Taylor Burke, Martin Reway et Émile Poirier sont prêts pour les séries.

Olympiques: tous en blond avec un objectif commun

Les dernières éditions championnes ou finalistes de la coupe du Président des Olympiques de Gatineau avaient toutes un point en commun. En signe de solidarité, tous les joueurs avaient accepté d'arborer la crinière blonde avant de partir à la guerre.
Certains ont adopté la coupe mohawk, d'autres ont improvisé des motifs originaux, mais contrairement aux deux ou trois dernières années, tout le monde portait la chevelure blonde au dernier entraînement avant le lancement des séries contre les Screaming Eagles du Cap-Breton hier.
Pour Vincent Dunn, qui attaque ses premières séries dans l'uniforme des Olympiques, le retour au blond était essentiel. Il semblerait que cette tradition aide à ramener le fantôme du centre Robert-Guertin pour qu'il vienne ensorceler les prochains visiteurs. «Le blond, c'est une tradition des séries à Hull. Le fantôme aime ça. Quand j'étais jeune, les grosses équipes des Olympiques avaient les cheveux teints en blond. Ça nous unit», a lancé le Gatinois de 18 ans.
Le capitaine Taylor Burke est un de ceux qui ont privilégié la coupe mohawk. Il assurait que toute l'équipe était excitée à l'idée d'amorcer la «vraie» saison. «La saison régulière est longue. Nous commençons une nouvelle saison maintenant. C'est très excitant. Le champ est libre cette année. Tout peut arriver pendant les séries. Si nous appliquons notre plan de match, nous devrions être corrects.»
Chacun a son rôle
Ce plan de match, Benoît Groulx l'a communiqué à tous ses joueurs dans le traditionnel souper d'équipe d'avant-séries. Chacun saura exactement à quoi s'en tenir quand la rondelle sera déposée au centre de la patinoire ce soir, mais l'entraîneur-chef des Gatinois s'est bien gardé de divulguer son secret. Il a plutôt balbutié quelques grandes lignes avant d'affronter les Screaming Eagles, une équipe que les Gatinois ont devancée par huit points au classement général.
«Notre objectif, c'est de jouer avec énergie et avec vitesse pour assurer une transition rapide. Nous voudrons provoquer des revirements afin d'en tirer profit.»
Les Olympiques avaient justement profité des revirements pour surprendre l'Océanic de Rimouski au premier tour des séries la saison dernière. Émile Poirier avait obtenu au moins une échappée par match.
D'ailleurs, Benoît Groulx est revenu sur la série contre l'Océanic pour mettre son équipe en garde face aux Screaming Eagles. «La saison régulière ne compte plus maintenant. Il y a 16 équipes qui ont des chances de gagner la première ronde des séries. Plusieurs croient en leurs chances de causer une surprise. Ce fut notre cas l'an dernier contre Rimouski. Le Cap-Breton a une équipe rapide. Ils ont beaucoup de joueurs d'habiletés en attaque. Ils alignent plusieurs bons jeunes joueurs et de jeunes gardiens. C'est une force chez eux.»
La prochaine série permettra aussi à Benoît Groulx de se mesurer à Marc-André Dumont, son adjoint en 2006-2007. «Marc-André est rendu un entraîneur expérimenté. À l'époque où il travaillait avec moi, je lui avais dit que je le voyais plus dans le rôle d'un entraîneur-chef. On voit qu'il a très bien manoeuvré au Cap-Breton. Son équipe a fait un pas de géant cette année.»
À la veille du match le plus important de la saison, Benoît Groulx disait sentir la fébrilité dans son vestiaire.
«On sait que la tâche ne sera pas facile. Nous sommes prêts. Les joueurs sont sereins», affirme l'entraîneur.