James Reimer reste étendu sur la glace après le but marqué par Patrice Bergeron en prolongation qui a causé l’élimination des Maple Leafs, le 13 mai 2013.

Les douloureux souvenirs de 2013

Mitch Marner venait de célébrer son 16e anniversaire de naissance lorsque les Maple Leafs de Toronto ont croisé le fer avec les Bruins de Boston au TD Garden, lors du septième match de leur série de premier tour, en 2013.

Connor Brown – un partisan de la première heure des Maple Leafs, comme Marner – avait 19 ans et accompagnait sa famille en vacances lorsque la formation torontoise a marqué deux buts, tôt en troisième période, pour se bâtir ce qui semblait être une insurmontable avance de 4-1.

« Nous étions à Dublin, a relaté Brown, maintenant un attaquant des Maple Leafs.

«Il était quatre heures du matin, et nous étions devant la télé.»

Toutefois, les membres de la famille Brown ont vu les Bruins répliquer avec trois buts lors des 11 dernières minutes du temps réglementaire. Puis, Patrice Bergeron a de nouveau fait vibrer les cordages, en prolongation, pour causer l’élimination des Maple Leafs, au grand désarroi des joueurs de l’équipe.

«En tant que partisan des Maple Leafs, ç’a été difficile», s’est souvenu Marner, le meilleur marqueur des Maple Leafs pendant la saison.

Bien que les principaux acteurs ont radicalement changé depuis 2013, d’un côté comme de l’autre, les souvenirs de cette gigantesque débandade demeurent bien vivants au moment où les Maple Leafs se préparent pour le premier match de leur série quarts de finale de l’Association Est, jeudi, contre les Bruins.

Nazem Kadri, l’un des cinq joueurs des Maple Leafs encore présents cinq ans plus tard, croyait que le but qu’il avait marqué à 5:29 du troisième vingt, et qui procurait à la troupe torontoise une avance de 4-1, allait propulser l’équipe au deuxième tour.

«Je crois que plusieurs personnes pensaient de la même façon», a-t-il déclaré.

En fin du compte, l’heure qui a suivi est devenue l’un des moments les plus éprouvants de sa carrière.

«Ç’a été très difficile à accepter», a admis Kadri, auteur de 32 buts pour une deuxième campagne d’affilée. Maintenant un vétéran joueur de centre, Kadri est d’avis qu’il y a des leçons à tirer du désastre qui a vu les Maple Leafs devenir la première équipe dans l’histoire de la LNH à laisser filer une avance de trois buts en troisième période d’un septième match.

«Les Bruins forment une équipe coriace, ça n’a pas changé, a déclaré Kadri.

«Ils comptent des vétérans qui possèdent une expérience qui n’est pas négligeable. Nous allons devoir tout donner, mais nous sommes prêts à faire face au défi.»

Les piliers des Maple Leafs sont maintenant de jeunes attaquants comme Marner, Auston Matthews et William Nylander, qui ont vécu les séries éliminatoires de la LNH pour la première fois de leur carrière l’an dernier. La formation torontoise s’était inclinée en six matches contre les Capitals de Washington.

«C’est une guerre de tranchées, il n’y a pas beaucoup d’espace sur la glace, a déclaré Marner, qui a récolté 22 buts et 47 mentions d’aide cette saison.

«Vous devez demeurer calme.»

Conscients que l’équipe avait besoin de support, les dirigeants des Maple Leafs se sont tournés vers le marché des joueurs autonomes et ont réclamé deux vétérans, l’attaquant Patrick Marleau et le défenseur Rob Hainsey. À la date limite des transactions, ils ont ajouté Tomas Plekanec dans un échange avec le Canadien de Montréal.

La brigade défensive est bien plus mobile qu’il y a cinq ans, avec Morgan Rielly et Jake Gardiner en tête de liste pour mener l’attaque torontoise.

Un noyau intact
Les Bruins ont également effectué des changements au fil du temps, mais le noyau qui a éventuellement aidé l’équipe à participer à la grande finale en 2013 est pratiquement intact.

Bergeron est un homme à tout faire tandis que les attaquants Brad Marchand et David Krejci, l’increvable défenseur Zdeno Chara et le gardien Tuukka Rask continuent de contribuer aux succès des Bruins.

Ces derniers ont mis la main sur le vétéran Rick Nash à la date limite des transactions, en plus de compter sur la présence d’un autre vétéran en David Backes.

Les Bruins auraient pu éviter les Maple Leafs s’ils avaient défait les Panthers, à domicile, lors du dernier match de la saison régulière dimanche soir. Une victoire leur aurait procuré le premier rang de la section Atlantique devant le Lightning, et une confrontation contre les Devils.

Malgré ce décevant dénouement, les Bruins ont amassé 50 victoires et 112 points, comparativement à 49 gains et 105 points pour les Maple Leafs. Ces derniers ont cependant gagné trois des quatre duels entre les deux formations.

«Nous avons hâte que ça commence, a fait savoir Kadri. Nous essayons de nous préparer aussi bien que possible.»