Joey Bosa et la défensive ont eu leur mot à dire dans le redressement des Chargers.

Les Chargers ont trouvé la recette

En octobre dernier, les Chargers étaient la risée de la NFL pour les mauvaises raisons. Les protégés du nouvel entraîneur Anthony Lynn ont amorcé la saison en encaissant quatre défaites, ce qui a incité les amateurs à demeurer chez eux plutôt que de se rendre au StubHub Center, leur nouveau domicile situé à Carson, en banlieue de Los Angeles. Même si ce stade de soccer ne pouvait accueillir que 27 000 spectateurs, ils n’arrivaient même pas à le remplir au début de la saison.

Malgré ce départ du mauvais pied, Lynn insistait auprès de ses protégés sur l’importance de ne pas lancer la serviette après seulement un mois d’activités, même si les Chargers de Los Angeles ressemblaient étrangement aux Chargers de San Diego des dernières années. En tenant compte des quatre revers pour amorcer le calendrier en 2017, les «Éclairs» comptaient alors seulement 10 victoires à leurs 40 dernières sorties depuis 2014. 

Mais les Chargers avaient tout de même le mérite d’avoir chèrement vendu leur peau, ayant encaissé trois défaites avec des écarts de trois points et moins. Et comme l’équipe était en santé, contrairement aux deux dernières années, Lynn se croisait les doigts pour que le vent tourne.

Alors que l’attaque se cherchait désespérément, la défensive inspirée par Joey Bosa et Melvin Ingram, auteurs respectivement de 11,5 et 9 sacs, parvenait à limiter les dégâts et permettait aux Chargers de coller trois victoires d’affilée, dont un jeu blanc de 21-0 sur Denver, avant la mi-saison. L’unité défensive n’a d’ailleurs absolument rien à se reprocher cette année, les Chargers occupant le deuxième rang de la NFL avec seulement 225 points accordés après 13 matchs, à la grande joie du coordonnateur Gus Bradley.

Réveil de l’offensive

Après deux défaites difficiles à avaler face aux Patriots (21-13) et aux Jaguars (20-17 en prolongation) avant et après la semaine de congé, les Chargers se retrouvaient avec une fiche de 3-6, mais les ennuis éprouvés à la mi-saison par les Chiefs et les Raiders leur permettaient toujours de rêver à une place dans les séries. Encore une fois, les joueurs avaient l’occasion de baisser les bras, comme ce fut souvent le cas dans un passé récent, mais Lynn les a plutôt convaincus de se serrer les coudes. 

Et c’est à partir de ce moment qu’il a finalement pu compter sur la contribution de l’attaque, qui a explosé avec une pétarade de 54 points face aux Bills de Buffalo. À leurs quatre dernières sorties — quatre victoires —, les Chargers ont d’ailleurs marqué 131 points et en ont concédé seulement 53. 

Le quart Philip Rivers, le leader incontesté de cette organisation, a retrouvé tous ses moyens en complétant huit passes payantes pendant cette série victorieuse sans être victime d’une seule interception. Sa plus longue séquence du genre depuis ses débuts dans la NFL en 2004.

Malgré un lent départ, le quart qui vient de souffler 36 chandelles occupe le quatrième rang de la NFL derrière Ben Roethlisberger (Pittsburgh), Tom Brady (Nouvelle-Angleterre) et Matthew Stafford (Detroit) avec des gains aériens de 3611 verges cette saison. Et il vient au cinquième rang du circuit Goodell avec 23 passes de touché. 

Un beau revirement de situation pour un athlète qui en était venu à se demander en ce difficile début de saison s’il n’était pas rendu au bout du rouleau, lui qui avait été victime de 21 interceptions — un triste sommet en carrière — l’année précédente.

Aujourd’hui, les Chargers débordent de confiance alors qu’ils pourraient répéter l’exploit qu’ils ont accompli pour la première fois en 1992 : participer aux séries après avoir amorcé la saison avec quatre défaites. Cette année-là, San Diego avait même décroché le titre de sa division avec une fiche de 11-5.

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GROS TRAVAIL DE LA LIGNE À L'ATTAQUE

L’entraîneur Anthony Lynn a déclaré mercredi qu’il ne savait pas pourquoi l’attaque des Chargers de Los Angeles avait mis autant de temps à se mettre en marche cette saison. En jetant un coup d’œil au tableau des statistiques, on réalise que le quart Philip Rivers a été plaqué à seulement 15 reprises derrière la ligne de mêlée après 13 rencontres — en comparaison, les Chargers totalisent actuellement 37 sacs —, ce qui signifie que leur ligne à l’attaque accomplit du très bon travail. Le porteur de ballon Melvin Gordon profite également du bon boulot accompli par ses coéquipiers à la ligne de mêlée, puisqu’il franchit maintenant en moyenne quatre verges par course, une de plus qu’au début de la saison. Avec 83 passes captées et des gains de 1143 verges, Keenan Allen est sans contredit la cible de prédilection de Rivers. Après deux années sabotées par de vilaines blessures à un rein et à un genou, Allen est redevenu le rapide et dangereux ailier espacé qu’il était à ses premiers pas dans la NFL en 2013. Dans l’entourage des Chargers, plusieurs observateurs estiment qu’il n’a rien à envier à Antonio Brown (Pittsburgh), le meilleur de sa profession depuis quelques années.

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LE CHIFFRE : 189

Philip Rivers est devenu depuis deux semaines le quart-arrière actif avec la plus longue séquence de matchs consécutifs dans la NFL, lui qui était précédé uniquement par Eli Manning (210), cloué au banc le 3 décembre par l’entraîneur Ben McAdoo, congédié quelques jours plus tard par les Giants. Seuls les légendaires Brett Favre (297) et Peyton Manning (208) devancent également Rivers.

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MES CHOIX

- Semaine 15

Jeudi : 0/1

Samedi : Chicago à DETROIT et LOS ANGELES CHARGERS à Kansas City

Dimanche : Cincinnati au MINNESOTA, NY Jets à LA NOUVELLE-ORLÉANS, Arizona à WASHINGTON, Green Bay en CAROLINE, Miami à BUFFALO, BALTIMORE à Cleveland, Houston à JACKSONVILLE, PHILADELPHIE à NY Giants, Los Angeles Rams à SEATTLE, Tennessee à SAN FRANCISCO, NOUVELLE-ANGLETERRE à Pittsburgh et DALLAS à Los Angeles Raiders

Lundi : ATLANTA à Tampa Bay

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RÉSULTATS POUR LA SAISON

Semaine 14 : 8/16 (50 %)

Total : 135/209 (64,6 %)