À sa deuxième saison avec la formation néo-brunswickoise, Raphaël Lafontaine est bien placé pour constater cette tendance. Quand il débarquera au centre Robert-Guertin mercredi prochain pour la seule visite du Titan cette saison, le Gatinois de 19 ans sera dirigé par son troisième entraîneur en 104 matches...

Le Titan change encore d'entraîneur

Le Titan d'Acadie-Bathurst est reconnu à travers la LHJMQ pour son cimetière d'entraîneurs.
À sa deuxième saison avec la formation néo-brunswickoise, Raphaël Lafontaine est bien placé pour constater cette tendance. Quand il débarquera au centre Robert-Guertin mercredi prochain pour la seule visite du Titan cette saison, le Gatinois de 19 ans sera dirigé par son troisième entraîneur en 104 matches...
Ron Choules a été embauché cette semaine pour remplacer Danny Dupont, congédié lundi après une humiliante défaite de 9-1 contre les Mooseheads d'Halifax la veille.
Dupont aura été aux commandes de l'équipe pendant 84 parties où il a cumulé une fiche de 33 victoires et 51 défaites. Éric Dubois avait brièvement été l'entraîneur de Lafontaine au début de la saison 2012-2013 avant d'être remplacé par Dupont.
Estomaqué
Le capitaine du Titan était estomaqué quand il a appris la nouvelle du congédiement de Dupont lundi. «Danny avait un contrat de trois ans en poche. Je croyais que le Titan avait un projet pour lui. À la date limite des transactions, nous avons échangé plusieurs bons vétérans parce que les dirigeants ont confiance en nos plus jeunes joueurs.»
L'ancien de l'Intrépide et des Olympiques de Gatineau assure qu'il n'a jamais vu venir le coup. «L'équipe n'abandonnait pas. Même si c'était plus difficile dernièrement, nous étions souvent dans le coup. Depuis la défaite de 9-1 contre Halifax, on réalise maintenant ce qui se passe. La direction de l'équipe veut que ça change rapidement. (Le directeur général) Sylvain Couturier veut provoquer quelque chose. Le sentiment d'urgence doit revenir.»
À son premier match derrière le banc du Titan jeudi, Ron Choules a tenu le Drakkar de Baie-Comeau en échec pendant 60 minutes. Les meneurs au classement de la LHJMQ ont eu besoin de la prolongation pour vaincre le Titan 1 à 0.
Un vent de fraîcheur
Selon Raphaël Lafontaine, Choules apporte un vent de fraîcheur. Il a déjà dirigé le Titan par le passé. Il avait été congédié par Léo-Guy Morrissette en 2010-2011, malgré une fiche de 10-5-0. Choules avait obtenu son premier job d'entraîneur-chef dans la LHJMQ en 2007-2008 quand il avait remplacé Denis Francoeur alors que Bathurst montrait une fiche de 23 victoires et 25 défaites.
Grand motivateur, Choules avait transformé le Titan qui avait gagné 18 de ses 22 derniers matches de la saison. Lafontaine espère que son retour avec l'équipe aura un effet aussi positif.
«C'est un entraîneur différent, mais on voit tout de suite qu'il a de l'expérience. Il a commencé en nous ramenant vers la base et les petits détails simples, ce que nos recrues n'avaient pas vraiment vu depuis le début de la saison. Ron aime parler. Il veut nous donner confiance. Il croit fermement que nous pouvons vaincre n'importe qui.»
Installé au 14e rang du classement général, le Titan (17-26-5) ne terrorise pas nécessairement les défensives adverses. Son attaque est au dernier rang de la LHJMQ avec 110 buts en 48 matches. «Ron vient d'arriver, mais déjà, il a modifié notre style de jeu en zone offensive. J'espère que sa venue va nous permettre de gagner quelques rangs au classement. Il veut profiter de sa chance pour rester la saison prochaine.»
Un niveau individuel, le centre gatinois connaissait une bonne saison avant d'être victime d'une fracture du poignet qui lui a fait rater 15 matches en novembre et décembre. Malgré son absence prolongée, Lafontaine pointe au troisième rang des compteurs du Titan avec 25 points en 33 parties.
Lafontaine estime que sa visite à Gatineau mercredi sera affolante. «C'est un deux pour un. C'est ma ville et nous jouons contre mon ancien club. Ce genre de match est toujours spécial, mais c'est aussi une source de stress. Il va y avoir beaucoup de monde dans les estrades pour venir me voir jouer.»