Le défenseur des Sénateurs, Thomas Chabot

Les sportifs de l’année

Alors que Le Droit publie son dernier numéro, en 2018, l’heure est aux bilans. L’équipe des sports vous présente cinq portraits d’athlètes qui, représentant la région d’Ottawa-Gatineau, ont laissé leur marque dans les 12 derniers mois.

Un surdoué

Thomas Chabot ne pourra jamais remplacer Erik Karlsson, a-t-on écrit rapidement, en septembre. Les Sénateurs venaient d’échanger le plus habile quart-arrière de toute la LNH. 

On savait que son successeur était doué. On pouvait difficilement lui demander de produire à un rythme d’un point par partie. 

Chabot a passé la majeure partie de l’automne au sommet du classement des meilleurs pointeurs, chez les défenseurs du circuit Bettman. 

Il n’a pas trop souvent eu l’air fou, en affrontant, soir après soir, les meilleurs attaquants des équipes adverses. 

À 21 ans, il vient de franchir le plateau des 100 matches joués dans la LNH. « Ça passe vite », a-t-il constaté après coup. L’année se termine plutôt mal, toutefois, pour lui. Il devra passer au moins trois semaines à l’infirmerie, victime d’une blessure au « haut du corps ». 

Au moins, ce n’est pas une commotion cérébrale.

Le botteur recrue du Rouge et Noir, Lewis Ward

Un métronome

Lewis Ward avait absolument tout à prouver, cet été. On peut d’abord croire qu’il a réussi à se tailler une place avec le Rouge et Noir parce qu’un autre botteur plus expérimenté a subi une blessure au camp d’entraînement. 

La confiance de la direction à son égard n’était pas optimale, au début de la saison régulière. À preuve, on lui avait déjà trouvé un remplaçant, s’il devait échouer. 

Le remplaçant en question a finalement été libéré après avoir passé quelques semaines dans l’équipe d’entraînement. 

Difficile de remplacer un joueur qui ne rate jamais la cible ! Ward a finalement fracassé un record du football professionnel, en réussissant 48 placements consécutifs. 

Il lui est même arrivé d’inscrire tous les points de son équipe, dans une victoire très importante, sur la route, contre les Tiger-Cats de Hamilton. 

S’il n’avait pas été précis comme un métronome, le Rouge et Noir n’aurait peut-être pas remporté un autre championnat de la section Est dans la Ligue canadienne.

Le gardien de but du Fury, Maxime Crépeau

Un recordman

Un peu comme Ward, Maxime Crépeau a d’abord eu à gagner son poste dans la formation débutante. 

Quand il a délogé son coéquipier Callum Irving devant le filet du Fury, il a vite réussi à s’affirmer. Il est devenu le favori de la foule de la Place TD, durant une saison où il a réussi 15 blanchissages. 

« Nous avons blanchi l’adversaire une fois sur deux. C’est beaucoup. C’est juste dommage que nous n’ayons pas été capables de nous qualifier pour les séries. Mon objectif était de donner une chance à l’équipe de gagner », a dit celui qui a inscrit son nom dans le livre des records de la United Soccer League. 

Ses performances lui ont ouvert des portes. Il jouera au niveau supérieur, dans la MLS, en 2019. 

La skieuse de Saint-Isidore, Valérie Grenier

Une surprise

Valérie Grenier avait l’air presque mal à l’aise, sur le gros plateau de la télévision de Radio-Canada. 

Elle n’était pas une des têtes d’affiche de l’équipe canadienne de ski alpin aux Jeux olympiques de PyeongChang. Elle ne s’attendait donc pas à recevoir autant d’attention. 

Sa sixième position obtenue au combiné alpin l’a brusquement propulsée à l’avant-scène. La jeune femme de Saint-Isidore a depuis prouvé qu’il ne s’agissait pas d’un coup de chance. 

Elle a terminé à 0,05 seconde du podium, au début du mois, lors d’un Super-G de la Coupe du monde disputé à Lake Louise. 

Si ça continue comme ça, elle devra être prise au sérieux lors des prochains Jeux d’hiver, à Pékin, en 2022.

Le cycliste gatinois, Michael Woods

Un rêveur

Michael Woods n’a pas eu peur d’afficher ses ambitions. Une victoire d’étape au Tour d’Espagne ? Pourquoi pas ? Les experts lui accordaient des chances de réussir, mais demeuraient prudents. 

Un seul Canadien avait réussi l’exploit, auparavant. Dans un pays où le cyclisme n’est pas un sport trop souvent mis en valeur, on ne se permet pas trop souvent de rêver. 

Woods a donné raison à ceux qui ont cru en lui, le 12 septembre, en remportant la 17e étape de la Vuelta. 

Il a franchi les 157 kilomètres entre Gatxo et Balcon de Bizkaia en quatre heures, neuf minutes et 48 secondes. Woods a continué de bien faire durant le reste de la compétition. 

Il a pris le 34e rang du classement cumulatif, à une heure, 23 minutes et 13 secondes du vainqueur. 

Le grand rêveur n’a pas fini de rêver. Il rêve maintenant d’obtenir un ticket pour le Tour de France, en 2019.