Benoit Groulx représente un candidat de première valeur pour le Championnat mondial junior de 2015, présenté à Montréal et à Toronto.

Les Olympiques maîtres de leur destinée

Les séries éliminatoires de la LHJMQ débuteront dans trois semaines, mais plusieurs puissances du circuit Courteau doivent avoir l'impression qu'elles sont déjà commencées à force de se battre les unes contre les autres d'ici la fin du calendrier régulier avec un classement aussi serré.
Les Olympiques (78 points) auront l'opportunité d'améliorer leur sort ce soir alors qu'ils accueilleront les Foreurs de Val-d'Or (80 points) au centre Robert-Guertin. Les deux équipes tentent de ravir le premier rang de leur division à l'Armada de Blainville-Boisbriand (83 points), mais les Voltigeurs de Drummondville (78 points) sont aussi au plus fort de la course. Rouyn-Noranda (71), à sept points derrière Gatineau et Drummondville, s'est détaché du groupe récemment.
À la veille d'un autre week-end crucial où son équipe affrontera Val-d'Or et Drummondville, l'entraîneur-chef Benoît Groulx a pris le temps d'expliquer à ses joueurs qu'ils contrôlaient de leur destinée hier matin.
«Les deux matches de notre fin de semaine vont influencer grandement notre position au classement final. Si nous parvenons à aller chercher quatre points, nous serons du groupe de tête jusqu'au bout. Si ce n'est pas le cas, nous allons devoir nous battre pour l'avantage de la patinoire en première ronde des séries.»
Deux gros tests
Habituellement, Benoît Groulx n'aime pas regarder trop loin devant, mais hier, il n'avait pas le choix de parler de la fin de saison de son club. «Nous aurons deux gros tests en fin de semaine, puis après, ça sera contre Blainville-Boisbriand, puis Rouyn-Noranda et encore Val-d'Or. Ça paraît difficile, mais toutes les équipes de notre division sont dans le même bateau. On déploie tous de l'énergie pour améliorer notre classement, mais en même temps, personne ne veut se brûler avant les séries. Comme nous, j'ai remarqué que l'Armada, les Voltigeurs, les Huskies et les Foreurs jouaient tous à quatre trios présentement.»
Avec des victoires éclatantes contre le Drakkar, les Mooseheads, l'Armada et toutes les autres équipes de pointe de la LHJMQ cette saison, Benoît Groulx sait que son club est capable de vaincre n'importe qui dans le circuit. Il n'est pas inquiet sur ce point, mais il sait aussi qu'il a affaire à de jeunes joueurs qui peuvent manquer de constance.
«Quand nous sommes à notre meilleur, nous pouvons rivaliser avec n'importe qui. Chaque soir, surtout contre les équipes du top-10, tu dois être à ton meilleur, sinon tu es dans le pétrin. On sait que nous avons des joueurs de 16 à 20 ans qui ne peuvent pas être à leur meilleur tous les soirs et c'est ce qui amène des séquences de victoires ou de défaites. Les Voltigeurs ont traversé une période difficile où ils n'arrivaient pas à marquer. Ils ont redressé la situation et viennent de gagner trois fois de suite. L'Armada n'a pas réussi à battre les meilleures équipes de la ligue à ses quatre derniers matches parce qu'elle ne joue pas son meilleur hockey. La parité est installée dans notre ligue.»
Dunn
Parmi les joueurs des Olympiques, Vincent Dunn piaffait d'impatience à l'idée d'affronter son ancien club, mais il s'est bien gardé d'offrir aux Foreurs du matériel à afficher au mur de leur vestiaire à l'approche d'un duel aussi important.
L'attaquant gatinois admet toutefois être surpris du rendement des Foreurs cette saison. «Je pense qu'ils sont surpris eux-mêmes. Le nom d'Anthony Mantha a circulé avant la période des échanges. Quant à moi, avant d'être échangé, nous étions six attaquants à revenir avec l'équipe. Habituellement, tu ne fais pas long feu avec ça, mais ils vont bien et c'est tant mieux pour eux. J'ai quand même hâte de renouer avec la rivalité Foreurs/Olympiques!»