Mike Bossy ne s’est pas fait prier pour raconter quelques anecdotes de sa carrière dans la LNH à son passage au Tournoi pee-wee.

Les souvenirs de Mike Bossy

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le passage de Mike Bossy au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec a rappelé des souvenirs à l’ex-vedette des Islanders de New York. Certains bien précis, d’autres beaucoup moins...

«Je me souviens d’avoir joué au Tournoi pee-wee de Québec. Je jouais pour le CGMS de Montréal... On avait disputé des matchs à Sainte-Foy et on avait perdu notre troisième match contre Winnipeg au Forum de Montréal! Je ne me souviens pas pourquoi on avait joué là. J’ai une photo dans un scrapbook où je pleurais après avoir perdu», racontait Bossy avant de faire la mise en jeu protocolaire du match des petits Nordiques contre les Sharks Jr de San Jose.

Pardon? Des matchs du Tournoi pee-wee de Québec à Sainte-Foy et à... Montréal? Tant le directeur général du Tournoi, Patrick Dom, que Ghislain Bérubé, qui y a œuvré comme bénévole depuis 60 ans, assurent que jamais un match du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec n’a été joué à Sainte-Foy, encore moins au Forum de Montréal.

La mémoire de Mike Bossy faisait probablement défaut. On lui pardonne, puisque sa présence au Tournoi pee-wee, en 1969, remonte tout de même à plus de 50 ans.

Par contre, là où la mémoire de Bossy ne fléchit pas, c’est quand il est question de ses exploits dans la Ligue nationale de hockey. Le collègue Stéphane Turcot de TVA Sports l’aura appris à ses dépens.

Un but historique

Dans une entrevue avec Bossy, Turcot lui demandait s’il se souvenait que c’était contre les Nordiques de Québec qu’il était devenu le premier joueur de la LNH à marquer 50 buts en 50 parties depuis Maurice Richard. Il lui a ensuite demandé s’il se souvenait qui était devant le filet.

Sans hésiter, Bossy a lancé le nom de Ron Grahame, qui n’avait disputé que huit parties avec les Nordiques en 1980-1981. Convaincu que l’ancien numéro 22 des Islanders se trompait, Turcot a rétorqué qu’il s’agissait plutôt de Göran Högosta, oubliant que le Suédois évoluait alors dans son pays natal pour le Västra Frölunda Idrottsförening de Göteborg.

Il aura fallu que Bossy, sourire en coin, répète à trois reprises qu’il s’agissait bel et bien de Grahame et que des vérifications sur Wikipédia viennent confirmer ses dires pour que le collègue Turcot concède enfin que c’est sa mémoire à lui qui l’avait trompé dans ce dossier.

Pour la petite histoire, Bossy a ajouté qu’il était plutôt nerveux en cette journée du 24 janvier 1981, alors qu’il lui manquait deux buts pour accomplir l’exploit à son cinquantième match de la saison.

Non seulement avait-il été tenu en échec durant presque tout le match, mais les Nordiques menaient 4 à 3 en début de troisième période. Steve Tambellini a égalé le pointage, mais la marque était toujours de 4 à 4 avec un peu plus de quatre minutes à jouer et Bossy n’avait toujours pas marqué!

Le numéro 22 a finalement inscrit son 49e filet en avantage numérique à 15:50 de la troisième avant d’ajouter son 50e à 18:31 sur des aides de ses complices Bryan Trottier et John Tonelli. Les Islanders l’ont finalement emporté 7 à 4.

«Avec le pointage de 5 à 4 et moins de deux minutes à faire, j’avais vraiment peur de marquer mon 50e but dans un filet désert. Comme c’était un exploit de Maurice Richard, je savais à quel point ce serait critiqué au Québec si ça avait été le cas», se souvient-il.

Un seul combat

Bossy, reconnu comme un pacifiste sur la patinoire, se souviens aussi très bien de son unique combat dans la LNH, le 6 janvier 1979. «Je ne me suis battu qu’une seule fois et ce n’est pas parce que je voulais!» a lancé celui qui a effectué la mise en jeu protocolaire aux côtés de l’ex-dur à cuire Dave Morissette.

«Je n’ai pas eu le choix. C’est [le défenseur des Flyers de Philadelphie] Behn Wilson qui est venu me chercher», explique Bossy au sujet de cet événement qui avait finalement dégénéré en bagarre générale.

+

COFFEY N'A PAS OUBLIÉ QUÉBEC

L’ex-défenseur vedette Paul Coffey n’a pas oublié Québec et son tournoi pee-wee.

De retour en fin de semaine pour des séances d’autographes avec la tournée Rogers Hockey d’ici, il a avoué garder un excellent souvenir de la capitale.

«Déjà, en 1974, quand j’ai joué au Tournoi pee-wee, je me souviens à quel point les gens ici étaient passionnés», raconte-t-il.

Une passion qu’il a retrouvée quand il est revenu au Colisée pour y affronter les Nordiques.

«C’était vraiment incroyable de voir les partisans de Québec. J’avoue que j’aimais aussi beaucoup la vie nocturne après les matchs et les excellents restaurants», poursuit-il.

Après avoir connu le Colisée, Coffey a pour la première fois visité le Centre Vidéotron, qui a ouvert ses portes en 2015.

«C’est vraiment un bel édifice et j’espère qu’ils vont faire vite pour y ramener la LNH, car sans ça, il sera peut-être déjà trop vieux...» a-t-il laissé tomber.

Coffey continue de suivre de près les Oilers d’Edmonton, avec qui il travaille encore un peu, même s’il habite Toronto.

«Connor McDavid est excellent, et enfin, l’équipe recommence à obtenir des résultats. J’espère qu’ils iront rechercher la Coupe», conclut celui qui a remporté trois Coupes Stanley avec les Oilers d’Edmonton et une avec les Penguins de Pittsburgh.