Craig Anderson se souvient du jour où Chris Phillips l’a accueilli à Ottawa. «Je me sens honoré d’avoir fait partie de sa carrière. Il est le premier gars qui m’a serré la main quand je suis arrivé au banc au milieu de la première période», s’est-il rappelé.

Les Sénateurs vont rendre hommage à Chris Phillips

Les Sénateurs d’Ottawa vont accrocher le numéro 4 de Chris Phillips dans les hauteurs du Centre Canadian Tire pour l’éternité mardi soir lors de la visite des Sabres de Buffalo.

Le hasard faisant drôlement les choses, il ne reste que quatre joueurs qui ont endossé les couleurs de la formation de la capitale en même temps que lui, alors qu’il disputait la 17e et dernière saison de sa carrière, en 2014-2015 : ce sont le gardien Craig Anderson, le défenseur Mark Borowiecki, le centre Jean-Gabriel Pageau et l’attaquant Bobby Ryan.

Deux d’entre eux ne seront pas sur la glace pour l’occasion où plusieurs anciens – Daniel Alfredsson, Wade Redden et Chris Neil, notamment – reviendront dans l’amphithéâtre qu’ils ont fait vibrer, soit Ryan, qui prépare son retour au jeu après avoir réglé des problèmes personnels, et Borowiecki, qui s’est blessé sérieusement à une cheville la semaine dernière.

Il reste également à voir si l’entraîneur-chef D.J. Smith déléguera Anderson devant le filet pour un deuxième départ consécutif, lui qui a vu la recrue Marcus Högberg obtenir la majorité des matches depuis le début de 2020 en l’absence d’Anders Nilsson.

Après le gain de 4-3 en prolongation contre les Stars de Dallas dimanche, Anderson a indiqué qu’il ne demanderait pas mieux, lui qui est maintenant en quête du 200e gain de sa carrière avec Ottawa, qui l’a acquis le 18 février 2011, en retour de Brian Elliott.

« Ce serait bien. Je prends ça match par match ici et si c’est mon prochain, ce serait excellent. On espère que l’édifice sera plein, qu’il y aura beaucoup d’énergie pour Philly, et qu’on pourra mettre la main sur une autre victoire », a commenté le cerbère de 38 ans.

Anderson se souvient encore très bien de son arrivée dans la capitale après l’échange l’amenant du Colorado. Phillips avait été le premier joueur à lui souhaiter la bienvenue, pendant un match.


« On espère que l’édifice sera plein, qu’il y aura beaucoup d’énergie pour Philly, et qu’on pourra mettre la main sur une autre victoire. »
Craig Anderson

« Je me sens honoré d’avoir fait partie de sa carrière. Il est le premier gars qui m’a serré la main quand je suis arrivé au banc au milieu de la première période, s’est-il rappelé. Il mérite cet honneur pour son jeu sur la glace mais aussi pour ses qualités de leader. Le genre de personne qu’il était en dehors de la glace est probablement aussi impressionnant que ce qu’il a fait sur la glace... Offensivement, il n’était peut-être pas aussi doué que d’autres, mais défensivement, il était un gars qui jouait beaucoup de minutes, affrontant les meilleurs joueurs adverses. Ce qu’il a apporté quotidiennement à l’équipe pendant 1179 matches, ça mérite d’être reconnu. Je suis content pour lui qu’une bannière soit hissée en son honneur alors qu’il est un pilier de cette communauté encore aujourd’hui. »

Phillips, qui demeure un ambassadeur du club, a adopté la capitale comme domicile au courant de sa carrière – qui prend épouse prend pays également – et il y élève toujours ses enfants tout en y ayant brassé des affaires.

Pageau, dont les deux premières saisons dans la LNH furent les dernières de Phillips, a apprécié d’apprendre le métier à ses côtés. « Il s’est intégré dans la communauté. De voir comment il était apprécié des gens, son engagement envers l’équipe... C’est un honneur que lui et sa famille méritent amplement. Il représente vraiment ce qu’est un Sénateur, hors glace et sur la glace. Quand je suis arrivé, il était un modèle à suivre. J’ai appris beaucoup de lui », a-t-il souligné.

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PHILLIPS L'ENTRAÎNEUR

D.J. Smith n’a pas joué beaucoup dans la LNH, 45 parties à peine, donc il n’a pas eu l’occasion d’affronter Chris Phillips trop souvent ou de le retrouver sur son chemin alors qu’il gravissait les échelons comme entraîneur. Mais maintenant qu’il habite à Ottawa, il a l’occasion d’apprendre à le connaître personnellement alors qu’en plus de travailler à temps partiel pour l’organisation, l’ancien numéro 4 des Sénateurs s’occupe de diriger les défenseurs de l’équipe du fils aîné de Smith, Colton, les Lasers midget AAA de Kanata.

Ce dernier est un attaquant alors que le fils de Phillips, Ben, 16 ans, est un défenseur. 

«Tout le monde me disait à quel point il est un gars généreux et tranquille. Il s’occupe des défenseurs de l’équipe de mon fils et il ne dit pas grand-chose. Vous ne penseriez jamais qu’il a joué autant de matches, il traite les gens avec respect. Je suis heureux que l’organisation rende hommage à un tel joueur. Les gens devraient venir applaudir un gars qui est resté avec une organisation aussi longtemps», a-t-il commenté plus tôt cette semaine. 

Phillips et son épouse Erin, qui est originaire d’Ottawa, ont deux filles impliquées dans le hockey également, Zoe, 15 ans, et Naomi, 12 ans.