Les Sénateurs d’Ottawa ont échappé un match qu’ils auraient dû gagner, jeudi soir, mais l’entraîneur-chef Guy Boucher n’est pas inquiet : « C’est le début de la saison », rappelle-t-il.

Les revirements n'inquiètent pas Boucher

Les Sénateurs d’Ottawa ont perdu leur match inaugural contre les Capitals de Washington par leur propre faute, commettant des revirements sur leurs quatre buts en temps réglementaire lors d’un revers de 5-4 en tirs de barrage.

Au lendemain de celui-ci, l’entraîneur-chef Guy Boucher n’en faisait cependant pas trop de cas alors qu’il se disait satisfait du jeu des siens en l’absence d’Erik Karlsson, son leader en défensive – et en attaque aussi.

« On peut regarder notre jeu, mais on peut aussi regarder le leur, et ils ont été comme nous. Vous regardez les faits saillants des autres parties dans la ligue hier et c’est la même chose, c’est le début de la saison, a souligné Boucher. Il y a une différence drastique entre nos trois parties précédentes (de la présaison). Quand on menait 3-1, on jouait pas mal bien et on ne leur donnait pas grand-chose. Puis il y a eu un revirement ici, un autre là et ils ont été coûteux, surtout contre (Alex) Ovechkin. »

Le franc tireur vedette des Capitals y est d’un tour du chapeau, faut-il le rappeler, lors de cette rencontre. Il a complété celui-ci en bousculant Nate Thompson d’un coup d’épaule avant de surprendre le gardien Craig Anderson du côté rapproché, un but que Boucher n’a pas trop aimé même s’il reviendra avec son vétéran cerbère contre les Red Wings de Detroit, visiteurs samedi soir lors du deuxième match de la campagne.

Les deux autres avaient été sur des erreurs de Cody Ceci et de Zack Smith profondément dans leur territoire.

« Je pense que nous sommes sur la bonne voie pour revoir notre équipe (de l’an dernier). La gestion de rondelle a été affreuse lors de nos trois matches précédents, et (jeudi) elle a été correcte, pas bonne ou excellente encore. C’est ce qu’on doit améliorer, garder la rondelle une fraction de seconde de plus au lieu de la lancer n’importe où... Il y a un synchronisme qui n’est pas encore tout à fait là, on essaie d’accélérer le processus et je pense qu’on peut le faire. Mais on ne se racontera pas de farces, on demande à nos défenseurs de faire ce qu’ils faisaient l’an passé quand Karlsson était de l’alignement et nous donnait 30 minutes de gestion fantastique de la rondelle. Il faut être réaliste », a ajouté Boucher.

Smith s’en voulait pour sa gaffe qui a permis à Ovechkin de marquer le premier de ses trois buts, peu après que Derick Brassard ait lancé les siens en avant 3-1.

« Tu ne peux pas donner des cadeaux comme ça à un club du genre. Je leur ai donné une de leurs trois “pizzas” et ils nous ont fait payer le prix. C’était un résultat décevant, mais en même temps, c’était le premier match de la saison », a noté le vétéran ailier gauche.

Dans un autre coin du vestiaire, le défenseur Chris Wideman, qui a eu l’honneur de compter le premier but de la saison en plus d’obtenir une passe, pensait que la brigade défensive s’était quand même assez bien débrouillée en l’absence de son leader, d’autant plus que Johnny Oduya a dû quitter le match après deux périodes.

« C’était une bonne opportunité pour tous les gars d’en donner un peu plus pour aider l’équipe à gagner en l’absence de “Karl” (Karlsson). On prend ça au jour le jour, on n’a pas obtenu le résultat qu’on voulait, mais on a fait de bonnes choses et il y en a d’autres sur lesquelles on peut travailler. On va avoir une autre chance (samedi) d’aider le club à gagner », estimait l’arrière-garde américain.

Wideman, en passant, est devenu membre d’un club sélect, étant le cinquième défenseur de l’histoire de l’équipe à marquer le premier but des siens lors de son match inaugural, le premier depuis Erik Karlsson en 2013. Auparavant, Norm Maciver (1993), Chris Phillips (1998 et 2000) et Wade Redden (2001) l’avaient imité. C’était cependant la première fois que les Sénateurs perdaient un match inaugural où le premier but était compté par un défenseur.

KARLSSON ET ODUYA « AU JOUR LE JOUR »

Jouera, jouera pas ? Bien malin qui peut prédire si le capitaine des Sénateurs Erik Karlsson sera en mesure de revenir au jeu samedi soir contre les Wings. Celui qui se remet d’une opération à la cheville gauche s’est entraîné à nouveau avec ses coéquipiers vendredi et il semblait assez à l’aise, mais il n’a pas rencontré les médias après coup. Il a cependant eu une courte conversation avec Guy Boucher et le DG Pierre Dorion au banc des joueurs vers la fin de l’entraînement. « Il pourrait revenir n’importe quand maintenant, on va voir, a dit Boucher. Je lui ai dit de me dire quand il va être prêt, et aujourd’hui, il m’a juste dit que tout allait bien, mais c’est à peu près tout pour l’instant. »

À son premier match avec les Sénateurs, le vétéran Johnny Oduya s’est aussi blessé au bas du corps, quittant après deux périodes, et il est lui aussi réévalué sur une base quotidienne. « On va probablement avoir besoin de prendre une décision concernant (le rappel) d’un défenseur », a ajouté Boucher, qui a dit que la blessure d’Oduya n’est « rien de grave ».

Dorion et son adjoint Randy Lee allaient assister au match des Senators de Belleville à Laval vendredi soir et un défenseur (Thomas Chabot ? Ben Harpur ?) pourrait être rappelé au besoin, autant pour samedi que pour le voyage dans l’Ouest de la semaine prochaine, le club partant pour Vancouver dimanche. Les Sénateurs avaient présenté une fiche de 2-3-0 l’an dernier sans Karlsson.