Atteint par un lancer, le deuxième-but de Mariners, Robinson Cano, s’est fracturé la main.

Les meneurs de l’Américaine mettent la barre haute

Les Mariners de Seattle n’ont pas participé aux séries éliminatoires depuis 2001. Cette saison, l’équipe semble avoir ce qu’il faut pour être dans la course et si elle conserve le même rythme, elle terminera la saison avec 91 victoires.

Malgré cela, si les séries devaient commencer aujourd’hui, elle ne ferait même pas partie des équipes repêchées.

La barre risque d’être très haute pour être admis en séries dans l’Américaine cette saison. Du moins, dans les sections Est et Ouest. Les Red Sox, Yankees, Astros et Angels ont tous des taux d’efficacité d’au moins ,600 – Boston et New York sont même dans la stratosphère, à ,700.

S’ils désirent mettre fin à leur disette éliminatoire, les Mariners devront survivre aux Astros ou aux Angels pour le titre de section, ou encore gagner suffisamment de matches pour terminer parmi les deux équipes repêchées.

Ces deux sentiers semblent sinueux.

« Nous savions dès la fin du camp d’entraînement que notre section allait être très compétitive », a déclaré le gérant des Mariners, Scott Servais.

Peu de temps après que Servais donne son analyse, les Mariners ont perdu les services du deuxième-but étoile Robinson Cano, qui s’est fracturé la main en étant atteint par un lancer.

L’an dernier, les Twins du Minnesota ont pris le deuxième rang des équipes repêchées de l’Américaine avec 85 victoires. En 2016, les deux clubs avaient gagné 89 matches. En 2015, les Astros avaient compilé une fiche de 86-76, suffisant pour participer au tournoi de fin de saison.

Une fiche semblable pourrait bien s’avérer suffisante pour mettre la main sur le titre de la section Centrale cette saison. Bien que les Indians de Cleveland (20-19) aient suffisamment de temps pour se détacher du groupe, les deux autres sections paraissent plus fortes. Un écart considérable s’est déjà creusé entre les équipes au sommet de la ligue et celles en bas de classement. Pendant que les Yankees et les Red Sox sont sur leur lancée, les White Sox (10-27), Orioles (13-28) et Royals (13-27) ont tous pris beaucoup de retard.

À ce point-ci de la saison, de voir des équipes aux extrémités du spectre n’est pas très surprenant, mais de voir des équipes jouer ,700 l’est.

Bien sûr, si les Mariners veulent trouver une raison d’être optimistes, ils peuvent se rappeler la saison 2002. Le matin du 14 mai, les deux équipes au sommet de l’Américaine étaient les Red Sox à 25-9 et... les Mariners, à 26-11. Ces deux clubs ont été rejoints par le peloton et ont raté les séries. S’il y avait eu une deuxième équipe repêchée cette année-là, Boston et Seattle auraient terminé à égalité, à 93-69.

Aussi intimidante ait l’air la Ligue américaine actuellement, il reste encore beaucoup de baseball à jouer.

Paxton ne donne presque rien
Quoi de mieux qu’un bijou défensif pour préserver un match sans point ni coup sûr ? Kyle Seager a effectué tout un plongeon pour priver Kevin Pillar d’un coup sûr le long de la ligne du troisième avant de le retirer de justesse au premier, jeudi, quand le partant canadien des Mariners James Paxton a réalisé l’exploit jeudi, contre les Blue Jays de Toronto.

Mais croyez-le ou non, ce n’est pas la performance de Paxton qui a été la plus spectaculaire la semaine dernière, mais plutôt celle de George Springer. Le voltigeur des Astros a frappé six coups sûrs en autant de présences, dont un circuit, dans la victoire de 16-2 des siens aux dépens des A’s d’Oakland, lundi dernier.