Thierry Henry
Thierry Henry

L'Impact aura une 2e occasion de vaincre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre

L'Impact de Montréal pourrait réaliser un exploit particulier jeudi soir: battre la même formation deux fois lors d'un match inaugural. C'est un détail qui n'échappe pas à l'entraîneur-chef Thierry Henry, qui est bien conscient que la mission ne sera pas simple.

Quelque quatre mois après avoir vaincu le Revolution de la Nouvelle-Angleterre 2-1 le 29 février au Stade olympique lors de l'ouverture de la saison 2020, l'Impact tentera de lui refaire le coup à l'occasion de sa première sortie du tournoi de relance «MLS is Back».

Comme l'a noté Henry lors d'une vidéoconférence organisée par la MLS en fin d'après-midi mardi, les deux formations devraient afficher une allure différente que lors du duel à Montréal. Pour l'Impact, Victor Wanyama n'était pas disponible pour patrouiller le milieu de terrain tandis que le Revolution s'était présenté au Stade olympique sans Carles Gil, l'un de ses pivots.

«C'est jamais évident de battre une équipe deux fois, pratiquement d'affilée, la même saison. On va essayer de le faire», a fait remarquer Henry, avant de lancer des fleurs à ses rivaux.

«Bruce Arena est un entraîneur d'expérience. Vous avez un joueur comme (Gustavo) Bou, comme Gil. Ce sont des joueurs qui peuvent marquer la différence à n'importe quel moment. Il y a des joueurs d'expérience dans cette équipe. Ça ne va vraiment pas être évident. C'est la sensation que la saison commence encore une fois et on doit affronter encore cette équipe. On a pu les surprendre de par ce qu'on faisait, on verra bien et on s'adaptera à la situation.»

Lors des volets anglophone et francophone de sa conférence de presse, Henry est revenu sur le fait que le tournoi de relance pousse les équipes à prendre part à des matchs compétitifs sans leur donner l'opportunité de roder la formation et l'aspect tactique, notamment.

«Ce n'est pas une attaque ou quoi que ce soit, a d'abord tenu à préciser Henry. La situation fait qu'on n'a pas pu faire de matchs amicaux et en général, quand tu prépares une saison, ou tu prépares un tournoi, tu fais toujours au moins quatre ou cinq matchs amicaux pour voir un peu où tes joueurs sont physiquement, mentalement, ou même la tactique», a-t-il expliqué.

«C'est vrai qu'on ne pourra pas faire ça, pour les raisons qu'on connaît et que je respecte tout à fait. Je sais très bien qu'on ne pouvait pas faire autrement. Mais c'est vrai que c'est différent. Tu te retrouves dans une situation où tu vas apprendre sur le tas dans la compétition, tout de suite. C'est une chose que je n'avais jamais connue avant et la situation du coronavirus nous met dans cette situation. Pas que nous, tout le monde. (...) Habituellement, les matchs vous disent la vérité, comment se porte votre équipe. Mais là, ce sera le premier et ce sera déjà un match compétitif.»

Cette incertitude à laquelle Henry fait allusion ne se limite pas à la composition de son équipe et à l'allure que prendront les rivaux de l'Impact. On la sent déjà dans l'allure même du tournoi, qui a perdu une équipe lundi et dont certains matchs ont été déplacés, incluant celui du Toronto FC contre D.C. United, qui font partie du même groupe que l'Impact.

Ce match, qui devait avoir lieu vendredi, a été repoussé à dimanche matin et précédera de seulement trois jours celui prévu entre le Toronto FC et l'Impact, le 15 juillet. Pour l'instant, rien n'indique que ce duel aura lieu une autre journée.

Quoi qu'il en soit, la préoccupation de Henry est de faire en sorte que ses joueurs soient prêts, physiquement et mentalement.

«Comme je dis depuis le début de cette pandémie, il faut s'adapter à toutes les situations et je pense qu'il n'y a pas que nous. La MLS aussi s'adapte à toutes les situations. Peu importe ce qui se passe, peu importe les changements, peu importe qui va jouer, qui ne va pas jouer, peu importe à quel moment, si ça va changer, ou pas changer. Il faut s'adapter. Voilà, il faut être prêt.»