Maxime Ménard avance dans ses préparatifs de la première saison des Griffons du Cégep de l’Outaouais, mais comme tout le monde au Québec, il attend le feu vert de la phase 6 du retour au jeu de Hockey Québec.
Maxime Ménard avance dans ses préparatifs de la première saison des Griffons du Cégep de l’Outaouais, mais comme tout le monde au Québec, il attend le feu vert de la phase 6 du retour au jeu de Hockey Québec.

Les nouveaux Griffons sur la glace

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
L’engouement devait être à son comble au camp d’entraînement de l’équipe de hockey masculine Griffons de l’Outaouais.

La nouvelle équipe sportive du Cégep de l’Outaouais devait être à moins de trois semaines de disputer un premier match historique dans le Réseau du sport étudiant du Québec (RSÉQ), mais la pandémie mondiale n’épargnera pas les sports collégiaux.

Les Griffons de l’entraîneur-chef Maxime Ménard sont bel et bien sur la glace trois fois par semaine au Complexe Branchaud-Brière, mais d’ici à ce que Hockey Québec annonce la phase 6 de son retour au jeu, il sera ardu de tenir des matches hors-concours dans le RSÉQ.

«Nous sommes rendus à 27 joueurs au camp. Nous allons en garder 24 pour nous donner une marge de manoeuvre durant la deuxième session. Les joueurs doivent passer 60 % de leurs cours afin d’être admissibles à la deuxième session. Sinon, nous sommes comme tout le monde au Québec. Nous sommes en attente de nouvelles. Comme l’Intrépide midget AAA, nous travaillons avec des bulles et des groupes réduits. Nous disputons des matches intra-équipe à 11 contre 11. Pour l’instant, le RSÉQ ne prévoit aucun match hors-concours avant le 1er septembre.»


« Pour l’instant, Hockey Québec autorise seulement des matches à quatre contre quatre et sans contact chez les 17 ans et plus. »
Maxime Ménard

À cette date, les Griffons devaient avoir disputé quatre de leurs six matches préparatoires à l’horaire. La session d’automne du Cégep doit débuter le 8 septembre. La saison régulière des Griffons devait débuter le 11 septembre, mais tout cela semble bien hypothétique à ce stade-ci. Le calendrier régulier devait être constitué de 36 matches.

«Pour l’instant, Hockey Québec autorise seulement des matches à quatre contre quatre et sans contact chez les 17 ans et plus. C’est comme ça partout au Québec. À l’intérieur de notre bulle, nous avons le droit de simuler des matches à cinq contre cinq sans problème. Nous avons deux matches hors-concours à l’horaire après le 1er septembre. Reste à voir si nous allons pouvoir les jouer et dans quelles conditions nous pourrons les jouer», a ajouté Maxime Ménard, qui a longtemps travaillé dans la structure intégrée de l’Intrépide de Gatineau.

D’ailleurs, la majorité des joueurs des Griffons vont provenir de cette structure associée au sport-études de la polyvalente Nicolas-Gatineau.

«Nous n’avons que deux joueurs de l’extérieur de la région avec nous. Ils évoluaient dans la ligue l’an dernier. Ce sont des étudiants en techniques policières qui s’en venaient en Outaouais de toute façon. Pour nos hockeyeurs locaux, le programme collégial est une nouvelle offre de service. À ce titre, nous ne sommes pas vraiment en compétition avec les Flames de Gatineau dans la Ligue junior AAA du Québec. Nous avons deux programmes différents.»

Parmi les visages les plus connus qui seront de la première édition des Griffons, notons les défenseurs Xavier Raby, Timothy Cousineau, Vincent Maisonneuve et Julien Prévost. À l’attaque, les noms de Marc-Antoine Séguin, Samuel Emery, Félix Bertrand-Beaulieu et Cédric Chénier ont également marqué les dernières années de la structure de l’Intrépide. Raby (Rimouski), Séguin (Rouyn-Noranda), Maisonneuve et Emery (Gatineau) participeront notamment à des camps de la LHJMQ à compter de dimanche.

Collège Universel

Toujours en Outaouais, l’Unik du Collège Universel fera aussi partie du paysage du hockey scolaire au cours de la prochaine saison. La première édition de ce nouveau programme sera dirigée par Patrick Lacelle, mais elle n’a pas encore amorcé ses activités.

«Les athlètes-étudiants vont commencer à arriver ce week-end, dit Patrick Lacelle. De notre côté, l’équipe est déjà faite. Nous avons recruté 25 joueurs d’un peu partout au Québec. Nous avons huit joueurs de la région outaouaise qui proviennent surtout de la LHPS et du programme de l’école secondaire Mont-Bleu. Nous avons des joueurs en provenance de l’Estrie, des Laurentides, du Bas-St-Laurent, de la Gaspésie et de Québec. Nous avons même un Français et un Finlandais, mais celui-ci ne pourra pas se présenter avant janvier 2021.»

En raison de la COVID-19, l’Unik a dû réviser ses plans et changer de ligue pour la saison 2020-21 alors qu’il fera partie de la Prep School Hockey Federation (PSHF). Ce circuit a des équipes à La Plaine (Ulysse) et Sherbrooke (Bishop’s) au Québec. Il y a également des équipes en Ontario et dans les Maritimes, mais la frontière demeure fermée dans cette région de l’Est du Canada.

«Nous n’avons perdu que trois joueurs en raison de l’incertitude créée par la COVID: un Français, un Américain et un autre joueur qui s’est fait promettre du temps de glace dans les deux premiers trios d’un club de la Ligue junior AAA du Québec. Les parents avaient surtout peur que nous n’ayons pas de saison», a dit Lacelle.

L’équipe va s’établir un centre Meredith de Chelsea.