaux Canadiens pour les vétérans et leur sacrifice que nous célébrons au cours du jour du Souvenir, a dit M. Tory. Ses commentaires étaient injustes et tout simplement faux.»

L’ancien premier ministre de l’Ontario, Bob Rae, a aussi condamné les propos de M. Cherry.

«Les remarques de “Don” Cherry étaient empreintes de préjugés, et à ce stade de notre histoire, nous ne pouvons pas les passer en silence.»

«Hockey Night in Canada» est toujours diffusé le samedi soir sur les ondes de la CBC en vertu d’une entente de sous-licence avec Rogers Media, le propriétaire de Sportsnet, à qui appartiennent les droits de télédiffusion des matches de la LNH au Canada anglais.

«Comme Rogers Media est le détenteur des droits nationaux de la LNH, la CBC n’a aucun pouvoir sur le contenu rédactionnel “le choix des commentateurs et leurs opinions” de Hockey Night in Canada», a déclaré un porte-parole de la société d’État. Chuck Thompson par courriel.

LNH

La parité dans la LNH ne se reflète pas seulement dans les résultats

L’époque où l’Association de l’Ouest et l’Association de l’Est se distinguaient par leur identité distincte semble révolue, alors que la parité à travers la LNH ne se reflète pas seulement dans les résultats enregistrés soir après soir.

La majorité des équipes du circuit Bettman optent pour un style axé sur la possession de la rondelle et la rapidité. Nous sommes loin de l’époque où l’Ouest était reconnu pour ses équipes physiques jouant un style direct, tandis que la trappe était prônée dans l’Est.

«Je pense que c’est en raison de l’évolution du jeu. Aujourd’hui, tout est axé sur la vitesse, a mentionné l’attaquant Nate Thompson du Canadien de Montréal, plus tôt cette semaine. Les équipes jouent de la même façon. C’est une nécessité parce que toutes les équipes sont rapides.

«Il reste quand même des équipes plus physiques qui jouent un style plus robuste dans l’Ouest, comme les Kings de Los Angeles et les Golden Knights de Vegas», a ajouté Thompson.

Si l’on compare les formations de la LNH en date de jeudi, les joueurs des équipes de l’Association de l’Ouest pesaient en moyenne 200,13 livres, comparativement à 198,94 livres pour ceux évoluant dans l’Est.

Huit des 15 formations de l’Ouest affichaient des moyennes d’au moins 200 livres, tandis que seulement cinq des 16 formations de l’Est atteignaient cette barre. L’équipe avec la formation la plus pesante en moyenne se retrouvait toutefois dans l’Est: les Islanders de New York à 207 livres.

«Il y a des équipes pesantes dans l’Est et dans l’Ouest, notait récemment l’attaquant Joe Thornton des Sharks de San Jose. Mais en général, la vitesse est prônée dans les deux associations. Je pense que les systèmes de jeu se ressemblent aussi d’une équipe à l’autre.»

«Peut-être que l’Est est même rendu plus directe, a ajouté Patrick Marleau, qui est de retour chez les Sharks après deux saisons avec les Maple Leafs de Toronto. Mais le style peut changer selon la situation dans les matchs ou même au fil de la saison. Il y a des moments où vous devez fermer le jeu ou garder la rondelle dans le fond du territoire adverse, ce qui va vous forcer à jouer de manière plus physique. Ça évolue constamment.»

Thompson explique cette évolution du style de jeu aux changements de règles dans la LNH. L’application plus stricte des règles contre l’accrochage et l’obstruction au retour du lock-out ayant mené à l’annulation de la saison 2004-05 y est certainement pour quelque chose.

De nos jours, de plus petits joueurs comme Johnny Gaudreau, des Flames de Calgary, ou Patrick Kane, des Blackhawks de Chicago, se retrouvent parmi les meilleurs pointeurs du circuit et ils évoluent dans l’Association de l’Ouest.

«Quand je suis arrivé dans la Ligue nationale, c’était du hockey ‘rodéo’, a imagé Marleau, qui a fait ses débuts en 1997-98. Il fallait être gros et fort, sinon c’était difficile de se faire une place sur la patinoire. Aujourd’hui, si vous êtes rapides, vous pouvez avoir du succès dès votre arrivée dans le circuit.»

Les Kings, qui affronteront le Canadien samedi soir au Centre Bell, sont peut-être la dernière équipe à avoir remporté la coupe Stanley grâce à un style robuste. Depuis leur deuxième triomphe en trois ans en 2014, ils ont connu plus de bas que de hauts.

Ils ont toujours la réputation d’une équipe physique et leur moyenne atteint les 203 livres, ce qui les classe à égalité au quatrième rang à travers la LNH. L’un des défis du directeur général Rob Blake sera peut-être d’adapter sa formation à la réalité actuelle de la LNH, en greffant des joueurs plus jeunes et dynamiques à son noyau.

LNH

Todd McLellan lance un appel à l’unité

Todd McLellan a lancé une balle courbe à ses joueurs, mercredi midi.

La séance d’entraînement des Kings de Los Angeles venait de débuter, sur la patinoire du Centre Canadian Tire. L’entraîneur-chef a divisé son équipe en trois groupes. Les gilets blancs d’un côté. Les gilets noirs de l’autre. Les gilets gris au milieu. Il a sorti deux rondelles. Il a donné le ton à un mini-match dans lequel tout le monde jouait en même temps.

Sports

Les Blackhawks accueillent un Almatois

Le jeune hockeyeur Benoit Savard, 13 ans, a réalisé le rêve de sa vie. L’Almatois a participé à un entraînement des Blackhawks de Chicago, le vendredi 25 octobre, et a rencontré son idole, Patrick Kane. Le dimanche suivant, dans un match contre les Kings de Los Angeles, il a effectué la mise au jeu protocolaire entouré de Jonathan Toews et Anze Kopitar.

Cependant, le chemin qui l’a amené à chausser les patins avec son idole n’a pas été de tout repos. Quand il était âgé de neuf ans, les médecins lui ont diagnostiqué une leucémie lymphoblastique. S’il est en rémission depuis environ 18 mois, l’annonce de cette maladie a été un choc pour lui et sa famille.

Le hockey lui a permis de garder espoir pendant ces années difficiles. Notre sport national lui permettait d’être un enfant comme les autres, avec ses passions, rappelle sa mère, Claudie Bouchard.

Elle raconte qu’il s’est remis à jouer au hockey dès que son état de santé le lui a permis. Il a d’ailleurs reçu l’étoile officielle de la 54e édition du Tournoi provincial de hockey pee-wee de Jonquière en 2018, pour souligner son courage et sa détermination.

« Ça fait un bout qu’il tripe sur les Blackhawks. Je ne sais pas pourquoi. Ça doit être parce que son joueur préféré, c’est Patrick Kane », explique-t-elle.

LNH

Le stade Mosaic de Regina prêt pour la Classique Héritage de la LNH

REGINA - Le match extérieur qui sera présenté à Regina ne mettra en vedette aucun joueur originaire de la Saskatchewan, ni aucun ex-joueur des Pats de Regina, un club de la Ligue de hockey junior de l’Ouest.

En conséquence, le joueur qui vivra les probablement les plus grandes émotions lors de la Classique Héritage de samedi entre les Flames de Calgary et les Jets de Winnipeg au stade Mosaic sera probablement le défenseur Travis Hamonic. Le hockeyeur âgé de 29 ans, qui est originaire de St. Malo, au Manitoba, a fait ses classes dans les rangs juniors avec les Warriors de Moose Jaw - une ville située à moins d’une heure de route à l’ouest de la capitale provinciale et la principale rivale des Pats.

Une commotion cérébrale avait empêché Hamonic de participer au match présenté au Yankee Stadium en 2014 dans le cadre de la Série des stades de la LNH, alors qu’il portait l’uniforme des Islanders de New York. Il disputera donc son premier match extérieur dans les Prairies.

«Malheureusement, j’avais dû le regarder des gradins, mais j’ai maintenant l’opportunité d’y prendre part chez moi, dans l’Ouest canadien», a résumé Hamonic.

«J’ai toujours gardé les provinces de l’Ouest canadien dans mon coeur, donc je crois que cette fois-ci ce sera spécial», a-t-il poursuivi.

Même s’il n’y aura aucun représentant de la province sur la patinoire samedi, environ 22 pour cent des joueurs de la LNH proviennent de la Saskatchewan, dont les champions en titre de la Coupe Stanley Tyler Bozak (Regina), Jaden Schwartz (Wilcox) et Brayden Schenn (Saskatoon).

LNH

Zykov suspendu pour 20 matches

LAS VEGAS — L’ancien Olympique Valentin Zykov n’est pas un joueur très connu à travers la LNH, évoluant sur le quatrième trio des Golden Knights.

L’attaquant russe de 24 ans a trouvé un bien mauvais moyen de faire parler lui jeudi alors que quelques heures avant le match de son club contre les Sénateurs, la Ligue a annoncé qu’il était suspendu sans salaire pour 20 parties pour avoir échoué un test antidopage et ainsi enfreint son programme de substances améliorant la performance.

Les Knights, qui avaient vu le défenseur Nate Schmidt recevoir la même sentence l’an dernier, ne se sont pas portés à la défense de l’ancien deuxième choix des Kings acquis au ballottage d’Edmonton l’an dernier, après son passage en Caroline.

Dans un communiqué, l’équipe a dit que Zykov « savait qu’il utilisait une substance interdite sans le consentement, la recommandation ou la connaissance de notre équipe ».

Le président des opérations hockey George McPhee a pour sa part déclaré en conférence de presse que le joueur lui a avoué qu’il consommait le supplément qui lui a valu d’échouer son test depuis quatre ans. « Inutile de dire que nous sommes extrêmement déçus du résultat, mais nous appuyons le programme sans réserve. Malheureusement, Zykov a pris des suppléments en connaissance de cause, il a eu un test positif et a été suspendu, et nous appuyons la suspension », a-t-il déclaré.

À travers l’Association des joueurs de la LNH, Zykov a émis un communiqué où il a indiqué qu’il n’irait pas en appel de la suspension. « Bien que j’ignore comment j’ai pu tester positif, je suis conscient que je suis responsable de ce qui entre dans mon corps et j’accepte la sanction. Je vais travailler très fort pendant ma suspension pour m’assurer de me mettre dans la meilleure position possible pour contribuer aux succès de mon équipe après l’arrivée à échéance de ma pénalité », a-t-il écrit. Son agent d’Ottawa, Rollie Hedges, a déclaré à The Athletic que son client avait pris un supplément approuvé qui est vendu au public.

Zykov avait amassé deux passes lors des sept premiers matches des Golden Knights cette saison. En 47 parties en carrière dans la LNH, il a amassé 6 buts et 15 points.

Les Olympiques avaient fait son acquisition du Drakkar de Baie-Comeau au cours de la saison 2014-2015 et il avait récolté 15 buts et 28 points en 26 matches avec eux.

Canadien

Le Canadien devait échanger Roy, selon Serge Savard

Même si Serge Savard était demeuré le directeur général des Canadiens de Montréal à la fin de l’année 1995, le gardien de but Patrick Roy, maintenant directeur général et entraîneur des Remparts de Québec, aurait changé d’adresse et aurait probablement abouti avec l’Avalanche du Colorado. C’est l’une des révélations que Serge Savard fait dans sa biographie Canadien jusqu’au bout écrite par le journaliste Philippe Cantin de La Presse. De passage à Québec jeudi, Savard s’est ouvert davantage sur ce chapitre crucial de sa carrière dans le monde du hockey.

Toujours sympathique avec une prestance et une dignité qui imposent le respect, Savard était sollicité de toutes parts lorsqu’il a traversé un congrès de juges au Château Frontenac. Un à un, les hommes de loi se pressaient pour serrer la pince de celui que plusieurs surnomment encore «le Sénateur» et pour lui démontrer leur appréciation de son travail avec le Bleu-Blanc-Rouge. «Je suis tombé dans mon monde!», lance l’ex-athlète toujours solide qui ne fait pas ses 73 ans.

Transaction différente

On aurait pu lui parler du but d’Alain Côté et de la bataille du Vendredi saint comme plusieurs le font encore dans la capitale. Les sujets ne manquent pas quand on se frotte à une légende du hockey qui a reçu dix bagues de la Coupe Stanley, huit comme joueur et deux comme directeur général. Mais sa relation avec Roy, le gardien de Sainte-Foy qu’il avait qualifié de «jeune homme qui pourrait surprendre» avant d’en faire l’une des plus belles prises du Canadien, en troisième ronde lors du repêchage de 1984, était un incontournable.

«Je pense que Patrick était au courant que je voulais l’échanger. Son ancien agent était Pierre Lacroix, devenu directeur général de l’Avalanche, et j’avais eu des pourparlers avec Pierre concernant une transaction. Pour cette raison, je suis convaincu qu’ils s’en étaient parlé. Je peux me tromper. Il faudrait lui demander à lui!», explique-t-il.

Savard n’aurait cependant pas fait la même transaction que son successeur Réjean Houle, qui avait aussi envoyé le capitaine Mike Keane à l’avalanche en retour du gardien Jocelyn Thibault, Martin Rucinský et Andrei Kovalenko. «Moi, le joueur que je voulais était Owen Nolan et je voulais aussi le gardien Stéphane Fiset et je n’aurais pas échangé Keane. L’Avalanche voulait Keane, mais pour moi, il n’en était pas question», indique-t-il à propos de ses pourparlers avec Lacroix avant le début de la saison 1995-1996.

Rendus là

«On était rendus là avec Patrick. Ça arrive régulièrement dans une carrière qu’un changement d’air aide beaucoup. Pat était un gars exigeant qui se présentait à toutes les parties. Il n’était pas toujours bon à chaque match, mais on ne pouvait jamais dire qu’il ne s’était pas présenté. Cependant, c’était devenu difficile pour un coach de diriger un gars comme lui. Patrick prenait beaucoup d’oxygène dans le vestiaire!», illustre Savard, qui n’a jamais nié le talent du numéro 33 et n’était pas surpris qu’il aille chercher deux autres Coupe Stanley avec sa nouvelle équipe.

Cependant, au début de la saison 1995-1996, Owen Nolan n’était plus au Colorado, ayant été échangé aux Sharks de San Jose, et les pourparlers avec l’Avalanche n’avaient pas repris. Ce fut alors au tour de Savard, après quatre matchs seulement, d’être éjecté de son siège de directeur général des Canadiens. 

«C’est la seule chose que je n’ai pas encore fini de digérer!», avouera Savard. «J’avais avisé Ronald [Corey, ex-président des Canadiens], deux semaines avant le début de la saison que je croyais qu’on avait un club pour gagner la Coupe Stanley. Et j’y croyais, avec Saku Koivu qui arrivait, on venait d’aller chercher Pierre Turgeon et Vladimir Malakhov des Islanders de New York ainsi que Stéphane Quintal et Mark Recchi. On avait vraiment changé l’image du club», se souvient-il.

«Après que j’aie dit ça à Ronald, pourquoi me congédier après quatre matchs?», se demande encore Savard, qui avoue n’être jamais revenu sur ce sujet douloureux avec Corey.

LNH

Une autre conquête de l’Ouest ?

Les Blues de Saint-Louis sont passés du dernier rang au début du mois de janvier à champion de la coupe Stanley six mois plus tard.

Quel visage les Blues présenteront-ils cette saison ? Est-ce que l’arrivée de Matt Duchene permettra aux Predators de Nashville de gagner enfin les grands honneurs ? Les Flames seront-ils la première équipe canadienne à soulever la coupe Stanley depuis 1993 ?

LNH

Le Lightning part favori

Après avoir égalé un record de la LNH avec 62 victoires, le Lightning de Tampa Bay demeure favori pour terminer en tête de l’Association de l’Est.

Les Maple Leafs de Toronto pourront-ils les déloger et répondre aux attentes élevées des partisans? Les Panthers de la Floride sont-ils prêts à réintégrer le peloton de tête? Les Blue Jackets de Columbus sombreront-ils dans les bas-fonds du classement?

Canadien

Guy Lafleur a été opéré avec succès au coeur

MONTRÉAL — Guy Lafleur a été opéré avec succès pour un quadruple pontage coronarien jeudi matin au Centre hospitalier de l'Université de Montréal.

Le Canadien de Montréal en a fait l'annonce, à la demande de la famille de l'ancienne légende du Tricolore.

«Cette intervention a été rendue nécessaire suite à un examen de routine qui a permis de déceler un trouble cardiaque», précise un bref communiqué publié jeudi après-midi.

«L'opération s'est déroulée avec succès, et les médecins prévoient un rétablissement complet au terme d'une convalescence de plusieurs mois. La famille tient à remercier l'équipe médicale et tout le personnel du CHUM, et n'émettra aucun autre commentaire »

Âgé de 68 ans, Lafleur a été l'un des joueurs les plus électrisants des années 70.

Premier choix du repêchage de 1971, à la suite d'une campagne de 130 buts et 209 points en 62 matchs avec les Remparts de Québec, Lafleur a eu besoin de trois saisons complètes avant d'exploser et devenir la grande vedette de la LNH.

En 1974, Lafleur a amorcé une séquence de six saisons avec au moins 50 buts et 100 points, devenant le premier joueur dans l'histoire de la LNH à réussir pareil tour de force.

Il a connu sa meilleure campagne en 1976-77 alors qu'il a amassé 56 buts et 80 aides, en route vers le deuxième de trois trophées Art-Ross consécutifs. Lors de cette spectaculaire saison, il s'est aussi vu remettre les trophées Hart et Lester-B. Pearson, ainsi que le Conn Smythe à titre de joueur le plus utile à son équipe pendant les séries éliminatoires après une récolte de 26 points en 14 rencontres.

L'année suivante, il a marqué 60 buts et totalisé 132 points.

Vainqueur de la coupe Stanley en cinq occasions avec le Tricolore, Lafleur a mis fin à sa carrière de façon abrupte après 19 matchs avec le Canadien en 1984. Il est sorti de sa retraite en 1988, avec les Rangers de New York, avant de se joindre aux Nordiques de Québec pour les deux dernières campagnes de sa carrière.

En 1126 matchs dans la LNH, Lafleur a totalisé 560 buts et 793 aides pour un total de 1353 points. Pendant ses 14 saisons avec le Tricolore, il a inscrit 518 buts et 1246 points en saison régulière.

LNH

Michaël Joly goûte enfin à la LNH

À sa troisième saison dans l’organisation de l’Avalanche du Colorado, Michaël Joly a enfin pu goûter à un match de la LNH mercredi soir à Las Vegas.

Inséré dans un alignement rempli de joueurs recrues, le Gatinois de 24 ans a participé à la victoire de 4-0 de l’Avalanche contre les Golden Knights, qui misaient pourtant sur les Mark Stone, Paul Stastny et Jonathan Audy-Marchesseault dans leur alignement.

LNH

Le nouveau règlement sur les mises en jeu dans la LNH en intrigue plusieurs

Anze Kopitar aborde son métier sérieusement. Très sérieusement. Et lorsque vient le temps de prendre part à une mise en jeu, il se pourrait que le joueur de centre des Kings de Los Angeles soit encore plus méticuleux.

Kopitar travaille inlassablement pour améliorer sa technique, étudie rigoureusement les tendances des joueurs rivaux et s'attarde même sur la façon dont les juges de lignes déposent la rondelle sur la patinoire.

Le moindre détail lors d'une mise en jeu peut faire toute la différence entre gagner et perdre, dans un sport où la possession de la rondelle n'a jamais eu autant d'importance.

Ainsi, lorsque la LNH a annoncé un changement aux règlements en vue de la saison 2019-2020, en vertu duquel l'équipe à l'attaque peut choisir le côté où s'effectuera la mise en jeu lors de quatre situations bien spécifiques, Kopitar a tout de suite su que cette nouveauté aurait un impact significatif.

«Oui, bien sûr», a-t-il dit lors d'une activité conjointe de la LNH et de l'Association des joueurs plus tôt en septembre.

«Au départ, les mises en jeu sont très importantes (...) chaque équipe dans la ligue aura une liste de jeux préétablis selon l'endroit que vous allez choisir. Ce sera très important.»

À compter de la saison qui approche, les équipes offensives pourront choisir le cercle de mise en jeu de leur choix après un dégagement refusé, au début d'un avantage numérique, après qu'un gardien aura décidé d'immobiliser la rondelle sur un tir venant de l'extérieur de la ligne rouge et lorsqu'un joueur défensif aura volontairement déplacé le filet.

Par le passé, ce sont les officiels qui décidaient de l'endroit de la mise en jeu.

En général, lorsque vient le temps de gagner une mise en jeu, les joueurs de centre ont un côté où ils excellent davantage. La plupart pourraient être portés à utiliser leur revers pour diriger la rondelle vers la rampe, ce qui signifie qu'un centre droitier préférera une mise en jeu dans le cercle droit, et vice versa.

Ryan O'Reilly, des Blues de St. Louis, affiche un taux de réussite en carrière de 55,3 pour cent, incluant une proportion de 60 pour cent en 2017-2018, un sommet dans la ligue. Le vainqueur des trophées Conn Smythe et Selke s'attend à voir une grande différence à cause du nouveau règlement.

«Ça va influencer le joueur que vous allez affronter. Il pourrait y avoir un joueur que vous voulez éviter, mais si vous pouvez faire en sorte de gagner la mise en jeu vers ceux que vous voulez voir avec la rondelle, c'est certainement un avantage», estime-t-il.

Kopitar n'est pas certain s'il est meilleur d'un côté ou de l'autre - gauche ou droite -, précisant que tout dépend de la sensation qu'il peut ressentir un soir donné.

«Ce qui importe beaucoup, c'est l'identité de votre adversaire. Il y a beaucoup d'éléments qui entrent en ligne de compte.»

Kopitar occupe le deuxième rang, derrière Sidney Crosby des Penguins de Pittsburgh, pour le plus grand nombre de mises en jeu depuis son arrivée dans la ligue en 2006-2007. Depuis 2011-2012, il affiche un taux d'efficacité supérieur à 50 pour cent et a même réalisé un sommet personnel l'an dernier avec un taux de 55,1 pour cent.

Comme n'importe quel autre aspect pouvant faire l'objet de suivis à l'ère des statistiques avancées, Kopitar estime que les équipes vont tenter de choisir le meilleur endroit et le duel le plus favorable lors de mises en jeu.

«Je suis sûr que les entraîneurs vont savoir qui envoyer sur la patinoire contre moi ou n'importe quel joueur de votre choix dans la ligue, a -t-il déclaré. Ce sera intéressant à voir.»

Les Flyers de Philadelphie ont mené la LNH l'an dernier avec un taux de réussite de 54,7 pour cent, soit 1,7 pour cent de mieux que les Maple Leafs de Toronto, l'équipe de deuxième place.

Ç'a n'a pas aidé les Flyers à mériter une place dans les séries éliminatoires, mais garder possession de la rondelle est d'une importance cruciale dans le hockey d'aujourd'hui. Six des huit premières et 12 des 16 meilleures formations au chapitre des mises en jeu en 2018-2019 ont participé aux séries le printemps dernier.

«C'est un avantage d'amorcer (une séquence) avec la rondelle et de contrôler le jeu (en zone offensive), a déclaré le joueur de centre Sean Couturier, des Flyers, quatrième la saison dernière avec un pourcentage de réussite de 57,1 pour cent. Si vous vous trouvez sur votre côté faible et que votre joueur de centre en avantage numérique n'est pas aussi efficace sur ce côté faible, vous perdez presque 30 secondes.

«Il y aura des répercussions à l'attaque. Est-ce que ce sera immédiat? Je ne le sais pas. Mais c'est certain que ça va mener à un peu plus de buts par année.

Kevin Hayes, qui s'est joint aux Flyers à titre de joueur autonome cet été, croit qu'il s'agit d'une arme à deux tranchants.

«Offensivement, c'est le meilleur règlement jamais instauré. Défensivement, c'est très mauvais.»

Canadien

Guy Lafleur doit subir un quadruple pontage coronarien

MONTRÉAL — Le légendaire Guy Lafleur doit subir un quadruple pontage coronarien, ont rapporté divers médias mercredi soir.

Celui qui a marqué profondément l’histoire du Canadien doit être opéré jeudi.

Lafleur a eu 68 ans la semaine dernière. Auteur de 518 buts et 1246 points, en 14 saisons, il a notamment aidé Montréal à soulever la coupe cinq fois, dans les années 1970.

Le ‘Démon Blond’ a aussi joué pour les Rangers de New York et les Nordiques de Québec.

Lafleur a récolté au moins 50 buts lors de six campagnes de suite, à compter de 1974-75. Il a été intronisé au Temple de la renommée en 1988.

LNH

Une plainte déposée contre Auston Matthews

TORONTO — Les Maple Leafs de Toronto affirment être au courant d’une plainte contre l’attaquant vedette Auston Matthews pour avoir troublé l’ordre public.

Par communiqué, les Leafs ont dit «Auston coopère pleinement avec les autorités compétentes, mais ni lui ni le club ne commenteront davantage, par respect pour le processus en question.»

Un porte-parole de la police de Scottsdale, en Arizona, a déclaré que le département de la ville natale de Matthews a enquêté sur une affaire de comportement désordonné impliquant un Auston Matthews le 26 mai.

Les archives judiciaires en ligne montrent qu’un Auston Matthews, dont la date de naissance est septembre 1997, a reçu une assignation le 23 juillet pour «conduite désordonnée — comportement perturbateur ou bagarre».

Le centre des Maple Leafs est né le 17 septembre 1997. Le site Internet du tribunal de la ville de Scottsdale fait mention d’une conférence préparatoire prévue mercredi matin.

L’avocat de Matthews est répertorié sous le nom de Larry Kazan. Son site Web contient les noms d’anciens clients de renom tels que Glen Campbell, Stephon Marbury, Jason Kidd, Nikki Sixx, Terrell Suggs et Charles Barkley.

Un message laissé mardi après-midi au bureau de Kazan à Phoenix n’a pas eu de réponse dans l’immédiat. Matthews a signé en février une prolongation de contrat de 58,17 M $ avec les Leafs. L’entente de cinq ans est entrée en vigueur le 1er juillet, avec une prime à la signature de plus de 15 M $. Premier choix lors en 2016, Matthews a inscrit 111 buts et 205 points en 212 matchs en saison régulière. Il a ajouté 10 buts et 13 points en 20 matchs de séries.

LNH

De plus en plus chaud dans la cuisine des entraîneurs et dg de la LNH

Après une campagne 2017-18 sans changement d’entraîneur en saison régulière — une première depuis 1966-1967 — sept d’entre eux et deux directeurs généraux ont été remerciés en 2018-2019.

La Presse canadienne examine quels entraîneurs et directeurs généraux pourraient ressentir plus de pression que d’autres en 2019-2020.

MARC BERGEVIN

Le directeur général du Canadien a vu son équipe passer très proche d’un retour en séries, les ratant par deux points. Montréal a pris part au bal printanier lors de quatre des sept saisons avec Bergevin en poste, mais une troisième absence consécutive pourrait être la goutte faisant déborder le vase, dans un marché qui demande l’excellence.

Bergevin a tenté de faire des vagues en ciblant le joueur autonome avec compensation Sebastian Aho. Il a toutefois été critiqué pour ne pas avoir été assez loin en termes de dollars ou de durée du contrat, après que les Hurricanes de la Caroline aient vite annoncé qu’ils égaleraient l’offre pour garder leur joueur.

MIKE BABCOCK

Les Leafs de Babcock ont surpris en se qualifiant pour les séries en 2016-17. Mais après deux éliminations de suite en sept matchs au premier tour, devant les Bruins de Boston, il fait de plus en plus chaud dans la cuisine.

Avec des joueurs comme Auston Matthews, Mitch Marner, John Tavares, Morgan Rielly, Tyson Barrie et Frederik Andersen, il n’est plus suffisant d’atteindre les séries. Babcock est à mi-chemin d’un contrat de 50 M$ signé en 2015, pour huit ans — bien avant l’entrée en poste du directeur général actuel, Kyle Dubas.

Babcock, de la vieille école, et Dubas, adepte des nouvelles statistiques, disent avoir de bonnes relations de travail. Il sera quand même intéressant de voir si cela tient, si les Leafs trébuchaient.

JIM BENNING

À l’aube de sa sixième saison comme dg des Canucks de Vancouver, Benning n’a pas encore goûté aux séries. Il a repêché des jeunes prometteurs, dont Elias Pettersson et Brock Boeser, mais son bilan en acquisitions de joueurs autonomes est ordinaire. Benning a signé une prolongation de trois ans (jusqu’à la saison 2022-23), mais le propriétaire Francesco Aquilini n’a pas hésité à laisser tomber un entraîneur ou un dg qui ne répondait plus aux attentes.

PAUL MAURICE

Les Jets de Winnipeg ont atteint la finale de l’Ouest en 2017-2018, et ils avaient de grandes attentes avant la saison dernière. Mais la sauce s’est gâtée et dès le premier tour, le club a été écarté par les Blues de Saint-Louis, qui allaient remporter la Coupe Stanley. Maurice aura une nouvelle ligne bleue vu l’échange de Jacob Trouba et le départ de Tyler Myers, comme joueur autonome. De plus, l’avenir de Dustin Byfuglien est incertain, tandis que Patrik Laine et Kyle Connor sont dans l’attente de nouveaux contrats.

JON COOPER

Tout un coup de théâtre quand Tampa Bay a été balayé par les Blue Jackets de Columbus en première ronde, après que le Lightning ait remporté 62 matchs en saison régulière. Sous la gouverne de Cooper, les doubles champions en titre de la section Atlantique ont été finalistes de la Coupe Stanley (2015) et dans l’Est (2016, 2018). Cooper a signé une prolongation de contrat à long terme en mars, mais qu’en sera-t-il si le Lightning déçoit encore en séries?

JEFF BLASHILL

Detroit n’a pas réussi à atteindre 80 points lors des trois dernières campagnes, après avoir participé aux séries 25 fois de suite. Blashill a signé une prolongation de contrat de deux ans en avril, avant l’arrivée de Steve Yzerman comme directeur général.

LNH

L’AJLNH ne rouvrira pas la convention collective

TORONTO — L’Association des joueurs de la LNH a annoncé lundi qu’elle ne rouvrira pas la convention collective à la fin de la saison 2019-20.

Ça signifie qu’il ne pourra y avoir de conflit de travail dans le circuit Bettman avant l’arrivée à échéance de l’entente actuelle, à l’issue de la campagne 2021-22.

LNH

Trois ans pour Werenski avec les Blue Jackets

COLUMBUS — Les Blue Jackets de Columbus ont offert une prolongation de trois ans, 15 millions $ US, à leur défenseur étoile Zach Werenski.

La signature d’un nouveau contrat avec le joueur autonome avec compensation de 22 ans avant l’ouverture du camp d’entraînement était une priorité pour les Jackets.

Werenski a fait équipe avec Seth Jones la saison dernière, offrant aux Blue Jackets l’un des meilleurs duos à la ligne bleue de toute la LNH. Il a terminé la dernière campagne avec 11 buts et 33 mentions d’assistance. En 237 rencontres au total, il a inscrit 38 buts et ajouté 90 aides.

LNH

Julien Fournier reçoit l’appel de la LNH

Francis Charron ne sera plus le seul Gatinois dans la confrérie des arbitres de la LNH, la saison prochaine.

Au cours de l’été, Julien Fournier a reçu une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle. Après une saison à travailler à temps plein comme juge de lignes dans la ligue East Coast, il s’est fait remarquer par les superviseurs d’officiels du circuit Bettman, qui lui ont offert un contrat à deux volets pour la saison 2019-2020. Cet ancien de l’Association du hockey mineur de Hull (AHMH) travaillera donc autant dans la Ligue nationale que dans la Ligue américaine de hockey.

Saguenéens

Un trio de Bleuets au camp du Tricolore

Les camps de recrues des équipes professionnelles de la Ligue nationale s’amorcent cette semaine et pas moins de huit joueurs des Saguenéens de Chicoutimi y prendront part cette année. Du nombre, trois joueurs troqueront l’uniforme régional pour celui du Canadien de Montréal du 5 au 10 septembre, soit Rafaël Harvey-Pinard, Samuel Houde et Alexis Shank.

Du nombre, seul le capitaine Harvey-Pinard était présent mardi à l’entraînement matinal des Sags à l’aréna de l’UQAC. Shank et Houde se trouvaient déjà dans la région métropolitaine à quelques jours du camp qui inclut un tournoi contre des espoirs des Sénateurs d’Ottawa et des Jets de Winnipeg du 6 au 9 septembre à Belleville, en Ontario.

LNH

François Brassard au camp des Rangers

Le passage du hockey junior majeur au hockey universitaire ne signifie pas une fin de carrière en soi.

La preuve, c’est que le gardien François Brassard a obtenu une invitation au camp d’entraînement principal des Rangers de New York après avoir passé les trois dernières saisons chez les Ravens de l’université Carleton.

LNH

Justin Williams décide de faire une pause de la LNH

RALEIGH, N.C. — Le capitaine Justin Williams des Hurricanes de la Caroline a annoncé qu'il fait une pause de sa carrière dans la LNH avant le début de la saison.

L'attaquant de 37 ans a révélé dans un communiqué qu'il «s'éloigne» de son sport.

«C'est la première fois de ma vie que je ne suis pas certain de mes attentes en ce qui concerne le hockey, a confié Williams dans un communiqué de l'équipe. Aussi loin que je me souvienne, toute ma saison morte jusqu'ici a été de faire le nécessaire pour me préparer pour la saison à venir.

«En raison de mon indécision actuelle, et sans l'engagement mental et physique auquel j'ai l'habitude, j'ai décidé de m'éloigner du hockey», a-t-il ajouté.

Williams est joueur autonome sans compensation et triple vainqueur de la coupe Stanley dont le contrat de deux ans avec les Hurricanes a pris fin la saison dernière. Il est devenu capitaine l'année dernière et il a guidé son équipe à la finale de l'Association Est à sa première présence en éliminatoires depuis 2009.

Williams totalise 312 buts et 474 mentions d'aide en 18 ans de carrière avec les Hurricanes, les Flyers de Philadelphie, les Kings de Los Angeles et les Capitals de Washington. Il a joué un rôle important dans la conquête de la coupe Stanley des Hurricanes en 2006 et il l'a également gagnée à deux reprises avec les Kings, méritant le trophée Conn Smythe décerné au joueur par excellence des séries en 2014.

Il a obtenu 23 buts et 30 passes en 82 matchs la saison dernière. Il a également ajouté quatre buts et trois aides pendant les trois rondes éliminatoires.

Le directeur général Don Waddell a précisé que les Hurricanes se sont préparés à la possible absence de Williams.

«Nous apprécions l'honnêteté et l'ouverture d'esprit de Justin tout au long de ce processus, et nous respectons sa décision, a mentionné Waddell dans le même communiqué. Il a été un élément important de notre équipe, mais nous avons préparé notre formation en sachant qu'il pourrait manquer à l'appel. Nous sommes confiants dans le groupe que nous avons réuni.»

LNH

Drouin croit avoir trouvé la recette de la constance

LAVAL — Jonathan Drouin croit avoir pris les moyens pour éviter de revivre une traversée du désert comme celle qu’il a connue en fin de campagne le printemps dernier.

La saison dernière, sa deuxième avec le Canadien, Drouin a récolté 46 points à ses 55 premiers matches, avant de finalement noircir la feuille de pointage seulement trois fois à ses 26 dernières parties, ajoutant sept points à sa fiche.

LNH

Giordano se sent encore jeune

CALGARY — Tout au long de la prochaine saison, on parlera de Mark Giordano comme du détenteur du trophée Norris.

Pour le seul joueur de l’histoire des Flames de Calgary à avoir remporté cet honneur, il s’agit d’une grande motivation.

LNH

McDavid veut être prêt pour le début du camp

TORONTO — La première question posée à Connor McDavid allait bien sûr être au sujet de l’état de son genou gauche. Puis la suivante, et l’autre après.

Le capitaine des Oilers d’Edmonton a patiné autour de huit questions sur son genou, ne disant pas grand-chose sauf qu’il « travaille » afin d’être prêt à temps pour le camp d’entraînement, qui commence dans deux semaines et demie.

« Ça s’améliore. C’est un peu mieux chaque jour », a dit le centre étoile de 22 ans au sujet de son genou, lundi.

Quand a-t-il recommencé à patiner ?

« Il y a quelques mois. »

Quand croit-il être de retour à 100 pour cent ?

« Je travaille afin d’être prêt pour le camp. »

McDavid a entendu les questions, puis a répondu.

A-t-il des craintes de ne pas être prêt pour le premier entraînement du camp des Oilers ?

« Je travaille afin d’être prêt pour le camp, a-t-il répété. Je me concentre là-dessus. »

Le monde du hockey a cédé à la panique quand McDavid a heurté violemment le poteau d’un filet après une chute lors du dernier match des Oilers en saison régulière, en avril, face aux Flames de Calgary.

McDavid, qui ne participe pas aux activités sur glace et hors glace du camp annuel BioSteel qui met en vedette plusieurs joueurs de la LNH, semblait avoir signalé à un thérapeute qu’il avait subi une fracture alors qu’il se saisissait la jambe après la collision.

Le test d’imagerie par résonance magnétique initial s’est révélé négatif, mais les résultats d’un test subséquent ont démontré une légère déchirure dans le ligament croisé postérieur du genou. McDavid portait une orthèse lors d’un événement promotionnel en juin au cours duquel il avait refusé de discuter son état de santé. Lundi, il semblait marcher sans problème.

« Tout retombe en place, a dit McDavid, l’un des meilleurs patineurs du circuit. Je veux être certain d’être parfaitement guéri et de ne pas me blesser à nouveau. »

Deux fois lauréat du trophée Art-Ross, McDavid s’est entraîné comme d’habitude sous la supervision de l’ex-hockeyeur Gary Roberts cet été, mais s’est concentré uniquement sur sa rééducation.

« C’est différent, a-t-il dit. Ça prend beaucoup de temps. »

McDavid a terminé au deuxième rang des marqueurs de la LNH avec 116 points en 2018-19, mais les Oilers ont raté les séries éliminatoires pour la troisième fois en quatre saisons.

Il évoluera sous les ordres d’un troisième entraîneur différent en 11 mois, puisque Dave Tippett sera celui avec le sifflet autour du cou lors du début du camp. Les Oilers comptent aussi sur un nouveau directeur général, Ken Holland.

L’équipe n’a participé qu’une seule fois aux séries lors des 13 dernières saisons. La nouvelle mouture est-elle suffisamment bonne pour rivaliser dans l’Association de l’Ouest ?

« Nous travaillons là-dessus, a dit McDavid. Nous avons effectué des changements. Nous espérons qu’ils vont fonctionner. »

Parmi les changements sur la patinoire, les Oilers ont transigé l’attaquant Milan Lucic aux Flames en retour de James Neal dans un échange de joueurs qui n’ont pas répondu aux attentes après avoir signé des contrats lucratifs.

« Je suis déçu de voir (Lucic) partir, a dit McDavid. Il était un bon ami. »

McDavid est toutefois curieux de voir ce que Neal a à offrir. Neal a marqué 31 buts en 2015-16, mais a touché la cible seulement sept fois la saison dernière.

« Il a beaucoup gagné dans cette ligue, il a marqué beaucoup de buts, a dit McDavid. Il a connu une mauvaise campagne la saison dernière, mais il s’entraîne (avec Roberts) et il travaille aussi fort que jamais. »

McDavid a affiché un optimiste prudent en prévision de la prochaine saison. Il n’a pas d’autres choix.

« Il y aura de la compétition lors du camp, a-t-il dit. Nous verrons qui sera en mesure de gagner des postes. Je ne sais pas qui le fera, mais tout ce qui compte, c’est qu’ils soient capables de jouer. »

LNH

Brassard retourne dans la région de New York

En quête d’un nouveau club depuis qu’il est devenu agent libre le 1er juillet, Derick Brassard a finalement décidé de retourner dans la région de New York, là où il a connu les meilleurs moments de sa carrière.

Le centre gatinois de 31 ans a accepté les termes d’un contrat d’un an qui lui rapportera 1,2 million $ avec les Islanders de New York mercredi, ce qui fait qu’il partagera son temps entre Brooklyn et Long Island après avoir adoré son séjour à Manhattan.

LNH

La deuxième retraite de Denis Potvin

Denis Potvin est de passage dans ses terres à Wakefield. Le membre du Temple de la renommée du hockey originaire de Vanier est dans le coin pour une dizaine de jours, histoire de voir de la famille et des amis.

Mardi matin, il allait jouer une ronde de golf avec une douzaine d’amis de longue date au club Mont-Cascades, qui se trouve près de sa résidence secondaire.