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Matt Murray (gauche)
Matt Murray (gauche)

Les Sénateurs misent sur la profondeur

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Leur match à San Jose a bien failli être annulé, puis après un passage à Anaheim, leur partie du 11 mars contre les Kings à Los Angeles, un revers de 3-2, a signalé le début d’une longue période d’inactivité alors qu’on apprenait tous à composer avec la pandémie de la COVID-19, qui fait toujours rage 10 mois plus tard.

Les Sénateurs d’Ottawa étaient sous le soleil de la Californie en mars dernier quand ils ont commencé à entendre parler d’un certain virus qui commençait à faire des ravages un peu partout à travers le monde.

C’est sous le spectre de ce fléau qu’ils se préparent maintenant à disputer une saison 2021 comme nulle autre auparavant, un sprint de 56 matches dans une division exclusivement canadienne pour éviter de traverser la frontière américaine.

S’il y a deux mots clés pour la prochaine campagne de la LNH dans la capitale nationale, ce sont « protocoles » et « profondeur ».

Un club qui avait composé avec une éclosion touchant six membres de l’organisation (dont cinq joueurs) à son retour de Californie n’a pas vraiment le choix de prendre le coronavirus très au sérieux.

« Les gens sont bien éduqués maintenant, la Ligue a fait du très bon travail pour nous informer et nous protéger. Nous sommes testés tous les jours, des protocoles sont en place, les masques. On ne va pas dans des restaurants ou autres endroits du genre pour tenter de garder (le virus) hors du vestiaire. Les joueurs ont fait du bon travail et on doit continuer de le faire », a noté l’entraîneur-chef D.J. Smith cette semaine, lui qui était beaucoup plus cavalier face à la menace le printemps dernier.


« On a beaucoup de profondeur et on devrait en avoir besoin au fil de la saison »
Connor Brown

« On a appris beaucoup (depuis mars dernier), on peut mieux composer avec tout ça. Les protocoles sont en place pour que tout aille le mieux possible. Ça fait presque un an que c’est assez fou et on a hâte juste hâte que ça commence », note le vétéran Connor Brown pour sa part.

Au camp de cette année, celui-ci est l’un de seulement une dizaine de réguliers de la formation qui a fini avant-dernière au classement général qui est de retour.

En reconstruction depuis trois ans, les Sénateurs ont dit au revoir non seulement à un pilier comme Jean-Gabriel Pageau en cours de saison dernière, mais aussi aux Mark Borowiecki, Anthony Duclair, Ron Hainsey et au gardien Craig Anderson.

Le directeur général Pierre Dorion n’a cependant pas décidé d’y aller complètement avec un mouvement de jeunesse cette année, au contraire.

Il a investi pour attirer le gardien Matt Murray, gagnant de deux coupes Stanley avec les Penguins de Pittsburgh, ainsi que les attaquants Evgenii Dadonov, un marqueur de 25 buts et plus lors des trois dernières saisons en Floride, et Alex Galchenyuk, l’ancien Canadien qui cherchera à relancer sa carrière.

Il a aussi conclu des transactions pour amener les défenseur Erik Gudbranson, Josh Brown et Braydon Coburn, ainsi que les attaquants Auston Watson, Derek Stepan et Cédric Paquette.

Cela fait qu’il ne reste pas tant de place que ça pour les espoirs du club, quoique le premier choix Tim Stützle devrait avoir toutes les chances de se faire valoir, de même que l’un ou l’autre de Logan Brown ou Josh Norris ainsi que Drake Batherson.

Josh Norris

« On va avoir une escouade de réservistes (“taxi squad”) et de la profondeur, pense Smith. L’équipe avec le plus de profondeur va être l’équipe qui va tenir le coup jusqu’à la fin. Si vous avez une blessure à un de vos meilleurs joueurs, dans n’importe quelle équipe de la division canadienne, ça va prendre quelqu’un qui va venir aider votre alignement. Je pense qu’une de nos forces, c’est que nous avons beaucoup de travaillants et de la profondeur, et nous avons des jeunes joueurs habiles. Quand il va y avoir des blessés, ça va donner la chance à d’autres gars. Ça va être au suivant (“next man up”) d’être prêt à jouer. »

« On a beaucoup de profondeur et on devrait en avoir besoin au fil de la saison », ajoute Connor Brown, qui était à droite du premier trio l’an dernier, mais qui pourrait bien être sur le troisième cette saison. Le Torontois qui est un ancien Leaf aime l’idée d’affronter son ancien club souvent dans la division Nord. « Jouer contre une équipe 9 ou 10 fois, ça va bâtir des rivalités... Les amateurs devraient aimer ça, une division de rivalités, c’est quelque chose d’unique et nouveau. »

D.J. Smith, qui amorce sa deuxième saison derrière le banc, a encore quelques jours pour peaufiner son alignement, alors que la campagne va débuter vendredi avec la visite des Maple Leafs de Toronto dans un Centre Canadian Tire aux gradins vides.