Depuis la victoire des Raptors au printemps 2019, le basket-ball n’a jamais été aussi populaire à Gatineau.
Depuis la victoire des Raptors au printemps 2019, le basket-ball n’a jamais été aussi populaire à Gatineau.

Les Raptors ont eu un impact en Outaouais

En plus de présenter les athlètes de la relève, Le Droit jette aussi un regard sur divers autres acteurs ou dossiers qui retiendront l’attention durant la prochaine décennie en sport amateur local. Aujourd’hui: Un engouement qui a surpris.

Le basket-ball n’a jamais été aussi populaire à Gatineau. Que ce soit dans les rangs civils que scolaires.

Sa pratique a fait un bond important dans la dernière année. De quoi faire rêver ses dirigeants locaux en vue de la prochaine décennie.

Cet engouement a été suscité par les succès des Raptors de Toronto, qui ont remporté un premier championnat de la NBA, il y a 10 mois. Les inscriptions ont augmenté notamment de 40 % dans le volet compétitif à l’Association de basket-ball de Gatineau (ABG) en 2019-2020.

Une surprise attendait notamment les entraîneurs lors du premier jour des sélections.

«Par exemple chez les benjamins, il y a 12 places dans l’équipe. Tu as habituellement 20-25 joueurs qui se présentent au camp. Là, on s’est retrouvé avec 60 enfants, relate le président de l’ABG, Jonathan Brulotte.

«On ne s’attendait pas à ça. Il y avait une file de gens, la journée même du camp, à la porte pour payer l’inscription.»

L’ABG a même décidé de créer une équipe additionnelle élite chez les novices. Elle était toutefois limitée dans l’ajout de formations.

«Nous avons accès à un nombre limité de gymnases à Gatineau», explique Brulotte.


« On ne s’attendait pas à voir autant de joueurs additionnels. Nous avons eu de la difficulté à gérer cette croissance. »
Jonathan Brulotte

La hausse d’inscriptions a atteint 25 % dans le volet récréatif. C’est sans compter la liste d’attente, qui a gonflé. Au total, plus de 425 joueurs ont évolué dans l’ABG.

Les équipes ont eu accès à huit plateaux lors de cette saison qui a pris fin en mars en raison de la COVID-19.

«Si tu nous donnes trois gymnases de plus, nous allons pouvoir continuer à grandir. Il y avait le nombre et le talent pour faire plus d’équipes.»

L’ABG garde un oeil sur le projet de futur complexe multiglaces de la Ville de Gatineau prévu sur le boulevard du Plateau, à l’arrière du magasin Canadian Tire.

«Est-ce qu’il y aura un gymnase ou non en plus des trois glaces?», lance Jonathan Brulotte à ce sujet.

Ce dernier l’avoue. Ses collègues et lui ne s’attendaient pas à un tel engouement pour le basket à la suite des succès des Raptors.

«Nous savions qu’il y aurait un buzz. Qu’on allait voir plus de casquettes et t-shirts aux couleurs de l’équipe. Mais on ne s’attendait pas à voir autant de joueurs additionnels. Nous avons eu de la difficulté à gérer cette croissance.»

Un «buzz» qui s’est fait ressentir aussi au niveau scolaire. Le Cégep de l’Outaouais a même ajouté une équipe intercollégiale additionnelle chez les hommes.

Dans certaines écoles secondaires des deux côtés de la rivière, on s’est retrouvé avec une hausse marquée de joueurs qui se sont pointés aux camps d’entraînement.»

Un «buzz» qui pourrait survivre à la COVID-19. L’arrêt des diverses ligues professionnelles a forcé certaines chaînes de télé à se tourner vers le passé.

Résultat, le parcours historique des Raptors vers ce premier titre a pu être revu au petit écran depuis le début du confinement.