Kenny Jean-Louis a été le meneur des siens l’an dernier avec une moyenne de 19,9 points, 8,6 rebonds, 3,7 passes et 1,1 vol par match.

Les Ravens gagnent encore

Kenny Jean-Louis aurait pu disputer une cinquième et dernière année dans les Maritimes où il était une vedette. Mais le garde tenait à compléter sa carrière de basket-ball universitaire près de son patelin.

Ça, et le joueur natif de Montréal voulait participer à la Classique de la capitale.

Le garde a enfin pu participer pour une première fois à ce rendez-vous annuel entre les Gee Gees d’Ottawa et les Ravens de Carleton, vendredi soir, au centre Canadian Tire. Une foule de 8579 personnes a assisté à la 12e édition du choc entre ces deux ennemis jurés.

« Quand je suis arrivé ici, j’avais quelques dates qui étaient encerclées sur le calendrier dont celle-ci, a souligné le garde de 6’4’’, qui s’est joint aux Gee Geees en août dernier.

«Je n’ai jamais joué devant autant de monde.»

La Classique de la capitale a attiré plus de 100 000 personnes depuis sa création en 2007.

Et pour une 10e fois, ce sont les Ravens qui ont soulevé le trophée massif en forme de feuille d’érable, gagnant 67-56.

Champion national en titre, Carleton demeure invaincu cette saison, portant sa fiche à 19-0. Et dire que l’équipe est en reconstruction ! Seulement deux de ses cinq joueurs partants de l’an dernier sont de retour.

C’est un peu le cas aussi des Gee Gees, qui comptent 10 nouveaux visages dans leur alignement.

Jean-Louis fait partie d’eux, lui qui a passé les quatre saisons précédentes à l’université du Cap-Breton. Il a été le meneur des siens l’an dernier avec une moyenne de 19,9 points, 8,6 rebonds, 3,7 passes et 1,1 vol par match.

Sauf que les Capers n’ont pas gagné une seule partie, conservant un dossier de 0-20.

«Je marquais 30 points par match et on perdait. Si j’en marquais 40, on perdait quand même... J’aurais pu retourner là-bas et gagner cinq ou six fois cette saison.»

Mais l’étudiant en enseignement s’est rappelé une rencontre avec l’entraîneur des Gee Gees, James Derouin, lors de son séjour au collège Champlain, il y a quatre ans et demi, à Longueuil. L’Université d’Ottawa tentait de le convaincre de joindre ses rangs.

«J’hésitais beaucoup entre les Gee Gees et le Cap Breton.»

Quand Jean-Louis a appelé Derouin l’été dernier, il craignait le pire. «Je me disais qu’il ne voudrait peut-être pas de moi après lui avoir dit non il y a quelques années», relate-t-il.

Ce fut tout le contraire.
Le coach des Gee Gees était heureux de l’ajouter à son alignement afin de jouer le rôle de mentor auprès des nombreuses recrues. Dans ce rôle, il est épaulé par Jean Emmanuel Pierre-Charles, qui dispute aussi sa cinquième et dernière année dans les rangs universitaires.

«Nous avons eu notre part de hauts et de bas depuis le début de la saison. Mais c’est le temps de donner un grand coup», a soutenu Pierre-Charles au sujet des Gee Gees, classés 10e au pays.

Le revers aux mains des Ravens a porté leur fiche à 13-6.

Quant à l’équipe féminine des Gee Gees, elle s’est aussi inclinée vendredi contre les Ravens de Carleton. Une défaite de 57-41 dans laquelle Amelie Hachey a inscrit 16 points.

Catherine Traer et Cynthia Dupont ont toutes deux marqué 12 points pour la formation gagnante.