L'Impact de Montréal est au plus fort de la lutte pour une place en séries éliminatoires.

L’Impact n’est pas malheureux du sort du Toronto FC

MONTRÉAL — Ne comptez pas sur les membres de l’Impact de Montréal pour prendre ceux du Toronto FC en pitié.

L’Impact (10-13-3) disputera un autre match important samedi, quand il rendra visite au Toronto FC (6-12-6), en mode survie dans la course aux éliminatoires.

« Nous, nous allons là-bas pour prendre des points et arriver dans les éliminatoires, ce qui est notre objectif cette saison, a rappelé le milieu de terrain de l’Impact Ignacio Piatti, plus tôt cette semaine. Avec (huit) matchs à faire, il faut aller à Toronto et gagner. Je sais que le Toronto FC est derrière nous, et il va vouloir gagner pour démontrer qu’il est meilleur. »

Champion de la MLS l’automne dernier, finaliste de la Ligue des Champions de la CONCACAF ce printemps et de nouveau vainqueur du Championnat canadien plus tôt en août, le Toronto FC se retrouve malgré tout à neuf points de l’Impact et du dernier rang donnant accès aux éliminatoires dans l’Association Est.

« Toronto a joué en finale de la CONCACAF et ils ont laissé le championnat MLS de côté, a mentionné Piatti en cherchant à expliquer les déboires de ses rivaux. Après, pour reprendre tout ça, c’est très difficile. Ils ont commencé à gagner quelques matchs, mais les autres équipes avaient déjà beaucoup de points d’avance. »

L’Impact pourrait donc porter un dur coup aux espoirs du TFC, ce qui ferait certainement plaisir aux membres du Bleu-blanc-noir. La motivation devrait cependant être la même dans le camp torontois, alors qu’une victoire pourrait placer l’Impact en position précaire.

« Je me souviens qu’en 2014, nous n’avions pas connu une bonne saison, mais nous étions allés là-bas en fin de saison et avions obtenu un bon résultat (un nul de 1-1) qui leur avait fait mal, a raconté le gardien Evan Bush. C’est quelque chose dont vous retirez une certaine fierté. Cette fois, il reste un peu plus de matchs à la saison et peu importe le résultat, ce ne sera pas une peine de mort. Mais avec leurs neuf points de retard, nous pouvons certainement augmenter la pression sur eux. »

En plus de porter un dur coup au Toronto FC, l’Impact voudra confirmer ses acquis dans l’Est. La troupe de Rémi Garde détient 33 points, soit le même nombre que l’Union de Philadelphie, cinquième en vertu d’un meilleur différentiel de buts. Le Revolution de la Nouvelle-Angleterre et le D.C. United sont à la poursuite de l’Impact avec respectivement 29 et 27 points. Toutefois, l’Union et le Revolution ont deux matchs en main sur l’Impact, et le D.C. United, quatre.

« Nous allons affronter des équipes comme Toronto, Philadelphie, la Nouvelle-Angleterre, D.C. et les équipes de New York d’ici la fin de la saison et nous allons pouvoir le faire d’une position avantageuse en vertu de nos points, a noté Bush. La ligue a ses particularités et le calendrier est parfois un peu étrange. L’an dernier, Atlanta avait beaucoup de matchs en fin de saison, et cette fois c’est D.C..

«De notre côté, cela signifie que nous profitons d’un peu plus de repos en fin de saison, puisque nous n’avons pas à jouer le mercredi et le samedi. Pour D.C., ils doivent en profiter et éviter les blessures, mais s’ils ne jouent pas bien, leur saison pourrait dérailler rapidement.»