Craignant les regards indiscrets, les Stampeders de Calgary ont évité le terrain de la Place TD lors de leurs entraînements. Ils se sont plutôt réfugiés dans le dôme de l’université d’Ottawa.

Les Stampeders craignent les espions

Ils auraient pu imiter leurs adversaires et s’entraîner une première fois à l’extérieur, vendredi, à la Place TD. Il faisait même très beau en bordure du canal Rideau.

Mais les champions de l’Ouest ont préféré à nouveau la discrétion offerte par le dôme de l’université d’Ottawa. La raison ? Les Stampeders de Calgary craignaient être... espionnés. Pas nécessairement par leurs adversaires, les Argonauts de Toronto.

« Je vais être honnête. Je n’étais pas à l’aise avec la présence de cette tour à condominiums dont la vue donne directement sur le terrain », a expliqué l’entraîneur-chef Dave Dickenson.

« Je sais que les Argonauts sont respectueux. Mais tu ne connais pas les gens qui habitent dans ces logements. Tu ne sais pas quelles informations au sujet de ton équipe ils pourraient refiler. »

Le Rouge et Noir aurait déjà eu des problèmes par le passé avec un ou deux partisans qui sont propriétaires de condos. Ils auraient pris vidéos et photos de formations utilisées à l’attaque et en défensive de l’équipe durant les séances d’entraînement. Le tout se retrouvait ensuite sur les médias sociaux.

Dickenson a laissé entendre que ses Stamps ont été filmés à leur insu par le passé. « Nous avons déjà eu des problèmes... Tu ne sais jamais qui t’épie », a-t-il lancé.

« Nous ne voulions courir aucun risque. »

Les Argonauts, eux, étaient visiblement moins craintifs. Ils ont choisi de tenir leur séance d’entraînement à la Place TD.

Il reste qu’une vidéo prise par un partisan du Rouge et Noir à partir du balcon de la tour de condominiums a circulé en fin de journée sur Twitter. Mais elle ne révélait rien sur une stratégie des Argos.

Un autre sujet qui a retenu l’attention vendredi à l’entraînement des Stampeders ? Le travail des lignes défensives des deux équipes qui se disputeront la coupe Grey. Calgary et Toronto ont dominé la LCF en saison régulière avec chacun 50 sacs.

Charleston Hughes (11), Ja’Gared Davis (9) et Micah Johnson (9) mènent la charge chez les Argos.

« Une bonne partie de notre masse salariale est consacrée à notre ligne, année après année. C’est une partie cruciale des succès de notre équipe, d’exercer beaucoup de pression sur les quarts adverses », a rappelé Dave Dickenson.

« Nous ne sommes pas les seuls. Les bons clubs investissent aussi beaucoup dans leur front défensif. »

Espérons que le Rouge et Noir en prend bonne note. Ses gros dollars ont plutôt été dirigés vers l’attaque la saison dernière, ce qui explique en partie ses déboires en défensive...

« Nos gars de ligne défensive méritent chaque cenne qui leur est versée », a soutenu le secondeur Alex Singleton, nommé joueur défensif par excellence jeudi lors du gala de la LCF.

« Ils sont comme des boxeurs. Ils cherchent toujours à te frapper durement. »

CLONE DE GOTT, MORDU DE SHANIA

Un clone de Jon Gott évolue au sein de la ligne offensive des Stampeders de Calgary.

Le garde Brad Erdos porte une longue barbe rousse comme le vétéran centre du Rouge et Noir.

« En plus, j’ai grandi dans la même ville que lui à Lethbridge. J’ai fréquenté l’école secondaire qui se trouvait en face de la sienne », relate-t-il.

Brad Erdos

On voulait lui jaser de sa ressemblance frappante à Gott, mais aussi de... Shania Twain.

L’artiste country féminine ayant vendu le plus d’albums au monde sera la tête d’affiche du spectacle de la mi-temps, dimanche soir, à la Place TD.

« Je suis un fan fini de Shania. Je l’ai déjà vu en concert à deux reprises à Calgary », a confié Erdos du haut de ses 6’3’’ et 295 livres.

D’ailleurs, sur le site web des Stamps, le colosse ne se gêne pas pour dire qu’il réciterait les paroles de la chanson Party of Two de Twain s’il devait être invité à la téléréalité American Idol.

« Mais il est hors de question que je chante ça là devant toi », a-t-il averti le journaliste du Droit, qui n’a pas cru bon d’insister.

« C’est plate que je ne puisse pas sortir du vestiaire pendant quelques minutes à la mi-temps afin d’écouter Shania. Mais qui sait... peut-être que j’aurai la chance de la croiser d’ici notre départ d’Ottawa. »

Surnommée la reine du country pop, Twain a vendu 90 millions d’albums dans le monde, dont 34,5 aux États-Unis. Elle a gagné cinq prix Grammy.