Les équipes sportives des Gee Gees d’Ottawa n’auraient pas à craindre pour leur survie malgré la pandémie qui fait rage.
Les équipes sportives des Gee Gees d’Ottawa n’auraient pas à craindre pour leur survie malgré la pandémie qui fait rage.

Les Gee Gees tiennent le coup face à la COVID-19

Les équipes sportives des Gee Gees d’Ottawa n’auraient pas à craindre pour leur survie malgré la pandémie qui fait rage.

«Nous ne sommes pas dans la même situation que certaines écoles aux États-Unis qui ont décidé de couper des équipes», fait valoir la directrice du service des sports de l’Université d’Ottawa, Sue Hylland, dans une entrevue au Droit. Des programmes bien connus dans la NCAA ont commencé à passer la hache dans leur volet de sport interuniversitaire.

Il y a deux semaines, Stanford a annoncé qu’elle abolissait 11 équipes à la fin de l’année académique 2020-2021. Ses dirigeants ont justifié cette décision par les répercussions financières causées par la COVID-19 depuis le mois de mars.

La nouvelle s’est retrouvée en Une du site web d’ESPN.

Parmi les sports délaissés, on retrouve le volleyball masculin, la lutte et la nage synchronisée. Ce sont plus de 240 étudiants-athlètes qui écoperont à Stanford. Ces programmes ont formé 27 médaillés olympiques au fil des décennies.

Un autre programme connu, UConn, a éliminé pour sa part quatre équipes plus tôt en juillet.

L’Université d’Ottawa, elle, compte 39 équipes sportives. Dans le lot, elles sont 14 à évoluer dans des ligues interuniversitaires en hockey, volley, basket, soccer, football, natation, athlétisme, cross-country et rugby.

«Nous communiquons avec nos entraîneurs chaque semaine. Nous gardons les parents et les athlètes informés. Nous sommes honnêtes et transparents avec eux. Les programmes continuent. Ils ne s’arrêtent pas, a soutenu Hylland.

«Je continue à dire que l’Université d’Ottawa a été exceptionnelle depuis le début. Elle se préoccupe du bien-être de ses étudiants-athlètes.»

Hylland avoue que des défis attendent les gestionnaires. Que les embauches externes ont été mises sur la glace, exception faite de l’arrivée de nouveaux entraîneurs en chef pour l’équipe de football et la formation de hockey féminin en mai.

«Tout le monde a des enjeux à gérer, mais rien qui ne se comparent à ce qui se passe aux États-Unis», a ajouté la première dirigeante des Gee Gees.

En fait, des étudiants athlètes en rugby, volley, soccer, basket et hockey ont pu recommencer à s’entraîner sur le campus la semaine dernière. Ce sont des séances extérieures individuelles qui respectent les règles de distanciation sociale.

«Aucun entraînement en sport d’équipe n’est permis», a rappelé Sue Hylland.

«Nous poussons l’idée d’un retour sur le campus de nos jeunes au début du mois d’août. Oui, ce sera une année bien différente. Nous avons mené auprès des nos étudiants athlètes et la majorité veut reprendre l’entraînement.»

Reste à voir si ces athlètes auront des compétitions au menu.

On sait déjà que les saisons en football, soccer, rugby et cross-country sont annulées. Elles devaient avoir lieu à l’automne.

«C’est le tiers de nos programmes», a rappelé Hylland.

Un mince espoir demeure pour une saison de volley, basket et hockey qui serait lancée au début de la nouvelle année.