Les Sénateurs d'Ottawa sont excités de voir Jonathan Dahlen, un espoir de deuxième ronde, à l'oeuvre dans le cadre du Championnat du monde de hockey junior.

Des espoirs qui font rêver les Sénateurs

Montréal - Le gros prix n'a pas encore été décerné, mais rendu à l'étape des demi-finales, il est clair que la Suède a formé l'équipe la plus dominante du Championnat mondial de hockey junior jusqu'ici.
Et il y avait un directeur général d'une équipe de la LNH qui avait le sourire facile pendant sa visite au Centre Bell de Montréal lundi. Pierre Dorion a repêché deux joueurs de l'équipe suédoise pour le compte des Sénateurs d'Ottawa. Jonathan Dahlen (2e ronde) et Filip Ahl (4e ronde) ont été sélectionnés en 2015. Ils sont rendus à 19 ans et les deux jouent des rôles vitaux pour la troupe scandinave. Un compteur naturel, Dahlen, dont le père Ulf a été un excellent joueur dans la LNH, a déjà inscrit quatre buts en cinq matches. Ahl, un colosse de 6'3'' et 200 livres, a amassé deux passes en pivotant un troisième trio.
Rencontré après la deuxième période du match Canada-République tchèque, Pierre Dorion semblait sur un nuage en parlant de l'avenir des Sénateurs. Franchement impressionné par ses deux Suédois, il s'est aussi rendu compte que Thomas Chabot (Canada), Filip Chlapik (République tchèque) et Colin White (États-Unis) connaissaient un fort tournoi.
« Chaque fois que Dahlen touche à la rondelle en zone offensive, il se passe quelque chose. Son anticipation du jeu est incroyable. Il a un talent pour ouvrir le jeu. Il a un très bon lancer. Un joueur comme lui, avec des habiletés et des mains spéciales comme ça, tu ne trouves pas ça à tous les coins de rue. »
Sur Ahl, Dorion voit un projet à plus long terme. « Il doit améliorer sa rapidité, mais il est gros et fort. Il est très utile lorsqu'il entre profondément en zone offensive. C'est un autre joueur avec un très bon lancer. Il n'a pas peur d'aller au filet. Il s'adapte bien au hockey nord-américain puisqu'il joue dans la Ligue de l'ouest. »
Assurément, Jonathan Dahlen tient du père. Choix de première ronde des Rangers de New York en 1985, Ulf Dahlen a récolté 301 buts et 655 points en 966 matches dans la LNH. Fiston était âgé de six ans quand Ulf a pris sa retraite en 2003. Plusieurs se font un plaisir de lui rappeler les similitudes avec son père, mais Jonathan n'en pas pas vraiment idée. « On me dit que je suis fort autour du filet comme lui et que notre coup de patin est identique, mais il faudrait que je regarde des vidéos. J'étais jeune quand il a arrêté de jouer. »
Ulf Dahlen n'a jamais joué un match dans la Ligue américaine. Il a fait le saut directement du hockey européen à la LNH. Jonathan aimerait bien l'imiter même si ça ne sera pas nécessairement pour tout de suite. « J'ai l'intention de jouer chez nous jusqu'à ce que je sois prêt de venir dans la LNH. Je n'ai pas encore beaucoup pensé à l'an prochain, mais notre équipe essaie de passer en première division en Suède. Si j'y parviens à Timra, j'aimerais goûter à ça. »
Comme le dit son nom de famille, Filip Ahl est plus favorable à l'idée de passer par la « AHL » pour accéder au circuit Bettman. Il a d'ailleurs traversé l'Atlantique cette année pour jouer avec les Pats de Régina où il a amassé 32 points en 28 matches.
« J'ai très peu joué à ma première année professionnelle l'an dernier. Pour moi, la meilleure façon d'atteindre la LNH, c'était de me rapprocher des Sénateurs. Jusqu'à présent, je n'ai aucun regret. Nous avons une très bonne équipe avec de très bons joueurs à Régina. Je vais poursuivre dans cette voie l'année prochaine en me rendant dans la Ligue américaine. »
Pierre Dorion a souvent eu la main heureuse avec la filière suédoise au fil des ans. Dahlen et Ahl seront suivis à la loupe jusqu'à ce qu'ils signent un premier contrat.
Pas de complexe face au Canada
Les faibles assistances au Championnat mondial junior de Montréal et Toronto font jaser, mais Jonathan Dahlen a une réponse pour régler le problème.
«Amenez-nous le Canada en demi-finale et je pense que la place va se remplir !» Après avoir facilement éliminé la Slovaquie en quarts de finale lundi, l'espoir des Sénateurs d'Ottawa avait hâte d'attaquer son prochain défi. Avant de connaître son prochain adversaire, Dahlen espérait presque une victoire des Canadiens.
Il tenait à se frotter à une équipe remplie remplie d'éventuels joueurs de la LNH. «Nous serions en confiance contre le Canada. Nous les avons affrontés cet été à Detroit. Nous avions gagné 5-1. Nous croyons en nos chances de gagner l'or. Nous sommes ici pour tout rafler.»
La baisse des assistances par rapport au dernier championnat mondial qui a été disputé à Montréal et Toronto en 2015 ne dérange pas trop Dahlen non plus. «Pour moi qui joue en deuxième division en Europe, c'est déjà pas mal plus que ce à quoi je suis habitué.»
Filip Ahl, lui, estime que son équipe a progressé à chaque match et que les joueurs de son groupe d'âge sont prêts à remporter un premier championnat international. «Nous sommes ensemble depuis le U-16, U17 et U18 et nous n'avons jamais rien gagné. Cependant, nous avons toujours eu de bonnes équipes et nous semblons venir plus proches du but à chaque fois. Je pense que nous sommes rendus à maturité. Nous sommes en mission maintenant. La marche sera plus haute contre le Canada, mais nous sommes confiants et prêts.»
Le gagnant du match Canada-Suède passera en finale contre le gagnant du match États-Unis (Colin White) et Russie (Yakov Trenin).