Benoît Groulx.

Un duel révélateur pour les Olympiques

À dix matches des séries éliminatoires, le Drakkar de Baie-Comeau tente de conserver le premier rang du classement de la LHJMQ pour mettre la main sur le trophée Jean-Rougeau. Pour leur part, les Olympiques de Gatineau sont impliqués dans une chaude lutte pour obtenir l'avantage de la patinoire au premier tour des séries.
Tout est donc en place pour un match aux allures des séries éliminatoires ce soir au centre Robert-Guertin, mais l'entraîneur-chef Benoît Groulx sert une mise en garde.
«La semaine dernière, à Halifax, bien des gens pensaient qu'ils assisteraient à un grand match entre deux bonnes équipes. Dans les faits, les deux clubs ont offert un mauvais spectacle. C'est sûr que c'est un gros match pour nous, mais si on gagne demain (ce soir) et qu'on perd dimanche (contre Chicoutimi), ça effacera tous les gains.»
Benoît Groulx admet cependant que le duel corsé contre le Drakkar (40-14-4) lui permettra d'évaluer certains éléments.
«Ce genre de match peut te permettre de découvrir des choses au sujet de ton club. Le Drakkar est un des meilleurs clubs de la ligue. Je veux voir comment nos joueurs vont se comporter. Je veux voir si nos meilleurs joueurs vont sortir en force.»
À l'approche des séries printanières, Benoît Groulx signale que son club n'a qu'un objectif en tête.
«Nous allons nous battre jusqu'au bout pour avoir l'avantage de la glace en première ronde des séries. L'adversaire m'importe peu. On ne peut pas vouloir choisir un adversaire en voulant prendre un rang particulier. Pour gagner un championnat, il faut battre plusieurs bonnes équipes. On ne commencera pas à dire que c'est mieux de jouer contre Moncton ou le Cap-Breton. Ces choses-là sont bien loin dans ma tête.»
Les Olympiques (35-19-4) occupent le septième rang à seulement trois points des Remparts de Québec, installés en quatrième place. Quand 10 équipes étaient séparées par seulement huit points à la fin de la période des transactions, Benoît Groulx avait indiqué que celles qui allaient conserver la santé auraient un avantage sur les autres.
Équipe en santé
Et bien les Gatinois sont en santé. Deverick Ottereyes s'est entraîné sans le chandail jaune réservé aux blessés hier. Pour la première fois depuis le début de la saison, l'infirmerie est vide. Benoît Groulx aura 25 joueurs en santé à sa disposition ce soir. Il aime ça.
«La santé, c'est très important. Ça nous permet de ne pas surtaxer nos joueurs. Nous jouons à quatre trios depuis un mois. Nous donnons aussi des congés d'entraînement à certains joueurs. C'est difficile de le faire quand tu as des blessés, car je ne veux pas pratiquer avec 15-16 joueurs. Nous pouvons nous permettre de reposer Émile Poirier, Martin Reway, Taylor Burke et Alexandre Carrier. On veut qu'ils aient encore du jus demain (ce soir). Martin Reway est un petit joueur. Il est à son meilleur après avoir reçu des congés.»
L'entraîneur aime aussi pouvoir garder ses joueurs sur le qui-vive. Cinq joueurs en santé regarderont le match depuis les estrades ce soir.
«Ça amène une compétition interne. Par exemple, en général, nous aimons le travail de nos défenseurs dernièrement et c'est pour ça qu'Alexandre Chénier-Allard a été rayé de l'alignement. Nous pensons établir une rotation avec nos défenseurs parce que j'aime ce que Marc-Olivier Crevier-Morin nous apporte récemment. Il se peut que des vétérans obtiennent des congés.»
Drakkar et Olympiques sont les deux équipes les plus punies de la LHJMQ. Le duel risque d'être intense.