Médric Mercier connaît la saison de sa carrière dans la Ligue de l'Ontario où il domine tous les défenseurs avec ses 20 buts. Il avait marqué sept buts à ses deux saisons précédentes.

Médric Mercier marque à profusion

Un seul défenseur de la Ligue de l'Ontario (LHO) a atteint le plateau des 20 buts cette saison.
Ce franc-tireur, il provient de la région d'Ottawa et c'est aussi un Franco-Ontarien qui avait amorcé ses études secondaires à l'école Louis-Riel de Blackburn Hamlet.
Quand ses Generals d'Oshawa passeront par la Place TD vendredi soir pour y affronter les 67's, Médric Mercier amorcera le week-end au sommet des marqueurs parmi les défenseurs de la LHO. Âgé de 20 ans, Mercier revient de loin puisqu'il avait amassé la somme globale de sept buts à ses deux premières saisons complètes chez les Greyhounds de Sault Ste-Marie.
Pour lui, il est bien facile d'expliquer cette soudaine éclosion offensive. «Mon échange du mois d'octobre a été la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Mon entraîneur m'a donné la chance d'évoluer sur l'avantage numérique. J'ai saisi le ballon au bond et j'ai couru avec! J'avais eu quelques occasions sur l'attaque massive chez les Greyhounds, mais jamais comme à Oshawa.»
42 points en 46 matches
Avec une récolte de 42 points en 46 matches, Mercier vient au troisième rang des compteurs chez les Generals, qui occupent aussi le premier rang de la conférence de l'Est. Au total, il pointe au huitième rang des pointeurs chez les défenseurs de la LHO. Avec une douzaine de matches à jouer cette saison, il a déjà doublé son record personnel de 21 points.
«J'ai toujours su que j'avais un côté offensif en moi. Quand j'étais plus jeune, j'étais toujours utilisé en avantage numérique en raison de mon puissant tir, mais j'ai joué dans des équipes très fortes dans la LHO et d'autres joueurs occupaient ce rôle.»
À Sault Ste-Marie par exemple, il a déjà été coincé derrière Anthony De Angelo (Arizona) et Darnell Nurse (Edmonton), entre autres. «J'ai beaucoup appris de ces gars-là pendant les matches, mais aussi pendant les entraînements. Même si je savais que je pouvais produire des points dans cette ligue, je ne pensais jamais en faire autant que cette année par contre!»
À sa première année complète chez les Greyhounds (54-12-2) en 2014-15, l'équipe gagnait beaucoup et Mercier a dû prendre son mal en patience avec un temps de jeu réduit. «C'était frustrant par moments, mais j'ai continué de travailler fort en attendant qu'une occasion se présente.»
Le solide gaillard de 6'3'' et 210 livres savoure donc ses moments de gloire à sa dernière saison de hockey junior. Bientôt, il devra réfléchir à son avenir. Jamais repêché dans la LNH, Mercier commence toutefois à retenir l'attention de certains recruteurs avec son émergence offensive et son gabarit imposant.
Le hockeyeur de Gloucester peut enfin espérer une offre de contrat professionnel à titre d'agent libre.
Les pros ou l'université
«Mon entraîneur me dit que des équipes de la LNH s'intéressent à moi. Évidemment, si j'ai une offre, ça va être ma première option, mais si ça ne fonctionne pas, le circuit universitaire canadien pourrait s'avérer une bonne destination.»
Pour l'instant, Mercier se plaît à Oshawa et il a hâte d'attaquer les prochaines séries éliminatoires. «À la date limite des transactions, le club s'est rajeuni un peu, mais nous avons commencé à gagner bien des matches. Nous sommes maintenant premiers dans la conférence. J'ai été chanceux de jouer pour de bonnes équipes toute ma carrière. J'espère faire un bout de chemin ce printemps.»
Même s'il s'est retrouvé dans les formations dominantes lors des trois dernières années, Mercier n'a pas encore goûté à une finale de la LHO. En 2015, son parcours s'était arrêté en demi-finale pendant que... les Generals d'Oshawa avaient été couronnés champions.
Cette fois, il espère être à la bonne place au bon moment.