Taylor Burke.

Burke et Stevens sont fébriles et confiants

Quand les Olympiques se sont envolés vers Halifax jeudi matin en prévision de leur match d'ouverture des quarts de finale au Metro Center ce soir, le capitaine Taylor Burke était plus fébrile qu'à pareille date la saison dernière.
L'attaquant de 19 ans a grandi dans le quartier Westmount, à cinq minutes du domicile des Mooseheads. Même s'il était excité à l'idée d'évoluer devant parents et amis contre l'équipe de son patelin au deuxième tour des séries en 2013, Burke savait bien que son équipe s'en allait à l'abattoir. L'an dernier, un fossé de 57 points qui séparait les deux équipes au classement.
Beaucoup de choses ont changé en un an. Cette fois, 11 points séparent les deux équipes et le capitaine sait que son club possède des munitions supplémentaires pour renverser les champions en titre de la coupe du Président et de la coupe Memorial.
«Cette série devrait être excitante. C'est vraiment le cas de le dire. Tout peut arriver. Nous avons très bien joué en première ronde. Nous avons appliqué le plan de match à la lettre. Nous avons bien exécuté nos jeux. Nous avons gagné en confiance. Celle-ci est primordiale dans les séries.
«Nous savons que les Mooseheads jouent à haute vitesse et qu'ils ont une bonne exécution. Il faudra s'occuper de tous les petits détails», a indiqué celui qui a inscrit quatre points contre les Screaming Eagles du Cap-Breton en première ronde.
Ce soir, ils seront une trentaine de parents et amis à venir l'épier au Metro Center. Ça tombe bien. En quatre ans avec les Olympiques, Taylor Burke n'a jamais éprouvé autant de plaisir à jouer. «J'étais blessé à ma première saison quand nous avons atteint la finale. Nous avons une très bonne équipe cette année. Jouer à Halifax, c'est un bon environnement. L'atmosphère y est toujours bonne. Je m'amuse cette année. J'ai vraiment hâte que la série commence.»
Stevens vivra une première
Originaire de Bedford, à 15 minutes d'Halifax, Adam Stevens se montrait encore plus enthousiaste que Burke pour ces deux rencontres devant les siens ce week-end. Stevens a été acquis du Titan d'Acadie-Bathurst en décembre.
«Quand j'étais à Bathurst, nous n'avons jamais passé la première ronde des séries. Les Mooseheads, c'était l'équipe de mon enfance. J'allais souvent les voir jouer. J'ai justement été témoin des victoires en prolongation des Olympiques dans les séries de 2008. J'avais 13 ans. Je me souviens que j'étais excité parce qu'un match s'était rendu en deuxième prolongation. Claude Giroux avait marqué le but gagnant. Il était dominant.»
Le vétéran de 19 ans veut savourer cette deuxième série consécutive contre une équipe de la Nouvelle-Écosse.
«Ça va être intéressant. Les deux clubs ont du momentum. Je pense que les deux équipes sont passées à un autre niveau de jeu dans la première ronde. Nous avons un bon plan de match. Si nous le suivons, nous devrions avoir du succès.»
Halifax et Gatineau n'ont pas joué depuis qu'ils ont respectivement balayé Charlottetown et Cap-Breton jeudi dernier.
Le deuxième match de la série sera disputé à Halifax demain soir. La série se transportera ensuite à Gatineau mardi et mercredi prochain. Si un cinquième match était nécessaire, il aurait lieu au centre Robert-Guertin vendredi prochain.