« Tout le monde est prêt », a déclaré le quart-arrière étoile des Stampeders Bo Levi Mitchell à son arrivée à Ottawa.

Les Stampeders ont appris du Rouge et Noir

La coupe Grey est débarquée mardi dans la capitale nationale, tout comme les Stampeders de Calgary et les Argonauts de Toronto.

Ces deux clubs se disputeront le trophée centenaire dans quatre jours à la Place TD. Ce sera la première fois depuis 2004 qu’Ottawa présente la finale de la LCF.

« Nous sommes excités d’être enfin ici. Surtout, nous sommes heureux d’obtenir une deuxième chance », a soutenu l’entraîneur-chef des Stampeders, Dave Dickenson, quelques minutes après sa descente de l’avion. 

Ses joueurs participent au match de la coupe Grey pour une deuxième année de suite. En 2016, ils s’étaient inclinés en prolongation contre le Rouge et Noir d’Ottawa.

Les Stampeders ont maintenant la chance de savourer une certaine revanche en gagnant sur le terrain de l’équipe qui les a surpris à pareille date l’an dernier. Ils étaient largement favoris, n’ayant perdu que deux fois en 18 parties.

Dickenson et sa bande avaient fait preuve d’une certaine arrogance durant toute la semaine qui avait précédé ce match. Pas question de commettre la même erreur, même si les Stamps ont connu une autre saison dominante, compilant une fiche de 13-4-1 pour terminer premiers de la division Ouest.

« Nous avions fait preuve d’un excès de confiance par moments, a reconnu Dickenson. Espérons que nos joueurs ont appris leur leçon. Moi, j’ai l’impression que oui. Mais en même temps, il ne faut pas oublier que nous aurons tout un adversaire devant nous. Une équipe talentueuse qui est sur une lancée. Une formation bien dirigée... Ça devrait être un autre bon match serré. »

Foule derrière les Argos

Le porteur de ballon Jerome Messam, lui, s’attend à ce que la foule de la Place TD se range derrière les Argonauts de Toronto. Des milliers de partisans du Rouge et Noir possèdent des billets pour ce match.

« Nous serons prêts pour ça. Nous ne serons pas surpris comme l’an dernier », a dit Messam.

Le stade BMO débordait de partisans du Rouge et Noir lors de la finale 2016. Les Stamps avaient essuyé les huées. « On ne s’attendait pas à ça. Cela nous avait déstabilisés », a ajouté Messam.

Le quart-arrière étoile Bo Levi Mitchell n’est pas inquiet pour les siens. « Tu le vois dans les yeux de nos joueurs. Tout le monde est prêt, a-t-il commencé par dire.

«Les joueurs parlent déjà du match au lieu de quel endroit où nous devrions aller prendre le souper.»

SANS QUICK SIX

Les Stampeders se sont toutefois pointés à Ottawa sans leur... cheval blanc. Quick Six ne pourra pas être à la Place TD lors du match de la coupe Grey. La LCF l’a confirmé au Droit. «Pas d’espace sécuritaire suffisant sur les lignes de côté pour le permettre», a expliqué son porte-parole Olivier Poulin.

Le mustang en question, qui possède sa propre biographie sur le site web de l’équipe albertaine, galope habituellement d’un bout à l’autre du terrain lors d’un touché des Stampeders.

En 2012 lors du match de la coupe Grey à Toronto, Quick Six n’avait pas pu courir. Mais les organisateurs avaient permis sa présence dans un enclos non loin de la surface de jeu.

PLUSIEURS CHAPEAUX DE COWBOY ET... UN NOEUD PAPILLON

Plusieurs joueurs des Stampeders ont débarqué de l’avion, chapeau de cowboy sur la tête.

Le candidat au titre de joueur défensif de l’année dans la LCF, Alex Singleton, faisait partie du lot. Mais pas son coéquipier Pierre-Luc Caron. «J’en ai un aussi à la maison, mais j’ai changé d’idée ce matin. J’ai opté pour un look plus classique», a soutenu l’athlète natif de Laval.

Ce dernier portait plutôt un noeud papillon. Rien d’aussi coloré par contre que Passe-Montagne.

Pierre-Luc Caron des Stampeders de Calgary

Caron s’avère le spécialiste des longues remises des Stampeders. Il se retrouve habituellement dans l’ombre des grandes vedettes. Sauf que lors de la finale de l’Ouest, c’est lui qui a réalisé le jeu ayant scellé la victoire des siens. Il a récupéré un ballon échappé par les Eskimos d’Edmonton lors d’un retour de botté, permettant à Calgary d’accéder au match de la coupe Grey.

«Habituellement, les gens ne savent pas qui je suis, a commencé par dire Caron, qui a fait ses classes chez le Rouge et Or de l’université Laval.

«Je courais comme je le fais sur chaque jeu. Quand j’ai vu le ballon, je suis tombé dessus comme une couverture...»

Un moment que le jeune homme âgé de 24 ans n’oubliera pas. «J’avais de la misère à me relever par la suite. Tous les gars de l’équipe étaient sur moi. Il y en a des pesants. Il y a de gros bonshommes dans l’équipe», a-t-il avoué.

Caron est un des trois joueurs québécois qui participeront au match de la coupe Grey. Ses coéquipiers Adam Thibault et William Langlais ont aussi grandi dans la Belle Province.

D’ailleurs, quelques joueurs des Stampeders auraient taquiné Langlais.

«On sait que William a fait la Une du journal à Gatineau», a souligné Pierre-Luc Caron en parlant de la page frontispice du Droit, mardi matin. La photo du centre-arrière de l’Outaouais était très visible.

«C’est le fun d’avoir l’occasion de jouer près de nos parents et amis, surtout pour nous qui faisons partie d’un club dans l’Ouest canadien», a poursuivi Caron.