«J'étais stressé un peu, car ne je voulais pas aller ailleurs, a affirmé hier François Brassard. Je suis bien à Québec. C'est là que je voulais poursuivre ma carrière.»

Brassard revient à Gatineau soulagé

François Brassard était un peu anxieux pendant la dernière période des transactions de la LHJMQ. Le gardien gatinois ignorait ce que l'avenir lui réservait.
Il savait qu'il jouerait encore au centre Robert-Guertin cette saison, mais il ne savait pas si ça allait être dans l'uniforme des Olympiques pour le reste de la saison ou dans l'uniforme des Remparts de Québec pour leur dernière visite demain soir.
Même si le gardien de 19 ans avait été rassuré par son entraîneur et directeur général, Philippe Boucher, des rumeurs persistantes l'envoyaient compléter sa carrière junior avec l'équipe de son patelin. Un léger doute subsistait.
«On m'avait dit que je n'irais nulle part à moins que les Remparts ne reçoivent une méchante bonne offre. J'étais stressé un peu, car je ne voulais pas aller ailleurs. Je suis bien à Québec. C'est là que je voulais poursuivre ma carrière. Nous avons une bonne équipe. À la fin, Philippe Boucher m'a dit qu'il avait reçu une offre pour mes services, mais qu'il l'avait refusé», a raconté celui qui ignorait l'identité de l'équipe en question.
L'ancien des Lions du Lac St-Louis ne s'attendait pas vraiment à être échangé après avoir rencontré l'état-major de son équipe avant la période des transactions, mais il a admis avoir été surpris quand les Remparts ont échangé leur capitaine, Ryan Culkin, aux Voltigeurs de Drummondville.
«Ryan ne s'attendait pas à partir lui non plus. J'avais toujours pensé que s'il partait, je serais impliqué dans la même transaction ou que je serais échangé en même temps que lui. Quand il est parti tout seul, je me suis dit que j'allais peut-être rester. Philippe a reçu l'offre qu'il ne pouvait pas refuser pour Ryan.»
Retour inattendu
Quelques jours après la clôture de marchés dans la LHJMQ, les Remparts ont été récompensés pour avoir retenu les services de leur gardien numéro un. Les Sabres de Buffalo leur ont fait le cadeau de leur céder l'attaquant Mikhail Grigorenko. Une brèche dans un règlement de la Ligue canadienne de hockey permettra ainsi à Québec d'aligner trois joueurs européens pour le reste de la saison contrairement à la limite de deux pour les autres équipes.
D'un seul trait, les Remparts ont accédé au groupe des favoris pour remporter la coupe du Président. François Brassard se réjouissait de l'arrivée d'un si grand talent à la mi-janvier.
«Grigo nous permet d'avoir trois excellents trios offensifs. Nous pourrons marquer des buts assez facilement. Il va nous amener du punch offensif et une stabilité en attaque massive. À lui seul, il peut changer l'allure d'un match avec un gros but. Nous formions déjà un bon club avant son retour inattendu, mais les blessures nous ont empêchés d'avoir une équipe complète depuis le début de l'année.»
Maintenant une puissance du circuit Courteau, les Remparts sont outillés en fonction des prochaines séries éliminatoires. Celles-ci pourraient être déterminantes pour Brassard qui recherche un premier contrat professionnel.
Son agent, Paul Corbeil, a indiqué avoir eu des discussions avec Tim Murray avant qu'il n'accepte le poste de directeur général des Sabres de Buffalo. Les discussions avec Ottawa devraient reprendre au début du mois de février.
«Les Sénateurs ont d'autres jeunes gardiens à évaluer. Ils vont peut-être se servir des prochaines séries pour les comparer», suggère l'agent Corbeil.
François Brassard, lui, ne veut pas se soucier de ce fameux contrat.
«Je veux garder la tête sur ce que je peux contrôler. Les dernières séries éliminatoires ont été décevantes pour notre équipe. On ne veut pas répéter ce scénario.»