Les Gee Gees de l’Université d’Ottawa sont à Halifax, en prévision du championnat national masculin de hockey.

Les Gee Gees sont prêts pour le championnat canadien

Le tournoi de basket-ball universitaire March Madness sera joué à huis clos, sans spectateurs?

Le même scénario ne risque pas de se répéter au Canada.

Les Gee Gees de l’Université d’Ottawa sont à Halifax, en prévision du championnat national masculin de hockey. Ils affronteront l’équipe hôtesse, les Axemen d’Acadia, au Scotiabank Centre, en quart-de-finale.

Le match aura lieu vendredi soir.

Le domicile des Mooseheads pourrait être rempli à craquer pour l’occasion. Et ce building peut contenir jusqu’à 10 000 personnes.

«Le sport universitaire, dans les Maritimes... Il n’y a rien de comparable, ailleurs, au Canada», constate l’entraîneur-chef de l’équipe, le Gatinois Patrick Grandmaître.

Les Gee Gees ne figurent pas parmi les équipes favorites pour cette compétition. «Les équipes de l’Ontario et du Québec n’ont pas gagné un seul match, au championnat national, au cours des quatre dernières années. Je dirais que c’est une de nos sources de motivation. Nous voulons prouver que notre conférence est à la hauteur.»

Les représentants de la capitale fédérale veulent surtout rebondir, après l’échec démoralisant du week-end dernier.

En finale de la conférence ontarienne, contre les Gryphons de Guelph, ils ont été battus en troisième période de prolongation.

«En ce moment, le feeling est bon, estime Grandmaître. C’est évident que cette défaite en troisième prolongation nous a laissé un goût amer. On sentait vraiment qu’on aurait pu, et même qu’on aurait du, repartir de Guelph avec la coupe. On a eu plusieurs chances d’en finir.»

«On ne peut pas vraiment expliquer, parfois, pourquoi certaines choses se produisent. Comment se fait-il que nos 29 derniers tirs ont été bloqués? Comment se fait-il qu’un de leurs lancers, anodins, a dévié contre un de nos défenseurs? Il faut accepter la leçon. La prochaine fois qu’on sera vainqueurs, on va le savourer davantage.»

C’est un autre problème. Et c’est aussi la dernière source de motivation des Gee Gees, pour la fin de semaine.

On a souvent raconté l’histoire de ce programme qui a redémarré, il y a quatre ans, et qui a très rapidement repris ses lettres de noblesse.

Eh bien, 17 joueurs qui ont participé à la relance arrivent à la croisée des chemins. Ils joueront, ce week-end, leurs derniers matches dans le circuit universitaire canadien.

«On essaie de ne pas trop regarder vers l’avant, parce que le travail n’est pas fini. Mais on sait que ce ne sera plus jamais comme avant. On a vécu beaucoup de choses, ensemble, au cours des quatre dernières années. J’ai dirigé une équipe spéciale.»