Julien Pelletier réalise de plus en plus que sa carrière junior tire à sa fin.

Un dernier match pour Pelletier à Gatineau

Le Phoenix de Sherbrooke venait à peine de quitter le palais des Sports en direction de Gatineau vendredi quand Julien Pelletier s'est rendu compte qu'il s'en venait déjà jouer le dernier match de sa carrière junior au centre Robert-Guertin.
En fait, le Thursolien âgé de 20 ans n'était même pas au courant avant que son téléphone sonne. C'était Le Droit qui appelait pour connaître ses états d'âme avant ce dernier match junior dans son patelin.
« C'est déjà le dernier ?
- Il te reste un match contre les Olympiques, mais c'est à Sherbrooke Julien. (longue pause)
­ - Bien... c'est triste. Ça me donne le goût de pleurer !
­­ - Sérieusement ?
- Non, mais je pense que c'est plus après le match que je vais tomber dans la nostalgie. »
Quatre saisons dans la LHJMQ tirent à leur fin pour l'ancien de l'Intrépide de Gatineau. Vendredi soir, il a disputé un 240e match de saison régulière. Il a récolté 87 buts et totalisé 177 points jusqu'ici. Avec 12 matches à jouer cette saison, il a compté 24 buts. C'est trois de moins que son sommet personnel de 27, mais il a surpassé son record de points (52) contre les Olympiques vendredi.
« J'aimerais atteindre la barre des 30 buts. J'aurais aimé marquer 100 buts en carrière, mais il faudrait que je marque plus qu'un but par match d'ici la fin. Ça va être dur. »
S'il y a une statistique de Pelletier qui saute aux yeux cette saison, c'est son différentiel de +3 dans une équipe de 16e place. Pour la première fois de sa carrière, il se retrouve dans le « positif ».
« J'ai travaillé là-dessus cette année. Avant, je pensais juste à marquer des buts en croyant que le différentiel n'était pas si important. Je me suis rendu compte que ça l'était quand je n'ai pas été mis sous contrat à Columbus. Il faut croire que -22, c'était important aux yeux des Blue Jackets. Ç'a été perçu comme un signe de nonchalance. »
Troisième compteur du Phoenix cette saison, Pelletier ne sait pas ce que l'avenir lui réserve. Ce qu'il sait, c'est qu'il aime trop le hockey pour arrêter. « Je vais jouer encore l'an prochain, c'est sûr. Que ce soit dans la Ligue américaine, au hockey universitaire ou en Europe. J'aime trop ça. »