Les Flames étaient deuxième de leur section le 8 février. Mais leur séquence de 3-10-1 et leur désastreuse série de six revers ont scellé leur sort.

Les espoirs canadiens sur les épaules des Jets et des Leafs

TORONTO — Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas dans la Ligue nationale de hockey.

Quand les Flames de Calgary ont perdu leur sixième match consécutif en temps réglementaire lundi – l'aboutissement d'une épique glissade qui a achevé l'équipe – le Canada s'est retrouvé avec seulement deux équipes qui participeront aux séries éliminatoires.

L'an dernier, cinq des sept équipes canadiennes avaient atteint les séries. Deux d'entre elles étaient passées au deuxième tour et une en demi-finales.

Les Jets de Winnipeg ont obtenu leur laissez-passer pour le tournoi printanier dimanche, tandis que les Maple Leafs de Toronto sont pratiquement assurés de leur place depuis un mois, alors qu'ils occupent le sommet de la section Atlantique.

Les partisans des deux formations souhaiteront qu'elles jouent jusque tard en juin, mais la présence de seulement deux clubs canadiens se veut un dur rappel à la réalité alors que la saison laissait entrevoir de belles choses.

Les Oilers d'Edmonton et leur jeune étoile Connor McDavid étaient les favoris de plusieurs experts pour atteindre la finale dans l'Ouest, voire même mettre fin à la disette canadienne, qui date de 1993, après leur progression de l'an dernier. Non seulement ils avaient participé aux matchs éliminatoires pour la première fois depuis 2006, ils avaient atteint le deuxième tour, perdant en sept matchs contre les Ducks d'Anaheim.

Les Sénateurs d'Ottawa n'étaient quant à eux qu'à un but de passer en finale, étant éliminés par les Penguins de Pittsburgh en prolongation dans le septième match de la finale de l'Est. Tout semblait indiquer qu'ils allaient de nouveau se qualifier cette saison.

Même les équipes s'étant inclinées au premier tour en 2016-17 pouvaient espérer mieux cette saison.

La jeune et talentueuse formation des Leafs, menée par Austin Matthews, a acquis beaucoup d'expérience; les Flames disposent d'un noyau bourré de talent avec Johnny Gaudreau et Sean Monahan; tandis que le Canadien de Montréal est toujours perçu comme une menace avec Carey Price dans le filet.

Les Jets ont raté les séries l'an dernier, mais les Blake Wheeler, Patrik Laine, Mark Scheifele et Nikolaj Ehlers, notamment, permettaient de croire que le meilleur était à venir.

Du côté des Canucks de Vancouver, on ne s'attendait pas à se qualifier après deux printemps malheureux, mais avec un nouvel entraîneur-chef, l'optimisme avait gagné la côte ouest.

Comment est-on arrivé là? Peut-être que la surprise ne devrait pas être aussi importante dans une LNH qui ne laisse aucune place à l'erreur. Rappelez-vous: aucune équipe canadienne n'a fait les séries il y a deux ans, une première en 46 ans.

Cette saison, Les Oilers, les Sénateurs et le Canadien n'ont jamais trouvé leur rythme cette saison.

Les Oilers ont connu un début de saison catastrophique et au 21 novembre, ils étaient 29es. Si McDavid a de nouveau livré la marchandise, il manque trop d'éléments à cette formation.

Après six semaines, les Sénateurs faisaient partie du portrait éliminatoire, mais ils ont la pire fiche de la ligue depuis.

Comme les Oilers, le Canadien a connu un mauvais départ avant de se reprendre en novembre. Mais il s'est ensuite effondré, surtout en raison des nombreuses blessures et d'une formation ne comptant aucun joueur capable de faire la différence en attaque.

Chez les Canucks, l'infirmerie remplie à pleine capacité a empêché l'équipe de faire quoi que ce soit.

Et il y a les Flames, deuxième de leur section le 8 février encore et occupant une place d'équipe repêchée aussi tard que le 25 février. Mais leur séquence de 3-10-1 et leur désastreuse série de six revers ont scellé leur sort.

Lors de la réunion annuelle des directeurs généraux, la semaine dernière, le d.g. des Flames, Brad Treliving a assuré qu'il ferait la lumière sur ce qui s'est passé cette saison.

Quatre autres d.g. canadiens devront en faire autant.