Membre de l'équipe qui a terminé sixième en 2016, Thomas Chabot est content d'avoir la chance de jouer pour la médaille d'or au Canada cette année.

Chabot a encore joué son rôle de général

Montréal - Thomas Chabot n'a eu aucun message texte d'Erik Karlsson. Il ne savait même pas si le capitaine des Sénateurs regardait le match demi-finale entre le Canada et la Suède mercredi soir, mais une chose est sûre.
Chabot a joué comme Erik Karlsson dans un autre match sans lendemain du Canada. Le défenseur de 19 ans a été sur la glace pendant 27 minutes et 47 secondes. Il a récolté une autre passe dans un match où le rythme cardiaque des partisans dans le Centre Bell était assez élevé après un début de match endiablé où les Suédois ont rapidement pris les devants 2-1 sur deux buts faibles accordés par le gardien Connor Ingram.
Sur le coup, Chabot n'a pas eu le temps d'être stressé. « J'ai joué beaucoup. Je n'ai pas eu le temps de m'énerver. Je suis content d'avoir le rôle qu'on m'a attribué. Le coach me fait confiance. »
L'espoir des Sénateurs s'est montré élogieux envers Carter Hart, qui a effectué 28 arrêts en relève à Ingram, battu deux fois sur trois tirs dans les huit premières minutes de jeu.
« Ce n'est pas de la faute de Connor. Il nous a tenu dans les matches depuis le début du tournoi, mais Hart est rentré et il a blanchi leur grosse attaque. Il a fait la différence. »
Malgré leur déficit de 2-1 tôt dans le match, Chabot a senti que son club était sur la bonne voie. Les Canadiens ont brassé les Suédois dès le départ, mais les favoris locaux ont pu égaler la marque 2-2 avant la fin de la première période.
La foule, un peu plus nombreuse que lundi, était extrêmement bruyante. Chabot est convaincu qu'elle a joué un rôle dans la victoire.
« On pouvait se nourrir de l'énergie des partisans. Chaque tir bloqué et chaque mise en échec génèrent des cris de fous. Ils ont eu un impact sur notre victoire. »
La veille du match, l'entraîneur canadien Dominique Ducharme avait indiqué que la Suède avait la réputation d'être solide pendant le tournoi à la ronde avant de s'écraser dans la ronde éliminatoire. L'entraîneur a voulu piquer les Suédois avec cette tactique qui aurait pu se tourner contre lui. Finalement, Ducharme a eu la main heureuse.
Thomas Chabot était derrière les paroles utilisées par son entraîneur. « Il a voulu leur mettre de la pression. De toute façon, pas mal tout le monde nous voyait comme les négligés dans ce match. Les Suédois n'avaient pas perdu depuis le début du tournoi. En même temps, leur groupe était un peu plus faible. Ils n'avaient pas encore fait face à une grande opposition. Nous les avons déstabilisés dès le départ ce soir en pratiquant un échec-avant soutenu. Nous avons coupé beaucoup de leurs jeux. »
Membre de l'équipe qui a terminé sixième au Championnat mondial de 2016, Thomas Chabot est content d'avoir la chance de jouer pour la médaille d'or au Canada cette année.
« Nous allons affronter le seul club qui nous a battus à ce jour. En plus, ils ont blessé un de nos joueurs importants. Philippe Myers pourrait rater la finale. S'il ne peut pas jouer, c'est sûr que nous allons jouer ce match-là pour lui. »