Benoit Groulx représente un candidat de première valeur pour le Championnat mondial junior de 2015, présenté à Montréal et à Toronto.

Groulx impressionné par le patriotisme des Canadiens

Benoît Groulx n'a pas chômé depuis son retour du Championnat du monde de hockey junior. Comme dirait Ron Fournier à la radio, aussitôt débarqué à Gatineau, c'était «bing bang!» la date limite des transactions. Puis «bing bang!», trois matches en cinq jours.
Les médias n'ont jamais vraiment eu l'occasion d'aborder avec l'entraîneur-chef des Olympiques son expérience dans le groupe d'entraîneurs d'Équipe Canada junior.
Pour la deuxième année consécutive, les Canadiens sont rentrés les mains vides après avoir été battus 5-1 par les éventuels champions finlandais en demi-finale. Une défaite de 2-1 a suivi contre les Russes dans le match de la médaille de bronze. Le Canada a dû se contenter de la quatrième position malgré une première place dans son groupe en ronde préliminaire.
Le résultat est décevant, mais l'entraîneur gatinois conservera quand même de bons souvenirs de sa première expérience dans le traditionnel tournoi du temps des Fêtes.
«J'avais déjà fait partie du groupe d'entraîneurs de l'équipe des moins de 20 ans, mais c'était la première fois que je vivais l'expérience du Championnat du monde de hockey junior. J'ai vraiment aimé ça.»
Benoît Groulx a rapidement été impressionné par le fanatisme des partisans canadiens dans le petit amphithéâtre de Malmö, là où évoluait le Canada dans la ronde préliminaire.
Des changements payants
«L'aréna pouvait contenir 4500 spectateurs. On nous a dit qu'il y avait 3500 Canadiens en Suède pour assister au tournoi. Avant le premier match contre l'Allemagne, nous étions dans le vestiaire et nous entendions déjà les cris de la foule. C'était spécial comme sensation. J'ai même rencontré un couple de Rockland qui était en voyage de noces pour assister au tournoi!»
Le programme d'excellence de Hockey Canada a procédé à plusieurs modifications depuis un an et les résultats ne se sont pas fait sentir en 2014, mais Benoît Groulx croit que les effets de ces profonds changements finiront par payer.
«Nous sommes sur la bonne voie. Plusieurs bonnes décisions ont été prises pour permettre au Canada de redevenir une puissance du hockey junior, mais c'est sûr que ça n'a pas été le cas cette année. Plusieurs choses nous ont manqué pour gagner une médaille, mais je ne veux pas rentrer là-dedans tout de suite. Nous n'avons pas encore tenu notre rencontre de débreffage.»
La tête haute
Une chose est sûre. À ses yeux, les représentants de la LHJMQ n'ont pas à rougir de leurs prestations en Suède.
«Les joueurs de notre ligue ont bien fait même si on s'attendait à plus de certains. Anthony Mantha et Zach Fucale ont été excellents. Notre gardien n'a aucunement été un facteur dans nos défaites de la ronde des médailles.»
L'entraîneur des Olympiques a particulièrement apprécié le jeu de l'espoir des Sénateurs d'Ottawa, Curtis Lazar. «C'est un vrai bon espoir de la LNH. Il était notre joueur de confiance pour évoluer dans toutes les situations de jeu. En plus, c'est une très bonne personne», a dit celui qui a vécu son moment le plus grisant quand le Canada a vaincu les États-Unis lors du traditionnel match du jour de l'An.
Benoît Groulx a suffisamment aimé son expérience avec l'équipe nationale pour la revivre la saison prochaine alors que le tournoi sera présenté à Montréal et Toronto.
«C'est un travail très exigeant. Le plus dur, c'est de passer 26 jours sur la route pendant le temps des Fêtes. Nous avons tous le sentiment que notre travail est inachevé. Pour l'instant, j'ai la tête à mon équipe, mais je n'exclurai pas un retour dans le programme. Vous me poserez la question en mai!»